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El Kantaoui

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La campagne pour les élections municipales a vécu. Les photos montrant quelques nouveaux élus s’adonnant à quelques travaux de salubrité publique, l’une à grands coups de Karcher et l’autre avec une bouteille d’eau sur les murs d’un abattoir public, ont vite disparu. Installés dans leurs nouveaux fauteuils, après une âpre campagne, les nouveaux maires ont vite oublié la question de la propreté, qui dans les rues de sa ville et qui sur les plages de son patelin.

Indéniablement, ce laisser-aller des nouvelles équipes municipales, pourtant élues sur la base de promesses d’amélioration de l’environnement direct du citoyen, a une incidence économique. Pays où le tourisme représente une part importante du PIB, la qualité de ses plages et le sale état de ses rues impactent sa fréquentation par des touristes courus par d’autres destinations où ces deux critères de propreté font loi.

Premier exemple : La municipalité d’El Kantaoui à Sousse, un haut lieu touristique de toute la région du Sahel. On aurait cru que la nouvelle maire, issue du parti d’Al Moubadara (ndlr : Traduisez Initiative), n’a rien fait et n’a pris jusque-là aucune initiative pour rendre les plages de sa commune fréquentables, tant par les locaux que les étrangers. Une mer sale, où l’ONAS (Office de l’assainissement) déverserait encore les immondices (Voir la vidéo) et tous genres de saletés faites d’algues, de végétaux, de sachets divers, de couches de bébé et de restes de divers fruits et même des seringues probablement d’adeptes de drogues dures, sans compter le nombre, chaque nuit renouvelé, de bouteilles de vin et de bière, qui jonchent chaque matinée la plage où la cribleuse de la municipalité ne fait aucun passage. Le poste de police est pourtant à quelques pas, mais ne patrouillerait jamais de nuit sur la plage en question et risquerait d’y rencontrer des connaissances. Une petite plongée sous-marine au large d’el Kantaoui donnerait à la nouvelle Maire d’Al Moubadara une vue moins reluisante de sa ville. La plage de Sidi Bou-Saïd n’a pas meilleure mine (Voire la vidéo).

Autre exemple et autre haut-lieu touristique, plus local, de toute la région du Cap Bon : Kélibia. Le nouveau maire issu d’une liste indépendante semble être aux abonnés absents. Toute la scène politique nationale avait applaudi la réussite des listes indépendantes dans les dernières municipales. Le siège de la présidence de la municipalité ne semble pas encore s’éveiller à la question économique de l’environnement et de la salubrité de ses plages. Mise en ligne le 29 juillet par un internaute sur les réseaux sociaux, la vidéo en lien en dit long sur la qualité de la plage de Kélibia. En 2015, cette ville du littoral du Cap Bon avait reçu le Prix de la municipalité touristique la plus propre. Mais c’était il y a trois ans. Changer la gouvernance locale ne semble pas encore vouloir dire changer de méthode de travail.

Ailleurs, dans la capitale, la nouvelle «Cheikha» de la capitale a, semble-t-il, rangé le Karcher, n’a pas vu la photo de cette touriste «posant» sur un tas d’immondices comme il en existe des milliers dans sa ville et a oublié d’aller jeter un coup d’œil le soir sur la rue Bab Dzira (Al Jazira), à gauche de l’immense portique en pierre de la ville de Tunis pour regarder les tas de détritus laissés par les étals de commerce parallèle qui défigurent toujours les rues de la capitale. Quoiqu’on puisse dire de lui, Omar Mansour n’a pas encore trouvé son remplaçant, au moins sur ce volet propreté de la ville et de lutte contre les étals sauvages. Le nouveau maire de Rafraf (4ème photo de gauche à droite), aussi, n’aurait rien à envier à la Maire d’Al Kantaoui

Commentant la photo relative au sale état de la plage de Rafraf (Gouvernorat de Bizerte), un internaute a écrit cette phrase : «Un si beau pays, très mal habité … ». Il est vrai que la question de la propreté de cette richesse économique que sont les plages tunisiennes est aussi une question de culture. Cela n’enlève pas le devoir de faire respecter la loi par les élus locaux et leur devoir aussi de veiller à la propreté de cette ressource économique et financière qu’est la plage.

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A quelques jours de l’ouverture de la saison estivale, la municipalité de Hammam Sousse laissait toujours s’amonceler les détritus, les bouteilles de bière des ivrognes qui polluent les plages de la station touristique d’El Kantaoui. Des tonnes d’algues marines envahissaient encore les plages d’El Kantaoui, bouteilles et canettes de bière en florilège nauséabond. Pourtant, le poste de police d’El Kantaoui n’est qu’à quelques mètres et ne bouge chaque été pas le petit doigt pour déloger les buveurs nocturnes. De son côté, la municipalité de Hammam Sousse, pourtant en partie financée par la taxe hôtelière, refuse de nettoyer la plage, arguant du peu de moyens logistiques. Un des cafetiers de la plage s’était mobilisé lui-même, a loué la logistique nécessaire. Le président de la municipalité lui a fait envoyer les agents des « taratib » de la municipalité, lui enjoignant de ne pas bouger le petit doigt. Hatem Laatiri serait devenu de la race des présidents de municipalités qui ne font rien et ne laissent pas les autres faire ce qu’il ne fait pas ???

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