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La formation pour les «métiers en tension», passerelle à bien des emplois en France  pour les Tunisiens

Réduire le chômage et combattre la migration clandestine, tel est le but que s’est fixé l’ANATE, une association franco-tunisienne, fondée en 2013, basée à Lyon, et s’articulant autour de l’accompagnement des porteurs de projet, et des programmes de formation.

Dans le cadre du 38ème sommet de la Francophonie à Djerba, l’ANATE a participé aux évènements parallèles à travers son projet « La formation, outil de valorisation de la mobilité et de l’insertion des jeunes dans l’espace francophone ».

Il s’agit de favoriser les échanges et la connectivité entre les deux pays à travers un réseau de professionnels en France et en Tunisie, et se concentrer en particulier à réinsérer les jeunes Tunisiens en mal d’emploi en France, où les métiers en tension, tous secteurs confondus, existent en masse.

Il est entendu par  métiers en tension les entreprises qui n’arrivent pas à pourvoir leurs offres d’emplois par manque de candidats. Ces tensions peuvent être liées à un manque de formation des candidats, ou bien à un manque d’attractivité du métier en question, hôtellerie-restauration, services à la personne, BTP, métiers médicaux et paramédicaux, informatique…

L’ANATE a approché deux syndicats professionnels, dont « Plastalliance », le syndicat de la plasturgie, qui a besoin de 10000 mains d’œuvres nos qualifiées.

Selon Hager Rezgui, consultante en recrutement international dans les métiers en tension, et membre dans l’association networking d’accompagnement en entreprise, le secteur de la plasturgie en France est prêt à former les jeunes Tunisiens et à les intégrer dans le domaine professionnel. « La formation est un outil d’insertion des jeunes Tunisiens dans la zone francophone, qui dure deux mois, et ne demande aucun pré requis », a-t-elle déclaré à African Manager. « Il y a une pénurie de main d’œuvre dans les métiers en tension. Les entreprises françaises ont prévu de recruter pour cette année 3.046 000 personnes, soit 12 % de plus qu’en 2021. Dans 71 % des projets de recrutement, ils seront faits en CDI ou en contrat de plus de 6 mois », a-t-elle -poursuivi.

Une formation à la carte

Le syndicat de plasturgie a promis un cahier des charges pour les métiers en tension, et  les formations que les jeunes et les moins jeunes devraient effectuer aujourd’hui en Tunisie pour pouvoir suivre les pré requis en France, entre autres la construction, l’agriculture, la coiffure…Ce sont des métiers qui sont connus, mais qui ne sont malheureusement pas très bien pourvus en France. Le syndicat est présent pour donner aux centres de formation les axes sur lesquels il faudrait former ces jeunes pour pouvoir ensuite faire des demandes de migration vers la France.

En outre, les procédures de migration se facilitent d’elles-mêmes à deux niveaux. Tout d’abord, parce que le gouvernement français va mettre en place un système de titre de séjour pour les métiers en tension. De plus, un examen de français sera demandé ; les Tunisiens étant  francophones, c’est donc un grand atout par rapport à d’autres pays d’Afrique.

Réduire la migration clandestine

1 million de cas d’abandon scolaire en Tunisie, autant de  jeunes lâchés dans la nature, et qui ont besoin d’être encadrés. Selon le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le fléau de la migration non réglementaire au départ de la Tunisie est dramatique.

Les migrants non réglementaires de nationalité tunisienne arrivés sur le sol italien recensés par le ministère italien de l’Intérieur, sont au nombre de 4037 en 2022 alors qu’ils étaient 2963 en 2021. Le nombre de jeunes rentrés dans la réintégration professionnelle est de 3000. « L’ANATE a pour objectif de sensibiliser les autorités tunisiennes ; toutefois, il faut que la diplomatie renégocie cet accord avec la France et essaie d’augmenter le nombre à 10000, puisque le besoin y est », a déclaré Hejer Rezgui.

Les Français, selon ses dires, songent à établir  une carte séjour pour les métiers en tension. « La Tunisie devrait en profiter car nos jeunes aspirent à un meilleur avenir. Et nous souhaitons de ce fait l’implication des institutions publiques tunisiennes, et rentrer dans un esprit gagnant-gagnant avec la France », a-t-elle-poursuivi.

L’avis du ministère de l’Emploi

La responsable s’est entretenue le 22 novembre 2022 avec le ministère de l’Emploi, qui a été « très réactif », a-t-elle affirmé, et a promis de trouver des solutions au plus vite quant au problème de chômage. Un salon de recrutement dans les régions et les zones de chômage devrait être mis en place, et les formations seront assurées par des centres de formation tunisiens pour adapter l’emploi à la demande et avoir par la suite des candidats ayant une notion de l’industrie.

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