AccueilLa UNEBergamini parti chez un groupe familial, le nouvel ambassadeur UE recadre!

Bergamini parti chez un groupe familial, le nouvel ambassadeur UE recadre!

En 2019, l’ancien ambassadeur européen en Tunisie entamait une campagne contre les groupes familiaux tunisiens. « Ils empêchent les jeunes de percer » disait-il en juillet 2019. « Ils freinent la transition économique », déclarait alors le Marseillais Patrice Bergamini sur Mosaïque Fm. Connu pour ses déclarations fracassantes, comme  dans cette interview au Monde qui lui valu une convocation au ministère des affaires étrangères en juillet 2019, il remontait ainsi la jeunesse tunisienne contre des institutions parfois centenaires et qui avaient été pionnières dans le domaine de l’industrie et de la création de valeur, et toujours participé au financement de l’économie, indirectement par la fiscalité, et directement par la création d’emplois.

  • Défonçeur des groupes familiaux, il s’en va travailler chez eux en France et se fait recadrer !
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Ayant perdu sa campagne toutes déclarations tonitruantes dehors, pour faire signer l’accord de libre-échange très controversé, l’ancien ambassadeur européen s’en va travailler chez l’un des plus grands groupes familiaux de France dans le secteur du transport maritime, où il est « vice-président des affaires publiques, des contacts gouvernementaux et du développement des affaires » pour la CMA-CGM. Un poste qui est aux totaux antipodes des « convictions » défendues pour la Tunisie.

Mais surtout, des convictions qu’on pourrait croire être celles d’un responsable européen, et donc celle de l’Europe. Une Europe qui donnait, avec l’ancien ambassadeur, l’impression d’être contre les groupes familiaux tunisiens et les accusaient même d’être les empêcheurs de tourner en rond pour l’économie tunisienne. Des accusations, vites récupérées par des partis politiques tunisiens pour une cabale médiatique contre le capital tunisien, et dresser les jeunes chercheurs d’emploi ou de projets contre ceux qui président, de père en fils, aux destinées de plusieurs grands groupes, industriels et de services notamment, et participent activement à la création de valeur ajoutée.

« Ce n’est pas le discours que nous tenons. C’est peut-être une lecture d’un moment qui vient du passé. Moi j’ai en tout cas pour mission de valoriser le partenariat à travers toute la gamme de talents de tout l’entreprenariat tunisien », disait, par contre, le nouvel ambassadeur européen Marcus Cornaro dans une déclaration exclusive pour Africanmanager, recadrant ainsi en quelque sorte son prédécesseur, et l’orientation qu’il entend donner à son action à Tunis.

  • Les négos sur l’Aleca repartiront sur de nouvelles bases

L’ancien ambassadeur européen Patrice Bergamini avait aussi marqué son passage à Tunis par sa défense acharnée de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Europe, dans les deux volets qui concernent l’agriculture et les services. Une défense, très controversée et même émaillée de quelques contrevérités comme nous l’écrivions en juillet 2019. Et là aussi, l’ambassadeur Cornaro recadre. « On ne demande pas une signature. On demande aux Tunisiens ce qu’ils veulent négocier avec nous », précise d’emblée Marcus Cornaro. Ce dernier nous apprend aussi, dans cette interview exclusive, que l’Europe compte bien relancer l’Aleca. « J’ai été récemment demander si cette offre est valable, et il m’a été confirmé la disposition de l’Europe de s’engager avec la partie tunisienne pour revoir le cadre actuel des échanges. Je reste convaincu que l’accord actuel, qui date de 1995, ne touche que les biens, pas l’agriculture ni les services, et qu’une modernisation de ce régime serait du bénéfice de la Tunisie », nous affirme ainsi le nouvel ambassadeur qui semble vouloir reprendre le témoin de Bergamini, quoique dans  un autre état d’esprit. « On a aussi signalé qu’on est aussi prêt à regarder un peu plus du côté de l’investissement, relancer les IDE pour relancer l’économie tunisienne » indique ainsi l’ambassadeur Cornaro, qui ne peut cependant se retenir de faire les petits calculs de tout négociateur, en ajoutant que « là on pourrait valoriser les 3 mille entreprises euro-tunisienne, valoriser qu’elles font 300 mille emplois directs ». Façon de dire que l’on pourrait vous rapporter des IDE, mais dans le volume à négocier, il faudra tenir compte aussi du stock déjà sur place. Négociation quand tu nous tiens !

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