AccueilLa UNELancement d’une cartographie des investissements en faveur des ODD

Lancement d’une cartographie des investissements en faveur des ODD

Alors que le besoin annuel de financement  dans les pays en développement pour  réaliser les Objectifs de Développement Durable (ODD)s’élève à 4,2 milliards de dollars, celui-ci pourrait être comblé par l’allocation de 1,1 % du total des actifs détenus par les banques, investisseurs institutionnels ou gestionnaires d’actif (OCDE, 2020). En Tunisie, par exemple, il est estimé que 19,4 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre les objectifs de la Contribution Déterminée au niveau National, dont 14,4 milliards pour les mesures d’atténuation et 4,3 milliards pour celles d’adaptation (CDN, 2021). Au vu de l’ampleur du besoin de financement pour cette thématique uniquement, le rôle du secteur du privé apparaît central en Tunisie.

A cet effet, un panel  a été tenu, ce mercredi à Tunis,  en  présence du ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Saied, des représentants du PNUD Tunisie, ainsi que du directeur de l’Istanbul International Center for Private Sector in Development, à l’effet de discuter le contexte, les objectifs, et la cartographie des investissements en faveur des ODD-Tunisie.

Le coordonnateur résident des Nations Unies en Tunisie, Arnaud Peral, a indiqué, qu’en Tunisie, il y a énormément d’opportunités.  «  C’est un pays extraordinaire où il ne faut pas se limiter aux difficultés. Nous connaissons tous les défis, mais nous devons aujourd’hui ne parler que des opportunités », a-t-il précisé.

En outre, il a insisté sur la nécessité de « travailler ensemble, d’être  optimistes pour faire avancer l’agenda 2030, au niveau global », car, a-t-il dit,  c’est l’objectif dont tout le monde a besoin, et dont la Tunisie surtout a besoin ».

Le système des Nations Unies travaille de concert et  de manière articulée avec les ministères dans un cadre commun afin de réaliser l’agenda 2030, et l’aboutissement des huit secteurs.

80% des cibles ODD sont alignés sur le plan de finalisation

Samir Saied a indiqué que le pays a présenté, lors d’un forum politique aux Nations Unies, deux rapports de 2019 et 2021, relatifs aux progrès enregistrés pour la réalisation des objectifs de développement durable qui teste des profils précis sur les différents indicateurs de l’agenda 20-30 par pays, et qui a attribué à la Tunisie, selon les dires du ministre, des scores respectables, et le premier rang en Afrique en 2021.

Les acquis économiques  et sociaux et les progrès enregistrés sur la voie de la lutte contre la pauvreté sont menacés par la retombée de 2 crises : la crise sanitaire, et la guerre russo-ukrainienne.

« Cette situation nous oblige à repenser notre modèle de développement et à rechercher des niches de croissance durable, d’innover en matière de financement », a-t-il souligné.

Et c’est dans cette lignée que le plan de développement 23-25 projette d’instaurer un développement durable, inclusif, et accorde une importance particulière à l’initiative privée pour épauler les efforts de l’Etat afin de consolider les acquis, promouvoir les créations d’emplois, et développer l’infrastructure.

Il a, d’autre part, affirmé que  ces secteurs, et 18 opportunités d’investissement, constituent les opportunités « qu’on recherchait ».

Si on les passe en revue, il est presque impossible d’éliminer une activité qui n’a pas un intérêt financier, social, ou environnemental, selon ses propos.

Par ailleurs, le ministre a ajouté que « l’on en est arrivé à 350 pages du plan, en contribution avec les ministères, de manière continue. »   Le rapport est, selon lui, venu à point nommé.  C’est un guide qui, certes,  ne résout pas la question de manière complète, mais constitue un outil de méthodologie rigoureux et puissant.

Les recommandations selon IICPSD PNUD

Ces opportunités sont réparties  sur  8 secteurs prioritaires, en particulier:l’infrastructure, l’agriculture, le transport, les soins de santé, les énergies renouvelables et énergies alternatives, la technologie et les communications, la finance et l’éducation. 

L’étude a également mis en évidence des défis pour l’investissement d’impact, tels que la promotion de la production de textiles à valeur ajoutée pour stimuler la croissance économique, ou la modernisation de l’industrie agroalimentaire pour promouvoir les chaînes d’approvisionnement intégrées.

L’étude, réalisée par l’institut, suggère des recommandations telles que des mécanismes de financement hybrides comme le financement mixte, le développement d’un cadre légal spécifique à la reconnaissance des entreprises à impact, des activités de renforcement des capacités, des évènements de sensibilisation, ainsi que des programmes de développement du marché ciblant les entreprises à fort impact tels que l’établissement des réseaux d’incubateurs et accélérateurs.

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