Tags Posts tagged with "forets"

forets

par -

Les zones humides, l’écosystème le plus précieux sur le plan économique et parmi les plus riches du monde pour la biodiversité, disparaissent trois fois plus vite que les forêts.

C’est la conclusion du nouveau rapport de la Convention de Ramsar sur les zones humides, un traité mondial ratifié par 170 pays en vue de protéger les zones humides et de promouvoir leur utilisation rationnelle. Le rapport montre qu’aucune région n’est épargnée.

« Les Perspectives mondiales pour les zones humides sont un cri d’alarme –sur le taux de disparition accéléré, non seulement des zones humides de la planète mais aussi des services vitaux qu’elles procurent. Sans elles et sans leurs services, le programme mondial de développement durable restera lettre morte », déclare Martha Rojas Urrego, Secrétaire générale de la Convention de Ramsar sur les zones humides.

Les zones humides jouent aussi un rôle essentiel dans les efforts de régulation du climat mondial. Les tourbières, qui ne couvrent que 3% de la superficie de la planète, stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde et les marais; les herbiers marins et les mangroves sont aussi des écosystèmes riches en carbone. Elles atténuent également les crues et protègent les littoraux.

Malgre leur rôle essentiel dans les efforts de régulation du climat mondial, les zones humides restent dangereusement sous-évaluées dans les plans nationaux. Environ 35% des zones humides de la planète ont disparu entre 1970 et 2015, et le rythme de disparition s’est accéléré depuis 2000.

Cette disparition est le résultat de grandes tendances telles que les changements climatiques, la démographie galopante, l’urbanisation, en particulier des zones côtières et des deltas fluviaux, et de l’évolution des modèles de consommation responsables des changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau et dans l’agriculture.

La menace persistante et croissante qui pèse sur les dernières zones humides de la planète, entretenue par le drainage de l’eau, la pollution, l’utilisation non durable, les espèces envahissantes, les flux interrompus par les barrages et le déversement de sédiments par le déboisement et l’érosion des sols en amont, est décrite en détail dans les Perspectives mondiales pour les zones humides.

Les zones humides sont cruciales pour l’homme et pour la vie sur la planète. Directement ou indirectement, elles fournissent presque toute l’eau douce consommée dans le monde. Plus d’un milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance et 40% des espèces vivent et se reproduisent dans les zones humides. La crise de la biodiversité est tout aussi alarmante. Plus de 25% de toutes les plantes et de tous les animaux des zones humides sont en danger d’extinction.

Elles sont une source vitale d’aliments, de matières premières, de ressources génétiques pour la pharmacopée et d’énergie hydroélectrique; elles jouent un rôle important dans le transport, le tourisme et le bien‑être culturel et spirituel de tous les peuples.

« On constate un lent éveil à la valeur des zones humides. Autour de la planète, les législateurs doivent intégrer les zones humides dans les programmes politiques et investir dans leur pérennité. Nous devons éduquer le monde à l’importance critique de cet écosystème dont la disparition est très rapide. Sans les zones humides, nous sommes tous menacés », affirme Mme Rojas Urrego.

On estime que les zones humides – lacs, cours d’eau, marais et tourbières mais aussi zones marines et côtières telles que les estuaires, les lagunes, les mangroves et les récifs coralliens – couvrent actuellement plus de 12,1 millions de km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Entre 13 et 18% sont inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés.

Mais l’inscription de nouveaux sites en vue de leur protection ne suffit pas. Les Perspectives mondiales pour les zones humides insistent sur la nécessité de se doter de plans de gestion efficaces des zones humides et d’intégrer les zones humides dans la préparation et l’application de plans nationaux sur le développement durable, les changements climatiques et autres engagements mondiaux importants.

« Il faut, de toute urgence, une action collective pour renverser les tendances de la perte et de la dégradation des zones humides et assurer aussi bien l’avenir des zones humides que le nôtre. »

par -

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, Samir Taïeb, qui était très attendu par les députés pour s’expliquer sur moult dossiers au sein de son département, a déclaré lors de la séance plénière de samedi 10 mars 2018, à l’ARP, que de hauts responsable de l’Etat ont lancé d’importants chantiers, carrément des châteaux, dans les forêts.

Selon lui, cette pratique est encore plus destructrice que l’abattage des arbres. “Dans tous les cas, je souhaite que les prochaines élections municipales permettront d’installer une autorité locale capable d’assainir la situation», a ajouté le ministre. En d’autres mots il faudra attendre les municipales, et même les mois qui vont les suivre, pour avoir un début de solution à cet épineux problème. En attendant le “massacre” continue…

par -

Un incendie s’est déclaré, durant la nuit du lundi à mardi, dans la région de Simène à Joumine dans le gouvernorat de Bizerte, détruisant ainsi près de trois hectares de forêts, rapporte Assabahnews.

Les unités d’intervention ainsi que les équipes de la protection civile sont parvenues à éteindre les feux et contenir l’incendie.

Les causes de l’incendie demeurent inconnues.

par -

Le ministère de l’Intérieur a fait savoir ce samedi 09 décembre 2017, à travers un communiqué, que le ministère public a donné son aval à la sous-direction de la police judiciaire d’El Gorjani pour placer en détention provisoire un directeur en fonction dans un des ministères de la place.
L’homme est accusé d’avoir trempé dans des affaires de corruption et d’avoir pris possession de domaines de l’Etat dans les forêts de Bizerte pour les revendre…

par -

Un incendie s’est déclaré, dimanche 27 août 2017 dans la région d’El Kossi, relevant de la délégation de Nabr dans le gouvernorat du Kef, rapporte Jawhara fm.

Les unités de la protection civile se sont dépêchées sur les lieux et déploient tous les efforts pour venir à bout des flammes.

Par ailleurs, les efforts se poursuivent pour maitriser l’incendie qui a éclaté depuis vendredi dernier dans les forêts d’El Kamim, dans la région de Touiref.

par -

Quand une forêt brûle, les victimes ne sont pas seulement la flore et la faune, les flammes peuvent aussi causer des dommages irrémédiables au sol, indispensable à la régénération de la nature. Les arbres qui dégagent de l’oxygène se détruisent et cela ajoute aux maux de la planète, qui pâtit déjà des effets du réchauffement climatique.
Il faut attendre 6 ans pour voir nos forêts qui sont mis à nu se régénérer et récupérer ce que le feu a dévoré en seulement quelques jours“, lance, attristé, Habib Abid, directeur général des forêts, dans une déclaration à l’agence TAP.

Les victimes des feux qui ont ravagé, depuis début juin jusqu’au 7 aout 2017, des milliers d’hectares de forêts dans le nord et le nord ouest du pays sont la faune et la flore, mais aussi les populations rurales riveraines, pour lesquelles la forêt constitue la principale source d’emplois et de revenus.
L’addition a été salée pour la région verdoyante de Jendouba, où plus de 900 hectares de forêts ont été ravagés. Mais la situation semble maitrisée maintenant et la Direction générale des forêts (DGF) envisage d’entamer, bientôt, ses diagnostics et faire l’évaluation des dégâts et les démarches à entreprendre pour régénérer l’espace forestier, poumon de la Tunisie.

Dans la région de Tala à Kasserine (Nord ouest), les services de la direction régionale des forêts, ceux de la protection civile et aussi les ouvriers des chantiers ont fait l’impossible pour minimiser les dégâts et maitriser des incendies ravageurs qui ont dévoré prés de 1700 hectares des forêts dans les localités de “Lajrad” et “Biranou”. “Les produits forestiers (romarin, zgougou…) dans ces deux forêts constituent des sources de revenus et d’emploi pour environ 1500 familles“, a déclaré à l’agence TAP Mohamed Tahar Mbarki, directeur régional des forêts à Tala.
Les feux de forêts sont des catastrophes pour le couvert végétal et aussi pour les abeilles, ces précieuses pollinisatrices des plantes depuis près d’une décennie, et aussi pour les oiseaux, les lapins sauvages, les perdrix et les sangliers“, a ajouté le responsable.
La nature du couvert végétal et le climat ont favorisé la propagation du feu dans les forêts à Kasserine et rendu difficile l’intervention, a-t-il dit, relevant que la direction régionale des forêts a pris des précautions pour empêcher la reproduction de pareilles catastrophes.

En effet, ce désastre pour la nature et l’environnement a aussi de lourdes conséquences sur le plan financier. “Le cout d’un seul hectare incendié peut s’élever à 9 mille dinars (lutte contre l’incendie, les produits perdus et le service de protection contre l’érosion et l’aspect environnemental)“, a ajouté le premier responsable de la DGF, Habib Abid, citant des actions envisagées dans le futur au profit de l’espace forestier.

4 programmes de gestion post-incendies prévus

Après l’extinction des flammes, il s’agit maintenant de l’évaluation des dégâts de chaque incendie, de l’identification des superficies ravagées et les types des arbres endommagés puis la mise en pratique du programme convenable, explique Abid.
La DGF prévoit, selon lui, 4 types de programmes. Le premier concerne les forets de Chêne-liège, situées à Jendouba, régions la plus touchée. Il consiste à couper les arbres et ceux-ci se régénèrent naturellement à travers les rejets.
Le deuxième programme concerne le pin pignon et prévoit la coupe des arbres et le reboisement des plantations avec la même espèce.
S’agissant du Pin d’Alep (3ème programme), il s’agit aussi de couper les arbres, avant leur régénération naturelle. En contact avec la chaleur des incendies, les cônes gonflent, s’ouvrent et libèrent les graines de “zgougou” (pignons de pin d’Alep) avec des quantités énormes.
Une observation pendant une ou deux années est nécessaire, pour voir la réaction du terrain, si les arbres repoussent seuls et si non les services sylvicoles optent, alors, pour le reboisement“, développe Abid.

La DGF, ne voyant pas cette catastrophe arriver, avait prévu une régression de 50% des incendies. Elle prévoyait seulement 1000 hectares incendiés jusqu’à la fin du mois d’aout, contre 1700 hectares en 2016 (320 incendies). Hélas, l’imprévu est si vite arrivé !
Les incendies de forêts qui se sont déclenché et qui ont ravagé des centaines d’hectares de forêts dans les gouvernorats de Béja, Bizerte, Zaghouan, Jendouba, Kef, Siliana et Kasserine ont été pour la plupart prémédités, selon la présidence du Gouvernement qui a promis de traduire les responsables de ces incendies en justice et d’indemniser “les véritables victimes“. Plusieurs personnes suspectées de provoquer les incendies ont été déjà arrêtées.

L’autorité de l’Etat pas encore rétablie

Depuis 2011, l’autorité de l’Etat n’a été rétablie que partiellement et cela ne réduit que partiellement les dangers pesant sur la forêt tunisienne, indique un rapport d’experts dans la sylviculture.
Avec 300 incendies recensés en 2012, le nombre de feux est ainsi multiplié par deux par rapport aux années habituelles.
Les statistiques les plus fiables sur les incendies de forêt ont commencé à être produites par les services du ministère de l’Agriculture en 1985.

Sur les 25 dernières années, 60 % de ces incendies sont attribués à des raisons inconnues et 40 % sont provoqués par des faits divers : jets de mégots de cigarettes (57 %), différents prélèvements de ruraux (chauffage, production de charbon, 14 %), autres raisons d’ordre naturel et criminel (3 %). Ces éléments anciens tranchent avec l’ascension du fait criminel depuis 2011. En effet, l’immobilisme de l’administration et la situation révolutionnaire des derniers mois, ont laissé libre cours à diverses interprétations.

Souvent, des intrus procèdent à des coupes sauvages à l’intérieur de grands espaces forestiers ou de réserves naturelles, ou déclenchent des feux volontaires. Des bandes organisées procèdent à de multiples mises à feu simultanées dans des endroits dispersés à fin de limiter l’efficacité des pompiers et bénévoles et de minimiser leurs chances de combattre les foyers, ont constaté les experts Salem CHRIHA and Abdeljalil SGHARI dans leur étude publiée en 2013, sur Les incendies de forêt en Tunisie, séquelles irréversibles de la révolution de 2011.
Les deux experts ont recommandé, par ailleurs, la révision du code forestier.
“Cette révision ne peut être évitée à court terme, tant la réglementation actuelle a démontré son incapacité à contenir les atteintes aux espaces boisés”, estiment-t-ils.
Cette amélioration serait toutefois inutile sans l’accompagnement d’un programme de vulgarisation à destination de la population rurale, souvent illettrée et ignorante des dangers induis par des actes de déforestation.

TAP

par -

Durant la période allant du 3 au 9 août en cours, il a été enregistré 383 foyers d’incendies de forêts, ayant parcouru une superficie totale de 17 400 ha, annonce l’APS citant des sources de la Direction générale des forêts (DGF).

La DGF fait savoir que 10 704 ha de forêts, 3 466 ha de maquis, et 3 230 ha de broussaille, ont été touchés par les feux soit une moyenne de 55 foyers par jour et une superficie de 45 ha par foyer.

Les wilayas les plus touchées par les feux de forêts sont en premier lieu Bejaïa avec 5 477 ha et un total de 184 foyers, suivie par la wilaya de Guelma avec 5 368 ha et un total de 38 foyers, la wilaya de Skikda 4 783 ha et un total de 152 foyers, et Tizi Ouzou avec 2722ha et un total de 241 foyers.

Les wilayas d’Annaba, El Taref, Médéa, Jijel, Sétif et Ain Defla figurent également dans la liste des dix (10) wilayas ayant été touchées par les feux de forêts tout au long de la période indiquée.
La DGF précise dans ce cadre que le dispositif de prévention et de lutte mis en place depuis le 1er Juin 2017, sera maintenu jusqu’a la fin de la campagne, prévue le 31 octobre de cette année.

Dans le cadre de la campagne de prévention et de lutte contre les incendies de forêts, la DGF lance un appel aux citoyens pour plus de vigilance.

par -

Le collectif des coordinations régionales des ouvriers de chantiers s’est dit lundi “étonné” de la “campagne orchestrée” contre son secteur à la suite de la vague d’incendies qui frappe le pays depuis plusieurs jours.

Il s’indigne face aux “accusations gratuites lancées à l’encontre d’une catégorie entière de travailleurs qui reste pourtant mobilisée en première ligne, à cette heure, avec les unités de la protection civile pour combattre le feu en dépit des conditions de travail éprouvantes”.

Il estime dans un communiqué que ces accusations, émanant même de responsables du gouvernement, fait partie d’un “scénario bien ficelé visant à permettre à l’Etat de se défaire de son devoir constitutionnel de régulariser définitivement la situation précaire de cette catégorie marginalisée”.

Le collectif affirme néanmoins que ses adhérents “restent mobilisés pour le salut de la sécurité de la patrie et répondront toujours à l’appel du devoir, quelles que soient les conditions”.

Il réitère son hommage aux ouvrières et ouvriers des chantiers qui combattent le feu en première ligne, les appelant à résister jusqu’à ce que les incendies soient totalement éteints.

Il considère, par ailleurs, que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) demeure le négociateur unique et officiel dans le dossier des ouvriers de chantiers.

Le porte-parole de la Direction Générale de la garde nationale Khalifa Chibani, qui s’exprimait samedi lors d’un point de presse, a affirmé que quatre individus en rapport avec ces incendies ont été placés en garde à vue à Jendouba et deux autres à Bizerte. Il s’agit, a-t-il indiqué, d’ouvriers de chantiers temporaires recrutés puis abandonnés, selon les investigations préliminaires.

“Ils auraient déclenché les incendies dans l’espoir d’être engagés dans les interventions des forces de sécurité pour contenir les flammes”, avait-il déclaré.

par -

Les unités de la Garde Nationale à Bizerte ont arrêté, dimanche 6 août 2017, trois personnes suspectées de provoquer des incendies dans les forêts de Sejnane (gouvernorat de Bizerte), a indiqué le commandant khaled Grissa dans une déclaration à la Tap.
Les suspects, âgés entre 18 et 25 ans, ont été interrogés par la police, après avoir été interceptés dans la zone forestière à Sejnane, a souligné la même source.
Près de 40 individus ont été soumis à un interrogatoire et 4 procès d’infraction ont été rédigés, a ajouté la même source.
Plusieurs habitants à Sejnane ont été évacués à la suite de la série des incendies qui se sont déclenchés depuis environ une semaine dans la région.

Le ministère public avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur les incendies dans les forêts de Sejnane et les causes de la reprise du feu, précédemment, maîtrisé en totalité par les services intervenants en coordination avec la commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles.

par -

Les superficies des forêts ravagées par les incendies déclarées au cours de la semaine écoulée dans le gouvernorat de Jendouba ont atteint environ 955 ha réparties sur six délégations, selon un rapport préliminaire de la Direction générale des forêts relevant du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Les superficies forestières endommagées se répartissent entre Ain Drahem (840 ha), Tabarka (40 ha), Balta Bououane (34 ha), jendouba Nord (30 ha), Ghardimaou (9 ha) et Fernana (3) et ce sans considérer les espaces ravagés lors des trois derniers jours, a fait savoir la même source.
Par ailleurs, un cadre au commissariat régional au développement agricole de Jendouba a indiqué que le reboisement des arbres de chêne et d’hetres parties en fumée nécessite au moins trente ans.

par -

Le parquet à Jendouba a autorisé l’ouverture de 16 affaires judiciaires suite aux derniers incendies déclarés dans les forêts de plusieurs gouvernorats du Nord-ouest, rapporte Shems Fm, citant leurs propres sources.

Selon la même source, 9 personnes ont été convoquées par la police pour être interrogées.

Il est à rappeler à ce propos que plusieurs incendies se sont récemment déclarés dans plusieurs régions de divers gouvernorats dont Bizerte, Béja, Jendouba, et plus récemment Kasserine. Ces incendies n’ont fait aucune victime humaine, mais des dégâts matériels ont été signalés où plusieurs habitations ont été détruites et un bon nombre de familles ont été évacuées.

par -

Une convention a été signée entre l’Institut National de Recherches en Génie Rural, Eau et Forêts (INRGREF-Tunisie) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) avec la coopération de l’Université de Séoul, pour la réalisation d’un projet pilote de réhabilitation et de régénération des forêts de chêne liège en Tunisie. Ce projet, d’un coût de 2,000 000 de dollars US est financé par la KOICA et couvre la période 2017-2018.
Il s’agit d’une coopération pour réalisation de la deuxième phase d’un projet déjà entamé et destiné à réhabiliter et à régénérer les forêts de chêne-liège dans la région du Nord Ouest tunisien. L’objectif de cette deuxième phase du projet est de lancer un modèle de reconstitution de la forêt de chêne-liège en Tunisie à partir des résultats obtenus lors de la première phase.
Concrètement, le “projet pilote de réhabilitation et de régénération des forêts de chêne liège en Tunisie” qui mettra en œuvre différentes activités de recherche et introduira des nouvelles approches pour réhabiliter la forêt de chêne-liège en Tunisie, prévoit la plantation de 100 hectares de chêne-liège avec des techniques spéciales utilisées dans la première phase, la régénération de 10 hectares de vieux peuplements de chêne-liège par rejet de souche et la modernisation de la pépinière de Majen Essef.
L’initiative permettra, selon un communiqué conjoint des partenaires du projet, de développer les ressources forestières en prenant en considération aussi bien la recherche, la formation, l’information et la vulgarisation forestière. Les activités de ce projet permettront aussi d’impliquer la population locale directement bénéficiaire des produits de la forêt en développant les activités de transformation susceptibles d’accroître son revenu.
Le développement local, une composante du projet
Le projet comporte aussi une composante de développement local dans les zones forestières. Il s’agit de développer des activités d’apiculture à travers la distribution de 200 ruches d’abeilles en avril 2017. 300 ruches ont été déjà distribuées en avril. Une formation au centre de formation agricole de Hakim (Jendouba) a été également dispensée pour les 60 bénéficiaires des trois zones en plus d’un accompagnement technique durant une année.
La convention a été signée par Dr. JEONG Yongho, Représentant du Directeur de Suppro Co, les directeurs des GDA concernées, Omar Behi, secrétaire d’Etat au ministère de l’Agriculture, chargé de la production agricole et Yoon Jeehyun, la Représentante résidente de la KOICA en Tunisie, Hamadi Hbaieb, directeur de l’INRGREF et Mbarek Gzaeil, Chef du CRDA de Jendouba.
L’accord a été signé en présence de l’ambassadeur de Corée à Tunis, Kim Jong Seok.
Les forêts constituent, dans le monde entier, une priorité environnementale en plus de leur rôle socio-économique. Elles absorbent le carbone et jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des gaz à effets de serre et constituent également un gisement important pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres.

par -

Les incendies survenus dans le gouvernorat de Siliana, durant les seuls mois de juin et de juillet 2016, ont ravagé 575 ha de forêts, selon un rapport du CRDA (Commissariat régional au développement agricole). Vingt cinq foyers de feu ont été, ainsi, dénombrés dans les délégations de Kesra, Siliana sud et nord. La plupart des incendies seraient d’origine criminelle et font l’objet d’enquête judiciaire, précise le rapport.
La région de Siliana compte environ 139 mille ha de forêts caractérisées par leur biodiversité et la richesse de leur production de pignon de pin d’Alep, d’herbes aromatiques et médicinales, de bois et de miel.

par -

Le directeur régional de la protection civile au Kef, le colonel Mourad Mechri, a déclaré au correspondant de la TAP dans la région, que le nombre d’incendies a augmenté depuis le début de la saison estivale, qui a connu également une augmentation du nombre des accidents de la route.
Dans ce cadre, le responsable a affirmé que 33 incendies ont endommagé 433 hectares de forêts composées d’arbres de pins, contre 7 hectares qui ont été détruits en 2015, alors que les accidents de la route ont augmenté de plus de 70 pc au cours du mois de juin et de 66 pc au cours de la période entre le 1er et le 19 juillet ayant causé la mort d’un individu et 121 blessés.
De son coté, le chef de service des forêts au commissariat régional du kef, Noureddine Hasnaoui a indiqué que ces incendies qui ont ravagé plusieurs zones ont été commis par des délinquants en vue de nuire à la richesse forestière”.
“Le contrôle sera renforcé au niveau des usines de charbon et des transporteurs du bois dans cette région en vue de réduire les incendies dans la forêt qui constitue une richesse environnementale pour le pays,”a-t-il dit.

par -

Les préparatifs vont bon train pour garantir une saison estivale sans incendies, ni accidents et protéger les forêts dans le gouvernorat de Siliana, et ce, en collaboration avec les directions régionales concernées.
Ces préparatifs ont fait l’objet d’une réunion de travail, tenue, lundi matin au siège du gouvernorat par la commission régionale de lutte contre les catastrophes en présence des représentants de toutes les parties concernées. La réunion a été consacrée à l’évaluation des travaux en cours de réalisation actuellement dans les divers délégations, dont notamment, l’aménagement des pistes forestières, le nettoyage des bas cotés des routes,l’assainissement des réseaux d’éclairage et des dépots d’ordures et la collaboration entre toutes les parties concernées, outre la consolidation des ressources humaines et la mobilisation des compétences parmi les travailleurs des chantiers.
Les participants à cette réunion ont souligné la nécessité de fournir davantage d’efforts afin de palier, les insuffisances enregistrées dans les circuits notamment dans les zones forestières D’un autre coté, le thème de l’organisation de la sécurité routière à été abordé afin de garantir des vacances en sécurité à l’occasion du mois de ramadan et le retour des tunisiens à l’etranger dans de bonnes conditions, outre les efforts déployés par les patrouilles sécuritaires, relevant de la garde nationale.

TAP

par -

Entre 4000 et 4500 hectares de forêts ont été incendiés, durant les années 2013 et 2014 et de 1500 à 2000 hectares ont subi des agressions et des actes de vandalisme, soit presque le quadruple par rapport à la période d’avant la révolution de 2011 (1200 à 1500 hectares de forêts incendiés et entre 800 et 1000 hectares agressés). Face à ces pratiques hostiles à un milieu forestier qui assure, pourtant, un rôle socio-économique important et où habite environ 1 million de personnes en Tunisie (10% de la population), l’Etat doit mettre en place une stratégie de conservation et de protection de ce milieu naturel, qui offre, à travers l’exploitation de divers produits forestiers non ligneux (romarain, pin d’Alep, thym…), des sources de revenus pour des milliers de familles tunisiennes.
Selon le directeur général des forêts (Ministère de l’Agriculture), Youssef Saâdani, les forêts tunisiennes assurent à l’Etat, des revenus annuels estimés à 15 millions de dinars.
“Ce n’est qu’une infime partie de la valeur des produit set des services directs et indirects offerts par le secteur forestier et pastoral, laquelle est évaluée à 930 millions de dinars”, a-t-il dit dans une déclaration à l’Agence TAP.
Consciente de l’importance des forêts dans la lutte contre les effets des changements climatiques à l’échelle mondiale et nationale, la Tunisie a adhéré au programme REDD (Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts dans les pays en voie de développement). Il s’agit d’un programme de l’Organisation des Nations Unies en collaboration avec la FAO (Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture), ayant pour objectif de lutter contre la déforestation et la détérioration des milieux pastoraux.
Selon l’ONU, la déforestation au niveau mondial a contribué jusqu’à près d’un cinquième des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans les années 1990. Les forêts permettent de sauvegarder la biodiversité et les sols, outre l’atténuation des effets des inondations. Dans le monde, près de 1,6 milliard de personnes  dépendent des forêts pour leurs revenus et leur survie, d’après l’ONU.

Saâdani a indiqué que la valeur des revenus reflète, en outre, la détérioration forestière et la dégradation des pâturages naturels. Selon les dernières études, ces pertes sont estimées à environ 100 millions de dinars. Le directeur général des forêts a mis l’accent sur la nécessité d’identifier une équation qui détermine: « comment investir dans les produits et les services et limiter au même temps la détérioration forestière » .
Il a afffirmé que le système forestier et pastoral possède des réserves et des grandes opportunités à valoriser et développer afin de créer des postes d’emploi, et ce, essentiellement, à travers la création de micro-entreprises. En ce qui concerne l’aspect environnemental des forets, il a fait savoir que le couvert forestier (indicateur important pour les pays) ne dépasse pas en Tunisie 8,3%.
Selon des spécialistes, ce taux est considéré comme «très faible» par rapport à celui des pays du bassin méditerranéen où il varie varie entre 15 et 20%. Saâdani a ajouté que le développement du couvert forestier,  à travers l’intensification du boisement et des initiatives environnementales et la promotion du système forestier et de pâturage, facilitera l’accès de la Tunisie à un certain nombre de financement à l’échelle international, à des crédits avec des conditions souple et permettra au pays d’attirer des investisseurs.
En ce qui concerne l’aspect environnemental des forêts, il a fait savoir que le couvert forestier (indicateur important pour les pays) ne dépasse pas en Tunisie 8,3%. Selon des spécialistes, ce taux est considéré comme «très faible» par rapport à celui des pays du bassin méditerranéen où il varie entre 15 et 20%.
Saâdani a ajouté que le développement dU couvert forestier, à travers l’intensification du boisement, des initiatives environnementales et la promotion du système forestier et de pâturage, facilitera l’accès de la Tunisie à un certain nombre de financements et de crédits à l’échelle internationale, à des conditions souples et permettra au pays d’attirer des investisseurs.

L’accroissement des atteintes contre les forêts en Tunisie met en exergue, selon Saâdani la nécessité de réviser le cadre institutionnel et juridique, de manière à établir un partenariat entre les exploitants des forêts  et les personnes y habitant.
Il y a aussi lieu de prendre conscience que la promotion du secteur forestier n’est pas uniquement la responsabilité de l’Etat, mais un effort commun entre les secteurs privé et public et les composantess de la  société civile, en vue d’une meilleure sensibilisation aux différents aspects de l’environnement.
Des initiatives encourageantes ont vu le jour déjà pour sensibiliser les Tunisiens quant aux attaques répétées contre les forêts au cours de ces dernières années, telles que le lancement par la Direction Générale des Forêts (DGF), du “Pacte pour une Tunisie verte”.
Il s’agit également de la campagne menée, l’année dernière, par le bureau du WWF en Tunisie, sous le slogan “Hâlte aux incendies”, lors de laquelle le plus faible nombre d’incendies a été enregistré au cours des cinq dernières années, grâce à une prise de conscience. Par ailleurs, un accord a été conclu avec le ministère de l’Education pour l’aménagement d’espaces verts dans les différentes institutions éducatives, outre un ensemble d’initiatives émanant des associations pour la plantation d’un millions d’arbres.
Le directeur général des forêts a rappelé, à ce sujet, une initiative similaire avec le Comité national olympique (CNOT) pour la plantation d’un million d’arbres sous le signe “un million d’olympiens, un million d’arbres”, ainsi que d’autres initiatives en cours dans le cadre du partenariat entre la DGF et des entreprises publiques, notamment, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

TAP

par -
Le directeur général des forêts au ministère de l'Agriculture

Le directeur général des forêts au ministère de l’Agriculture, Youssef Saâdani a déclaré, à Express Fm, qu’en 2013, quelques 4200 hectares de forêts ont été perdus par l’effet de 297 incendies, soulignant que 80% de ces incendies ont eu lieu entre minuit et 6 heures du matin. Les plus spectaculaires ont été enregistrés à Sakiet Sidi Youssef (Nord ouest de Tunisie) et dans les régions de Zaghouan et Bizerte. Les incendies dans le mont de Chaâmbi (Kasserine), en raison des opérations militaires qui s’y déroulent.

S’agissant des causes, il a imputé ces incendies au dérapage sécuritaire qui a prévalu dans le pays après la révolution.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Des dirigeants d’affaires, des décideurs et des militants pour le développement se sont joints à plus de 200 délégués pour lancer le premier Forum...

Reseaux Sociaux

SPORT