Tags Posts tagged with "devises"

devises

par -

Un employé d’une agence bancaire à Houmet Essouk à Djerba a dérobé 60 mille dinars et 7 mille dinars en devises et a quitté le pays, rapporte Mosaïque Fm.

Une enquête a été ouverte par le paquet après une plainte déposée par le comité directeur de l’agence bancaire.

il est à rappeler à ce propos qu’un hold-up à main armée a eu lieu, hier mercredi 11 juillet 2018, à l’agence bancaire de la STB à El Manar à l’ouest de Tunis.

par -

Preuve de la montée en puissance de la Chine en Afrique, où elle est déjà le 1er investisseur étranger, la monnaie chinoise va faire une percée fulgurante dans la 1e puissance économique du continent, le Nigeria. En effet le Yuan va être propulsé au rand de 2e monnaie commerciale du pays, selon BBC Afrique. Le dollar reste, pour le moment, la principale monnaie commerciale du Nigeria…

En effet ce dernier commence à voir les limites de la monnaie américaine ; avec la fonte des cours du pétrole, le géant africain a été frappé par la fonte des flux de dollars, ce qui a eu pour première conséquence une dépréciation de la valeur de la monnaie nigériane, le Naira, à un niveau jamais vu. Alors le Yuan chinois s’est naturellement imposé comme la solution pour mettre à l’abri l’économie du pays des soubresauts du marché du brut. Cette affaire a commencé il y a deux ans, avec des négociations qui ont permis de s’accorder sur un pactole de 16 milliards de nairas (environ 2,5 milliards de dollars). Avec cet accord, les opérateurs nigérians pourront régler leurs achats en Chine en Yuan. Fini le stress des transactions en Dollar…

par -

Selon la Banque centrale d’Egypte (CBE), les réserves de change du pays ont connu une hausse de 106 millions $ en un mois pour atteindre 44,14 milliards $ à fin mai 2018, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

A leur niveau actuel, ces réserves de change permettent de couvrir environ huit mois d’importations de produits de base de l’Égypte. Ce qui, selon la CBE, demeure supérieur à la moyenne mondiale d’environ trois mois d’importations de produits de base.

A noter que l’Égypte dépense en moyenne 5 milliards $ par mois en importations, pour un total annuel de plus de 60 milliards $. Et parmi les devises étrangères qui constituent les réserves de change de l’Egypte, on retrouve le dollar américain, l’euro, le dollar australien, le yen japonais et le yuan chinois.

Rappelons que le niveau des réserves de change de l’Egypte est reparti à la hausse depuis la conclusion en 2016 d’un programme économique et financier triennal appuyé par le mécanisme élargi de crédit (MEDC) du  Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 12 milliards $.

Toujours selon Ecofin, en décembre 2017, le Caire a reçu la troisième tranche de cet appui financier d’un montant de 2 milliards $. Ce qui porte le total des décaissements en faveur de l’Egypte au titre de ce programme à 6,08 milliards $.

par -

Une patrouille relevant de la brigade de la garde douanière à Sfax a fait échouer, jeudi soir dans la région de Skhira, sur l’autoroute Sfax-Gabès, une opération de contrebande d’une grande quantité de lingots d’or et d’importantes quantités de devises d’une valeur de plus de 11 MD.

Il s’agit d’environ 66 kilogrammes de lingots d’or évalués à 7 millions 100 mille dinars et des billets de 975 mille Euros et de 380 mille Dollars, destinés à la contrebande vers la Libye, selon un communiqué publié, vendredi, par la douane tunisienne.

La patrouille de la garde douanière a été alertée par le comportement et les déclarations du chauffeur de nationalité libyenne, qui était seul à bord du véhicule portant une immatriculation libyenne.

Selon la même source, les agents de la patrouille ont fouillé le véhicule, ce qui a conduit à la découverte d’une cachette qui n’a pas pu être ouverte. Le véhicule a été transporté au siège de la brigade ou il a été soumis à une inspection approfondie.

par -

Selon les chiffres publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devise de la Tunisie ont baissé à 11,090 Milliards de dinars à la date du 3 mai 2018 (76 jours d’importation) contre 12,3 Milliards (89 jours d’importation) à la date du 24 janvier 2018 et 82 jours d’importation à la date du 23 février de la même année. Avec ce niveau, la Tunisie se situe ainsi au-dessus du seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

Les avoirs en devises ont ainsi atteint 92 jours d’importation (12,42 Milliards DT) à la date du 24 novembre 2017 et 98 jours d’importation (12,954 Milliards DT) à la date du 27 octobre de la même année.

par -

Les revenus du secteur touristique, à fin mars 2018, ont augmenté de 23 % en comparaison avec la même période de 2017, pour atteindre 457 MDT. En devises, ces rentrées ont augmenté de 16,3 en US Dollars et ont atteint les 187,3 MUSD contre 161 MUSD en pareille période en 2017.

_

Le nombre des entrées touristiques, parmi les non-résidents, a aussi augmenté de 23 % à la mi-mars 2018 et le nombre de touristes européens a augmenté de 52,2 %, alors que le nombre des touristes maghrébins a augmenté de 18,3 %…

par -

Après un démarrage en trombe, en conclave avec les banques pour plancher sur le problème de la liquidité et forger la politique du secteur, le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi et ses collaborateurs ont dévoilé ce jeudi 08 mars 2018, devant la presse, les grands axes de son plan d’action. L’essentiel pour redresser la barre y est, il faudra après y ajouter une bonne dose de courage, beaucoup d’imagination et une persévérance à toute épreuve pour aller au bout de cette affaire. Car la situation économique du pays est compliquée, périlleuse à bien des égards, et d’ailleurs le patron de la BCT ne s’en cache pas.

Le communiqué qui a été émis suite à la rencontre plante d’emblée le décor : l’institution en charge de la politique monétaire de la Tunisie assume ses responsabilités, toutes ses responsabilités. “La Loi N° 2016-35 relative au statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) stipule clairement que l’objectif premier de la Banque centrale est de maintenir la stabilité des prix“, indique le texte dont Africanmanager a reçu copie. C’est on ne peut plus clair. Restent les moyens pour toucher au but : “Pour atteindre son objectif de stabilité des prix, la BCT ajuste le niveau de son taux directeur, qui influe directement, via les mécanismes de transmission de la politique monétaire, sur les conditions de financement de tous les agents économiques et, par conséquent, sur la croissance et la stabilité des prix“, dit le communiqué. Le souci c’est que de la croissance il n’y en a pas eu en 2017, en tout cas pas au niveau escompté par le chef du gouvernement et les citoyens. Ce ne sont pas les 1,9% qui vont faire redémarrer significativement la machine économique, remplir les caisses des entreprises et du Trésor publics, gonfler le flux des recettes fiscales, donner du boulot aux jeunes, etc. Idem pour la stabilité des prix. Là aussi l’inflation qu’on a eue en 2017 et celle que la BCT nous prédit pour 2018 sont très parlantes en termes d’instabilité des prix.

Le cadre opérationnel de la mise en œuvre de la politique monétaire est conçu pour orienter le taux d’intérêt interbancaire au jour le jour vers des niveaux proches du taux directeur de la BCT. En effet, le taux au jour le jour a une influence directe sur le taux moyen mensuel du marché monétaire, qui est un taux de référence largement utilisé par le système bancaire tunisien. Par conséquent, le cadre opérationnel joue un rôle important en garantissant que la BCT arrive à atteindre son objectif de préservation de la stabilité des prix“. D’ailleurs Abassi n’a pas mis beaucoup de temps pour faire mouvement dans ce sens, et  très énergiquement. Mais il faudra du temps pour en récolter les fruits, au meilleur des cas en 2019. Donc patience…

Quant aux causes de cette inflation qui monte, monte et empêche les dirigeants du pays, mais pas qu’eux, de dormir, la BCT en dit les choses suivantes :

L’inflation a affiché une tendance à la hausse depuis le début de 2016, enregistrant une forte accélération en février 2018 pour atteindre 7,1% en glissement annuel contre 4,6% au même mois de l’année. Les principaux facteurs sous-jacents aux pressions inflationnistes sont :

  • la hausse des cours mondiaux des matières premières.
  • La dépréciation importante du taux de change du dinar en raison d’un déficit croissant du compte courant.
  • La hausse de nombreux taux d’imposition (TVA, taxes à la consommation et droits de douane) selon la loi de finances 2018.
  • L’augmentation des prix intérieurs de l’énergie.
  • L’augmentation des prix des services privés (santé, transport et autres).
  • La baisse de la production domestique d’aliments frais (persistance de faibles précipitations).
  • La persistance de la perturbation des canaux de distribution et le comportement de majoration excessif des prix“.

Voilà pour les explications. Place maintenant à la recette de la BCT pour nous corriger tout ça et nous mijoter une embellie qui rendra le sourire à tout le monde :

En fonction des indicateurs avancés sur la croissance de l’économie et des prévisions de l’inflation, la Banque centrale prendra les mesures nécessaires dans le cadre d’une politique monétaire proactive.

Ce stance de politique monétaire contribuera à rétablir des taux d’intérêt réels positifs afin d’améliorer l’allocation des ressources et de stimuler l’épargne intérieure. Au total, nous prévoyons que la liquidité bancaire s’améliorerait parallèlement à la reprise de l’économie nationale (compte courant, exportations, tourisme, IDE …)

Aussi, et en tant qu’outil principal dans la stratégie de réduction du volume de refinancement, les opérations d’open market sous forme d’achat ferme seront réactivées incessamment“. Chiche ! A part peut-être deux éléments : D’abord le fait que les dattes et l’huile d’olive, deux produits par définition aléatoires car dépendant du climat et des saisons, pèsent autant dans les exportations du pays. La Tunisie mérite mieux que ça, au regard de ses talents ; il faudrait, par exemple, un poids plus important des produits à haute valeur ajoutée lesquels eux ne dépendent de rien d’autre que la matière grise et surtout rapportent plus ! Demandez aux Chinois, aux Sud-Coréens, aux Indiens, etc. Autre bémol : Cette focalisation sur le tourisme, un secteur tout aussi aléatoire. Les attentats du Bardo et de Sousse, hélas, nous le rappellent encore…

par -

Le projet de loi relatif à la promotion des startups permettra aux jeunes promoteurs d’ouvrir des comptes bancaires en devises, afin de leur faciliter l’acquisition des équipements, la création de filières à l’étranger et l’accès aux marchés étrangers ainsi qu’à éviter la lourdeur des procédures administratives, a déclaré, lundi, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf.

Intervenant, au cours d’une journée d’études sur le projet de loi relatif à la promotion des startups, organisée par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Maarouf a fait savoir que les décrets d’application de ladite loi favoriseront l’augmentation du plafond de la carte électronique internationale de 10 mille dinars, actuellement, à 100 mille dinars, pour permettre aux startups de développer leurs activités à l’étranger.

Ce projet de loi, a-t-il avancé, garantira le droit de chaque jeune diplômé du supérieur à concrétiser son idée de projet sans avoir peur de l’échec et de profiter des mécanismes d’incitations mis en place par l’Etat.

Les banques tunisiennes ne sont pas en mesure de financer les startups et cette loi permettra d’identifier les mécanismes et les structures spécialisés dans ce domaine, a-t-il encore expliqué.

Le ministre a estimé que ce projet est “révolutionnaire” vu qu’il comprend des mécanismes clairs facilitant le lancement des projets à travers l’octroi d’une prime de création, ajoutant qu’il s’agit également d’une loi transfrontalière permettant aux tunisiens résidents à l’étranger d’investir dans le pays”.

Pour sa part, le président de la commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement, Ameur Laarayedh, a fait savoir que la commission entamera, jeudi 8 mars, l’examen du projet de loi article par article, soulignant son rôle dans la mise en place d’un climat favorable à la création et au développement de projets, outre l’accompagnement des startups en vue de surmonter les difficultés et de ne pas échouer.

A noter que le projet de loi relatif à la promotion des startups comporte 20 articles et quatre chapitres consacrés à la définition des startups, leur création, les incitations de création et les financements et avantages qui leur sont accordés.

Le projet de loi vise la mise en place d’un cadre incitatif à la création de startups basées sur l’innovation, l’adoption de nouvelles technologies, la création d’une forte valeur ajoutée et compétitives aux niveaux national et international.

De jeunes promoteurs, participant à cette journée d’études, ont mis l’accent sur la complexité et la lourdeur des procédures administratives qui freinent le développement des projets, soulignant l’importance du facteur temps et son rôle dans le succès des startups. Ils ont appelé à fournir l’accompagnement nécessaire à ces startups et à renforcer la confiance auprès des fournisseurs.

Certains de ces jeunes ont souligné la nécessité de mettre fin à la fuite des cerveaux, garantir l’enregistrement de brevets d’invention et assurer l’enregistrement des brevets afin de développer une base de données des idées et renforcer les projets à haute valeur ajoutée.

D’autres promoteurs ont mis en relief l’impératif d’exposer les idées avant et après leur réalisation et de ne pas se contenter du diplôme universitaire, à travers la continuation de la formation assurée par les plus importantes universités du monde.

par -

Selon une étude, faite par la plate-forme de réservation en ligne HolidayCheck entre novembre 2017 et janvier 2018 et rapportée par le site «Tornos News», la demande «pour la Tunisie a augmenté de 81% et pour l’Egypte, un impressionnant 71% de sorte que les deux pays devraient avoir une excellente saison touristique, à condition qu’aucun problème de sécurité ne se pose“. Selon la même source qui a mis en ligne les résultats de cette étude, «en ce qui concerne le prix de la destination, la Tunisie est le choix le moins cher parmi les destinations les plus populaires (65 euros par personne et par jour), et les EAU restent le choix le plus cher, à 146 euros l’année dernière».

Rappelons que «le secteur touristique a connu, au cours du mois de décembre 2017, une évolution soutenue de ses indicateurs d’activité, notamment les nuitées touristiques globales (37,7% contre 7,1%) et les entrées de touristes étrangers (23,6% contre 38,9%). De même, les recettes touristiques en devises se sont inscrites, au cours du même mois, en hausse de 19,9% contre 18,2% une année auparavant», selon la note de conjoncture pour le mois de janvier 2018, publiée par la Banque Centrale de Tunisie.

Selon la même source, «pour l’ensemble de l’année 1027, le flux de touristes étrangers a progressé de 26,9%, en glissement annuel, contre 7,7% en 2016 portant sur environ 5,7 millions de touristes. Cette amélioration est attribuée, principalement, à la consolidation des entrées de touristes européens (20% contre 8,5% en 2016) en relation avec la reprise des entrées des Français (46% contre -15,9%), des Allemands (40,5% contre -40,9%) et des Italiens (21,7% contre -13,8%). Pour leur part, le nombre de touristes maghrébins a enregistré, sur toute l’année 2017, une hausse de 30% contre 7,9% suite à la progression du nombre de touristes algériens (38,1% contre 22,1%) et des libyens (18,1% contre -8,1%).

Parallèlement, le nombre de nuitées touristiques globales s’est amélioré de 23,3% contre 10,5% une année auparavant pour atteindre près de 22 millions d’unités“.

La hausse des nuitées a concerné les principales zones touristiques, notamment celles de Nabeul-Hammamet 35,8%, Mahdia 34,5% et Sousse 25,9%. Corrélativement, les recettes touristiques en devises se sont inscrites en hausse de 17,7% contre -1,7% en 2016 pour atteindre 2.793,5 MDT.

par -

Le stock des avoirs nets en devises de la Tunisie, chez la Banque centrale, est descendu à un niveau moins que les convenus 90 jours d’importation. Cela veut dire, concrètement, que la Tunisie n’a pour l’instant pas de quoi financer plus de 89 jours d’importation de produits de tous genres.

Derrière cette baisse, il y a des échéances de dettes extérieures tombées et qu’il a fallu payer. Il y a aussi une grosse facture d’importation énergétique que la Tunisie ne pouvait pas ne pas payer et une autre, plus grosse facture de produits de base qui ont été importés, dont le sucre et le blé, au risque d’entendre tous les politiciens de la place et tous les experts-cassandres crier au manque du sucre pour leurs gâteaux et boissons et des céréales pour les boulangers du pays.

Cette baisse n’est pourtant pas une première dans les annales de la BCT (Banque Centrale de la Tunisie) et de tout le pays. Ce n’est pas, non plus, une chute historique. Loin s’en faut. La Tunisie a connu pire et n’a jamais cessé d’importer ses besoins et d’honorer sa signature. Loin s’en faut encore.

Le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est en fait resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous d’un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société Tunisie Télécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements socio-politiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de l’emprunt «EUR 850 millions» en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a viré de nouveau à la baisse sous l’effet, notamment des pressions continues sur la balance commerciale, des règlements au titre du service de la dette extérieure et du tarissement des entrées en devises. Un tarissement lié, d’une part, aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part, à la baisse des recettes en billets de banque étrangers. Cela, malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens). L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, que la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées. Ceci induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’elles soient en devises ou en dinar.

par -

«Le fournisseur de services touristiques à l’étranger GTA, distribué en Tunisie par l’agence de voyages Select Travel & Services, ne sera plus en mesure de continuer à opérer sur le marché ». C’est ce que rapporte notre collègue «Destination Tunisie», qui cite la directrice générale de l’agence Select Travel. Selon la même source, «cette décision est en effet la conséquence des restrictions imposées par la Banque Centrale de Tunisie et l’absence de toute rallonge budgétaire en devises permettant aux agences de voyages de proposer en toute légalité aux Tunisiens de pouvoir payer avant de partir par exemple leur hôtel à l’étranger en dinars tunisiens».

par -

Qui dit déficit commercial dit poids excessif des importations. Et de ce point de vue, la Tunisie est très bien lotie, avec son tout nouveau record, établi fin novembre 2017 : -14,3 Milliards de dinars affiche la balance commerciale. Le hic c’est que cette machine infernale est entretenue par des devises, que la Banque centrale est contrainte d’acheter pour honorer les engagements extérieurs des opérateurs économiques.
Résultat des courses : le volume global de refinancement des banques par la BCT vient d’atteindre un seuil historique, 11,11 Milliards de dinars, à la date du mardi 12 décembre 2017. Il est bon de rappeler, pour faire le tour de la question, qu’on en était, à peine, ose-t-on dire, à 7,88 Milliards de dinars à la même période l’an dernier. Chedly Ayari, qui fait tout pour garder au chaud les devises dans le pays, n’est pas au bout de ses tourments !

par -

Le Soudan a annoncé une interdiction temporaire de l’importation de 19 produits incluant entre autres des denrées alimentaires. La mesure, qui est entrée en vigueur jeudi dernier, vise à protéger la monnaie locale et à réduire le déficit budgétaire du pays, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Elle intervient alors que la livre soudanaise continue de reculer par rapport au dollar depuis la levée des sanctions économiques américaines.

La levée de l’embargo américain qui ouvre la voie à une hausse des importations soudanaises affecte les disponibilités en devises étrangères du pays.

En effet, bien que la banque centrale ait maintenu un taux de change de 6,7 livres soudanaises pour un dollar, la faible disponibilité de la devise dans le circuit formel oblige les importateurs à se tourner vers le marché noir pour son approvisionnement.

par -

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé dans une circulaire adressée aux intermédiaires agrées n°2017-10 que le montant en devises à exporter matériellement ne peut excéder la contre-valeur de trente mille dinars (30 000 D) par voyage.
Les dispositions de la présente circulaire dont l’objet concerne l’importation, la cession, la reconversion et la réexportation matérielle des devises par les voyageurs non-résidents entrent en vigueur à compter du premier décembre 2017“.
A cet effet, les autorisations d’exportation de devises, que les intermédiaires agréés délivrent, conformément aux dispositions de la circulaire n° 2016-10 visée ci-dessus, pour permettre aux voyageurs non-résidents d’exporter matériellement des devises en application des dispositions de la présente circulaire, ne peuvent porter sur un montant excédant le montant fixé par le présent article“, a souligné la BCT dans la dite circulaire publiée le 30 novembre 2017 sur son site électrique.
Et d’ajouter : “la réexportation d’un montant dépassant celui indiqué ci-dessus a lieu obligatoirement par l’entremise des intermédiaires agréés, conformément à la réglementation en vigueur relative aux comptes de non-résidents“.
La circulaire vient s’ajouter à un ensemble de législations adoptées auparavant par la Tunisie pour régir le marché de change, sachant que les montants en devises à exporter changent selon les exigences économiques. L’opération de fixation du plafond des montants en devises à exporter vise à préserver les équilibres financiers de l’Etat en devises, explique la BCT.

par -

Tenant compte de latries de liquidité des sociétés de leasing, la société «Nordic Machinery» a entamé des discussions avec le groupe Volvo et une banque suédoise pour voir la possibilité de mettre en place une ligne de crédit suédoise en faveur des sociétés de leasing tunisiennes, leur permettant de financer l’acquisition de biens d’équipement suédois. L’entreprise est ainsi arrivée à retenir le principe d’une ligne de crédit de 20 millions d’Euros à consommer en 2018. Une première opération de 4 millions d’Euros sur cinq ans à un taux fixe de 2,5% avec l’une des sociétés de leasing, est actuellement sur le point d’être lancée.
Une fois le processus lancé, l’idée est de mettre en place une ligne de crédit annuelle, de sorte que l’encours global au bout de quelques années aurait atteint plusieurs dizaines de millions d’Euros. Les financements extérieurs, y compris les lignes de financement lié, ont habituellement été couvertes contre le risque de change par la société Tunis Ré qui gère ladite couverture pour le compte de l’Etat. Nordic Machinery a cependant été surprise de voir le ministère des finances (MF) et Tunis-Ré refuser d’accorder la couverture contre le risque de change arguant du fait que ladite ligne serait une ligne de crédit acheteur. En effet, les sociétés de leasing n’achètent rien pour leur propre compte, et sont en fait des sociétés où le financement est tout à fait comparables aux banques. La Tunisie est aussi habituée à de tels financements liés, réservés au financement des biens du pays donateurs, comme par les lignes italienne, française, suédoise…etc. Une telle ligne est évidemment un financement lié réservé au financement des biens du pays donateur.
Il est évident qu’en l’absence de la couverture de risque de change, la ligne de crédit envisagée tombe à l’eau… et les sociétés de leasing tunisiennes continueront à se refinancer en dinars tunisiens en lançant des emprunts obligataires en dinars tunisiens. Dommage.

par -

«Le dénommé Saphir, soupçonné de blanchiment d’argent, est une personne physique âgée de 50 ans et exerçant une activité de commerçant dans un pays européen. Il est non-résident sur le plan change et titulaire d’une double nationalité. Cette personne a usé de sa qualité de non-résident sur le plan change, pour importer et exporter facilement des fonds en devises à des fins de blanchiment et de financement de contrebande». C’est ce que rapporte, entre autres exemples, le dernier rapport de la CTAF (Commission tunisienne des analyses financières) domiciliée auprès de la Banque Centrale de Tunisie.

Ledit rapport confirme «l’existence d’un réseau maghrébin de contrebande financé par le dénommé Saphir» et en décrit le mode opératoire. Il fait ainsi état «d’opérations de fractionnement de gros montants en devises ayant totalisé plus de 5 millions d’euros, importés cash et réexportés vers le pays d’origine, parfois le même jour. Une partie des fonds restés en Tunisie servait à alimenter les circuits de change clandestins et à financer des opérations de contrebande. Le transport physique transfrontalier des espèces est l’une des principales méthodes employées pour effectuer des mouvements de fonds illicites, financer des activités illégales et blanchir les capitaux».

La Ctaf a été en fait alertée par la multiplicité des opérations d’importation de fonds en espèces en Tunisie sans justification économique de leur origine. Mais aussi par l’utilisation des techniques de fractionnement en vue d’obtenir plusieurs déclarations en douane lors de l’accès au territoire national, les réexportations, parfois le jour même, de certains montants et l’entretien de rapports directs et indirects avec des personnes signalées à la CTAF.

«Le dénommé Saphir a exporté d’un pays européen des montants importants en billets de banque sans déclaration aux autorités de ce pays. Les fonds importés en Tunisie ne sont pas justifiés par des documents bancaires du pays d’origine. Après analyse et complément d’investigations, la CTAF a transmis ce cas au Procureur de la République».

par -

«Depuis le début de l’année et jusqu’au 19 septembre 2017, le taux de change du dinar s’est déprécié de 16,7% vis-à-vis de l’euro et de 4,1% vis-à-vis du dollar américain». C’est ce que nous apprend une note de la BCT, publiée à l’issue de la réunion de son dernier conseil d’administration. Et l’Institut d’émission de noter, comme pour dire qu’il ne peut que très peu de choses contre cette dépréciation, que «la persistance des déséquilibres extérieurs est de nature à induire davantage de pression sur les réserves en devises, rendant ainsi la gestion du taux de change, à travers les interventions de la BCT, une tâche de plus en plus ardue».

L’ex-ministre des Finances, Lamia Zrbi, avait à peu près dit la même chose sur l’impuissance de la BCT à enrayer l’érosion du dinar, ce qui lui avait valu une volée de bois de vert et la tonne d’ennuis qu’elle a eus par la suite, jusqu’à son éjection du gouvernement…

par -

Une importante somme d’argent en devises a été saisie vendredi à El-Hencha (gouvernorat de Sfax), dans un camion léger.
” D’une valeur de 87 mille euros, soit 255 mille dinars, la devise était soigneusement dissimulée dans un sac en plastique sous le siège du véhicule “, a expliqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
” Intercepté à proximité de l’échangeur autoroutier d’El-Hencha, le véhicule provenait de Tunis et se dirigeait en direction de Ben Guerdane du gouvernorat de Médenine “, a-t-on encore expliqué.
Interrogé par les gardes nationaux, le conducteur du véhicule a dit qu’il se dirigeait vers Ben Guerdane pour remettre ce colis de devises à une personne de nationalité étrangère.
Les gardes nationaux ont saisi la devise et le véhicule et livré le conducteur à la brigade de recherches et d’investigation de la garde nationale de Jebeniana pour les besoins de l’enquête.

par -

Un agent des Douanes a été arrêté, mardi, à Gafsa en possession de 1,5 million d’euros (près de 4,2 millions de dinars), a indiqué le porte-parole du Tribunal de première instance de Gafsa Mohamed Ali Barhoumi.

Le douanier a été interpellé avec des membres de sa famille qui se trouvaient à bord de sa voiture après une course poursuite.

Une importante quantité de médicaments a été également saisie par les unités de la garde nationale, apprend-on de même source.

Le ministère public a ordonné de placer le douanier en garde à vue en attendant le parachèvement de l’enquête.

par -

Les réserves en devises sont considérées comme un filet de sécurité financier et sont utilisées pour subvenir aux besoins stratégiques de liquidité de l’économie en cas de pressions sur les comptes extérieurs. Elles jouent également le rôle d’une garantie pour les créanciers et les investisseurs étrangers sur la capacité du pays à payer ses dettes et à assurer la continuité des transferts avec l’extérieur ce qui leur confère un rôle stabilisateur très puissant. La Banque centrale utilise aussi les réserves pour lisser les fluctuations des taux de change de la monnaie nationale.

La convention communément admise pour l’adéquation du niveau des réserves en devises est que ces dernières devraient couvrir les besoins de financement en devises d’une économie sur un horizon d’un an.

Le niveau adéquat des réserves en devises peut être apprécié au regard d’un ensemble de références calibrées à partir de l’expérience collective des pays lors des crises antérieures ou modélisées en se basant sur une analyse coûts-bénéfices. Parmi les indicateurs les plus usuels dans l’appréciation du niveau des réserves, on cite le nombre de jours d’importations (JI), indicateur basé sur le critère commercial censé jauger la vulnérabilité du compte courant, avec un seuil conseillé minimum d’environ 3 mois.

Comme il apparaît dans le graphique infra, le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous de un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société TunisieTélécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements sociopolitiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de EUR 850 millions en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a reviré de nouveau à la baisse sous l’effet :

– des pressions continues sur la balance commerciale,

– des règlements au titre du service de la dette extérieure,

– et du tarissement des entrées en devises liées d’une part aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part à la baisse des recettes en billets de banques étrangers malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens).

L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées, ce qui induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’il s’agisse en devises ou en dinar.

BCT

FOCUS 🔍

La BIAT, qui apporte depuis s plusieurs années, un soutien à la culture et aux industries créatives allant au-delà du mécénat, a lancé une...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

L'attaquant anglais Wayne Rooney a connu des débuts euphoriques dans le Championnat nord-américain de foot (MLS) en réussissant deux passes décisives pour contribuer à...