A chaque attaque de navire dans le détroit d’Ormuz, au cœur des tensions entre Téhéran et Washington, les Etats-Unis répliqueront par des frappes sur des infrastructures civiles iraniennes, a averti mercredi Donald Trump, malgré le très élevé coût de la guerre.
Les hostilités, qui ont repris le 7 juillet, ont réveillé les inquiétudes des marchés sur l’approvisionnement en hydrocarbures alors que le stratégique détroit est de nouveau verrouillé par l’Iran et que les ports saoudiens sont sous la menace d’un blocus des rebelles yéménites.
Le baril de Brent, référence internationale, est monté mercredi au-dessus des 95 dollars pour la première fois depuis près de six semaines, loin de l’accalmie qui avait suivi la signature d’un protocole d’accord mi-juin entre Washington et Téhéran. Les cours ont légèrement reflué par la suite et se situaient vers 17H20 GMT autour de 93,77 dollars.
« A partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d’Iran tirera sur un navire dans le détroit d’Ormuz (…), les Etats-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés près de, ou dans, la capitale Téhéran », a lancé mercredi sur sa plateforme Truth Social le président américain.
Avant de recevoir les dépouilles de soldats morts ces derniers jours au Moyen-Orient, il a rejeté les sondages montrant que la guerre était impopulaire auprès des électeurs américains, alors que la hausse des prix du pétrole renchérit le coût de la vie.
Déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines, le conflit a déjà coûté 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth.
« Nous restons ouverts à la diplomatie », a souligné de son côté le secrétaire d’Etat Marco Rubio auprès de journalistes, en marge d’une réunion à Manille. « Mais pour l’heure, (les Iraniens) ne semblent pas prendre cela au sérieux ».
Plus tôt, il s’était inquiété d’un « très dangereux précédent » en cas de maintien du contrôle de l’Iran sur Ormuz, rappelant que la Chine, important partenaire économique de Téhéran, était « opposée à toute forme de péage ou de restriction ».
Depuis la reprise des hostilités, qui a fait voler en éclats le cessez-le-feu arraché en avril, l’Iran a resserré son étau sur cette voie stratégique, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.








