AccueilLa UNELe secteur laitier à vau-l'eau!

Le secteur laitier à vau-l’eau!

Le lait, ce grand  breuvage disparu de nos rayons, ne cesse de faire parler de lui. Le Tunisien est appelé à revoir ses habitudes de consommation, car il n’en demeure pas moins évident que ce produit de base se fait de plus en plus rare, et devrait le demeurer, du moins, pour une bonne période. Et c’est Midani Dhaoui, président du Syndicat National des agriculteurs de Tunisie, qui le dit.

Selon lui, Il semblerait qu’une augmentation de la tarification du lait, estimée à 200 millimes, ait été accordée en faveur  de l’agriculteur ainsi que 30 millimes au profit des centrales laitières, hausses qui seront prises en charge par le Fonds de compensation.

Mais qu’on se rassure, le paquet de lait sur le marché devrait demeurer au même prix, a-gt-i affifrmé.

Dans un entretien avec African Manager, le responsable a confié que « ce n’est qu’une manière de faire taire les agriculteurs, en leur faisant patienter avec une bouchée de pain ». Le pays va droit au mur et les solutions ne sont que purement prothétiques, selon ses dires.

Pourquoi s’acharner contre les agriculteurs

Le président du syndicat, et homme de terrain, a expliqué avec beaucoup d’amertume, les obstacles qui ont été dressés pour entraver et freiner ce secteur vital de l’économie du pays.

L’agriculture est le seul secteur qui fait toujours tenir le pays droit. C’est aberrant de voir un secteur aussi productif et aussi primordial tomber dans la négligence et dans l’indifférence, selon lui.

Dhaoui n’a pas manqué d’évoquer les répercussions du covid sur le secteur.  « Pendant la pandémie du Covid 19, tous les secteurs ont bénéficié de subventions et d’indemnités de la part de l’Etat, mais l’agriculture a été négligée. Dans ce secteur aléatoire, tout est laissé au hasard. » A-t-il ajouté.

 Le syndicaliste a expliqué que l’incapacité des agriculteurs à faire face à la hausse des coûts de production se traduit notamment par les prix des fourrages. Il a, en outre, affirmé que le stock stratégique de lait a diminué de 50 à 13 millions de litres, précisant que 500 mille litres du stock stratégique sont injectés chaque jour dans le marché local.

Auparavant, le syndicaliste avait  dénoncé le mutisme de l’État face à la dégradation de la situation de la filière laitière, appelant à augmenter le prix du lait de 600 millimes.

Aujourd’hui, cette augmentation de 200 millimes ne peut être acceptable selon le représentant des agriculteurs. Et ces derniers ne sont guère responsables de la situation de crise, ni du pouvoir d’achat. « Avant d’être producteurs, nous sommes avant tout consommateurs », a-t-il ajouté.

Pour expliquer ses propos  le responsable a indiqué que l’Etat, pour ne pas porter préjudice au pouvoir d’achat du citoyen déjà malmené, sait, néanmoins que ces augmentations n’ont pas vocation à couvrir les coûts , en lien singulièrement avec  montant net de la production d’un litre de lait, qui est l’équivalent d’un kilo d’aliments pour bétail (1400 millimes) × 1,2. En d’autres termes, un litre de lait coûte au producteur 1680 millimes.

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