AccueilCe que je croisDeux chefs d'entreprises parlent de leur calvaire à l'aéroport

Deux chefs d’entreprises parlent de leur calvaire à l’aéroport

Il ne fait pas bon, depuis quelques semaines, d’être homme d’affaire. Le moindre risque est que vous soyez interdit de voyager, juste à votre arrivée dans l’aéroport, et sans qu’aucun papier juridique l’autorise. Le moindre mal, est que vous soyez conduit à une salle d’interrogatoire dans l’aéroport, pour qu’on ne vous libère qu’après quelques heures après, parfois après départ de votre avion, et parfois même éconduit comme un malfrat de l’intérieur de l’avion après vous avoir dit oui. Deux hommes d’affaires, ont décidé d’en parler.

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Le premier est Samir Marrakchi qui titrait il y a quelques jours sur les réseaux sociaux « Le calvaire des chefs d’entreprises ». Il raconte :

Hier j’ai voulu prendre l’avion pour Paris et rendre visite à ma fille et partager avec elle l’anniversaire de mon petit fils. Par malheur il se trouve que je suis gérant d’une société agricole qui occupe mes journées depuis ma retraite

Au poste de contrôle de police il me demande de patienter puisque je suis gérant Apres on m’a conduit vers le bureau de leur chef qui m’a posé courtoisement quelques questions sur l’objet de la visite et sur la société tout en m’expliquant que cette démarche s’inscrit dans la situation exceptionnelle du pays et après il m’a demandé d’attendre la décision . J’ai dû patienter environ deux heures pour obtenir le feu vert sachant que j’ai pris la précaution de me présenter suffisamment à l’avance dès l’ouverture de l’enregistrement trois heures à l’avance. Pendant les deux heures d’attente de la délibération, deux choses m’ont interpelées

Primo serait-il normal de soumettre les chefs d’entreprises à de tels comportements humiliants même dans des situations exceptionnelles. On aurait pu se préparer pour avoir une liste des personnes visées sachant que je ne suis membre d’aucun parti et je n’ai aucun engagement bancaire ni litige fiscal ou autre. Et mon inquiétude devient grande pour tous ces chefs d’entreprises qui se déplacent dans le cadre de leurs activités et que ces mesures impactent négativement leurs entreprises

La deuxième, une impression désagréable de limitation des libertés qui m’a rappelé les passages de frontières des pays de l’Europe de l’est du temps du communisme.

En conclusion ce n’est pas juste de punir tout le monde à cause de quelques brebis galeuses et créer des obstacles pour des chefs d’entreprises qui restent les principaux contributeurs a la création de richesses a un moment ou tout le secteur public vit de leurs efforts. Enfin comment peut-on inciter les chefs d’entreprises à investir avec de telles mesures de mise a l’index

A bon entendeur salut, s’il existe.

Le second est Khaled Fakhfakh, homme d’affaire dans le secteur touristique, et qui titrait son Post fb avec un « Panique à Tunis-Carthage ». Il raconte :

En voulant me rendre à Paris, ville des lumières et capitale du pays de la citoyenneté, j’enregistre mes bagages, la police des frontières retient mon passeport durant exactement deux longues et interminables heures pour finalement m’autoriser à prendre le vol Air France pour Paris.
Je cours pour rattraper l’avion qui heureusement pour moi a fait un retard et n’avait pas encore fermé ses portes.
Je prends place et active le mode avion de mon portable.
Les portes se ferment et l’avion se dirige vers la piste de décollage.
#Rien de supposé d’anormal jusqu’à présent #
L’avion revient bizarrement vers le parking, engage son dernier virage, s’arrête et ouvre sa porte.
En bas de celui-ci se trouve le car des passagers rempli de plus d’une dizaine de personnes.
Le chef de cabine annonce que les autorités tunisiennes leurs demandent de débarquer un passager.
Il s’agit bien entendu de moi, un mec d’un nouveau genre.
Je quitte l’avion accompagné de mon épouse et nous nous rendons à la police des frontières qui annule immédiatement les cachets sur nos passeports.
Ceux-ci avec nos bagages ont été récupérés en 15 petites minutes.
Une mise en scène digne d’un film à suspense ou grand banditisme.
Pourquoi oui, pourquoi non et surtout et avant tout de quel DROIT. »
Khaled Fakhfakh, écrivait pourtant, en avril dernier que « j’ai la satisfaction d’annoncer que la Cour d’Appel de Tunis vient de m’acquitter dans la fameuse affaire du communiqué de presse de la fédération tunisienne de l’hôtellerie ( affaire Thomas Cook – avion Condor ). Je remercie vivement tous mes conseils juridiques et toutes les personnes qui m’ont soutenu. La Justice tunisienne est encore debout ».

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