Le scénario de grève a-t-il été lancé dans le transport ? On pourrait le présumer au vu du sit-in des agents du secteur dans la région de Tunis qui avait débuté, hier lundi aux aurores, et a duré deux heures de quatre heures à six heures, pour se poursuivre tout au long d’une semaine, sur fond d’un ensemble de revendications, dont la mise à disposition du plus grand nombre possible de moyens de transports en commun.
Dans une déclaration à African Manager, la membre de la fédération des transports publics, Kaouthar Sahraoui, a confirmé que le secteur des transports en Tunisie est dans une situation catastrophique et que la flotte a connu une forte baisse en quantité et en qualité.
Selon elle, le parc de transport a fondu ces dernières années, et n’englobe actuellement qu’environ 300 bus et 25 wagons de métro pour l’ensemble des gouvernorats du Grand Tunis.
Elle a affirmé que la société de transport de Tunis, Transtu, a l’intention d’acheter 450 bus, mais seuls 200 bus ont été acquis sans fournir de raisons ni d’explications.
Elle a, par ailleurs, estimé que ce manque a provoqué des difficultés professionnelles majeures pour les travailleurs du secteur, en particulier les conducteurs de bus et de métro, qui ont été, à de nombreuses reprises, victimes d’agressions de la part d’usagers pour exprimer leur colère face à l’obsolescence et à l’indisponibilité de la flotte.
Elle a mentionné, à titre d’exemple, que la ligne de métro numéro 5 desservant la cité Intilaka fonctionne avec 14 wagons de métro, mais compte tenu de la situation actuelle, tous les trajets sont sécurisés en utilisant seulement 4 wagons, ce qui a causé un grand encombrement et a donné lieu à des voies de fait contre les agents.
Tous le modes de transport à la même enseigne
Sahraoui a attribué la situation désastreuse du secteur au manque d’équipements et d’opérations d’entretien, ainsi qu’au manque de pièces de rechange, ce qui a fait que les bus ont été calés lors des visites techniques.
Elle a souligné que la situation catastrophique du secteur des transports terrestres menace la durabilité des services de transport public et rend la possibilité du manque de moyens de transport à l’avenir très probable, selon ses dires.
Elle a fait savoir que certains établissements publics fonctionnent depuis longtemps sans que personne ne les dirige à titre officiel, et 17 administrations régionales et établissements publics fonctionnent sans la présence d’un fonctionnaire à leur tête.
Le secteur des transports est l’un des secteurs vitaux en Tunisie, dont environ 70% appartient au domaine. Il se compose principalement de trois domaines principaux : le transport terrestre, le transport maritime et le transport aérien.
Il est à rappeler que le secrétaire général de la fédération publique des transports Wajih Zaidi, avait, de son côté, confirmé dans une précédente déclaration à la première chaîne tv nationale, que la situation difficile dans le secteur ne se limite pas seulement au transport terrestre, mais s’étend également tous les domaines tels que le secteur aérien, notant que la Tunisair opère avec une flotte de 9 avions.
Il a souligné qu’au cas où l’autorité de contrôle ne répondrait pas à leurs demandes, ils vont passer à l’escalade et un certain nombre d’étapes seraient intensifiées, comme l’organisation d’une marche nationale du siège central du Syndicat du travail jusqu’au siège du ministère du Transport, avec l’adoption du principe d’une grève générale par terre, mer et air.









Et si le secteur des transports sera touché par la grève, ça sera une paralysie totale de l’économie nationale, de la santé et de l’enseignement. C’est le cauchemar par excellence. Les principaux fauteurs sont :
1- le gouvernement qui ne sait pas négocier avec le syndicat et n’applique pas la loi en cas de non respect de l’UGTT des citoyens, le gouvernement est incapable d’organiser le secteur de transport;
2- l’UGTT qui fait de la politique et ne tient pas compte de la situation financière du pays e donc de la faillite, l’UGTT « Barbou »;
3- Les citoyens qui n’ont pas de patience face à des difficultés du secteur de transport et qui agressent les chauffeurs et cassent les vitres agissant comme des terroristes.
Le Ministère des affaires étrangères pourraient demander aux pays amis des aides en matière d’acquisition de Bus d’occasion même réformés et cela dépend des affinités entre les responsables diplomates tunisiens et étrangers.
Il faut prendre l’exemple des Ukrainiens qui se débrouillent pour réparer le matériel de guerre délaissé abandonner par les soviétiques et l’utiliser bien qu’ils sont en guerre dans un froid négatif et difficile.
Ce sentiment de laxisme des tunisiens à tous les niveaux ne favorise pas la sortie de crise, il nous faut pour cela des siècles et encore.
Cessez vos balivernes !
Les seuls fautifs à cette situation sont les citoyens qui n’ont pas conscience que la Tunisie hélas est un pays du continent Africain et non Européen et de plus est pauvre économiquement.
Entendons-le la Tunisie est un pays pauvre regardez la crise du Covid-19 n’a fait qu’accentuer cette misère.
Il faut de la patience de la part des citoyens et d’arrêter de vouloir à tout prix copier les occidentaux qui eux ont les moyens de supporter des grèves de tous genres ( La France ) en exemple.
Et d’arrêter de pointer du doigt les politiques qui rappelons-le n’ont pas de baguette magique.
Et que seule la patience par le biais de différentes réformes de fond feront changer cette situation sur une voire deux décennies.
Faudrait que tout le peuple le comprenne une bonne fois pour toute SVP !
Réveillez-vous !