Tags Posts tagged with "crise humanitaire"

crise humanitaire

par -

Le Groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a appelé à l’accroissement du soutien financier et des autres ressources pour mettre fin au conflit armé au Tchad et dans les pays avoisinants ainsi que pour mettre un terme aux violations des droits de l’homme commises par différents acteurs dont certains sont des combattants étrangers et de présumés mercenaires.

Ces violations comprennent notamment des exécutions et des actes torture. Davantage de ressources permettra également d’aider des millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire en raison des combats.

Dans une déclaration, au terme d’une visite d’une durée de 9 jours dans le pays, les experts de l’ONU affirment que les activités des groupes armés, dont Boko Haram notamment, ont provoqué une crise humanitaire majeure et qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient placés au centre des efforts pour les combattre.

« Boko Haram a détruit des communautés qui vivaient dans la région du lac

Tchad depuis plusieurs années et qui en tiraient leur moyen de subsistance. Ils ont tué près de 30 000 de personnes, causé le déplacement interne de près de 2 millions d’individus et ont laissé près de 10 000 millions de personnes dans un besoin urgent d’assistance humanitaire,» a déclaré Patricia Arias, membre de la délégation du Groupe de travail.

« Les violations des droits de l’homme enregistrées qui ont été infligées à la population locale y-compris aux femmes et aux enfants comprennent notamment des exécutions, des actes de torture et des enlèvements. Les femmes ont plus particulièrement été victimes de violences sexuelles et ont été utilisées en tant que kamikazes » a-t-elle affirmé.

«La région du lac Tchad, qui est maintenant le centre des attaques et violences de Boko Haram, est au cœur d’une crise humanitaire de grande ampleur affectant non seulement le Tchad mais les pays avoisinants en l’occurrence le Cameroun, le Niger et le Nigéria. Mais le pays entier fait également face au défi que représente un certain nombre de conflits armés dans lesquels des combattants étrangers et des mercenaires sont engagés » a-t-elle ajouté.

Les experts ont indiqué que plusieurs personnes ont été recrutés de force au sein de Boko Haram y-compris des ressortissants qui proviennent des pays qui bordent le lac Tchad. Néanmoins, ils ont noté que des mercenaires en provenance de l’extérieur de la région, auraient également rejoint le groupe dans le but de fournir des formations, d’après certaines informations.

Les experts des Nations Unies ont mentionné que la compréhension des motivations des personnes qui rejoignent les groupes extrémistes et s’engagent dans des activités mercenaires est essentielle. Plus de la moitié de la population du Tchad a moins de 18 ans et environ 40% vit dans la pauvreté.

“Avec un taux de pauvreté aussi élevé, il y a de sérieux risques que les jeunes rejoignent des groupes tels que Boko Haram ou Daesh en vue d’obtenir des gains financiers ou matériels. Dans la région du lac Tchad, région où se trouvent certaines des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées, le risque est encore plus élevé” a déclaré Mme Arias.

Néanmoins, le Groupe de travail a clairement spécifié que les menaces sécuritaires ne sont pas uniquement centrées sur la région du lac Tchad. Dans le nord, le conflit impliquant Daesh en Libye a accentué les préoccupations et ce, plus particulièrement à la suite de sa récente alliance avec des éléments de Boko Haram.

À l’est, le conflit au Soudan a entraîné l’afflux de réfugiés dans le pays, alors qu’au sud, le conflit en République centrafricaine a eu le même effet. Au cours de cette visite, certains ont décrit le Tchad comme « une île entourée d’un océan de guerres » ont noté les experts.

Les activités criminelles transfrontalières menées par des groupes armés sont répandues dans certaines parties du pays étant connues comme des «no man’s land» constituant de vastes zones fournissant des routes de passage pour le trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains.

En raison de la violence et des conflits armés, le Tchad accueille plus de 400 000 réfugiés. De plus, près de 70 000 ressortissants tchadiens sont retournés, la plupart en provenance de la République centrafricaine, et se trouvent sur divers sites à travers le pays, y compris à N’Djamena.

“La situation humanitaire associée aux menaces sécuritaires est tout simplement accablante” a déclaré Saeed Mokbil, un membre du Groupe de travail. « A N’Djamena, les attaques à la bombe de 2015 par Boko Haram et les incidents des rébellions armées internes ont mis en lumière la volatilité de la situation dans le pays. » a-t-il souligné.

Les mesures de sécurité sont essentielles, mais elles doivent être mise en œuvre en conformité avec les standards de droits de l’homme. Cela comprend la nécessité de veiller à ce que les personnes qui sont arrêtées en raison de leur lien présumé avec des groupes armés tels que Boko Haram ne soient pas détenues sans garanties procédurales. Le Groupe de travail exhorte le gouvernement à s’assurer que les droits de l’homme y-compris le droit à un procès équitable pour les détenus se trouvant dans des endroits comme Koro Toro, soient pleinement respectés.

« La promotion du développement, la réduction de la pauvreté, la construction de la paix et de la cohésion sociale sont des éléments importants en vue de fournir des solutions durables à la population locale. Cela nécessite un important soutien régional et international. Les agences humanitaires ont sérieusement besoin de davantage de ressources et de financement afin de mener à bien les programmes essentiels destinés à soutenir les populations affectées » a affirmé M. Mokbil.

Le Groupe de travail s’est félicité des initiatives positives qui ont été mises en œuvre par les autorités tchadiennes, notamment la ratification de la Convention de l’OUA sur l’élimination des mercenaires en Afrique. Un nouveau code pénal, qui a été adopté l’année dernière comporte une disposition qui criminalise le mercenariat. À ce jour, aucune poursuite n’a été intentée en vertu de cet article du code.

Les membres de la délégation ont tenu des réunions à N’Djamena et se sont rendus sur le site de Gaoui où se trouvent des retournés et réfugiés. Ils ont rencontré des représentants du Gouvernement, des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile, des victimes de violations des droits de l’homme ainsi que des représentants de différentes agences des Nations Unies.

Le groupe de travail présentera le rapport de sa visite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2018.

par -

528 millions de dollars, c’est le montant des promesses de dons recueillies vendredi 13 avril 2018 à Genève, en Suisse, lors d’une conférence internationale pour venir en aide à la République démocratique du Congo. A noter que les autorités du pays ont boycotté la rencontre, au motif qu’elles n’ont pas été associées à son organisation. Cela ne les a pas empêchées de manifester leur satisfaction. Léonard She Okitundu Lundula, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, a confié ceci au site Actualite.cd : «Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes».

Par contre les organisateurs (Nations unies, Union européenne, Pays-Bas) escomptaient un montant beaucoup plus important : Entre 1,7 et 2,2 milliards de dollars pour secourir 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés, d’après les Nations unies (Kinshasa soutient qu’ils ne sont pas plus de 230.000).
L’ONU et les ONG avancent le chiffre de «7,7 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et plus de deux millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère», rapporte Jeune Afrique.
«Nous sommes déçus que trop peu de pays envoient un vrai message d’espoir aux millions de Congolais qui ont désespérément besoin d’aide», a déclaré le secrétaire général d’une ONG norvégienne active en RDC.
Quant au chef du département des Nations unies en charge de l’humanitaire, Marck Lowcock, il se dit «content» des retombées de cette conférence qui a mobilisé 54 pays.

par -

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a appelé une nouvelle fois la communauté internationale à se montrer généreuse en finançant l’assistance humanitaire pour les millions de Yéménites affectés par une situation catastrophique.

« Je réitère la déclaration du Secrétaire général saluant le milliard de dollars promis par le Royaume d’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour soutenir l’action humanitaire au Yémen, ainsi que leur engagement à recueillir 500 millions de dollars supplémentaires auprès d’autres bailleurs de fonds de la région », a dit M. Lowcock dans une déclaration à la presse publiée lundi soir.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont mis d’accord avec les Nations Unies sur les modalités de transfert, d’ici le 31 mars, de 930 millions de dollars en faveur du Plan d’intervention humanitaire du Yémen (YHRP) pour 2018. Les deux États membres ont clairement indiqué que les fonds devaient être utilisés uniquement pour des raisons humanitaires. Cet argent représente près du tiers des 2,96 milliards de dollars réclamés pour ce plan d’intervention.

Si ce plan est entièrement financé, l’ONU et ses partenaires fourniront de la nourriture à plus de 8,5 millions de Yéménites, des services nutritionnels à 5,6 millions d’enfants, femmes enceintes et mères et de l’eau potable à 5,4 millions de personnes. L’ONU et ses partenaires réhabiliteront également plus de 1.400 écoles et 650 établissements de santé détruits par les combats.

« J’espère que cette générosité encouragera un plus grand nombre de bailleurs de fonds à contribuer au YHRP, notamment en prévision de la conférence internationale sur le Yémen qui se tiendra à Genève le 3 avril », a dit M. Lowcock.

La situation humanitaire au Yémen continue de se détériorer en raison du conflit, de l’effondrement des services de base et du déclin économique. Un nombre record de 22,2 millions de personnes ont maintenant besoin d’aide humanitaire, soit 3,4 millions de plus que l’année dernière.

« J’appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire en protégeant les civils et les infrastructures civiles et en facilitant un accès humanitaire rapide, sûr et sans entraves au Yémen et à l’intérieur du pays », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Celui qui est également Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU a rappelé que « seule une solution politique et la fin du conflit mettront fin aux souffrances du peuple yéménite ». « Nous renouvelons notre appel à toutes les parties à cesser les hostilités et à s’engager de manière significative avec les Nations Unies pour parvenir à un règlement politique durable », a-t-il ajouté.

par -

La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017. L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension. Cependant, la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 octobre 2017, le Coordonnateur humanitaire, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de réponse rapidement et efficacement aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face. Mme Rochdi s’est particulièrement félicitée « des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires ».

Cependant, elle a lancé un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter « le pire des scénarii », à savoir une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région. Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013. A ce jour, la population dans le besoin est passée de 2,2 au début de l’année à 2,4 millions de personnes.

Le Plan de réponse humanitaire révisé (PRH) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars soit 30% des besoins exprimés. Avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise. Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays » a souligné Mme Rochdi. En effet, une action humanitaire couvrant les besoins le plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises » a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

par -

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a annoncé ce mardi 29 août 2017, que l’épidémie de choléra est en recul au Yémen depuis deux mois, relate l’AFP.

La guerre qui ravage le Yémen depuis trois ans a provoqué la pire crise humanitaire de la planète, selon l’ONU. Le 14 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé à plus d’un demi-million le nombre de cas suspects de choléra au Yémen et donné un bilan de près de 2.000 morts depuis la fin avril. Selon l’Unicef, plus de la moitié des cas suspects concernaient des enfants.

Depuis l’intervention arabe au Yémen en mars 2015, le conflit a fait 8.400 morts et 48.000 blessés, dont de nombreux civils, selon l’OMS. Plusieurs régions de ce pays pauvre sont au bord de la famine.

FOCUS 🔍

Comme à l’accoutumée, la BIAT- Banque Internationale Arabe de Tunisie – lance sa campagne estivale à destination des Tunisiens Résidents à l’Etranger « TRE...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Une attaque terroriste menée par le groupe Boko Haram sur le lac Tchad a fait au moins 18 victimes jeudi soir. "Les éléments de Boko...

Reseaux Sociaux

SPORT

Le jeune Khalil Jendoubi a raflé la médaille d'or hier samedi en finale de la compétition du Taekwondo (catégorie moins de 48 kg), dans...