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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a présidé samedi matin à la caserne d’Al-Aouina,, l’ouverture de la conférence périodique des gouverneurs.

Selon un communiqué de la Primature, il a mis l’accent, dans son allocution, sur les points suivants :

-La mobilisation et la conjugaison des efforts des gouverneurs en vue de l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen, la lutte contre la spéculation et le contrôle des circuits de distribution

-La communication de proximité avec le citoyen et l’instauration d’une nouvelle méthode de travail au sein des conseils municipaux élus

– La réduction des entraves administratives en matière de services et d’investissement, s’agissant notamment des autorisations dans le nombre a été comprimé, et de l’adoption du mécanisme de l’interlocuteur unique

-La meilleure exploitation du système des achats publics TUNEPS

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Au moins 120 députés de l’Assemblée des représentants du peuple soutiennent le chef du gouvernement, Youssef Chahed qui bénéficie ainsi d’un minimum de légitimité, mesurée à l’aune du nombre des parlementaires qui l’appuient, a affirmé vendredi l’un d’eux, Sahbi Ben Fraj.

S’exprimant sur Mosaïque fm, il a ajouté que « malgré la virulente campagne orchestrée contre Chahed, ses adversaires ont échoué à réunir le nombre de députés requis pour la motion de censure, précisant que ceux qui veulent renverser le gouvernement constituent une minorité.

Ben Fraj a estimé que la crise politique actuelle prend racine dans « les chances de Youssef Chahed de remporter l’élection présidentielle, outre la guerre contre la corruption qui en fait une cible majeure ».

Le député a cependant affirmé que le groupe parlementaire « Coalition nationale » créé le mois dernier « n’est pas celui de Youssef Chahed », mais un bloc qui a vocation à soutenir la stabilité gouvernementale.

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A 92 ans, il est le doyen d’âge de tous les chefs d’Etat africains et presque du monde. Elu président de la République en 2014 dans un régime semi-parlementaire qui ne lui laissait que peu de prérogatives, Béji Caïed Essebssi, dit BCE, n’a jusqu’à présent pas su être le chef d’Etat que les 1,7 million de Tunisiens attendaient.

Lorsque, début août, nous nous posions la question de savoir «A quoi sert BCE», beaucoup de nos lecteurs nous faisaient remarquer qu’il aurait été plus judicieux de poser la question : «A quoi devrait servir BCE». Nous la posons donc, avec quelques bribes de réponse sans la moindre intention de médire du chef de l’Etat, encore moins le dénigrer.

  • Mieux incarner le leader Bourguiba dont il avait essayé d’emprunter quelques traits

Il devrait ainsi, en premier lieu, essayer de mieux incarner l’homme et le leader qu’il avait pris pour modèle, lorsqu’il avait commencé à nourrir de sérieuses prétentions pour accéder au palais présidentiel de Carthage. Force est en effet de constater, après quatre années de ce qui ne pourrait être que son premier mandat dans une reconduction que peu d’autres lui souhaiteraient, que la copie reste encore loin de l’original et que l’ancien ministre de Bourguiba ne lui ressemble encore guère. Bourguiba était un leader. Avec la politique du consensus et les accords avec l‘ennemi juré de Bourguiba, BCE est devenu dealer. L’homme en a la verve et quelque peu la loquacité, mais peu la perspicacité. L’homme a certes versé quelques larmes face à une ménagère qui se plaignait de ne pas manger de la viande. Il n’en arrive toujours point à incarner le sens paternel qui se dégageait toujours de Bourguiba et qui lui donnait cette capacité de sécher les larmes et d’inspirer confiance. Bourguiba avait du charisme, acquis de longues années d’expérience et de lutte pour l’indépendance de tout un pays. BCE n’a qu’un certain charme. On s’essoufflerait à vouloir ainsi citer toutes les antinomies entre la personne et le personnage.

  • Ne pas prendre l’exemple de Bourguiba, dans ce qui concerne famille et politique.

Du temps de Bourguiba, son fils avait été plusieurs fois ministre et sa femme Wassila était l’un des plus importants centres de pouvoir. Ceux qui avaient vécu cette période, certains dans leur chair, n’apprécient guère que le 3ème chef d’Etat élu, suive les pas de son illustre prédécesseur, même si Bourguiba avait fini par divorcer de Wassila Ben Ammar et éloigner Bourguiba Junior de tous les cercles de pouvoir.

On raconte même que le «Zaïm» aurait entendu dire que Junior aurait acheté, par crédit, une maison. Il l’aurait convoqué et sermonné sur ses capacités financières, puis l’a obligé à la vendre. C’est l’exemple que les Tunisiens voudraient voir BCE suivre.

  • Mieux encadrer, politiquement, son fils avant de le jeter en pâture aux politiciens de tous bords pour arriver à leurs propres fins.

On pourrait être d’avis que BCE est un fin politicien, sans devoir préciser à quelles fins. Il devrait s’appliquer à apprendre les bonnes pratiques à son propre fils, le cadrer lorsqu’il dévie et surtout ne pas prendre publiquement son parti, lorsque tout le monde est d’accord qu’il a gaffé. Le «Smart politicos» ne se transmet pas. Cela s’apprend et tout apprentissage est un long périple semé d’embuches. «Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux », disait Confucius. Platon disait que «la connaissance des mots conduit à la connaissance des choses». Mauvais apprenti, le fils pourrait devenir un cheval de Troie pour d’autres vers le sérail et ses pouvoirs ou devenir la risée des vrais politiciens.

  • Etre le garant de la stabilité et non un facteur de déstabilisation

Depuis son installation à Carthage, le règne de BCE a connu deux chefs de gouvernement. Il avait poussé le 1er (Habib Essid) vers la porte, sous la menace de le traîner dans la boue avant de le réintégrer par la petite fenêtre du poste de Conseiller. Il tente depuis quelques mois de pousser le second aussi vers la sortie. Entre février 2015 et août 2016, l’instabilité politique était devenue la règle et non l’exception. Aucun de ses deux chefs de gouvernement n’a eu le temps de développer un plan de développement économique qui s’étalerait sur la durée de tout son mandat. A peine clôturait-on un budget et une loi de finances sur le fil du rasoir, que les pressions, auxquelles cède assez facilement BCE de part (Partis politiques) et d’autres (UGTT), déstabilisent toute action gouvernementale, impactent les relations de la Tunisie avec ses bailleurs de fonds et mettent chaque jour plus à mal l’autorité de l’Etat et toute son administration. De fait donc, BCE n’a pas su ni pu être le garant d’une quelconque stabilité, politique, sociale ou encore économique. C’est ce qu’il devait pourtant et devrait par contre faire.

  • Faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait

Le 15 décembre 2014 sur les ondes de RTCI (Radio Tunis Chaîne Internationale), Youssef Chahed, qui était alors membre de l’équipe de la campagne de Béji Caïed Essebssi, affirmait que le candidat BCE «se voit avoir un rôle à jouer pour insuffler le développement socioéconomique, et agir pour que le gouvernement réalise les défis économiques (…). Un autre point [Ndlr : du programme du candidat Essebssi] concerne l’éthique et la gouvernance. Ça sera une gouvernance transparente, avec un engagement ferme de publier les comptes du palais de Carthage et transparence au niveau de la gouvernance et du choix» de son équipe.

Dans son actuelle équipe, on ne sait qu’après qui est parti et qui est entré, mais on ne sait toujours pas par quelle magie et pour quelle raison. Dans le budget de la présidence, du temps de Moncef Marzouki, on trouvait le détail de toutes les dépenses. Dans le budget du temps de BCE, c’est le flou des chiffres en gros titres de dépenses. Sinon, on attend et on devra le faire pour longtemps que la Présidence publie ses comptes et de préférence audités.

Ce n’est là qu’un petit exemple de ce que promettait le BCE candidat et de ce que fait le BCE président. Sinon, le candidat avait promis monts et merveilles et un programme économique alléchant échafaudé par des sommités. Sitôt à Carthage, il lui préfèrera le programme du Quartet du «Dialogue national » qui deviendra le «Document de Carthage » et qui enfantera un «Carthage 2», le tout pour seul but, celui d’emboîter la réalisation des programmes des deux chefs de gouvernement aux desiderata de ses propres partenaires dans la gouvernance du pays.

BCE pourrait, et devrait, dans le restant de son mandat, faire ce qu’il dit et dire à son peuple ce qu’il fait, délaisser la langue de bois des communiqués laconiques à propos de ses activités, abolir l’esclavage médiatique, ouvrir les portes du palais à toutes les TV et pourquoi pas au peuple, comme ce qui se fait en France lors des journées du patrimoine, réaliser           ce qu’il avait promis à ses électeurs dans son programme ou laisser à d’autres le soin de le faire.

On pourrait ainsi écrire des tonnes sur ce que devrait faire BCE. Mais ne devrait-il pas déjà essayer de balayer toutes ses déclarations sur Ennahdha qui deviennent en contradiction flagrante avec la politique du consensus qu’il mène et que les Tunisiens et Tunisiennes qui avaient voté pour lui, ne comprennent pas et lui en veulent ainsi qu’à son parti. Il devrait aussi améliorer sa communication et se réconcilier avec une presse qu’il avait maintes fois prise à partie sur des coups de tête, incompréhensibles pour un chef de parti qui doit son ascension à cette même presse. Il devrait être le fédérateur, le président de tous les Tunisiens quel que soit leur parti. Etre le facilitateur du travail du gouvernement auprès du pouvoir législatif en usant mieux du peu de charisme qu’il a et devenir l’homme qui rassemble autour de lui toutes les forces vives de la Nation sur des objectifs de développement et de réussite de la transition politique. Mais on aimerait d’abord et au plus vite qu’il s’attaque à la plus ardue des tâches :

  • Réviser une Constitution que tous accusent de tirer la République en arrière

Prendre son courage à deux mains et imposer, s’il le faut, la mère de toutes les réformes, celle du régime politique en Tunisie où personne ne règne et personne ne dirige. Tout au moins, changer de mode de scrutin, avant la fatale échéance de 2019.

En octobre 2014, Chawki Gaddes disait sur le site de la Fondation Heinrich Böll (fondation politique allemande affiliée au parti Alliance 90 / Les Verts, fondée en 1997, et nommée en mémoire de l’écrivain Heinrich Böll) que «c’est un régime politique où l’équilibre des pouvoirs est loin d’être préconisé » en parlant du régime politique en place en Tunisie depuis 2014.

«On doit très sérieusement penser, spécialistes et acteurs politiques, au changement du mode de scrutin avant les élections législatives et présidentielle de 2019 pour aboutir à un gouvernement de législature pouvant compter sur une majorité cohérente, stable et forte», a préconisé Rafaa Ben Achour, professeur émérite à la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis et juge à la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuple dans une déclaration à l’agence TAP en février 2018.

C’est à tout cela que devrait servir un président de République dans la situation de BCE. En s’affranchissant des contraintes, de la famille d’abord, de son entourage ensuite et de ses partenaires enfin, il pourrait, il devrait même s’y atteler sans coup férir en étant fondamentalement, et uniquement, animé par l’intérêt public. Peut-être arrivera-t-il enfin à laisser un bon souvenir de son passage à Carthage et léguer à la postérité l’image d’un président qui aura tout fait pour y arriver, même s’il n’y réussissait pas.

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Lors d’un conseil ministériel restreint (CMR) tenu ce mercredi 8 août 2018 à la Kasbah pour l’examen de certains dossiers à caractère social, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a ordonné l’intégration de 500 mille femmes rurales dans le plan de couverture sociale, et ce à travers la signature d’un accord garantissant les droits de la femme rurale et le renforcement de ses acquis, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Le chef du gouvernement a également ordonnée de publier au JORT le décret relatif au lancement du Conseil du dialogue social et ce, dans l’objectif de faire de cette instance un levier pour l’encadrement des relations entre les différents partenaires sociaux. Le but est d’en faire une importante structure contribuant à mettre en place un partenariat social réel entre les différents acteurs, indique le même communiqué.

Le décret relatif au lancement du conseil sera publié vendredi prochain au JORT.

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Imed Daïmi, député du Harak Tounés el-Irada, a lancé, ce mardi 19 juin 2018, de graves accusations contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Dans son intervention lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour l’examen du projet de loi n°2017-89 relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, l’élu a fortement critiqué l’action du gouvernement en matière de lutte contre la corruption. “Le gouvernement de Chahed n’est pas sérieux en matière de lutte contre la corruption“, a-t-il déclaré.

Il a dans le même contexte indiqué qu’il avait envoyé plusieurs correspondances à Chahed pour l’alerter sur des cas de corruption et de conflits d’intérêt, mais en vain. “Bien qu’on ait fourni tous les documents accusant certains cadres de corruption, Youssef Chahed n’a pas bougé et n’a pris aucune décision“, a-t-il assuré.

On est allé plus loin en contactant Youssef Chahed pour lui dire que l’un de ses ministres n’a pas déclaré 12 biens, mais encore une fois il ne réagit pas“, a affirmé Daïmi, déplorant l’absence de volonté politique, d’une administration forte et d’un système informatique efficace.

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«Je suis élu par le peuple, dans le respect de la constitution, ce qui me confère une autorité originelle (…). Il est de mon devoir d’imposer le respect de la constitution et je n’ai pas, à ce titre, à recevoir de leçon de personne (…). Le document de Carthage est en fait une ceinture politique pour le gouvernement. Nous considérons que c’est la voie idéale. Les élections de 2014 restent la source. Mais vu le besoin du gouvernement pour un appui politique, nous considérons que c’est une chance d’avoir les organisations nationales de notre côté pour appuyer le gouvernement et nous essayons de trouver les points communs entre ces organisations qui fassent que chacun de sa position appuie le gouvernement». Ainsi s’exprimait le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi (BCE) à l’ouverture de l’avant-dernière réunion des signataires du document de Carthage. Des propos qui appellent pourtant quelques réflexions :

  • BCE est-il le chef de l’Etat qu’il se dit ?

En matière de gestion des affaires de l’Etat, le chef de l’Etat a peu de prérogatives. «Il lui appartient de déterminer les politiques générales dans les domaines de la défense, des relations étrangères et de la sécurité nationale relative à la protection de l’État et du territoire national des menaces intérieures et extérieures, et ce, après consultation du Chef du Gouvernement». Dixit l’article 77 de la constitution dont BCE dit imposer le respect et assure qu’il n’a pas de leçon à recevoir à ce propos. Pour le chef du gouvernement, l’article 91 de la même constitution précise que «sous réserve des dispositions de l’article 77, le Chef du Gouvernement détermine la politique générale de l’État et veille à sa mise en œuvre». Que fait alors cette assemblée dite «Document de Carthage» ?

La réponse n’est un secret pour personne. Elle est en train, pour la seconde fois depuis 2014, de définir la politique générale de l’Etat, presque dans tous les domaines et met au point ce qui est toujours publiquement présenté comme étant la feuille de route du gouvernement, sans que Chahed ait l’opportunité même d’y être simple observateur. Le «Document de Carthage » est en fait en train de jouer le rôle de chef de gouvernement et Youssef Chahed celui de chef bis. Qui gouverne donc en réalité ?

Est-ce BCE et Youssef Chahed ou sont-ce réellement lesdits signataires dudit document de Carthage ? Où est dans tout cela le respect de la Constitution ? Comment dans ce cas, le gouvernement quel qu’il soit, peut-il être responsable d’un programme d’action qui n’est pas le sien ? Nous sommes en fait dans un mode de gouvernance où BCE est le président du conseil d’administration de l’Etat, les signataires du document de Carthage membres du conseil et Youssef Chahed simple DG qui applique ce qu’on lui dit. Président et conseil d’administration ne sont pourtant pas les redevables devant l’ARP. Seul le DG Chahed l’est et en subit toutes les tares et en essuie toutes les insultes. Est-ce le schéma de gouvernance inscrit dans la Constitution ? La réponse est non, Monsieur le Président. Nous disons cela, nous ne disons rien et surtout ne pas donner des leçons au troisième plus vieux chef d’Etat au monde après Mahathir Mohamad de Malaisie et la reine Elisabeth !

  • Ceinture de soutien ou ceinture explosive ?

BCE assurait, vendredi dernier, que ledit document de Carthage est une ceinture de soutien au gouvernement. Décryptons alors sa composition et les positions de chacun par rapport à ce gouvernement.

Il y a d’abord, la centrale syndicale ouvrière et l’organisation syndicale des patrons. Deux organisations aux intérêts diamétralement opposés. Grosso modo, la seconde investit et crée des emplois et la première fait des grèves pour l’obliger à servir toujours plus de salaires. Et si l’Utica n’arrive pas à avoir une position constante par rapport au gouvernement qui l’assomme de mesures fiscales et entend toujours parfois ses revendications et aurait dernièrement demandé le départ de Chahed, l’UGTT ne cache plus sa revendication de changer tout le gouvernement et menace même de quitter le document de Carthage si Chahed est maintenu. L’un comme l’autre ne sont pas ce qu’on pourrait appeler un soutien au gouvernement. Dans l’actuelle conjoncture économique et financière et les réformes qu’elle impose, ce sont même ses adversaires.

Il y a ensuite, les deux organisations, des agriculteurs et des femmes. Deux organisations de peu de poids sur l’échiquier politique tunisien, bien que l’Utap soit pour le maintien de Chahed.

  • Nidaa et Ennahdha, de véritables bombes humaines du gouvernement

Il reste l’essentiel. D’abord le parti Nidaa Tounes dont est issu le chef du gouvernement et celui au nom duquel, constitutionnellement, il gouverne. Or, Nidaa n’a presque jamais été content du chef du gouvernement, l’a même officieusement dénigré, a très peu applaudi à ses actions et vient récemment, à travers le fils du chef de l’Etat et dirigeant de son parti, officiellement de demander son départ. Nidaa Tounes est donc loin, très loin, d’être considéré comme un soutien politique au gouvernement de Youssef Chahed.

Reste Ennahdha. Ce parti, dont le chef est antérieurement signataire du pacte obscur de Paris avec BCE, contrôle déjà de l’intérieur toute l’action gouvernementale. D’abord, à travers ledit document de Carthage. Ensuite, à partir des couloirs même de La Kasbah où il a placé différents conseillers dans des ministères qu’il détient. Mais aussi à travers l’ARP où les deux chefs des deux groupes parlementaires, Soufiene Toubal et Noureddine Bhiri, s’entendent toujours sur toutes les lois à passer au sein de la commission des compromis, avant leur passage au vote et après y avoir introduit les changements qui arrangent les uns et les autres. Et contrairement à Nidaa, Ennahdha s’oppose au départ de Youssef Chahed, à la condition qu’il ne soit pas candidat aux prochaines présidentielles de 2019. Ennahdha pourrait être décrite comme soutien à Youssef Chahed, mais un soutien politiquement louche au vu de la mauvaise image sociétale d’Ennahdha.

La ceinture de soutien politique au gouvernement est ainsi trop hétérogène pour constituer une véritable ceinture de sécurité. Elle a même déjà fait exploser son gouvernement, en délogeant plus d’un ministre qui ne convenaient pas, soit à l’UGTT, soit à Ennahdha, soit même à Nidaa Tounes. Ce n’est plus donc une ceinture de soutien, mais une ceinture explosive et que chacun des trois éléments subversifs essentiels (UGTT, Nidaa et Ennahdha) est capable d’enclencher à tout moment le détonateur !

Khaled Boumiza

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Les signataires du Document de Carthage 2 se réuniront, aujourd’hui, vendredi 25 mai 2018, pour trancher sur le sort du gouvernement et de celui de Youssef Chahed.

Il est à signaler à ce propos que l’UGTT, Nidaa Tounes, l’Union des femmes et l’ULP s’accordent sur la nécessité de changer le gouvernement de Youssef Chahed alors que l’UTICA, Al Massar, Ennahdha, l’UTAP et Al Moubadara rejettent toujours le changement.
Il serait également question, lors de cette réunion, de l’examen du document en question par la Commission des présidents (présidents des partis et des organisations signataires du Document de Carthage) pour adoption.

Rappelons que la Commission des experts du Document de Carthage avait abouti, le 5 mai dernier, à l’élaboration d’un document de plus de 100 points à caractère politique, économique et social. Ce document devrait définir le programme d’action du gouvernement que ce soit avec la présente composition gouvernementale ou après son remaniement.

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Le mouvement Ennahdha, et ce n’est pas nouveau, fait du double langage sur le dossier du départ du chef du gouvernement, qui obsède le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (rappelons que ce dernier n’est toujours pas élu par un Congrès en bonne et due forme et qu’il fuit ce rendez-vous comme la peste, malgré ses promesses). Noureddine Arbaoui, la voix d’Ennahdha au sein de la commission des experts en charge du Document de Carthage, a déclaré ce mercredi 23 mai 2018, sur Express FM, que son mouvement vote pour le maintien de l’équipe gouvernementale. Entendez par là que les islamistes sont contre l’éviction de Youssef Chahed. Sauf que Arbaoui en a rajouté à la confusion ambiante en déclarant dans la foulée qu’il fallait prendre en compte les doléances de Nidaa Tounes – il aurait dû dire Hafedh Caïd Essebsi – et de l’UGTT, qui tiennent à écarter le chef du gouvernement…

«Nous devons trouver un consensus pour préserver la stabilité du pays», a indiqué l’émissaire d’Ennahdha.
Il a tenté de minorer les divergences autour du changement du chef du gouvernement : «nous sommes parvenus à un accord sur 63 points, il n’en reste qu’un, qui devrait être réglé lors de la réunion de la commission des présidents».

Expresso

Suivez Expresso en direct Noureddine Arbaoui

Publiée par Express FM sur mardi 22 mai 2018

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé, jeudi à Menzel Bourguiba (gouvernorat de Bizerte), une série de dispositions visant à garantir l’exploitation des terres domaniales agricoles mises à la disposition des jeunes et des investisseurs et qui permettront de créer des emplois pour 5 à 7 mille jeunes.
En marge d’une visite à la coopérative de production agricole ” Metline ” à Oum El Hani (délégation de Menzel Bourguiba), Chahed a indiqué que le nouveau projet est basé sur le principe de bonne gestion des terres domaniales d’une superficie de 500 mille hectares, dont 300 mille hectares structurés. L’objectif recherché, précise encore Chahed, est de booster l’investissement et garantir de nouvelles opportunités de travail.
Le Chef du gouvernement a en outre précisé que le programme cible les jeunes diplômés du supérieur ainsi que les autres niveaux de formation et les investisseurs. Il exploitera une partie des terres domaniales, soit 45 mille hectares en location, a-t-il encore fait savoir.
Il a en outre ajouté que l’Etat poursuivra l’aménagement et la mise en valeur des terres domaniales afin de leur permettre de créer de la richesse et de la croissance économique et sociale notamment des les régions rurales agricole.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed effectue, ce mercredi 14 mars, une visite au gouvernorat de Sousse dans le cadre de l’inauguration du nouveau siège de la Cour de première instance du tribunal administratif.

Chahed inspectera également le projet de la station d’épuration de la région de Sidi Abdelhamid, rapporte Mosaïque Fm.

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Le ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui,  a déclaré lors d’une conférence de presse tenue ce mardi au Palais du gouvernement à la Kasabah que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, donnera le coup d’envoi de la deuxième tranche des projets relatifs aux logements sociaux (4600 logements) qui seront répartis sur toutes les régions de la République.

Il a ajouté qu’un accord a été signé depuis juillet 2017 et sera examiné bientôt par les députés de l’ARP.

On rappelle que ce programme, qui  a été lancé par le chef du gouvernement, est notamment destiné aux familles de la classe moyenne, dont le revenu oscille entre 4,5 et 10 fois le SMIG.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a présidé ce jeudi 4 janvier 2018 les travaux de la première réunion du Conseil Supérieur de l’Exportation, tenue au CEPEX, en présence de plusieurs membres du gouvernement, du gouverneur de la BCT, du secrétaire général de l’UGTT, de la présidente de l’UTICA et du président de l’UTAP.

Selon un communiqué rendu public par la présidence du gouvernement, Chahed a affirmé que l’exportation demeure une priorité nationale pour l’État afin de résoudre de nombreux problèmes dans le pays, à savoir l’augmentation du taux de chômage, la dépréciation du dinar, le déficit budgétaire….

Youssef Chahed, a ajouté que le gouvernement a fixé des objectifs à court terme visant à atteindre un volume d’exportation de l’ordre de 50 milliards dinars en 2020, ce qui permettra d’accélérer le rythme de la croissance et le développement régional, et ce à travers 20 mesures pour impulser les exportations tunisiennes, lit-on dans ledit communiqué.

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Le chef du gouvernement marocain Saad Eddine El Othmani a promis une refonte du système dans la Fonction publique dès 2018, arguant que les fonctionnaires pesaient trop sur le budget de l’État,rapporte le site d’inforamtion marocaine Telquel.ma.

Il a ajouté que les salaires du public ont englouti en 2017 quelque 106 milliards de dirhams contre 66 milliards en 2006. Mais il y a une autre “aberration” à laquelle le gouvernement veut mettre fin, ou qu’il espère au moins atténuer. Le salaire moyen dans la Fonction publique représente 1,57 fois le salaire moyen dans le secteur privé alors que ce rapport est de 0,7 dans l’Union européenne et l’Asie centrale et 1,3 dans la région MENA.

El Othmani relève en outre que les salaires du public se déclinent en indemnités à hauteur de 72% alors que le salaire de base n’y représente que 28%. Pour les détails, le salaire minimal dans la Fonction publique est passé de 1.586 dirhams en 2007 à 2.800 en 2011 et à 3.000 dirhams depuis 2014. Dans le secteur privé, Saad Eddine El Othmani a expliqué que le SMIG a augmenté de 15% et 10% respectivement en 2011 et 2014, détaille encore la même source.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a demandé aux ministres de lui fournir, dans un délai ne dépassant pas le 26 décembre courant une évaluation exhaustive des activités des différents départements au titre de 2017.
Il s’agit d’une note de synthèse devant comporter les réalisations accomplies ainsi que les difficultés ayant accompagné l’exécution des politiques et programmes publics.
Dans une circulaire publiée au cours des derniers jours, Chahed exhorte les membres du gouvernement à mentionner dans ce document, indicateurs à l’appui, les réalisations quantitatives et qualitatives accomplies dans leur secteur d’activités respectif et les mesures à prendre, à l’avenir, pour remédier aux lacunes enregistrées.
L’évaluation des activités des différents ministères et du niveau d’atteinte des objectifs tracés aide à projeter les perspectives de l’action gouvernementale, peut-on lire dans le texte de la circulaire qui est disponible sur le Portail national de l’information juridique.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé, ce jeudi 30 novembre 2017, en marge de sa visite à Kairouan, la mise en place d’une nouvelle vision de développement stratégique au profit de ce gouvernorat, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Cette stratégie est basée sur 4 principaux axes :

– Élever les indicateurs du développement humain au niveau national

– Faire de ce gouvernorat un pôle économique basé sur l’agriculture et les industries manufacturières et traditionnelles

– Améliorer l’infrastructure, rapprocher les équipements publics et soutenir la représentativité administrative dans la région

– Faire de Kairouan un pôle culturel, touristique et religieux

Le chef du gouvernement a également décidé de prendre un certain nombre de mesures urgentes et extraordinaires en faveur de cette région et l’ouverture de crédits immédiats au profit de ses habitants.

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La députée de Nidaa Tounes et membre de la commission des affaires des Tunisiens à l’étranger, Wafa Makhlouf, a démenti toute initiative de la part du parti pour éjecter le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Dans une déclaration à Africanmanager, Wafa Makhlouf a assuré que Khaled Chawket, qui a propagé le bruit à travers un document appelant Chahed à démissionner, ne représente que lui-même.

Le chargé de communication au sein de Nidaa Tounes, Foued Bouslama, a également démenti dans une déclaration accordée ce vendredi 17 novembre 2017 à Africanmanager ces rumeurs.

Bouslama a, dans ce contexte, précisé que le parti est attaché au chef du gouvernement d’union nationale, affirmant que les déclarations qui ont été faites par certains leaders nidaïstes ne reflètent nullement la position du parti.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed a donné des instructions aux autorités régionales pour lancer immédiatement des campagnes de lutte contre l’installation des étals anarchiques et le commerce parallèle, rapporte la TAP, citant une source proche du gouvernement.

Cette décision a été prise au terme d’une réunion du chef du gouvernement avec le bureau exécutif de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTAP), présidé par Widad Bouchamaoui, consacrée au secteur du textile, du cuir et des chaussures.
Ces campagnes ont été lancées dès samedi soir, précise la même source.

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L’ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a révélé lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 03 mars que les dettes de l’un des importateurs tunisiens ont dépassé 200 millions de dinars.

Il a également affirmé qu’il a présenté une liste nominative des commerçants qui n’ont pas payé les taxes et les frais douaniers au chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais que ce dernier n’a rien fait pour les poursuivre.

Sur un autre volet, il a déclaré qu’il a découvert un réseau de trafic de corail algérien à partir des ports tunisiens et qu’il a dénoncé un des contrebandiers auprès du chef du gouvernement, mais il s’est assis sur le dossier…

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Selon un communiqué rendu public ce vendredi par la présidence du gouvernement, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a donné des instructions pour assurer la bonne gestion des biens confisqués et la préservation des emplois dans les entreprises qui seront prochainement cédées, à l’instar des médias confisqués.

Chahed a également appelé la ministre des Finances à tenir des réunions avec la commission nationale de gestion des biens confisqués.

Il a, en outre, insisté sur la mise en place d’une stratégie précise visant à résoudre les divers problèmes et à garantir les moyens efficaces pour une meilleure gestion prenant en compte le fait qu’il s’agit de biens appartenant à l’État, a ajouté la même source.

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“Il semble que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, subit les pressions de son entourage, au sein du pouvoir et en dehors, au sein des administrations et certains ministères, et c’est à partir de cette logique qu’il est appelé à trouver un consensus”. C’est ce qu’a déclaré Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février 2017.

Mises à part ces pressions, Tabib a souligné l’existence d’autres contraintes empêchant Chahed de lutter efficacement contre la corruption, faisant toutefois remarquer que ces contraintes leur échappent. 

Dans un message adressé au chef du gouvernement, Chawki Tabib a dit : “Il ne faut pas prendre en considération ces contraintes. Nous sommes dans une guerre contre la corruption, il faut y aller frontalement, aux côtés de l’instance, la justice et la société civile. C’est une guerre qui ne tolère pas l’hésitation”, a-t-il dit.

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On l’attendait dans un communiqué officiel, publié par voie de presse, elle préfère les réseaux sociaux pour s’exprimer sur la crise qui secoue Nidaa...

INTERVIEW

Le PDG de la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), Béchir Irmani a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

"Room2Run", une cagnotte de 1 milliard $ pour financer le développement

La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la Commission européenne (http://EC.Europa.eu/growth/industry/innovation/funding/efsi_en), Mariner Investment Group (www.MarinerInvestment.com), LLC (Mariner), Africa50  (www.Africa50.com) et Mizuho International plc (www.Mizuho-EMEA.com) annoncent...

Reseaux Sociaux

SPORT

Programme de la première journée de la ligue 2 du football professionnel, qui sera disputée samedi 22 et dimanche 23 septembre courant à partir...