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Akinwumi Adesina

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«Aucun pays ne peut véritablement aller de l’avant au XXIe siècle s’il laisse de côté la moitié de ses talents», a lancé le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, le 17 septembre 2018, lors du lancement de la conférence FinDev Canada, réaffirmant ainsi le soutien de la Banque en faveur des femmes.

FinDev Canada, l’Institut de développement du Canada, est une filiale d’Exportation et développement Canada (EDC), l’agence de crédit à l’exportation du pays. Lancé six mois plus tôt, FinDev a pour mandat de soutenir la croissance et la durabilité des entreprises sur les marchés en développement.

«Avec ses universités, ses organisations internationales et sa population multiculturelle, Montréal est le lieu idéal pour accueillir FinDev Canada, a déclaré Mme Marie-Claude Bibeau, la ministre canadienne du Développement international. Je suis convaincue qu’il jouera, depuis son siège à Montréal, un rôle crucial dans la promotion du programme international de développement de notre pays, en proposant le bon dosage de capitaux publics et privés et en nouant des partenariats avec des entreprises dans les pays en développement, notamment celles qui sont gérées par les femmes et les jeunes.»

M. Adesina a prononcé son discours d’ouverture lors de la séance inaugurale de la conférence.

«Nous tous, dans cette salle, comprenons d’instinct la nécessité d’aider les femmes. Beaucoup d’entre nous viennent – et y ont de la famille – de lieux où le travail des femmes est absolument essentiel pour garder la communauté soudée. Et pourtant, trop souvent, leur travail n’est pas pleinement reconnu. Et trop souvent, les femmes se voient refuser leur juste part de salaire pour un travail égal», a-t-il déclaré.

Le problème ne concerne pas seulement l’Afrique ou même l’Amérique du Nord, selon lui. «Dans toutes les sociétés, ce problème constitue un gaspillage insensé de ressources.»

Briser le statu quo

Le président de la Banque africaine de développement a appelé à en finir avec le statu quo sur les questions de genre, alors que les femmes et les jeunes s’avèrent les forces vives d’innombrables petites entreprises. «Le statu quo ne peut plus durer, a-t-il lancé. Nous savons qu’investir dans les femmes peut générer un véritable effet catalyseur dans les communautés. Les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % des revenus de leur travail dans leur famille et dans leur communauté. Cet argent sert à nourrir et à éduquer les enfants, et à payer les visites du médecin

M. Adesina a exhorté les partenaires à œuvrer de manière stratégique, novatrice et concertée, afin de combler le déficit de financement entre les hommes et les femmes, estimé à 42 milliards de dollars américains. «Si les limitations sociales et les systèmes de croyances annihilent souvent les rêves des femmes, c’est souvent au guichet des banques que leurs rêves s’effondrent. Pour de nombreuses femmes entrepreneurs dépourvues de garanties et privées de tout accès aux terres ou à d’autres ressources financières, la banque signifie la fin du parcours», a-t-il déploré.

Visite de travail pour renforcer les liens bilatéraux avec le Canada

Montréal est la première étape de la visite de travail de quatre jours qu’effectue le président Adesina au Canada. Le président de la Banque dirige une délégation de concert avec David Stevenson, administrateur de la Banque représentant le Canada, la Chine, la République de Corée, la Turquie et le Koweït. Stella Kilonzo, la directrice principale du Forum de l’investissement en Afrique, Vanessa Moungar, la directrice chargée du Genre, des femmes et de la société civile, Timothy Turner, responsable de la gestion des risques au sein du Groupe, et Victor Oladokun, directeur de la Communication composent le reste de la délégation.

Avant son allocution d’ouverture à FinDev, le président Adesina a rencontré, lors d’un entretien bilatéral, Paul Lamontagne, le directeur général de FinDev Canada. Plus tard dans la même journée, à Ottawa, le ministre canadien des Finances Bill Morneau et les membres de la délégation de la Banque se rencontraient pour échanger sur plusieurs sujets, notamment sur la croissance inclusive et le leadership du Canada en matière de mécanismes de financement novateurs pour le développement. La délégation est invitée à un dîner offert par la ministre Bibeau, au cours duquel le genre, le changement climatique et l’énergie seront au cœur des discussions.

Le président Adesina est attendu à Toronto mercredi et à Calgary jeudi, pour les troisième et dernière étapes de sa visite de travail au Canada.

Le Canada a adhéré à la Banque africaine de développement en décembre 1982 et a contribué à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. Il est le quatrième plus important contributeur parmi les membres non régionaux du Groupe. Au 31 décembre 2016, le pays avait souscrit plus de 3 milliards de dollars au capital de la Banque.

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Pour aider l’Afrique à trouver la voie d’une prospérité depuis longtemps méritée, la Banque africaine de développement se fait le champion du premier marché de l’investissement de la région.

La Banque pilote, dans un esprit de leadership collaboratif, une nouvelle initiative 100 % transactionnelle – l’Africa Investment Forum (AIF), « Forum de l’investissement en Afrique »–  qui, à ce jour, représente la meilleure opportunité de stimuler la transformation économique du continent.

La Banque africaine de développement travaille avec les principales institutions financières mondiales à réduire les risques liés à l’investissement et entend faire du forum un tremplin vers la transformation économique de l’Afrique.

Lors d’un petit-déjeuner en marge de l’Africa CEO Forum 2018 à Abidjan, le 27 mars 2018, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré aux principaux dirigeants des gouvernements et du secteur privé présents que l’AIF sera exclusivement dédié aux transactions et accords d’investissement.

« Ce ne sera pas un simple lieu de bavardage. Il n’y aura pas de discours  politiques. Ce forum est une plateforme ouverte qui a pour objectif d’organiser les initiatives parmi les institutions multilatérales, des gouvernements et du secteur privé pour accroître la réserve de projets susceptibles de transformer le continent », a-t-il dit.

Le premier Forum de l’investissement en Afrique se tient du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Il aura lieu ensuite tous les ans, pour encourager  et faciliter les interactions à même d’accélérer et de conclure des accords, et pour que des discussions franches aient lieu avec les décideurs politiques afin de façonner l’environnement commercial et réglementaire, ainsi que pour  assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements.

Akinwumi Adesina a souligné que le coût des activités d’affaires en Afrique s’améliore.

« L’année dernière et l’année d’avant, ce n’est pas en Asie qu’ont eu lieu 30 % au moins de toutes les réformes commerciales et réglementaires qui avaient été engagées à l’échelle mondiale. Ni en Amérique latine. Elles ont été faites en Afrique. Si vous regardez ce qui se passe en termes d’investissements directs étrangers en Afrique, leur volume continue d’augmenter. Pourquoi augmente-il ? Parce que la stabilité politique du continent est meilleure », a-t-il dit. « Notre continent suscite donc beaucoup d’optimisme et nos dirigeants discutent même d’une Afrique qui se sera affranchie de l’aide  ».

Il a mis l’accent sur les ressources matérielles et humaines dont l’Afrique est dotée, en soulignant que les exploiter à bon escient pourrait en faire la locomotive du monde. « Je pense que les ressources souveraines de l’Afrique ne font toujours pas l’objet d’investissements sur le continent lui-même. Les investissements se font en dehors de l’Afrique. Et si l’Afrique n’investit pas assez, qui donc va investir ? La perception du risque constitue l’une des raisons de cette absence d’investissement. Mais le véritable enjeu n’est pas tant le risque, que la façon dont vous le gérez ».

La Société financière internationale (SFI), la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement participent à la plateforme de l’AIF pour collaborer avec la Banque africaine de développement travailler et travailler, avec d’autres,  et ainsi à la mise mettre en place d’une « plateforme de co-garantie mutuelle », afin de minimiser les risques liés aux investissements.

« Il y a aussi ceux qui œuvrent à la réalisation de réserves de projets – Africa50 et autres – qui sont largement impliqués », a précisé Akinwumi Adesina.

Le ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, a souligné que le marché des obligations devrait faire partie intégrante de la nouvelle démarche pour mobiliser des ressources en faveur de la transformation économique de l’Afrique. Il a salué les efforts de la Banque africaine de développement et de ses partenaires pour s’unir à travers l’AIF dans le but de réduire  les risques liés à l’investissement.

« La réalité mondiale est que l’Afrique doit être, et sera, le meilleur endroit pour investir à l’avenir. Que faisons-nous nous-mêmes pour libérer notre propre potentiel en termes d’investissements ? Je pense que nous devons désormais mettre l’accent sur l’augmentation des infrastructures pour pouvoir ouvrir le continent et exploiter les opportunités d’investissement à bon escient  », a-t-il déclaré.

Le président directeur général de l’un des plus importants distributeurs de biens de consommation, Massmart, Kuseni Dlamini, a rappelé que l’Afrique doit passer des risques aux opportunités et tirer profit des nombreuses opportunités d’investissement présentes sur le continent.

« Le temps est venu de parler de transactions. Je pense que l’Afrique a beaucoup à offrir et que nous devons profiter des opportunités », a-t-il dit.

Se disant ravie de voir la Banque africaine de développement à la tête de cette initiative en faveur de l’investissement, Tigui Camara, présidente directrice générale de Tigui Mining Company, a appelé à soutenir davantage les femmes dans le secteur informel.

Alain Ebobissé, président directeur général fonds Africa50 – la plateforme panafricaine pour l’investissement dans les infrastructures – a appelé les gouvernements africains à créer un environnement propice pour attirer les investisseurs étrangers.

La session de petit-déjeuner a attiré de nombreux participants, parmi lesquels de hauts responsables de gouvernements, des dirigeants d’entreprise et d’institutions financières, à l’instar de Benedict Okey Oramah, le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

L’Africa Investment Forum a pour principal objectif de faciliter la pratique des affaires en Afrique, en faisant progresser et en encourageant les réglementations favorables aux investissements. Il a également vocation à promouvoir l’éthique de la pratique des affaires en Afrique.

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Zied Ladhari, Ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale et Gouverneur pour la Tunisie à la Banque africaine de développement (BAD) et Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement ont procédé, le mardi 6 mars 2018, à la signature de l’Accord d’établissement en Tunisie du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique du Nord. Cette signature a eu lieu au siège de la BAD à Abidjan.  L’Accord qui a été signé en présence, va doter le Bureau régional de la Banque en Tunisie, dont le champ d’intervention s’étend aux six pays de l’Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Lybie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), d’un cadre juridique adéquat et approprié à sa nouvelle fonction et à ses prérogatives actuelles.

 Fruit de plusieurs rounds de discussions associant les experts des deux parties signataires, ce nouveau cadre juridique comporte des dispositions qui permettront au Bureau régional de mener ses opérations et ses activités sur le terrain en conformité avec le principe de la sécurité juridique. Par cet accord, la Tunisie offre au Bureau régional une panoplie de moyens juridiques, des facilités administratives et des garanties permettant à l’action du Bureau de se déployer sur l’ensemble des 6 pays de la région Afrique du Nord sans une quelconque entrave légale.

La décision d’établissement de ce Bureau régional remonte au mois de juin 2016 quand le Conseil d’administration de la Banque a approuvé la proposition de mise à jour du plan de la décentralisation de la Banque, laquelle proposition a prévu la création de cinq plateformes régionales axées sur le développement, l’intégration et la prestation des services dont une pour l’Afrique du Nord sur le territoire Tunisien.

Ladhari a souligné dans son intervention que cet Accord s’inscrit dans le cadre de la consolidation du partenariat plus que privilégié entre la Tunisie et la BAD, rappelant que la Banque africaine de développement avait porté son choix, en 2002, sur la Tunisie au moment de relocaliser, temporairement, son siège en dehors d’Abidjan. Ce nouvel Accord régissant le Bureau régional de la Banque pour l’Afrique du Nord démontre, encore une fois, le renouvellement de la confiance placée par cette institution continentale dans la Tunisie.

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« Je suis fier, en tant que gouverneur de l’Iowa, de proclamer monsieur Akinwumi Adesina lauréat du Prix mondial de l’alimentation 2017 ! »

C’est avec ces mots que Kim Reynolds, gouverneur de l’État de l’Iowa, a officiellement adoubé, le 19 octobre 2017, au nom de la fondation du Prix mondial de l’alimentation, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) (www.AfDB.org), comme lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation, dans une atmosphère festive à l’Iowa State Capitol Building, à Des Moines, aux Etats-Unis.

Accompagné d’Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, et de John Mahama, ancien président du Ghana, Adesina a franchi avec élégance les marches du podium pour recevoir le trophée – la plus haute distinction au monde pour l’alimentation et l’agriculture – avec sa femme Grace et ses deux enfants Rotimi et Segun, au milieu d’une foule nombreuse et distinguée venue l’ovationner. Les représentants du gouvernement nigérian, de l’université de Purdue, son alma mater, ses amis, ses collaborateurs et des représentants du personnel de la BAD étaient parmi les nombreuses personnes venues lui présenter leurs félicitations et célébrer l’icône de l’agriculture africaine, le nouveau « Norman Borlaug Africain (http://APO.af/fTuEw7) ».

Fidèle à son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes Africains, Adesina a promis de consacrer les 250 000 dollars de son prix à un fonds destiné à soutenir les jeunes agriculteurs et entrepreneurs agricoles, les “agripreneurs” d’Afrique.

« Je m’engage à consacrer les 250 000 dollars de ma récompense du Prix mondial de l’alimentation pour mettre en place un fonds entièrement dédié au financement des jeunes Africains actifs dans l’agriculture pour nourrir l’Afrique », a-t-il déclaré.

« Nous allons nous lever et nourrir l’Afrique. Le jour viendra très bientôt, où tous ses enfants seront bien nourris, quand des millions de petits fermiers pourront envoyer leurs enfants à l’école », a promis Adesina.

« Alors vous entendrez un nouveau refrain à travers l’Afrique : « Dieu merci, nos vies se sont enfin améliorées », a-t-il lancé.

Le président de la Fondation du Prix mondial de l’alimentation, l’ambassadeur Kenneth Quinn, a rendu un vibrant hommage à Akinwumi Adesina, « dont les grandes réalisations ont touché des millions d’agriculteurs et de personnes vivant dans la pauvreté rurale au Nigeria et dans toute l’Afrique ; votre leadership est une grande promesse pour sortir des millions et des millions de personnes encore de la pauvreté sur tout le continent ».

Le vice-président des États-Unis d’Amérique, Michael Pence, a félicité, dans une cérémonie haute en couleurs, le lauréat dans une allocution prononcée en son nom par Mark Green, administrateur de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

« Notre système alimentaire mondial connaît de grandes tensions, et la nécessité de nourrir un plus grand nombre de personnes se fait plus impérieuse : nous aurons besoin de leaders persévérants comme vous pour transformer l’agriculture, pour conduire le changement et tirer parti de l’expertise des secteurs public et privé », a salué Michael Pence.

Le vice-président a qualifié le dévouement d’Adesina à la cause de la lutte contre la faim dans le monde d’admirable et véritablement utile et lui a transmis les sincères félicitations du président Donald Trump.

« Les États-Unis sont et restent engagés pour la sécurité alimentaire, et nous continuerons à travailler avec des leaders comme vous pour trouver de nouveaux moyens de mettre fin à la faim dans le monde », a-t-il assuré.

Le Glee Club de l’université de Purdue et le groupe nigérian 100 % féminin « Adunni and Nefertiti » plusieurs fois primé, ont donné le “la” de la soirée avec un spectacle musical inédit.  L’actrice vedette et chanteuse nigériane Omawumi, spécialement venue de Lagos pour l’occasion a suivi. Les rythmes contagieux d’Adunni and Nefertiti et les chansons populaires d’Omawumi ont rapidement émoustillé Adesina et sa femme, qui ont investi la piste de danse, bientôt rejoints par l’ex-président Obasanjo.

La soirée s’est clôturée sur un élégant dîner de remise des prix au sein de la rotonde du Capitole.

Sous la direction du président Adesina, la BAD œuvre à accélérer le développement agricole à travers sa stratégie Nourrir l’Afrique, avec un investissement prévu de 24 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Le Prix mondial de l’alimentation vient également récompenser le travail qu’Adesina a accompli au cours des deux dernières décennies avec la fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria.

Plus d’informations sur les événements de la semaine du Prix mondial de l’alimentation et du Dialogue de Borlaug : www.AfDB.org/2017wfp et www.WorldFoodPrize.org

Pour en savoir plus sur le président Adesina comme lauréat du Prix mondial de l’alimentation : http://APO.af/dWkyS6

Akinwumi Adesina, le « Norman Borlaug Africain » : http://APO.af/fTuEw7

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Le Prix mondial de l’alimentation vient conforter la volonté de poursuivre la transformation de l’Afrique à travers les Cinq grandes priorités que la Banque africaine de développement (BAD) (https://www.AfDB.org) a définies dans ses High 5 (https://www.AfDB.org/en/the-high-5), en particulier celle de Nourrir l’Afrique (http://APO.af/jZrUaR), a déclaré son président Akinwumi Adesina,  jeudi 19 octobre à Des Moines, aux États-Unis.

Lors de la conférence de presse qui a précédé la remise officielle du prix dont il est le lauréat 2017, le président de la BAD a dit combien chacun des High 5 est étroitement lié aux autres, et réitéré l’engagement de la Banque à poursuivre son travail de développement en Afrique. Et de souligner la nécessité  de mettre les technologies et l’information aux mains des agriculteurs.

« Le Prix mondial de l’alimentation est un grand honneur et une reconnaissance pour tout le travail que je mène depuis des décennies. Mais il nous met aussi le vent en poupe, alors que nous décollons pour nourrir l’Afrique, car c’est une mission qu’il faut poursuivre jusqu’à son terme », a-t-il martelé.

Et le lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation d’ajouter : « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».

Il a parlé du téléphone portable, devenu l’outil le plus important qu’un agriculteur puisse avoir aujourd’hui.

« Avec le portable, les agriculteurs peuvent se renseigner sur les marchés, la météo et sur l’accès aux financements, a-t-il argué. Ils peuvent, par exemple, avoir des informations sur la santé des mères. C’est très important. C’est pourquoi nous avons lancé, quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria, un système de portefeuille électronique qui permet aux agriculteurs de se procurer des engrais. Nous avons touché plus de 15 millions d’agriculteurs  ».

Sensibilisation et autonomisation ne peuvent se faire que si l’on fournit les informations requises, en démocratisant l’accès à l’information pour les agriculteurs, a ajouté le président de la BAD.

« Je n’ai jamais vu un agriculteur qui a envie d’être pauvre », a-t-il insisté.

En juin dernier, le Prix mondial de l’alimentation 2017 était décerné à Akinwumi Adesina, pour le travail qu’il a accompli afin d‘améliorer la disponibilité des semences, des engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé la perception qu’ont les jeunes Africains de l’agriculture et s’y investir en y voyant une activité lucrative.

Considéré comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui ont œuvré  en faveur du  développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde.

Le Prix est remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation – le 16 octobre ou aux alentours de cette date –, lors d’une grande cérémonie organisée à Des Moines, capitale de l’État de l’Iowa, aux Etats-Unis.

Depuis l’arrivée d’Akinwumi Adesina à sa tête en mai 2015, la BAD œuvre à accélérer le développement de l’agriculture, grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique », qui prévoit quelque 24 milliards de dollars EU d’investissements au cours des dix prochaines années.

Ce prix vient également couronner le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina ces vingt dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), mais aussi en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria.

Pour plus d’informations sur le Prix mondial de l’alimentation et le Dialogue de Borlaug : https://www.afdb.org/2017wfp et http://www.worldfoodprize.org

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Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) (AfDB.org/fr), Akinwumi Adesina, sera l’orateur de la conférence Norman Borlaug dans le cadre de la semaine de célébrations qui ponctuent le du Prix mondial de l’alimentation, du 16 au 20 octobre 2017, à Des Moines, dans l’Iowa, aux États-Unis.

Intitulée « Parier sur l’Afrique pour nourrir la planète », cette conférence Norman Borlaug s’ouvre lundi 16 octobre 2017, afin de coïncider avec la Journée mondiale de l’alimentation.

Le président Adesina se verra remettre le trophée du Prix mondial de l’alimentation 2017 le 19 octobre. Ce prix est à l’agriculture ce que le prix Nobel est à la paix, aux sciences ou encore à la littérature.

Le choix du président Adesina comme lauréat 2017 (APO.af/1fcVhb) avait été dévoilé en juin dernier par le Conseil d’administration du Prix mondial de l’alimentation, en reconnaissance de son œuvre pour assurer aux agriculteurs africains une meilleure disponibilité des semences, des engrais et des financements et pour les jalons qu’il a posés pour faire en sorte que les jeunes d’Afrique voient en l’agriculture une activité lucrative dans laquelle s’investir.

Créé par Norman Borlaug, qui fut lui-même récipiendaire d’un prix Nobel, le Prix mondial de l’alimentation est la plus importante récompense internationale à couronner les accomplissements d’individus qui ont contribué au progrès du développement humain, en améliorant la qualité, la quantité et la disponibilité des denrées alimentaires à travers le monde.

Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant

Quand il était ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria, Akinwumi Adesina avait introduit un système de « portefeuille électronique » pour les agriculteurs, une innovation qui a instauré une transparence dans le circuit de distribution des engrais, qui par le passé, avait été enrayé quarante ans durant par la corruption. Les mesures qu’il a prises à ces fonctions ont permis d’accroître de 21 millions de tonnes la production alimentaire du Nigeria, qui a ainsi pu attirer 5,6 milliards de dollars EU d’investissements du secteur privé. Ce qui a valu à Akinwumi Adesina, outre un respect considérable, d’être appelé « le ministre des agriculteurs ».

Sous son égide, la BAD est en train d’accélérer le développement de l’agriculture grâce à sa Stratégie « Nourrir l’Afrique » (http://apo.af/N2o9T8), et compte y investir 24 milliards de dollars EU dans les dix ans.

La stratégie « Nourrir l’Afrique » de la BAD a pour objectifs de contribuer à éliminer l’extrême pauvreté en Afrique d’ici à 2025 ; de mettre fin à la famine et à la malnutrition en Afrique d’ici à 2025 également ; de muer l’Afrique en exportateur net de denrées alimentaires ; et de faire passer le continent au premier rang des chaînes de valeur mondiales axées sur l’exportation, dans les secteurs où il jouit d’un avantage concurrentiel.

À Des Moines, plus de 1 200 participants en provenance de plus de soixante-cinq pays débattront d’enjeux de premier plan liés à la sécurité alimentaire mondiale et à la nutrition au Symposium international du dialogue de Borlaug, du 18 au 20 octobre 2017.

« Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant. Sortir des millions de personnes, notamment les agriculteurs du monde rurale, de la pauvreté, est le combat de ma vie… Nous devons apporter l’espoir et transformer l’agriculture pour la muer en succès commercial », a déclaré le président de la BAD.

Cette conférence Norman Borlaug, qui réunit un vaste éventail d’experts scientifiques, de décideurs, de dirigeants d’entreprises et d’agriculteurs, est dite « la plus importante conférence au monde sur l’agriculture ».

Grâce au dialogue de Borlaug, la Fondation du Prix mondial de l’alimentation permet de nouer des alliances à même de lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde.

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