OTTAWA, Canada, 5 novembre 2014/African Press Organization (APO)/ — Modification à la traduction
À la lumière des derniers développements au Burkina Faso, le ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis, a annoncé aujourd’hui que le Canada suspendra immédiatement le financement de l’aide au développement versé directement au gouvernement du Burkina Faso et à ses institutions.
« Dans le contexte actuel, il nous est impossible de verser les fonds destinés à l’aide au développement directement au gouvernement du Burkina Faso en étant assurés qu’ils seront utilisés de façon efficace aux fins prévues, a déclaré le ministre Paradis. Nous sommes solidaires avec le peuple du Burkina Faso et exhortons les autorités en place à donner la priorité aux besoins de la population du pays. À cette fin, nous procédons dès maintenant à une évaluation et un examen des programmes d’aide au développement du Canada en cours dans ce pays. »
« Le Canada suspend tout financement direct au gouvernement du Burkina Faso tant que nous ne serons pas convaincus que la situation a été résolue et qu’une autorité civile légitime et responsable aura été mise en place. Nous encourageons donc toutes les parties à établir rapidement un échéancier pour un rétablissement rapide d’autorités démocratiquement élues, conformément à la Constitution du Burkina Faso », a ajouté le ministre Paradis.
En 2014, le Burkina Faso a été confirmé à titre de pays ciblé par le gouvernement du Canada en ce qui concerne les efforts de développement international.
L’orientation stratégique des programmes du Canada au Burkina Faso consiste à aider le pays à assurer l’avenir des enfants et des jeunes et à stimuler la croissance économique durable.
Les faits en bref
? De solides partenariats existent de longue date entre les organisations de la société civile du Canada et du Burkina Faso. Grâce au soutien du Canada, une vingtaine d’organisations canadiennes réalisent des projets de développement dans des domaines aussi divers que l’agriculture, l’entrepreneuriat, les droits de la femme, la formation professionnelle technique et la santé.
? L’appui du Canada au secteur de la microfinance au Burkina Faso a contribué à renforcer l’environnement commercial et à favoriser la création de centres financiers pour les entrepreneurs, y compris dans le secteur agricole.
? Depuis 2006, le Canada appuie le secteur de l’éducation au Burkina Faso. À la suite des contributions du Canada, le nombre de classes au niveau élémentaire a augmenté de 36 p. 100, passant de 38 269 salles de classe en 2009 à 52 008 en 2014. Le taux de scolarisation a progressé de 9 p. 100 dans l’ensemble, alors que des gains notables ont été accomplis sur le plan de la scolarisation des filles (le taux ayant passé de 71,2 p. 100 en 2009 à 84,2 p. 100 en 2014). De plus, le taux d’achèvement des études élémentaires est passé de 45,9 p. 100 en 2009 à 59,5 p. 100 en 2013. Des améliorations sont observées au niveau de la gestion du système d’éducation, de l’accès à l’éducation (spécialement chez les filles) et de la qualité de l’enseignement.








