Le Premier ministre algérien, Aïmène Benabderrahman, a affirmé que «l’Algérie ambitionne d’atteindre le million de porteurs de projets l’année prochaine », en inaugurant, à Alger, le 6 décembre, une exposition de startups issues de divers pays africains, organisée en marge d’un Forum africain des startups, rapporte le Courrier d’Algérie, du mercredi 7 décembre.
Il a exprimé la volonté de l’État algérien à apporter son appui aux startups, appelant les jeunes algériens à adhérer fortement à cette stratégie.
Pour sa part, le ministre algérien de l’Économie de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Yacine El Mahdi Oualid, a souligné l’intention de l’Algérie de créer un écosystème intégré au profit des compétences et des talents en Afrique, en promulguant une législation qui encourage l’investissement dans le savoir, et en surmontant les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes innovateurs à travers le continent africain.
Au programme du Forum, une réunion ministérielle des pays africains sur le secteur des startups avec la participation de 35 pays africains représentés par des ministres et hauts fonctionnaires en charge de l’innovation.
Plusieurs experts se sont accordés sur l’opportunité que représente cette collaboration intra-africaine pour promouvoir les startups, notamment à travers une reconnaissance régionale voire continentale de ce type d’entités économiques. Le conseiller du président de la République du Nigéria, Oswald Osaretin Guobadia, a préconisé la mise en place d’un pacte de coopération africain autour des startups. « Il s’agit d’encourager la co-création de startups, ainsi que les échanges entre startups autour d’un cadre spécifique à ce type d’entité », a-t-il estimé. Pour sa part, le responsable de la société tunisienne « Our Digital Future », Noomane Fehri, a plaidé en faveur d’une « plus grande coopération digitale » entre les pays africains grâce à une reconnaissance régionale, voire continentale, des startups, tout en adoptant un cadre légal en adéquation avec les besoins de l’écosystème des startups et de l’innovation. De son côté, le conseiller au ministère du Numérique de la République Démocratique du Congo, Freddy Mpinda, a souligné la nécessité de « créer et de développer les infrastructures liées à l’écosystème des startups, suivies d’un cadre réglementaire adéquat ». Pour sa part, l’investisseur nigérian, Cole Segun, a évoqué les lourdeurs administratives que connaissent de nombreux pays en Afrique, rendant certains investisseurs réticents quant au financement des startups








