L’affaire de la publication d’un appel d’offres par le Conseil Tunisien pour les Réfugiés (CTR) visant à accueillir des migrants subsahariens dans des hôtels tunisiens, a suscité la colère de nombreux citoyens et politiciens qui ont appelé le gouvernement à intervenir et à ouvrir une enquête approfondie.
Suite à cette polémique, Africanmanager a contacté, ce vendredi 3 mai 2024, le CTR pour obtenir des éclaircissements sur cette annonce.
Une source de l’organisation nous a expliqué que « lancer un appel d’offres est une procédure normale et applicable dans différents pays, mais cela a provoqué une polémique en Tunisie, étant donné que cette solution n’est pas approuvée en Tunisie pour faire face à l’afflux des migrants (…).
La même source a estimé que ce qui a été dit sur la recherche d’hébergement des migrants africains dans les hôtels n’est pas fondé, soulignant que l’offre d’hébergement s’adresse uniquement aux réfugiés en Tunisie porteurs de documents officiels.
Un député de l’ARP tire la sonnette d’alarme !
Suite à cette annonce inattendue, le député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Yassine Mami, a tiré la sonnette d’alarme et a évoqué le danger de la présence des migrants clandestins en Tunisie essentiellement au niveau de la sécurité nationale et la composition démographique du pays.
Le parlementaire a, en outre, dénoncé l’appel d’offres qui a été lancé par ce conseil, qui est actif dans le domaine de la gestion des questions relatives aux réfugiés et qui œuvre en partenariat avec le Haut-commissariat aux réfugiés.

On rappelle que tout a commencé à la suite d’un appel d’offres sur les colonnes d’un quotidien tunisien. Cet appel d’offres a aussitôt provoqué de vives polémiques parmi les Tunisiens quant aux objectifs de cette décision.
L’organisation concernée a demandé dans ledit appel d’offres aux « sociétés de prestation de services spécialisés en matière d’hôtellerie à fournir une offre technique et une offre financière pour la fourniture de service d’hôtellerie du 15/5/2024 au 31/12/2024 avec possibilité de renouvellement pour l’année 2025 ».
Forte affluence de Subsahariens en Tunisie
La plupart des migrants subsahariens viennent en Tunisie pour tenter ensuite de rejoindre l’Europe par la mer en débarquant clandestinement sur les côtes italiennes.
La Tunisie a enregistré une forte augmentation des interceptions de migrants en 2023, avec près de 70.000 personnes interceptées en tentant de traverser la Méditerranée vers l’Italie.
Le nombre de migrants interceptés par les autorités tunisiennes a plus que doublé par rapport à la même période l’année précédente, passant de 31.297 en 2022 à 69.963 en 2023.
Sur ce total, 77,5 % étaient des étrangers, principalement des ressortissants d’Afrique subsaharienne. Les 22,5 % restants étaient des Tunisiens.
Les départs de migrants ont connu une accélération après un discours du président tunisien Kais Saied, dénonçant l’arrivée de migrants clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne.
Saied a, dans ce contexte, assuré que la Tunisie n’accepterait pas l’implantation implicite des migrants clandestins sur son territoire.
Le président de la République a, également, accusé des « réseaux criminels » d’être à l’origine de cette immigration illégale qui vise, selon lui, à troubler « la paix sociale en Tunisie ».
on n’est pas sorti de l’auberge, la Tunisie a connu la décennie noire des islamistes, ensuite vient le problème du flux migratoire des réfugiés subsahariens provoquant des incidents avec le peuple tunisien et l’occupation des espaces urbains et ruraux, maintenant c’est l’affaire du Conseil Tunisien pour les réfugiées qui enflamme la toile par son annonce de l’appel d’offre orienté vers les hôtel pour les héberger. Que reste-t-il encore ? Faut-il dissoudre ce conseil et toute association militant pour cette cause. La Tunisie n’est pas une décharge. Qui finance ces associations ? Et pour quelle cause ?