La Tunisie conserve son classement Davos mais perd au change

La Tunisie conserve son classement Davos mais perd au change

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Lors des travaux le forum de Davos

La Tunisie n’est pas parvenue à faire bouger les lignes s’agissant de son classement dans le “Rapport mondial sur la Compétitivité globale” 2019-2020. Elle s’y est maintenue à la 87ème position sur un total de 141 pays. Pour autant, elle signe une amélioration de 0,8 point dans son score, passant de 55,6 en 2018, à 56,4 en 2019, d’après les données présentées, mercredi, à Tunis, lors d’une conférence de presse, tenue, par l’ Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE).

Ces indicateurs et scores n’ont pas l’heur d’être positifs, alors que le pays semble peiner à renouer avec ses performance d’avant 2011 où il était crédité de la 32ème position au titre du classement 2010-2011.

La Tunisie ne ferait pas mieux dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) où elle est classée au 9ème rang dans ce rapport qui mesure 103 indicateurs, tels que le taux d’inflation, la concurrence dans les services et le financement des PMEs, répartis sur 12 piliers dont l’infrastructure, l’éducation, la stabilité macro-économique…

142ème en stabilité macroéconomique       

Par pilier, la Tunisie a été classée 73ème dans le pilier institutions, 85ème en termes d’infrastructure, 83ème pour l’adoption des TICs, 124ème s’agissant de la stabilité macroéconomique, 49ème en matière de santé et 84ème pour ce qui est de l’éducation et compétences.

Concernant le pilier marché des produits, la Tunisie a été classée au 92ème rang, 133ème dans le marché de travail, 94ème en ce qui concerne le système financier, 71ème dans la taille du marché, 74ème au plan de la dynamique des affaires et 92ème dans la capacité d’innovation.

Le Directeur exécutif de l’IACE, Majdi Hassen a qualifié les résultats du “Rapport mondial sur la Compétitivité globale” 2019-2020 du Forum de Davos d’ « inquiétants » pour la Tunisie, surtout que sur 103 indicateurs clés de l’évolution des rangs en 2019, le pays a enregistré une dégradation de 60 indicateurs contre seulement 29 indicateurs en évolution et 9 indicateurs en stagnation.

“La réforme du marché de travail et la révision du système financier seront deux facteurs déterminants pour l’amélioration de la compétitivité de la Tunisie”, a-t-il noté.

Evoquant l’évaluation annuelle qui met en évidence certaines tendances, le responsable a indiqué qu’en dépit des mesures prises par les dirigeants mondiaux, au cours des dix dernières années, pour atténuer le pire de la crise financière, la croissance de la productivité n’a pas été stimulée pour autant.

Et de préciser que les décideurs doivent revoir et élargir leurs réformes et incitations publiques ainsi qu’investir dans le développement des compétences pour pouvoir offrir une opportunité à la quatrième révolution industrielle.

Hassen a, en outre, affirmé qu’il faut placer toutes les économies sur une trajectoire gagnant-gagnant et avoir une économie en croissance, inclusive et durable sur le plan environnemental.

Vivement le nouveau gouvernement !

De la même eau ou presque a été la réaction du président de l’IACE, Taieb Bayahi, qui a estimé que le maintien de la Tunisie dans le classement qui était le sien l’année dernière « n’est pas positif ni satisfaisant, bien que le pays n’ait pas essuyé une dégradation au titre de 2019-2020 ». Il a ajouté, dans la conférence de presse que les piliers retenus dans l’élaboration du Rapport confirment que l’économie tunisienne fait face à de nombreux dysfonctionnements et carences dont les plus manifestes ont trait à l’énorme régression en termes d’emploi et d’inadéquation entre le marché de l’emploi , d’une part, et l’enseignement supérieur et les centres de formation professionnelle , outre l’absence d’incitations à l’investissement et la création des richesses. Face à cette situation, il a souligné avec force la nécessité d’accélérer le processus de formation du nouveau gouvernement au regard des immenses défis économiques qu’il importera de relever en 2020, a-t-il dit.

Au niveau international, il ya lieu de relever que le top 5 du classement dans le “Rapport mondial sur la Compétitivité globale” 2019-2020 a connu un changement remarquable avec Singapour en tête de liste avec un score de 84,8, suivi par les Etats Unis (83,7), Hong Kong (83,1), les Pays- Bas (82,4) et la Suisse à la cinquième place avec un score de 82,3.

Traduction à partir d’AM Arabe

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