AccueilLa UNEL’industrie intelligente 4.0 n’est plus une option pour la Tunisie

L’industrie intelligente 4.0 n’est plus une option pour la Tunisie

Le rythme d’implication de l’industrie tunisienne dans le domaine technologique et l’utilisation de l’industrie intelligente 4.0 est encore lent et n’a pas atteint le niveau requis. C’est la directrice générale des infrastructures industrielles et technologiques au ministère de l’Industrie, Nada Achâal, qui l’a affirmé dans un entretien avec African Manager.

Pourtant, a-t-elle souligné, les entreprises industrielles n’ont pas d’autres choix que de s’intégrer dans la voie de l’économie numérique,  relevant dans ce contexte un « intérêt croissant » enregistré récemment dans le domaine de l’industrie intelligente, aussi bien  qu’une transformation numérique qui est l’un des mécanismes les plus importants qui permettront le développement ultérieur de la productivité des entreprises industrielles, y compris au niveau de l’activité de production, soutenant ainsi sa compétitivité, notamment en faisant pression sur le coût de production, ce qui lui permettra d’accéder à de nouveaux marchés.

« Si l’Union européenne a aujourd’hui tendance à imposer une taxe sur les biens exportés vers ses pays membres qui n’appliquent pas les normes utilisées en Europe et visant à réduire le gaz avec l’énergie thermique (carbone), alors le passage à l’industrie intelligente 4.0 deviendra obligatoire, sinon les entreprises industrielles tunisiennes vont se retrouver en dehors du système économique mondial », a dit la directrice générale.

Elle a expliqué que l’initiative du passage à l’industrie intelligente 4.0 inclut tous les secteurs et usines, mais qu’elle s’adresse principalement aux entreprises entièrement exportatrices, afin de surmonter les obstacles techniques et commerciaux auxquels on pourrait être confronté à l’avenir.

Accroître les capacités concurrentielles

Elle a, aussi, souligné que l’industrie intelligente permettra une réduction des coûts de production et une augmentation de la compétitivité sur les marchés étrangers.

Dans cet ordre d’idées, Nada Achâal a mentionné que la préparation des zones industrielles nécessite des fonds financiers importants,  un dossier qui concerne de nombreux ministères, a-t-elle précisé, ajoutant que  « notre objectif est de couvrir toutes les zones industrielles avec la technologie 5G et de fournir une infrastructure numérique avancée afin que les institutions puissent passer à l’industrie intelligente ».

Cette initiative s’inscrit dans l’axe stratégique qui a été fixé dans le cadre de la stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, représenté dans l’accompagnement de la transformation numérique de l’industrie tunisienne.

L’adoption de la transformation numérique de l’industrie est considérée comme l’une des priorités des secteurs de l’industrie et des services liés à l’industrie au cours de la période à venir, car cette approche permettra à la Tunisie d’être une plate-forme numérique régionale pour les marchés africains et européens.

De nouvelles opportunités d’emploi

Les objectifs les plus importants de l’initiative du passage à l’industrie intelligente 4.0 sont de soutenir et d’entourer les entreprises et structures industrielles actives dans le domaine technologique afin d’établir des systèmes et des approches pour l’économie numérique et le passage de l’industrie traditionnelle à une industrie intelligente qui se concentre principalement sur l’innovation, le développement technologique et la numérisation.

Il s’agit  également de préparer l’infrastructure technologique afin de réaliser un développement inclusif qui contribue à promouvoir l’innovation et à pousser la croissance des entreprises dans le domaine de l’économie numérique, mais aussi à créer de nouvelles opportunités d’emploi dans ce domaine.

S’y ajoute nécessairement l’implication des petites et moyennes entreprises industrielles dans des campagnes de sensibilisation sur la nécessité de passer à une industrie intelligente, en soutenant leurs niveaux de connaissance, en augmentant le taux d’employabilité des jeunes et en facilitant leur implication dans de nouvelles opportunités en améliorant l’accès à la technologie.

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1 COMMENTAIRE

  1. Le passage à l’industrie intelligente 4.0 nécessite l’existence d’infrastructures télécom intelligente et fonctionnelle et des compétences pratiques non théoriques. Il faut arrêter le blabla car le tunisien n’a plus confiance aux projets blabla, il faut être pratique. Comment peut-on parler de la sensibilisation des entreprises industrielles et de services pour adopter la transformation numérique alors que l’internet laisse à désirer avec les coupures permanentes et la lenteur d’accès. Tout argumentaire de résolution du problème relève de l’irréel. Préparer et développer d’abord l’infrastructure numérique et la tester plusieurs fois avant de parler du lancement de la campagne de sensibilisation. La politique et la technique numérique sont 2 droites parallèles.
    Je vous propose que le ministère de l’industrie travaille sur un échantillon d’entreprises industrielles touchant les secteurs choisis en faisant un diagnostic d’abord par des experts du domaine numérique qui seront pris en charge par la GIZ par exemple ou pris en charge par les ITP, ces experts proposent des solutions pratiques pour l’adoption de la transformation numérique avec un suivi rigoureux de réalisation et la solution proposée sera aussi pris en charge par les ITP.

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