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Tenant compte de latries de liquidité des sociétés de leasing, la société «Nordic Machinery» a entamé des discussions avec le groupe Volvo et une banque suédoise pour voir la possibilité de mettre en place une ligne de crédit suédoise en faveur des sociétés de leasing tunisiennes, leur permettant de financer l’acquisition de biens d’équipement suédois. L’entreprise est ainsi arrivée à retenir le principe d’une ligne de crédit de 20 millions d’Euros à consommer en 2018. Une première opération de 4 millions d’Euros sur cinq ans à un taux fixe de 2,5% avec l’une des sociétés de leasing, est actuellement sur le point d’être lancée.
Une fois le processus lancé, l’idée est de mettre en place une ligne de crédit annuelle, de sorte que l’encours global au bout de quelques années aurait atteint plusieurs dizaines de millions d’Euros. Les financements extérieurs, y compris les lignes de financement lié, ont habituellement été couvertes contre le risque de change par la société Tunis Ré qui gère ladite couverture pour le compte de l’Etat. Nordic Machinery a cependant été surprise de voir le ministère des finances (MF) et Tunis-Ré refuser d’accorder la couverture contre le risque de change arguant du fait que ladite ligne serait une ligne de crédit acheteur. En effet, les sociétés de leasing n’achètent rien pour leur propre compte, et sont en fait des sociétés où le financement est tout à fait comparables aux banques. La Tunisie est aussi habituée à de tels financements liés, réservés au financement des biens du pays donateurs, comme par les lignes italienne, française, suédoise…etc. Une telle ligne est évidemment un financement lié réservé au financement des biens du pays donateur.
Il est évident qu’en l’absence de la couverture de risque de change, la ligne de crédit envisagée tombe à l’eau… et les sociétés de leasing tunisiennes continueront à se refinancer en dinars tunisiens en lançant des emprunts obligataires en dinars tunisiens. Dommage.

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«Le dénommé Saphir, soupçonné de blanchiment d’argent, est une personne physique âgée de 50 ans et exerçant une activité de commerçant dans un pays européen. Il est non-résident sur le plan change et titulaire d’une double nationalité. Cette personne a usé de sa qualité de non-résident sur le plan change, pour importer et exporter facilement des fonds en devises à des fins de blanchiment et de financement de contrebande». C’est ce que rapporte, entre autres exemples, le dernier rapport de la CTAF (Commission tunisienne des analyses financières) domiciliée auprès de la Banque Centrale de Tunisie.

Ledit rapport confirme «l’existence d’un réseau maghrébin de contrebande financé par le dénommé Saphir» et en décrit le mode opératoire. Il fait ainsi état «d’opérations de fractionnement de gros montants en devises ayant totalisé plus de 5 millions d’euros, importés cash et réexportés vers le pays d’origine, parfois le même jour. Une partie des fonds restés en Tunisie servait à alimenter les circuits de change clandestins et à financer des opérations de contrebande. Le transport physique transfrontalier des espèces est l’une des principales méthodes employées pour effectuer des mouvements de fonds illicites, financer des activités illégales et blanchir les capitaux».

La Ctaf a été en fait alertée par la multiplicité des opérations d’importation de fonds en espèces en Tunisie sans justification économique de leur origine. Mais aussi par l’utilisation des techniques de fractionnement en vue d’obtenir plusieurs déclarations en douane lors de l’accès au territoire national, les réexportations, parfois le jour même, de certains montants et l’entretien de rapports directs et indirects avec des personnes signalées à la CTAF.

«Le dénommé Saphir a exporté d’un pays européen des montants importants en billets de banque sans déclaration aux autorités de ce pays. Les fonds importés en Tunisie ne sont pas justifiés par des documents bancaires du pays d’origine. Après analyse et complément d’investigations, la CTAF a transmis ce cas au Procureur de la République».

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«Depuis le début de l’année et jusqu’au 19 septembre 2017, le taux de change du dinar s’est déprécié de 16,7% vis-à-vis de l’euro et de 4,1% vis-à-vis du dollar américain». C’est ce que nous apprend une note de la BCT, publiée à l’issue de la réunion de son dernier conseil d’administration. Et l’Institut d’émission de noter, comme pour dire qu’il ne peut que très peu de choses contre cette dépréciation, que «la persistance des déséquilibres extérieurs est de nature à induire davantage de pression sur les réserves en devises, rendant ainsi la gestion du taux de change, à travers les interventions de la BCT, une tâche de plus en plus ardue».

L’ex-ministre des Finances, Lamia Zrbi, avait à peu près dit la même chose sur l’impuissance de la BCT à enrayer l’érosion du dinar, ce qui lui avait valu une volée de bois de vert et la tonne d’ennuis qu’elle a eus par la suite, jusqu’à son éjection du gouvernement…

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Une importante somme d’argent en devises a été saisie vendredi à El-Hencha (gouvernorat de Sfax), dans un camion léger.
” D’une valeur de 87 mille euros, soit 255 mille dinars, la devise était soigneusement dissimulée dans un sac en plastique sous le siège du véhicule “, a expliqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
” Intercepté à proximité de l’échangeur autoroutier d’El-Hencha, le véhicule provenait de Tunis et se dirigeait en direction de Ben Guerdane du gouvernorat de Médenine “, a-t-on encore expliqué.
Interrogé par les gardes nationaux, le conducteur du véhicule a dit qu’il se dirigeait vers Ben Guerdane pour remettre ce colis de devises à une personne de nationalité étrangère.
Les gardes nationaux ont saisi la devise et le véhicule et livré le conducteur à la brigade de recherches et d’investigation de la garde nationale de Jebeniana pour les besoins de l’enquête.

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Un agent des Douanes a été arrêté, mardi, à Gafsa en possession de 1,5 million d’euros (près de 4,2 millions de dinars), a indiqué le porte-parole du Tribunal de première instance de Gafsa Mohamed Ali Barhoumi.

Le douanier a été interpellé avec des membres de sa famille qui se trouvaient à bord de sa voiture après une course poursuite.

Une importante quantité de médicaments a été également saisie par les unités de la garde nationale, apprend-on de même source.

Le ministère public a ordonné de placer le douanier en garde à vue en attendant le parachèvement de l’enquête.

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Les réserves en devises sont considérées comme un filet de sécurité financier et sont utilisées pour subvenir aux besoins stratégiques de liquidité de l’économie en cas de pressions sur les comptes extérieurs. Elles jouent également le rôle d’une garantie pour les créanciers et les investisseurs étrangers sur la capacité du pays à payer ses dettes et à assurer la continuité des transferts avec l’extérieur ce qui leur confère un rôle stabilisateur très puissant. La Banque centrale utilise aussi les réserves pour lisser les fluctuations des taux de change de la monnaie nationale.

La convention communément admise pour l’adéquation du niveau des réserves en devises est que ces dernières devraient couvrir les besoins de financement en devises d’une économie sur un horizon d’un an.

Le niveau adéquat des réserves en devises peut être apprécié au regard d’un ensemble de références calibrées à partir de l’expérience collective des pays lors des crises antérieures ou modélisées en se basant sur une analyse coûts-bénéfices. Parmi les indicateurs les plus usuels dans l’appréciation du niveau des réserves, on cite le nombre de jours d’importations (JI), indicateur basé sur le critère commercial censé jauger la vulnérabilité du compte courant, avec un seuil conseillé minimum d’environ 3 mois.

Comme il apparaît dans le graphique infra, le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous de un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société TunisieTélécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements sociopolitiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de EUR 850 millions en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a reviré de nouveau à la baisse sous l’effet :

– des pressions continues sur la balance commerciale,

– des règlements au titre du service de la dette extérieure,

– et du tarissement des entrées en devises liées d’une part aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part à la baisse des recettes en billets de banques étrangers malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens).

L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées, ce qui induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’il s’agisse en devises ou en dinar.

BCT

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 Les réserves de change d’un pays, ou disons en termes plus simples la trésorerie devises d’un pays, ne se mesurent pas simplement en termes absolus ($ ou €), mais elles se mesurent surtout en termes de nombre de jours d’importation.

Un jour d’importation pour la Tunisie est actuellement l’équivalent de 128 millions de Dinars en moyenne. Nos réserves de change ont baissé de manière drastique, jusqu’à atteindre l’équivalent de 90 jours d’importation le 14 août 2017.

Ce niveau de 90 jours est considéré par les pays, les agences internationales de notation, les institutions financières et les investisseurs comme une ligne rouge. Pourquoi ?

Tout pays qui serait en difficulté de paiements extérieurs donnerait naturellement la priorité aux paiements relatifs aux importations de produits alimentaires, de médicaments et de produits énergétiques. Et on considère à juste titre que l’équivalent de 90 jours d’importation serait juste suffisant pour couvrir les importations de ces produits de base indispensables. En d’autres termes, dans une telle situation le pays en question ne serait pas en mesure de faire face aux paiements au titre de sa dette extérieure (principal et intérêts).

Ce niveau de 90 jours n’a jamais été atteint par la Tunisie depuis la crise de 1986, soit depuis 30 ans environ.

Pour mieux comprendre cette situation il faudrait peut-être rappeler les sources qui alimentent les réserves de change. Il y en a cinq principalement :

1- la première et la principale source, et de loin la plus saine, est celle des exportations de biens ;
2- la deuxième est celle des exportations de services et notamment le tourisme ;
3- la troisième est celle relative aux transferts des Tunisiens à l’étranger ;
4- la quatrième concerne les investissements directs et indirects étrangers en Tunisie ;
5- la cinquième, de loin la plus dangereuse, concerne les crédits (l’endettement) étranger.

Depuis 2011 la Tunisie a usé et abusé de cette cinquième source de réserves de change, les crédits extérieurs.

A quoi servent les réserves de change ? Elles servent à effectuer nos paiements extérieurs, et notamment :

* les importations de biens et services.

* le service de la dette, c.à.d. le règlement de nos échéances en principal et intérêts de la dette extérieure. Les réserves de change servent accessoirement à financer les interventions de la Banque Centrale (ventes de devises) pour calmer, dans certaines conditions, le marché des changes ou pour lisser la baisse de la valeur du Dinar.

Les conséquences de la baisse de nos réserves de change peuvent être graves :

Perception négative du risque de la Tunisie par nos partenaires extérieurs (institutions financières et commerciales), coût excessif de tout crédit extérieur, révision à la baisse de la notation souveraine de la Tunisie, hésitation des investisseurs étrangers à considérer la Tunisie comme destination pour leurs investissements, baisse continue de la valeur du Dinar, etc.

La baisse excessive de nos réserves de change n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence directe de la mauvaise gestion de nos affaires publiques, et notamment de nos affaires économiques et financières. La gestion de notre commerce extérieur et l’énorme déficit commercial, et l’insupportable déficit courant en sont un exemple.

La baisse de nos réserves de change ainsi que le peu de progrès réalisés sur la voie des réformes sur lesquelles la Tunisie s’était engagée auprès du FMI, mais aussi (d’après certaines sources) la fameuse déclaration faite il y a quelques semaines par le ministre MFA au sein de l’ARP (largement reprise de manière très négative par la presse internationale) disant que la Tunisie n’était pas en mesure de payer les salaires de ses fonctionnaires pour les mois d’août et septembre 2017 seraient à l’origine de la dernière révision à la baisse de la notation souveraine de la Tunisie, de Ba3 à B1 avec perspective négative.

Cette révision à la baisse de la notation souveraine de notre pays donne un signal très négatif aux institutions financières et commerciales, et aux investisseurs. Cette notation signifie clairement que la Tunisie ne serait pas en mesure de faire face à ses engagements extérieurs !

Y a-t-il des solutions malgré l’ampleur des dégâts. Oui sans doute. Des propositions détaillées ont été faites à plusieurs reprises. En résumé elles se déclinent en trois étapes :

  • un diagnostic, consensuel signé par tous les signataires du document de Carthage, de la situation économique et financière du pays.
  • Un PAS (Plan d’ajustement Structurel) à implémenter sur une période de 18 à 24 mois.
  • Une batterie de réformes profondes capables de remettre l’économie tunisienne sur une orbite de croissance, de créations d’emplois et de création de richesses.

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Intervenant ce vendredi 18 août sur les ondes de Mosaïque fm, le ministre des Finances par intérim et ministre de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkafi, a annoncé qu’il a officiellement présenté sa démission au chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui l’a remercié pour les efforts fournis.

Il a par ailleurs précisé qu’il a pris cette décision pour pouvoir se défendre devant la justice en tant que citoyen et non en tant que ministre, de manière à ne pas mettre le gouvernement dans une situation délicate.

S’agissant de l’affaire dans laquelle la Douane a porté plainte contre lui, concernant une hausse du capital de la filiale de sa société au Maroc qui a nécessité un transfert de 250.000 dinars, il a affirmé avoir informé la Banque centrale de cette opération et que la BCT a envoyé une requête à la Douane…

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Le niveau des avoirs nets en devises de la Tunisie a atteint, le 14 août, 11,538 milliards de dinars ou 90 jours d’importation, contre 120 jours d’importations à la même date en 2016. Cette chute pourrait, selon Fatma Marrakchi Charfi, professeure universitaire en Economie, avoir de lourdes conséquences sur la notation de la Tunisie, sur ses chances d’emprunter sur les marchés internationaux, mais également sur sa capacité à payer les importations et à défendre la parité du dinar contre les devises étrangères.

Interrogée par l’agence TAP, au sujet de cette dégringolade, elle rappelle que “ le nombre de jours d’importations est un indicateur qui évalue le niveau des réserves de change et est très utilisé car facilement comparable entre pays et dont le suivi chronologique est aisé pour un pays. En Tunisie, les autorités, les bailleurs de fonds et même les agences de notation le suivent de très près et au quotidien parce qu’il reflète d’abord la capacité du pays à pouvoir payer ses importations, à honorer ses engagements, à défendre la parité du dinar et parer aux chocs exogènes négatifs éventuels“.
En effet, nous avons besoin de devises pour importer des biens pour la consommation finale (médicaments, voitures, etc …) ainsi que pour la consommation intermédiaire, c’est-à-dire des biens qui serviront d’input pour fabriquer des biens finaux locaux. Nous avons aussi besoin de devises pour payer le service de la dette (intérêts et principal sur l’année). Par ailleurs, la Banque Centrale peut utiliser une partie de ces devises pour défendre la parité du dinar et freiner la dépréciation de ce dernier. En outre, les devises peuvent aussi être utilisées pour affronter des chocs exogènes tel qu’une augmentation du prix international du pétrole ou une augmentation du prix international du blé …“, a-t-elle encore mentionné.

On a atteint le seuil critique

Et de poursuivre : “Ceci pour dire l’importance de disposer de ” suffisamment ” de réserves de changes pour que l’économie puisse tourner normalement. Souvent, on parle de cette barre symbolique qu’il ne faut pas atteindre ou qu’il ne faut pas passer en-dessous. Les uns parlent de la barre de 90 jours, d’autres parlent de 100 jours d’importations. Bref, aujourd’hui nous y sommes ! En examinant les statistiques de la BCT, on observe qu’au 14 août, nous sommes bel et bien à 90 jours d’importations, contre 92 jours d’importations le 13 août (la veille) par exemple. Cette diminution de l’équivalent de 2 jours de réserves de change est due principalement à un paiement d’un crédit Samouraï (japonais) arrivé à échéance, d’environ 12,7 milliards de yens japonais (JPY), équivalent à environ 270 millions de dinars, ce qui équivaut à deux jours d’importations à peu près“.

Sur le site de la BCT, nous avons une autre information très intéressante concernant cet indicateur, c’est la diminution des réserves de change en jours d’importations de 30 jours en une année, c’est-à-dire entre le 14 août 2017 et le 14 août 2016. Cette perte en réserves est le résultat normal du gap qui existe entre les activités qui peuvent générer des recettes en devises pour le pays tel que les exportations de phosphate, de l’huile d’olive, les rentrées en devises provenant de la diaspora à l’étranger ou des TRE, les investissements directs étrangers, etc … et la sortie de devises nécessaires pour les importations. Tant que la demande de devises pour payer les services de la dette et les importations n’est pas compensée par des entrées en devises sous une forme quelconque (exportations, recettes touristiques, endettement, etc …), les réserves de change ne peuvent que diminuer “, a ajouté Mme Charfi.

Tous ces constats amènent l’universitaire à déduire que “le suivi de l’évolution de cet indicateur très important dans le futur est primordial car sa diminution peut nous amener à rationaliser nos importations en biens non nécessaires mais qui peuvent aussi toucher nos importations en biens nécessaires (médicaments, pièces de rechange, pétrole etc.).
Leur diminution peut aussi abaisser la note de la Tunisie chez les agences de notation et dans ce cas, il nous sera très difficile de sortir pour emprunter sur les marchés internationaux. Même, s’il nous est possible de sortir sur les marchés internationaux, le taux d’intérêt sera très élevé, étant donné l’élévation de la prime de risque, puisque la capacité de remboursement sera réduite. Or, visiblement l’Etat aura besoin de plus de ressources d’emprunt rien que pour combler le budget 2017, et aura donc, probablement besoin d’aller lever des fonds sur le marché international, sans parler de l’exercice 2018“.

Charfi estime également que “la réduction de la capacité à payer les importations, réduira la capacité de la BCT à utiliser les devises pour défendre la parité du dinar contre les devises étrangères. Si cela est le cas, le dinar aura tendance à se déprécier de plus en plus et si on n’arrive pas à redresser la barre et donc à avoir des rentrées conséquentes en devises, l’économie tunisienne subira de plein fouet les conséquences négatives de la dépréciation du dinar sur l’inflation, sur le déficit budgétaire (notamment par la caisse générale de compensation), sur l’alourdissement de l’endettement“.

En bref, l’idéal serait de relever le niveau des exportations tunisiennes, notamment celles des phosphates, ou nous avons perdu des parts de marchés. Si on n’arrive pas à impulser assez rapidement les exportations, il faudrait songer d’une manière sérieuse à réduire les importations, que ce soit par l’interdiction de certains biens non essentiels, avec des mesures d’accompagnement, pour protéger l’économie de la contrebande, ou en relevant les droits de douane pour d’autres. La BCT, peut aussi réduire les crédits octroyés aux consommateurs, si ces crédits sont destinés à l’achat de produits importés de consommation finale“, a-t-elle conclu.

TAP

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Nous apprenons, de sources très bien informées, que Fadhel Abdelkefi avait rencontré depuis le lundi 14 août 2017 le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et lui aurait demandé de mettre fin à son intérim à la tête du ministère des Finances (MF). L’actuel ministre du Développement et des Finances par intérim aurait expliqué sa demande à Chahed par son désir de mettre fin à la situation de conflit d’intérêt dans laquelle il se trouve, au MF, par rapport à l’affaire dans laquelle il avait été jugé en première instance et en contumace. L’affaire a en effet été introduite par la Douane qui est un département dont le MF a la tutelle directe.

Par cette demande, à laquelle le chef du gouvernement n’aurait pas encore répondu, certainement pour éviter d’en arriver au remaniement ministériel qui chamboulerait tout l’agenda d’un gouvernement qui est en plein travail de préparation du budget 2018, de la loi de finance de la même année et de la loi de finances complémentaire de l’exercice 2017, sans compter la préparation de la prochaine revue du FMI pour le mois de septembre prochain. Cela devrait permettre à Abdelkefi, tout comme un autre ministre qui ne l’a pas fait, de gérer l’appel dans l’affaire qui l’oppose à la Douane, de présenter les documents qui attestent que «ce n’est pas une affaire d’exportation de devises de façon illégale» d’une manière qui ne mettrait pas en péril le GUN, de passer à autre chose et de se consacrer à son important travail au ministère transversal du Développement économique.

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C’est une spirale sans fin. Ou une véritable descente aux enfers, c’est selon. Le fait est que rien ne semble pouvoir enrayer la fonte des réserves en devises de la Tunisie. Et ce début d’année est plutôt catastrophique. En effet d’après la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces réserves se sont établies le 10 février 2017 à 11,867 milliards de dinars, ce qui fait 100 jours d’importations. La dernière fois que la BCT avait prix le pouls des réserves de change, le mois dernier, on en était à 12,1 milliards de dinars contre 13,3 milliards à fin janvier 2016, ce qui nous ramenait, déjà, à 105 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016). Le repli, en à peine quelques semaines, est spectaculaire !

A rappeler qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015. Il y a vraiment urgence pour la Tunisie à relancer vigoureusement son tourisme et ses exportations, notamment le phosphate, pour reconstituer son matelas de devises. Ce qui aurait aussi automatiquement pour effet de réduire sensiblement le recours à l’emprunt extérieur, avec un service de la dette qui dévore le stock de devises…

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Les réserves en devises de la Tunisie n’en finissent pas de fondre comme neige au soleil. Déjà elles avaient bouclé l’année 2016 – à la date du 29 décembre – avec un net repli, 13.078 milliards de dinars, soit l’équivalent de 114 jours d’importation, d’après la Banque Centrale de Tunisie, très loin des 127 jours d’importation à la même période en 2015. Les chiffres de janvier 2017 laissent penser que la situation ne va pas s’améliorer cette année, au contraire…

Au terme du mois dernier, les avoirs nets en devises du pays ont chuté à 12,1 milliards de dinars contre 13,3 milliards à fin janvier 2016, ce qui nous ramène à 105 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016).

Par contre petite embellie sur le ciel du tourisme, avec des revenus globaux qui se sont établis à 75,4 millions de dinars en janvier 2017, contre 72,5 millions en 2016

Par contre le service de la dette extérieure cumulée, comme on pouvait s’y attendre (ce qui explique aussi la forte érosion des devises), s’envole cette année à 180,5 millions de dinars contre 147,5 millions l’an dernier…

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Les réserves en devises de la Tunisie ont enregistré un repli en 2016. Elles ont bouclé l’année – le 29 décembre 2016 – à un niveau de 13,078 milliards de dinars, soit l’équivalent de 114 jours d’importation, d’après la Banque Centrale de Tunisie (BCT). L’an dernier, à la même date, on en était à 127 jours d’importation…

À noter que 1 euro s’échange à 2,43 dinars et 1 dollar à 2,34 dinars ce lundi 02 janvier 2017…

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« On ne peut pas réellement parler d’une reprise. La Bourse de Tunis continue de souffrir principalement du flou politique qui règne dans le pays »

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que les recettes fiscales sont au plus bas niveau, faisant remarquer à ce propos qu’un citoyen dans un pays démocratique doit payer au moins ses impôts. “L’État doit être beaucoup plus violent sur la collecte des impôts”, a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs appelé à s’attaquer aux grands chantier et à réviser à la hausse l’âge du départ à la retraite et ce, dans l’objectif de bien maîtriser la crise des caisses sociales.

Abdelkefi s’est interrogé, en outre, sur le sort des banques publiques et du nombre énorme des entreprises publiques qui se trouvent face à plusieurs difficultés financières. ” Pourquoi ne pas aller vers la privatisation ? Pourquoi on doit garder les banques publiques? “, s’est exclamé le ministre.

Évoquant le cas de Tunisair, il a fait remarquer que le gouvernement veut sauver la compagnie aérienne nationale, mais qu’il ne peut pas .

Il a, en outre, indiqué que la Tunisie n’est pas dans une situation normale, mais plutôt exceptionnelle : “Le gouvernement n’a pas les moyens, mais doit tout faire. Je défends maintenant l’administration parce qu’elle est bloquée par des lois et pas par les hauts cadres, comme certains le pensent”, a-t-il précisé.

S’agissant du nouveau code de l’investissement, Abdelkefi a indiqué que cette copie n’est pas parfaite mais c’est “un pas en avant qui va dans le bon sens, même s’il ne va pas révolutionner les choses”, a-t-il dit.

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Les avoirs nets en devises qui sont revenus de 14.102 MDT à fin 2015 à 13.155 MDT à fin octobre 2016. Comparées à leurs niveaux passés, les réserves de change, exprimées en MDT, continuent à afficher une relative stabilisation grâce à un effet change favorable. La persistance des pressions sur les réserves en devises continue à peser sur le taux de

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change du dinar vis-à-vis des principales devises. Sur le marché interbancaire, et depuis fin décembre 2015, le dinar s’est déprécié de 9,4% vis-à-vis du dollar américain et de 10,5% vis-à-vis de l’euro.

Communiqué BCT

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Les réserves internationales nettes (devises étrangères) du Maroc grossissent, grossissent. D’après une note de la Bank Al-Maghrib (BAM) sur ses indicateurs, elles se sont établies, au 04 novembre 2016, à 250,5 milliards de dirhams (l’équivalent de 26 milliards de dollars), soit une progression de 14,6% en glissement annuel. Cela signifie que les exportations et le tourisme se portent bien et que le remboursement de la dette étrangère – en devises – est à un niveau supportable pour les caisses publiques.

Par ailleurs la BAM fait état, du 03 au 09 novembre 2016, d’un montant total des interventions de 19,1 milliards de dirhams, dont 15 milliards ont servi d’avances à 7 jours sur appel d’offres, les 4,1 milliards restants ont été décaissés pour financer un dispositif de soutien des très petites et moyennes entreprises (TPME), précise la note.

Concernant le taux interbancaire, il est demeuré inchangé à 2.26%, alors que le volume des échanges s’est situé à 3,5 milliards de dirhams, contre 4,5 milliards il y a une semaine…

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La valeur du Dinar tunisien (DT) n’arrête pas de s’effriter et le DT perd du terrain face aux devises, européenne et américaine, et même devant d’autres monnaies étrangères. Entre 2010 et 2015, le Dinar tunisien a perdu 14,8 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne (euro) et 36,9 % de sa valeur par rapport au Dollar américain (USD), 2,5 % de sa valeur face au Yen japonais et 3 % face à la monnaie marocaine Dirham.

Le DT se déprécie à pas presque de géant. En 2010, un euro valait 1,897 DT. Quatre années plus tard, en 2015, il fallait 2,177 DT pour avoir un euro. En août dernier, il faut 2,469 DT pour acheter un euro. Entre juillet et août 2016, le DT a perdu 0,7 % et de décembre 2015 à août dernier, la perte de valeur du DT a été estimée à 11,9 %.

Et c’est presque la même débandade face à la monnaie américaine. En 2010, le billet vert valait 1,433 DT. En 2015, il fallait presque deux DT pour avoir un Dollar. Janvier 2016 dépassait la barre fatidique de 2 DT (2,044) et 2,202 DT à fin août dernier. En un seul mois (de juillet à août dernier), le DT perdait 0,8 % de sa valeur face au USD. Entre la fin 2015 et août, c’est 8,6 % que perdait le DT, selon une note de conjoncture du ministère des Finances.

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Cette descente aux enfers du Dinar tunisien traduit en fait, selon les économistes et experts tunisiens, la détérioration de l’économie tunisienne et la crise structurelle qu’elle traverse depuis 2010. Une économie où tous les clignotants sont au rouge. Beaucoup de voix se sont alors élevées pour demander pourquoi la Banque Centrale de Tunisie n’intervient pas pour relever le taux de change et redonner des couleurs à la monnaie locale face au panier de monnaies des pays partenaires.

Africanmanager a posé la question au Gouverneur Chedli Ayari. «Pour un Gouverneur de la BCT, il est impossible à la fois d’assurer un stock de devises confortable et un taux de change stable» explique le Gouverneur, avant d’indiquer que «si on penche pour la stabilité du change, dans une conjoncture où la demande est plus forte que l’offre pour cause de baisse de l’exportation et de crise du tourisme, il faudra vendre la devise dont nous disposons pour stabiliser le taux de change du Dinar. Et si je le fais, nous devenons incapables de couvrir nos importations».

Le dilemme réside dans le choix de la priorité à engager. Un choix qui semble cependant avoir déjà été  fait, certes après un essai négatif, par l’Institut d’émission. Et son Gouverneur d’expliquer que «claquer des sommes énormes à jouer le Broker contre le marché pour gagner quelques petits pourcentages d’une stabilité qui reste éphémère » est impossible «car nous luttons contre les anticipations négatives des opérateurs». Et Chedli Ayari de dévoiler même que «nous avons joué à ce jeu,  nous avons injecté 4 Milliards DT, depuis le début et tout au long de 2016, sur le marché de change sans aucun effet». Cela confirme, si besoin est et comme c’est reconnu par tous les experts et économistes, que la crise économique en Tunisie est désormais structurelle. Aux grands maux les grands remèdes ?!

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Les unités sécuritaires à Manouba ont arrêté, mercredi, à Den-Den, un étranger d’origine africaine, soupçonné de falsification de devises, a indiqué une source sécuritaire.
” Des billets falsifiés et des matériaux servant à la falsification de devises ont été saisis en possession du faussaire “, a ajouté la même source à la correspondante de la TAP.
Le suspect est tombé dans un guet-apens tendu par les forces de sécurité de Manouba suite à une plainte déposée par une personne contre ce faux-monnayeur pour lui avoir proposé de collaborer ensemble dans la falsification des monnaies étrangères, a précisé la même source.

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Le gouvernement nigérian fait ce qu’il peut pour relancer une croissance en petite forme, au point que le pays a perdu son statut de leader des économies du continent, au profit de l’Afrique du Sud. Les problèmes du Nigeria on les connait : Des exportations d’hydrocarbures qui ne rapportent plus autant du fait de la fonte des prix du brut, alors que le pays en tire l’essentiel de ses recettes, une économie pas suffisamment diversifiée, une corruption endémique, la contrebande à une échelle industrielle, etc. C’est tout cela que les autorités tentent de régler à la fois. C’est pas une mince affaire ! Le gouvernement a d’abord instauré une politique de taux de change fluctuant du naira, qui casse avec la rigidité nocive face au dollar. Dernière initiative en date : Secouer les banques commerciales du pays pour les amener à financer l’économie…

Dans une circulaire relayée par l’agence Reuters hier mardi 23 août, la Banque centrale du Nigeria demande aux établissements de crédit de porter à au moins 60% les devises étrangères à la disposition des industriels du secteur manufacturier installés dans le pays. Sans cela, le secteur demeurera paralysé vu que les opérateurs ne pourront pas s’approvisionner à l’étranger. Mais problème : Le dollar est de plus en plus difficile à trouver et il est horriblement cher. Jeudi 18 août, la monnaie nationale, le naira, avait atteint un plus bas historique de 365,25 nairas pour un dollar, contre 197-199 avant l’entrée en vigueur d’un cours flottant. Une situation qui pénalise lourdement les industriels.

Ce n’est guère mieux au niveau des réserves en dollars de la Banque centrale ; elles ont fondu comme neige au soleil, jusqu’à 25,78 milliards de dollars, alors qu’elles dépassaient les 40 milliards de dollars avant la plongée des cours du pétrole en 2014. A signaler que 90% des réserves en devises étrangères du pays viennent des exportations de pétrole.

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