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C’est le sénateur républicain de l’Arizona John McCain, un “ami” de la Tunisie, qui l’a dit : Le projet de loi américain de finances pour l’exercice 2018, dont une disposition prévoit une importante réduction de l’aide militaire et économique accordée au berceau du printemps arabe, ne sera pas avalisé par le Congrès américain. «Républicains et Démocrates au Congrès américain ne voteront pas une loi dans le sens d’une diminution de l’aide économique à la Tunisie», a-t-il martelé.

Le sénateur américain a tenu ces propos mardi 11 juillet 2017 en marge d’une rencontre-débat organisée à la «Heritage Foundation», avec comme thème «Partenariat stratégique entre les Etats-Unis et la Tunisie en tant qu’élément de la stabilité régionale». C’était en présence du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed.

Nous appuierons la Tunisie. Le monde a besoin de voir cette nation réussir sa transition démocratique. Les jeunes Tunisiens sont un modèle, ils sont brillants et nous devons les encourager”, ajouté le républicain.

Pour rappel, l’administration Trump envisage de raboter l’aide accordée à la Tunisie, durant l’exercice financier 2018, pour ne verser que 54,6 millions de dollars (133,5 MDT), soit une baisse de 85,8 millions de dollars (209,8 MDT) par rapport à l’année 2017.

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Ce n’est pas uniquement chez lui que le président américain s’arrange pour s’attirer des foudres de plus en plus violentes. Le monde, surtout les alliés des Etats-Unis, ne sont pas épargnés, sauf manifestement Israël, assuré d’une enveloppe d’aide qui ne change pas et dans une bien moindre mesure l’Egypte qui voit celle de l’assistance à la sécurité passer de 143 millions de dollars à 75 millions $ au titre de l’exercice 2018 dont le projet est soumis par l’administration Trump au Congrès.

L’administration américaine sous Donald Trump ne croit pas beaucoup au « soft power » (la puissance douce), une expression qui désigne l’arsenal non-coercitif de politique étrangère d’un pays, notamment la diplomatie et l’aide étrangère. Cela est particulièrement manifeste dans le projet de budget proposé par le président américain pour l’exercice 2018. La Maison Blanche veut réduire l’aide étrangère des États-Unis de plus de 30% par rapport à l’exercice 2016, de 23,2 milliards $ à 15,4 milliards $. Elle veut faire des coupes claires dans le financement des activités du Département d’Etat américain pour le ramener de 55 milliards $ en 2016 à 40 milliards $.

Le plus choquant, et sans doute le plus révélateur du mépris de l’équipe de Donald Trump pour l’aide étrangère, a été la réduction de l’aide américaine à la Tunisie, une « success story » prometteuse mais encore fragile, selon le Middle East Online qui reprend un article du détenteur de la chaire professorale de politique mondiale et de sécurité à l’université de Georgetown à Washington, Mark Habeeb. Si la Maison Blanche parvenait à ses fins, l’aide à la sécurité de la Tunisie plongerait de 82 millions $ à 15 millions $ et l’aide économique baisserait d’un tiers.

Le Liban se voit infliger à son tour une aussi grande coupe au titre de l’aide à la sécurité, une réduction de 82%, tout comme l’Irak et Bahreïn (plus de 80% chacun). L’Irak, cependant, bénéficierait d’une augmentation de l’aide économique de 122 millions $ à 300 millions $. Le gouvernement reconnu par l’ONU en Libye devrait recevoir davantage d’aide économique. L’enveloppe de l’aide économique et sécuritaire de la Jordanie sera, elle, rabotée de plus de 20%.

La Maison Blanche n’en fera pas à sa tête

Cependant, la Maison Blanche ne pourra pas en faire à sa tête. Le Congrès américain fixe le budget final des États-Unis et définit les niveaux des dépenses pour les programmes à travers l’enveloppe des crédits annuels et les membres du Congrès des deux partis ont clairement fait savoir que les réductions proposées par Trump en matière d’aide étrangère sont vouées à l’échec.

Le sénateur américain Bob Corker, un républicain du Tennessee qui est président du comité des relations étrangères du Sénat, a annoncé au cours d’une audience que « le budget qui a été présenté ne va pas être celui auquel nous allons avoir affaire ». Dans un reproche à l’administration, Corker a ajouté que « ce serait une perte de temps » d’examiner même les propositions du président « parce que ce n’est pas la chose qui va arriver. »

 Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, dans sa déposition devant le Sénat, a affirmé que, malgré la réduction des fonds, les Etats-Unis « continuent d’être le leader en matière de développement international, de santé dans le monde, de démocratie, de bonne gouvernance et d’action humanitaire ». Les sénateurs des deux partis ont exprimé leur scepticisme quant à la façon dont les Etats-Unis pourraient maintenir le leadership mondial sur ces questions sans consacrer des fonds à cet effort.

Le sénateur Ben Cardin, un démocrate du Maryland, a déclaré que la proposition de la Maison Blanche en elle-même a eu un « impact dissuasif » sur les diplomates et les responsables de l’aide étrangère et a envoyé le mauvais message au reste du monde sur le leadership des États-Unis. « Je suis profondément préoccupé par l’approche de votre administration qui n’adjuge pas l’Amérique d’abord, mais laisse plutôt l’Amérique seule», a dit Cardin Tillerson. Il a affirmé que le Congrès élaborerait son propre budget qui ne serait pas proche de celui proposé par la Maison Blanche.

Une demande « dangereuse et irresponsable »

Mais le critique le plus virulent de l’administration Trump était le sénateur Lindsey Graham, républicain de la Caroline du Sud qui ne s’est pas fait faute de s’en prendre à Trump au sujet d’un certain nombre de questions. Graham, qui est président du sous-comité de la Commission des crédits du Sénat pour les opérations à l’étranger, s’est lâché contre l’administration pendant près de 15 minutes alors que son staff a présenté de nombreux graphiques et tableaux mettant en relief les effets des réductions proposées par l’administration.

« Je veux que le pays sache que cette demande budgétaire est dangereuse et irresponsable en matière de soft power », a déclaré Graham. « Ce compte budgétaire est durement touché non pas en raison d’un contrôle exercé sur la façon dont le Département d’Etat fonctionne, mais [en raison de] de pressions budgétaires. »

Compte tenu de l’opposition des deux partis aux niveaux de financement proposés par l’administration, il est fort probable que le Congrès en augmente le volume lors de l’adoption de la version finale du projet de loi sur les crédits alloués aux opérations à l’étranger. On sait moins comment seraient affectés les fonds supplémentaires supérieurs aux demandes de l’administration, bien que des réductions de l’aide à Israël soient tout sauf impossibles à imaginer.

Les réductions drastiques proposées par l’administration peuvent refléter simplement la façon dont Trump aime négocier: faire des demandes outrageantes sachant que l’accord final tiendra du compromis. Ainsi, bien que le Congrès ait rejeté catégoriquement la position initiale de Trump, il est presque certain que l’enveloppe finale contiendra des réductions, mais dans certains cas substantiels, conclut le Middle East Online.

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Demain dimanche 11 septembre sera commémoré le quinzième anniversaire des terribles attentats de New-York. Le Congrès américain a choisi cette date pour se rappeler au bon souvenir de l’Arabie saoudite. En effet les élus ont voté une loi ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre Riyad. Les proches des victimes des attentats ne vont pas se gêner !

La loi Justice Against Sponsors of Terrorism (Jasta) a été adoptée à l’unanimité par la Chambre des représentants, dominée par les républicains, quatre mois après son passage devant les sénateurs, majoritairement républicains aussi. Le symbole est fort et les enjeux très importants. Reste que le président Obama, un démocrate, pourrait bloquer le texte au motif qu’il transgresse le principe d’immunité judiciaire des Etats. Toutefois l’affaire semble bien engagée pour les républicains puisque le véto d’Obama pourrait être cassé par deux tiers des voix des élus. Si les choses en arrivaient là, sénateurs et représentants administreraient un sérieux camouflet à Obama, à quelques mois de son départ de la Maison Blanche…

Pour rappel, quinze des 19 auteurs des attaques du 11-Septembre à New York et Washington étaient de nationalité saoudienne. Mais pour le moment, aucune des enquêtes américaines n’a pu établir la responsabilité des autorités saoudiennes dans cette affaire. Même les fameuses 28 pages classées « secret défense » ne contiennent pas d’élément tangible sur l’implication de Riyad.

D’après le New York Times, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Joubeir, avait menacé des élus américains, en mars dernier, de répliquer sévèrement si la loi sur les poursuites judiciaires passe. C’est chose faite, reste à savoir si les Saoudiens oseraient aller jusqu’à secouer l’économie des USA en écoulant les 750 milliards de dollars en bons du Trésor américain et autres actifs américains. Riyad, protégé par les Américains, notamment face aux velléités d’un Iran revenu dans le concert des nations et plus ambitieux que jamais, aurait également beaucoup à perdre s’il mettait en difficulté Washington…

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a reçu, samedi, une délégation de huit parlementaires démocrates et républicains du Congrès américain, conduite par le député du parti républicain, membre de la commission ” Partenariat pour la démocratie ” Vern Buchanan.
A l’ordre du jour de la rencontre, la coopération tuniso-américaine dans différents domaines et les moyens de la consolider et de la promouvoir davantage. La rencontre a été également l’occasion d’évoquer plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Au cours de la rencontre, Khemaies Jhinaoui a passé en revue les principales étapes franchies par la Tunisie sur la voie de la transition démocratique, ainsi que les réformes sectorielles et structurelles engagées, s’agissant notamment du code de l’investissement et du secteur bancaire.
Le ministre a affirmé le souci de la Tunisie de consacrer les principes de transparence et de bonne gouvernance, soulignant les besoins du pays en termes d’appui “exceptionnel” de la part de ses partenaires et amis dont les Etats-Unis d’Amérique pour faire face aux défis économiques et sécuritaires. Jhinoui a, par ailleurs, informé les membres de la délégation des préparatifs en prévision de la Conférence internationale sur l’investissement prévue les 29 et 30 novembre prochain, les invitant à inciter le milieu des affaires et de la finance américain à participer à cette conférence.
De leur côté, les députés du Congrès américain ont salué l’expérience démocratique tunisienne naissante, faisant part de leur disposition à soutenir la Tunisie en cette phase historique afin qu’elle puisse parachever son processus démocratique, assurer sa relance économique et combattre l’extrémisme et le terrorisme, indique-t-on de même source.
Les congressistes américains ont ajouté que leur visite en Tunisie reflète la volonté du Congrès américain de consolider la coopération avec l’Assemblée des représentants du peuple dans le cadre du ” Partenariat pour la démocratie “, de manière à diversifier la coopération parlementaire entre les deux pays.

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Le Congrès américain a fixé une audience pour mercredi 4 décembre 2013 à 14H00 (heure US) pour discuter du cas de la Tunisie

Le Congrès américain a fixé une audience pour mercredi 4 décembre 2013 à 14H00 (heure US) pour discuter du cas de la Tunisie, trois ans après la Révolution et sa transition qui est à la croisée des chemins.

Cette audience doit porter principalement sur le blocage politique en Tunisie et les conséquences qui peuvent en découler pour les intérêts américains dans la région.

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