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La Tunisie, impétrant en devenir du marché africain

Alors que l’économie mondiale entame une reconfiguration sous l’effet de tournants géostratégiques et climatiques,  le besoin se fait cruellement sentir pour des pays comme la Tunisie de joindre l’acte à la parole dans ses approches relatives à l’Afrique.

C’est que le Continent est en train de susciter des convoitises  et offrir des opportunités  que la Tunisie doit avoir la ressource de saisir en déployant ce qu’elle peut avoir de meilleur en termes de prospection de marchés , de savoir- faire diplomatique , mais aussi d’imagination créatrice.

« Le  gouvernement  se doit de mettre en place des mesures incitatives spécifiques au profit des entreprises tunisiennes pour les encourager a promouvoir  leurs exportations vers les pays africains et y investir davantage, a, çà cet égard,  affirmé,  ce mercredi 17 août, le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Said, lors d’un atelier d’information tenu aux Berges du Lac de Tunis sur l’internationalisation des entreprises tunisiennes vers l’Afrique.

Selon le ministre, durant l’année 2021, avec un volume de 1,46 milliards de dollar US, les exportations de la Tunisie vers l’Afrique n’ont représenté que 9,5% du total des exportations, dont 7% sont destinées vers la Libye, l’Algérie et le Maroc, tandis que les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont représenté que 2,5% du total des exportations. Il a signalé, à cet égard, le déficit inquiétant de la balance commerciale tunisienne (plus de 13 milliards dinar) suite à l’accroissement des importations et au ralentissement des exportations, ce qui recommande l’urgence d’y remédier. Il n’a pas toutefois évoqué des mesures pour réduire les importations.

Pourtant la Tunisie a adhéré, depuis 2018, au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et en 2020, à la Zone de libre échange continentale africaine.

Les participants à la rencontre organisée dans le cadre de la coopération tuniso-française,  des hommes d’affaires et de représentants de l’administration, ont évoqué les nombreux défis qui continuent de faire obstacle à la percée souhaitée du marché africain et qui sont très anciens et de divers ordres, car l’ouverture au marché africain a toujours été un rêve pour les tunisiens. Ils en ont signalé le manque de liaisons aériennes et maritimes, la faiblesse de représentation diplomatique (un ambassadeur pour cinq pays, parfois), le manque d’accompagnement bancaire, d’accords bilatéraux appropriés comme des accords sur la non double imposition, la pesanteur des formalités administratives comme celles relatives à l’accès au visa (proposition de la mise en place d’un visa électronique).

Projet d’appui à l’implantation des entreprises tunisiennes

Une enveloppe de 3,8 millions d’euros a été consentie, dans le cadre de la coopération tuniso-française, via l’Agence française de développement et Expertise de France, pour financer un projet d’appui à l’internationalisation des entreprises économiques tunisiennes vers les  pays africains, a annoncé, mercredi 17 août, à Tunis,  le directeur adjoint de l’AFD en Tunisie, M. Bertrand Ficini.

Une quinzaine de pays africains dont les 3 pays maghrébins, Libye, Algérie, Maroc, ont été sélectionnés pour cette implantation tunisienne en Afrique. Cinq secteurs d’activités ont été priorisés, l’agroalimentaire, le bâtiment et les travaux publics, les Industries pharmaceutiques, les TIC, et enfin l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le dernier secteur suscite en particulier l’intérêt car la moyenne d’âge en Afrique est 17 ans, contre 40 ans en Europe.

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