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Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre de l’Éducation par intérim, est revenu ce jeudi 24 août 2017, sur Shems FM, sur l’épineux problème de la pléthore de titulaires de doctorat. Il a déclaré que le marché du travail en Tunisie est incapable de les absorber tous, néanmoins son département a des solutions pour caser les docteurs au chômage. Des dispositifs seront mis en place pour leur insertion dans l’enseignement privé…

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Le ministre de l’Education, Néji Jalloul, a fait savoir, dans un entretien avec le journal Al Anwar, que son département organisera bientôt un concours pour l’embauche de 3000 enseignants dans le secondaire. Les admis suivront une formation de deux ans, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur.
Par ailleurs Jalloul a affirmé que le retard pris dans le recrutement de 800 nouveaux enseignants est dû aux à des vérifications opérées par le ministère de l’Education.

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La Première ministre britannique, Theresa May, a fait sa première sortie de route. Première grosse boulette devrait-on dire. Elle s’est mise en tête, confortée en cela par la vague europhobe qui a conduit au Brexit, de pointer du doigt les entreprises qui embauchent des étrangers. L’image d’ouverture du Royaume-Uni, qui a aussi bâti son économie grâce à la main d’oeuvre étrangère, en a pris un sacré coup, au risque d’accentuer les effets du Brexit sur l’économie britannique, et même de causer la dégringolade de la livre sterling. Face au tolet et à ses répercussions, Mme May et son équipe tentent de faire machine arrière. Il n’est par exemple plus question d’exiger des partons qu’ils publient la liste de leurs salariés étrangers. Autre initiative pour tenter d’éteindre l’incendie : Depuis le dimanche 09 octobre, les ministres défilent sur les plateaux de télévision pour expliquer que ces données seraient recueillies, mais qu’il n’était « pas question de les rendre publiques » ni de « nommer » les entreprises indexées. Mais c’est un peu tard, l’image de Mme May est déjà écornée…

A souligner que devant les partisans du Parti conservateur, la semaine dernière, les dirigeants avaient égrainé plusieurs mesures pour coller aux aspirations anti-immigrées des électeurs lors du référendum sur le Brexit. C’est ainsi que l’idée de « débusquer » les entreprises qui préfèrent recruter des étrangers au lieu de propulser des Britanniques avait émergé ; la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, en avait rajouté une louche en annonçant une batterie de restrictions pour diminuer le flux de nouveaux étudiants étrangers. Son collègue chargé de la Santé avait embrayé en assénant que le système de santé allait, in fine, éjecter les médecins étrangers.

Les germes de la division sont bien là

Le gouvernement, plus précisément le Foreign Office, est allé plus loin dans ce que certains qualifient d’ignominie en faisant savoir à des universitaires de la prestigieuse London School of Economics que les autorités ne feraient plus appel à des d’experts non britanniques pour des consultations sur les dossiers relatifs au Brexit, au motif – ou prétexte, c’est selon – que cela pourrait favoriser des fuites vers les pays de l’Union européenne. « Pour la première fois, je me demande à quoi bon continuer à travailler dans une université britannique sur les politiques de l’UE », a tweeté Jan Eichhorn, politologue allemand attaché à l’université d’Edimbourg. « Je pense qu’il n’est pas bon de dénigrer les étrangers », a déclaré pour sa part Roland Rudd, un grand nom de la City et frère de la ministre de l’Intérieur.

La Première ministre a eu son moment de gloire au congrès, chaudement acclamée, mais le moment de grâce a été de courte durée. Le chef du Labour (parti travailliste, réputé plus ouvert) Jeremy Corbyn, a l’un des premiers à dégainer et tirer en direction de Mme May. D’après lui le Parti conservateur avait « touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie » ; Nicola Sturgeon, première ministre (indépendantiste) d’Ecosse, n’a pas été tendre non plus en qualifiant de « hideuse » la perception du Brexit de Mme May ; même des personnalités conservatrices et des entrepreneurs ont fait savoir leur indignation. Steve Hilton, ancien conseiller de David Cameron, pourtant farouche partisan du Brexit, a été le plus impitoyable : Il a déclaré que le projet de fichage des entreprises embauchant des étrangers est « clivant, répugnant et terriblement bureaucratique ». Pour lui c’est comme si le gouvernement disait que  « les étrangers devraient se faire tatouer un numéro sur l’avant-bras ». Il a même écrit dans le Sunday Times que Theresa May était « irresponsable » pour avoir mis dans la tête du reste du monde que Londres se détournait de la communauté internationale.

Le Financial Times, considéré comme le porte-voix des milieux d’affaires, accuse la Première ministre de « jouer avec le feu », ; le journal est très dubitatif sur «sa tactique” pour arracher un meilleur accord pour le Royaume-Uni » lors du Brexit. Carolyn Fairbairn, présidente du CBI, principale fédération de chefs d’entreprise, a alerté hier lundi 10 octobre contre le risque de « fermer les portes » et s’en prend aux orientations du gouvernement May selon lesquelles il y aurait « quelque chose de honteux [pour les entreprises britanniques] à attirer les meilleurs talents du monde entier plutôt qu’une source de fierté ».
La City et les milieux patronaux, qui ont leurs entrées à Downing Street, critiquent de plus en plus la politique de Theresa May qui consiste à faire baisser les flux migratoires, y compris les Européens,
Ce que redoutent surtout les hommes d’affaires, c’est la perte du « passeport » qui permet à la City de réaliser les transactions en euro, notamment avec la descente aux enfers de la livre sterling…

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