La ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia a confirmé, ce mardi 10 janvier 2023, que les années à venir poseront de nombreux défis, notamment la gestion des effets des crises économiques, financières et sociales, résultant de la pandémie de Covid et de la guerre russo-ukrainienne.
Les fluctuations concomitantes du niveau des cycles de production et des routes de commercialisation, ont également eu un impact considérable, ainsi que la forte hausse des prix de nombreux produits, en particulier le pétrole.
« Malgré les difficultés que connaît le pays, nous avons tout mis en œuvre pour préparer la loi de finances 2023… ». La LF a, selon ses propos, des défis à relever pour continuer à concrétiser le grand programme de réformes annoncé par le gouvernement. Elle vise notamment à rétablir progressivement les équilibres financiers publics, la fiscalité jouant un rôle considérable pour relever les défis économiques et sociaux.
Nemsia a déclaré, en outre, que son département réagit partiellement aux propositions, certaines ont été acceptées tandis que d’autres ont été rejetées parce que la conjoncture situation actuelle et la situation difficile du pays ne le permettent pas, a-t-elle soutenu.
Elle a souligné que certaines des propositions faites par des organisations nationales ne fait pas partie du programme des grandes réformes.
« Une approche participative » dans la préparation de la loi de finances
La ministre a indiqué que les principaux axes de la loi de finances visent à améliorer les ressources fiscales de l’Etat, à financer le budget sans accabler les opérateurs économiques, et à mettre en place un système fiscal juste et transparent.
Elle a assuré que la loi contient également plusieurs mesures ayant pour objectif de soutenir les entreprises, de maintenir leur pérennité, de soutenir leur restructuration et d’améliorer leur liquidité, soulignant qu’elle vise aussi, dans son volet social, à renforcer le rôle de l’État dans les catégories sociales à faible revenu , à soutenir leur intégration financière et les fondements de la solidarité nationale entre les différentes catégories sociales.
Nemsia, a, en outre, expliqué que la LF vise également à rationaliser les dépenses fiscales et à limiter les avantages aux investissements prioritaires, tout en continuant à lutter contre l’évasion fiscale et l’économie parallèle et en améliorant la capacité de l’État à récupérer ses ressources.
La ministre a affirmé que le ministère s’efforce d’adopter une approche participative dans la préparation de la loi et d’écouter les propositions de plusieurs parties, citant notamment les organisations nationales, soulignant, au demeurant, qu’elle avait tenu une série de réunions avec elles pour écouter leurs suggestions, indiquant que toutes les mesures ne peuvent pas être prises en compte.
Une date pour le dossier tunisien au CA du FMI
La ministre a souligné les efforts concertés de toutes les parties intervenantes pour achever la préparation du projet de loi de finances pour l’année 2023.
Quant à l’accord avec le FMI, Nemsia a indiqué que ce dernier est toujours en place, le gouvernement travaillant actuellement à fixer une date pour que le dossier tunisien soit transmis au conseil d’administration du Fonds monétaire international.
La ministre a, par ailleurs, confirmé que ce qui circulait concernant la non-inclusion du dossier de prêt tunisien jusqu’en mars prochain n’est pas fondé. Elle a refusé de fournir plus de détails, soulignant que l’accord avec le FMI est toujours en vigueur.








