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Tunis : Le mystère continue d’entourer le sort de Chourabi et Gtari 48 heures après l’annonce de leur mort

Rien n’est venu au cours des dernière 48 heures confirmer ou infirmer la mort annoncée de source « officielle » libyenne des deux journalistes tunisiens enlevés en Libye, Soufiène Chourabi et Nadhir Gtari. Les autorités tunisiennes s’emploient du mieux qu’elles peuvent pour en savoir davantage sur le, sort réservé aux deux otages. Le juge d’instruction au 12ème bureau près le tribunal de première instance de Tunis, en charge du dossier des deux journalistes lancera une commission rogatoire internationale en vertu de la convention judiciaire signée par la Tunisie et la Libye, et se rendra en Libye pour s’assurer de la, véracité de l’information selon laquelle les deux journalistes tunisiens ont été assassinés, et interroger les témoins de cet acte.

C’est le porte-parole officiel du ministère public, Soufiène Selliti qui l’a annoncé affirmant qu’il n’existe aucune information officielle par voie diplomatique accréditant la véracité des faits rapportés.

En attendant, les familles des deux journalistes Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari enlevés en Libye ont réclamé la récupération de leurs fils morts ou vifs.

Face à l’incertitude du sort des deux journalistes, elles ont imputé au gouvernement tunisien la responsabilité juridique et morale de tirer au clair l’affaire de leurs enfants retenus en otage, depuis plus de 8 mois, en Libye.

Lors d’une conférence de presse tenueau siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), les parents de Chourabi et Ktari ont affirmé avoir perdu la confiance dans les promesses répétées faites par les gouvernements successifs et la présidence de la République.

Ils ont, également, dénoncé l’instrumentalisation politique de l’affaire de Chourabi et Ktari par les parties en conflit en Libye.

Le porte-parole du gouvernement libyen provisoire Hatem Laribi avait affirmé à l’Agence TAP que des individus arrêtés ont avoué lors de l’interrogatoire, l’assassinat des deux journalistes tunisiens enlevés en Libye, depuis le 8 septembre 2014.

Autre démarche effectuée par le gouvernement tunisien, il a officiellement demandé au gouvernement provisoire libyen de Tobrouk de fournir plus de précisions sur les informations qui circulent au sujet de l’assassinat des deux journalistes tunisiens.

Lors d’une réunion au siège du ministère, Touhami Abdouli, secrétaire d’Etat aux Affaires arabes et africaines, a demandé au chargé d’affaires par intérim à l’Ambassade de Libye à Tunis, Mohamed Maaloul, d’assurer la coordination avec le gouvernement de Tobrouk concernant l’affaire de Sofiene Chourabi et Nadhir Ktari.

Touhami Abdouli a appelé à faciliter la mission de la délégation tunisienne qui s’est rendue dans la ville de Bayda, conduite par le consul général de Tunisie à Tripoli, Brahim Rezgui.

Sur une éventuelle participation de la Tunisie à l’enquête en cours menée par le ministère libyen de la Justice avec les 5 individus arrêtés qui ont reconnu avoir tué les deux journalistes tunisiens, le directeur de l’information au ministère tunisien des Affaires étrangères Naoufel Laabidi a indiqué que cette question dépendra des données dont disposera l’Etat tunisien.

Le chargé d’affaires par intérim à l’Ambassade de Libye à Tunis a affirmé au secrétaire d’Etat qu’ « il s’agit, pour l’heure, d’un interrogatoire préliminaire et que des contacts sont établis avec les autorités libyennes ».

Auparavant, le ministère des Affaires étrangères avait affirmé avoir contacté les parties officielles libyennes, lesquelles ont indiqué qu’il s’agit seulement d’un interrogatoire préliminaire d’une cellule terroriste ayant prétendu avoir exécuté les journalistes tunisiens.

Le porte-parole du gouvernement libyen provisoire, Hatem Laribi, a indiqué à l’Agence TAP que des individus arrêtés ont avoué lors de l’interrogatoire, l’assassinat des deux journalistes tunisiens enlevés en Libye.

Pour sa part, Lazhar Akremi dirigeant à Nidaa Tounès, a affirmé que le gouvernement n’est pas indifférent quant à cette situation.

« Nous espérons que l’annonce de la mort de Chourabi et Ktari est fausse (…) nous ne pouvons pas remettre la responsabilité sur le ministre des Affaires étrangères, Taieb Baccouche car, en Libye, des milices contrôlent plusieurs régions qui échappent à l’autorité des pouuvoirs publics libyens », a-t-il expliqué.

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