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Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est préoccupé de l’évolution rapide de la situation humanitaire dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC).

Le HCR redoute que les retours massifs de réfugiés congolais de l’Angola, observés au cours des deux dernières semaines, puissent déboucher sur une crise humanitaire.

D’après certaines estimations rapportées par le HCR, près de 200.000 Congolais auraient traversé la frontière avec le Kasaï ces derniers jours.

« Les autorités congolaises estiment que ses ressortissants sont arrivés dans la seule province du Kasaï, et que le nombre d’arrivées dans la province voisine du Kasaï Central est supérieur », a déclaré le porte-parole du HCR.

Selon Babar Baloch, ces dizaines de milliers de Congolais ont été refoulés à la suite d’un ordre d’expulsion des autorités angolaises visant les migrants.

Des opérations de police visant les migrants en situation illégale sont menées ces dernières semaines en Angola, notamment dans la province angolaise de Lunda-Norte. Le HCR précise que les Congolais travaillaient dans le secteur minier informel, au nord-est de l’Angola.
Les expulsions ne se font pas sans heurts

Mais ces expulsions ne se font pas sans heurts. Des affrontements violents auraient eu lieu quand des forces de police ont tenté de faire respecter ces ordres d’expulsion « Nous avons entendu des plaintes pour violences, y compris violences et harcèlement sexuels, fouille corporelle et vol de biens personnels, de la part des forces de sécurité des deux côtés de la frontière », a souligné Babar Baloch.

Par ailleurs, « le délai de mise en conformité avec cette ordonnance ayant expiré hier lundi 15 octobre 2018) », des milliers de rapatriés pourraient encore se trouver du côté congolais de la frontière.

Selon le porte-parole du HCR, différents postes frontaliers sont utilisés par ces Congolais. Avec des arrivées quotidiennes de plus en plus nombreuses, des milliers de personnes seraient bloquées à la frontière et à proximité, avec des moyens limités pour se rendre à leur lieu d’origine.

« Les tensions ethniques sont encore vives depuis le conflit du Kasaï en 2016 et 2017 » – Babar Baloch, porte-parole du HCR

En outre, beaucoup risquent de rencontrer des difficultés en raison des destructions causées par le récent conflit dans la région. « Les tensions ethniques sont encore vives depuis le conflit du Kasaï en 2016 et 2017 », a relevé le porte-parole du HCR qui rappelle que la ville frontalière de Kamako, dans la province du Kasaï, est surpeuplée de personnes passant la nuit à l’extérieur, dans des familles d’accueil, dans des églises et dans la rue.

Le HCR est également préoccupé par les informations selon lesquelles que parmi les nouveaux arrivants, il y aurait peut-être un petit nombre de réfugiés emportés par ces opérations de retours massifs et contraint de rentrer en RDC. Pour le moment, le HCR essaie de vérifier de telles informations et effectue d’ailleurs un filtrage des migrants de retour à la frontière, en étroite collaboration avec le gouvernement angolais, afin d’empêcher les retours forcés de réfugiés.
Assurer un mouvement de population sûr et ordonné

Face au risque d’une nouvelle crise humanitaire au Kasaï, le HCR appelle Luanda et Kinshasa à travailler ensemble « pour assurer un mouvement de population sûr et ordonné ».

« Sans cette coopération, les retours pourraient facilement créer une crise humanitaire dans la région déjà fragile du Kasaï », met en garde le HCR qui rappelle aussi que « les expulsions massives sont contraires aux obligations découlant de la Charte africaine. « Nous demandons aux deux parties de respecter les droits fondamentaux des personnes concernées », a déclaré Babar Baloch.

En attendant, les équipes du HCR travaillent actuellement avec d’autres démembrements des Nations Unies et d’autres partenaires de la région pour évaluer les besoins humanitaires et s’efforcer de prendre en charge les personnes les plus à risque, y compris les enfants non accompagnés.

Selon l’agence onusienne, les nouveaux arrivants ont besoin de nourriture, d’eau, d’un abri et d’autres services de base à la frontière et une fois arrivés dans leurs villages d’origine. Pour le porte-parole du HCR, ces retournés d’Angola ont surtout besoin de se rendre chez eux. Avec cette détérioration de la situation, les autorités locales de la région ont d’ailleurs demandé une aide internationale.

A noter que l’Angola accueille actuellement quelque 68.000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires de RDC.

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L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner, et le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, appellent les partenaires nationaux et internationaux à renforcer leurs efforts conjoints pour venir en aide aux populations de la région du Nord-Est du Nigéria affectée par les conflits dans les états de Borno, Adamawa and Yobe, tout en accélérant le rétablissement des moyens de subsistance.

Au cours d’une visite officielle conjointe de deux jours au Nigeria, les hauts responsables de l’ONU ont rencontré le ministre des Finances, Zeinab Ahmad, des ministres et des hauts fonctionnaires. Le 6 octobre, ils ont visité des projets dans la ville de Bama et dans la communauté de Ngwom dans l’État de Borno, le plus touché par le conflit depuis près de dix ans. À Ngwom, où des travailleurs humanitaires et des acteurs du développement fournissent une assistance vitale et mettent en œuvre des programmes de développement, les deux responsables ont entendu des témoignages de personnes touchées par la crise du bassin du lac Tchad, qui tentent de reconstruire leur vie.

« Nous sommes attachés au Nigéria et à son peuple », a déclaré M. Lowcock. « Nous sommes ici pour appuyer le leadership du gouvernement dans la recherche de solutions dans le nord-est. L’aide humanitaire ne peut être qu’une solution temporaire. Je suis heureux d’être ici avec l’Administrateur du PNUD pour que les efforts humanitaires et de développement s’unissent afin de sauver des vies, de stabiliser la situation, de reconstruire la vie des communautés pour l’avenir. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher cette crise de perdurer pendant des années.

« Nous avons une occasion unique d’apporter un soutien et des solutions qui fassent une réelle différence pour les communautés du nord-est du Nigéria », a déclaré M. Steiner. « Pour aider les personnes touchées par la crise, nous devons travailler ensemble – organisations humanitaires et organisations de développement – pour faire face aux besoins humanitaires immédiats et aux causes profondes de la crise. »

Le Gouvernement nigérian a lancé des initiatives de redressement et mis en œuvre des moyens importants en vue d’une stabilisation rapide dans le nord-est du pays. Les activités de relèvement rapide et de subsistance mises en œuvre par les agences des Nations Unies et les ONG internationales et locales visent à s’attaquer aux causes sous-jacentes du conflit, à jeter les bases d’un développement durable et à éviter la dépendance à l’aide.

La crise humanitaire dans le nord-est du Nigéria s’est étendue à la région du lac Tchad. Cette crise est aujourd’hui l’une des plus graves au monde, avec 7,7 millions de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire dans les états les plus touchés, à savoir Borno, Adamawa et Yobe. La sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle sont extrêmement fragiles dans le nord-est du pays, notamment en raison de la forte dépendance vis-à-vis de l’aide, aggravée par le manque d’accès à la terre ou à d’autres moyens de subsistance. On estime que jusqu’à 3 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire critique. Près d’un million d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent de malnutrition aiguë, dont 440 000 sont atteints de malnutrition aiguë sévère.

Cette visite fait suite à une conférence internationale des donateurs qui s’est tenue à Berlin au début du mois de septembre, au cours de laquelle des donateurs internationaux ont annoncé une contribution de 2,5 milliards de dollars américains pour des projets humanitaires, de stabilisation et de relance dans la région du lac Tchad.

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À la suite des consultations de paix qu’il a convoquées la semaine dernière à Genève, l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a indiqué au Conseil de sécurité qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit « une mission aisée ».

« La guerre a connu une escalade sur tous les fronts. Le degré de confiance est au plus bas et les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître », a déclaré M. Griffiths aux membres du Conseil par visioconférence depuis Amman, en Jordanie.

Si les parties au conflit sont piégées dans « un cycle vicieux de violence », le peuple yéménite, à l’inverse, aspire à une solution politique pacifique pour mettre fin à la guerre et avoir un gouvernement qui puisse satisfaire ses besoins fondamentaux, a expliqué M. Griffiths, faisant état de la « course contre la montre pour sauver ce qui reste des institutions publiques » du pays.

En dépit du fait que l’une des parties était absente aux consultations à Genève, l’ONU a pu quand même pu relancer le processus politique, a assuré l’Envoyé spécial. « J’étais tout aussi déçu que vous de ne pas avoir pu amener la délégation de Sana’a à Genève et j’espère que cela ne se reproduira plus », a-t-il ajouté.

Le processus politique yéménite connaîtra des hauts et des bas, a prédit M. Griffiths. Cela ne démontre pas forcément que la situation politique et militaire n’est pas propice à des consultations officielles. « Certes, ce processus n’est pas facile. Il faut de la volonté politique, de la détermination et l’engagement de tous les acteurs, y compris des membres du Conseil de sécurité », a-t-il recommandé.

« Je vois mon rôle comme un travail aux côtés des parties pour comprendre leurs préoccupations », a indiqué l’Envoyé spécial. Mon rôle, a-t-il précisé, est de les encourager tout en leur rappelant la nécessité de respecter leurs obligations et leurs responsabilités vis-à-vis du peuple yéménite et de la communauté internationale.

Le déclin économique plonge de plus en plus de Yéménites dans la pauvreté

Les parties ne doivent pas se laisser entrainer dans de nouveaux affrontements militaires de grande envergure, a mis en garde M. Griffiths. Il s’est notamment dit préoccupé par les attaques des forces Ansar Allah contre l’Arabie saoudite et en Mer rouge.

En outre, le déclin économique au Yémen plonge de plus en plus de personnes dans la pauvreté et risque de déclencher un conflit dans le sud. Les manifestants dans les gouvernorats du sud ont exprimé leurs préoccupations quant à la fourniture des besoins de base. Il faut entendre les voix du sud du pays, a fait valoir l’Envoyé spécial.

M. Griffiths a indiqué qu’il allait continuer ses discussions dans le cadre d’une série de visites ces prochains jours, dans le but de réaliser des progrès tangibles en s’appuyant sur les discussions de Genève et les principales mesures de renforcement de la confiance, dont l’échange de prisonniers et l’ouverture de l’aéroport de Sana’a. Il a dit souhaiter un engagement fort des parties de poursuivre les consultations.

L’Envoyé spécial prévoit également de rencontrer plusieurs acteurs du sud du pays pour trouver un accord sur leur participation au processus politique, processus au sein duquel les femmes ont un rôle à jouer, l’inclusivité étant cruciale.

Ce chemin vers la paix ne sera pas linéaire, a insisté M. Griffiths. « Il n’est pas surprenant que certains trouvent difficile d’y participer », a-t-il dit. « Avancer vers la paix est urgent à présent, c’est là une leçon que l’on tire de Genève ».

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Le Groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a appelé à l’accroissement du soutien financier et des autres ressources pour mettre fin au conflit armé au Tchad et dans les pays avoisinants ainsi que pour mettre un terme aux violations des droits de l’homme commises par différents acteurs dont certains sont des combattants étrangers et de présumés mercenaires.

Ces violations comprennent notamment des exécutions et des actes torture. Davantage de ressources permettra également d’aider des millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire en raison des combats.

Dans une déclaration, au terme d’une visite d’une durée de 9 jours dans le pays, les experts de l’ONU affirment que les activités des groupes armés, dont Boko Haram notamment, ont provoqué une crise humanitaire majeure et qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient placés au centre des efforts pour les combattre.

« Boko Haram a détruit des communautés qui vivaient dans la région du lac

Tchad depuis plusieurs années et qui en tiraient leur moyen de subsistance. Ils ont tué près de 30 000 de personnes, causé le déplacement interne de près de 2 millions d’individus et ont laissé près de 10 000 millions de personnes dans un besoin urgent d’assistance humanitaire,» a déclaré Patricia Arias, membre de la délégation du Groupe de travail.

« Les violations des droits de l’homme enregistrées qui ont été infligées à la population locale y-compris aux femmes et aux enfants comprennent notamment des exécutions, des actes de torture et des enlèvements. Les femmes ont plus particulièrement été victimes de violences sexuelles et ont été utilisées en tant que kamikazes » a-t-elle affirmé.

«La région du lac Tchad, qui est maintenant le centre des attaques et violences de Boko Haram, est au cœur d’une crise humanitaire de grande ampleur affectant non seulement le Tchad mais les pays avoisinants en l’occurrence le Cameroun, le Niger et le Nigéria. Mais le pays entier fait également face au défi que représente un certain nombre de conflits armés dans lesquels des combattants étrangers et des mercenaires sont engagés » a-t-elle ajouté.

Les experts ont indiqué que plusieurs personnes ont été recrutés de force au sein de Boko Haram y-compris des ressortissants qui proviennent des pays qui bordent le lac Tchad. Néanmoins, ils ont noté que des mercenaires en provenance de l’extérieur de la région, auraient également rejoint le groupe dans le but de fournir des formations, d’après certaines informations.

Les experts des Nations Unies ont mentionné que la compréhension des motivations des personnes qui rejoignent les groupes extrémistes et s’engagent dans des activités mercenaires est essentielle. Plus de la moitié de la population du Tchad a moins de 18 ans et environ 40% vit dans la pauvreté.

“Avec un taux de pauvreté aussi élevé, il y a de sérieux risques que les jeunes rejoignent des groupes tels que Boko Haram ou Daesh en vue d’obtenir des gains financiers ou matériels. Dans la région du lac Tchad, région où se trouvent certaines des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées, le risque est encore plus élevé” a déclaré Mme Arias.

Néanmoins, le Groupe de travail a clairement spécifié que les menaces sécuritaires ne sont pas uniquement centrées sur la région du lac Tchad. Dans le nord, le conflit impliquant Daesh en Libye a accentué les préoccupations et ce, plus particulièrement à la suite de sa récente alliance avec des éléments de Boko Haram.

À l’est, le conflit au Soudan a entraîné l’afflux de réfugiés dans le pays, alors qu’au sud, le conflit en République centrafricaine a eu le même effet. Au cours de cette visite, certains ont décrit le Tchad comme « une île entourée d’un océan de guerres » ont noté les experts.

Les activités criminelles transfrontalières menées par des groupes armés sont répandues dans certaines parties du pays étant connues comme des «no man’s land» constituant de vastes zones fournissant des routes de passage pour le trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains.

En raison de la violence et des conflits armés, le Tchad accueille plus de 400 000 réfugiés. De plus, près de 70 000 ressortissants tchadiens sont retournés, la plupart en provenance de la République centrafricaine, et se trouvent sur divers sites à travers le pays, y compris à N’Djamena.

“La situation humanitaire associée aux menaces sécuritaires est tout simplement accablante” a déclaré Saeed Mokbil, un membre du Groupe de travail. « A N’Djamena, les attaques à la bombe de 2015 par Boko Haram et les incidents des rébellions armées internes ont mis en lumière la volatilité de la situation dans le pays. » a-t-il souligné.

Les mesures de sécurité sont essentielles, mais elles doivent être mise en œuvre en conformité avec les standards de droits de l’homme. Cela comprend la nécessité de veiller à ce que les personnes qui sont arrêtées en raison de leur lien présumé avec des groupes armés tels que Boko Haram ne soient pas détenues sans garanties procédurales. Le Groupe de travail exhorte le gouvernement à s’assurer que les droits de l’homme y-compris le droit à un procès équitable pour les détenus se trouvant dans des endroits comme Koro Toro, soient pleinement respectés.

« La promotion du développement, la réduction de la pauvreté, la construction de la paix et de la cohésion sociale sont des éléments importants en vue de fournir des solutions durables à la population locale. Cela nécessite un important soutien régional et international. Les agences humanitaires ont sérieusement besoin de davantage de ressources et de financement afin de mener à bien les programmes essentiels destinés à soutenir les populations affectées » a affirmé M. Mokbil.

Le Groupe de travail s’est félicité des initiatives positives qui ont été mises en œuvre par les autorités tchadiennes, notamment la ratification de la Convention de l’OUA sur l’élimination des mercenaires en Afrique. Un nouveau code pénal, qui a été adopté l’année dernière comporte une disposition qui criminalise le mercenariat. À ce jour, aucune poursuite n’a été intentée en vertu de cet article du code.

Les membres de la délégation ont tenu des réunions à N’Djamena et se sont rendus sur le site de Gaoui où se trouvent des retournés et réfugiés. Ils ont rencontré des représentants du Gouvernement, des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile, des victimes de violations des droits de l’homme ainsi que des représentants de différentes agences des Nations Unies.

Le groupe de travail présentera le rapport de sa visite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2018.

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528 millions de dollars, c’est le montant des promesses de dons recueillies vendredi 13 avril 2018 à Genève, en Suisse, lors d’une conférence internationale pour venir en aide à la République démocratique du Congo. A noter que les autorités du pays ont boycotté la rencontre, au motif qu’elles n’ont pas été associées à son organisation. Cela ne les a pas empêchées de manifester leur satisfaction. Léonard She Okitundu Lundula, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, a confié ceci au site Actualite.cd : «Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes».

Par contre les organisateurs (Nations unies, Union européenne, Pays-Bas) escomptaient un montant beaucoup plus important : Entre 1,7 et 2,2 milliards de dollars pour secourir 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés, d’après les Nations unies (Kinshasa soutient qu’ils ne sont pas plus de 230.000).
L’ONU et les ONG avancent le chiffre de «7,7 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et plus de deux millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère», rapporte Jeune Afrique.
«Nous sommes déçus que trop peu de pays envoient un vrai message d’espoir aux millions de Congolais qui ont désespérément besoin d’aide», a déclaré le secrétaire général d’une ONG norvégienne active en RDC.
Quant au chef du département des Nations unies en charge de l’humanitaire, Marck Lowcock, il se dit «content» des retombées de cette conférence qui a mobilisé 54 pays.

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Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a appelé une nouvelle fois la communauté internationale à se montrer généreuse en finançant l’assistance humanitaire pour les millions de Yéménites affectés par une situation catastrophique.

« Je réitère la déclaration du Secrétaire général saluant le milliard de dollars promis par le Royaume d’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour soutenir l’action humanitaire au Yémen, ainsi que leur engagement à recueillir 500 millions de dollars supplémentaires auprès d’autres bailleurs de fonds de la région », a dit M. Lowcock dans une déclaration à la presse publiée lundi soir.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont mis d’accord avec les Nations Unies sur les modalités de transfert, d’ici le 31 mars, de 930 millions de dollars en faveur du Plan d’intervention humanitaire du Yémen (YHRP) pour 2018. Les deux États membres ont clairement indiqué que les fonds devaient être utilisés uniquement pour des raisons humanitaires. Cet argent représente près du tiers des 2,96 milliards de dollars réclamés pour ce plan d’intervention.

Si ce plan est entièrement financé, l’ONU et ses partenaires fourniront de la nourriture à plus de 8,5 millions de Yéménites, des services nutritionnels à 5,6 millions d’enfants, femmes enceintes et mères et de l’eau potable à 5,4 millions de personnes. L’ONU et ses partenaires réhabiliteront également plus de 1.400 écoles et 650 établissements de santé détruits par les combats.

« J’espère que cette générosité encouragera un plus grand nombre de bailleurs de fonds à contribuer au YHRP, notamment en prévision de la conférence internationale sur le Yémen qui se tiendra à Genève le 3 avril », a dit M. Lowcock.

La situation humanitaire au Yémen continue de se détériorer en raison du conflit, de l’effondrement des services de base et du déclin économique. Un nombre record de 22,2 millions de personnes ont maintenant besoin d’aide humanitaire, soit 3,4 millions de plus que l’année dernière.

« J’appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire en protégeant les civils et les infrastructures civiles et en facilitant un accès humanitaire rapide, sûr et sans entraves au Yémen et à l’intérieur du pays », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Celui qui est également Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU a rappelé que « seule une solution politique et la fin du conflit mettront fin aux souffrances du peuple yéménite ». « Nous renouvelons notre appel à toutes les parties à cesser les hostilités et à s’engager de manière significative avec les Nations Unies pour parvenir à un règlement politique durable », a-t-il ajouté.

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La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017. L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension. Cependant, la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 octobre 2017, le Coordonnateur humanitaire, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de réponse rapidement et efficacement aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face. Mme Rochdi s’est particulièrement félicitée « des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires ».

Cependant, elle a lancé un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter « le pire des scénarii », à savoir une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région. Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013. A ce jour, la population dans le besoin est passée de 2,2 au début de l’année à 2,4 millions de personnes.

Le Plan de réponse humanitaire révisé (PRH) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars soit 30% des besoins exprimés. Avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise. Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays » a souligné Mme Rochdi. En effet, une action humanitaire couvrant les besoins le plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises » a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

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Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a annoncé ce mardi 29 août 2017, que l’épidémie de choléra est en recul au Yémen depuis deux mois, relate l’AFP.

La guerre qui ravage le Yémen depuis trois ans a provoqué la pire crise humanitaire de la planète, selon l’ONU. Le 14 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé à plus d’un demi-million le nombre de cas suspects de choléra au Yémen et donné un bilan de près de 2.000 morts depuis la fin avril. Selon l’Unicef, plus de la moitié des cas suspects concernaient des enfants.

Depuis l’intervention arabe au Yémen en mars 2015, le conflit a fait 8.400 morts et 48.000 blessés, dont de nombreux civils, selon l’OMS. Plusieurs régions de ce pays pauvre sont au bord de la famine.

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