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Les sondages de Sigma Conseil dévoilés le samedi 20 janvier 2018 le démontrent : Nidaa Tounes et Ennahdha, en instance de divorce, un hameçon factice auquel personne n’a vraiment mordu, tiennent encore le pays, mais de façon très ténue. Avec des scores très faibles en termes d’intentions de vote pour les prochaines municipales et législatives, ils pulsent encore mais sur un champ de ruines que le désenchantement de leurs électeurs a ravagé davantage. Et avec la masse d’abstentionnistes et d’indécis parmi les citoyens que les collaborateurs de Hassan Zargouni ont sondés, les deux ténors de la scène politique locale, dont la popularité s’est sérieusement érodée, ont du souci à se faire. Mais tout ce bouillonnement a une autre conséquence, encore plus grave car impactant la trajectoire du pays : Le socle du gouvernement d’Union nationale fond comme neige au soleil. L’équipe de Youssef Chahed n’est maintenant composée que d’éléments du mouvement Ennahdha, de Nidaa Tounes et du parti Al-Massar. Quant au Document de Carthage, qui est à l’origine de l’installation de Chahed à la Kasbah, de moins en moins de formations politiques lui sont fidèles. Le chef du gouvernement compte désormais ses soutiens sur les doigts d’une main : Ennahdha, Nidaa Tounes, Al Massar, Al Moubadara et de l’Union patriotique libre (UPL). Les difficultés du pays ne seront pas qu’économiques en 2018…

Après le mouvement Echaâb, le parti Al-Jomhouri et le parti Afek Tounes, Machrou Tounes vient de se joindre aux partis qui se sont retirés du Pacte de Carthage et du gouvernement piloté par Youssef Chahed. Pour le parti conduit par Mohsen Marzouk, le gouvernement actuel ne peut être qualifié de gouvernement d’union nationale dans la mesure où il est dominé par Ennahdha et Nidaa.
Il a, dans ce sens, appelé à réviser “le processus du Document de Carthage” et à former un gouvernement de compétences nationales. Le Document de Carthage est “dépassé“. Il ne peut plus représenter un cadre idoine pour l’application des accords convenus, d’après Machrou Tounes.
Selon lui, le gouvernement de coalition Ennahdha-Nidaa est désormais incapable d’apporter des solutions pour sortir le pays de la crise.

Début novembre dernier, “Al-Joumhouri” avait critiqué le Document de Carthage et quitté le navire de Chahed après avoir accepté la démission d’Iyed Dahmani, seul représentant du parti au gouvernement. Pour le parti, le gouvernement d’union nationale est désormais incapable de réaliser les priorités du Document de Carthage en l’absence d’une approche réformatrice cohérente.
Quant au mouvement Echaâb, il a estimé que le Document de Carthage a dévié de ses véritables objectifs. “La Tunisie a aujourd’hui besoin de nouveaux horizons pour jeter les jalons d’un projet national audacieux qui vient rompre avec la médiocrité et la mauvaise gouvernance et engager de grandes réformes de développement“, a-t-il affirmé. “Bien que nous ne soyons pas représentés dans le gouvernement, nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, a souligné le mouvement Echaâb.

Yassine Brahim, chef de file du parti Afek Tounes a estimé, quant à lui, que l’alliance entre Ennahdha et Nidaa a considérablement fragilisé l’unité nationale. La politique de consensus entre Ennahdha et Nidaa Tounes a échoué et vidé le Document de Carthage de tout sens, a-t-il affirmé.
Le 19 décembre 2017, le conseil national d’Afek Tounes avait pris la décision de se retirer du gouvernement. Les représentants du parti, deux ministres et deux secrétaires d’Etat ont choisi de démissionner du parti, mais ont été maintenus à leurs postes ministériels.

Après son retrait fin 2016 du gouvernement et du Document de Carthage, l’Union patriotique libre (UPL) avait rejoint le 13 novembre 2017 le Document de Carthage. Bien qu’il ne détienne plus de portefeuilles ministériels, l’UPL a annoncé son retour au Document de Carthage et son soutien au gouvernement d’union nationale. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de concertation regroupant Nidaa Tounes, Ennahdha et l’UPL.

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait proposé, le 2 juin 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui bénéficie de l’appui de la majorité des sensibilités politiques et sociales.
Les concertations autour de l’initiative présidentielle avaient abouti, le 13 juillet 2016, à la signature du “Document de Carthage”, un document de synthèse qui définit les priorités du gouvernement d’union nationale.
Le document de Carthage a été signé par les partis de Nidaa Tounes, Ennahdha, l’UPL, Afek Tounes, Machrou Tounes, le mouvement Echaab, l’Initiative Destourienne, le Parti Républicain (Al-Joumhouri) et la Voie Démocratique et Sociale (Al-Massar) et l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP).

Faut-il écouter Morjane ?

Le président du parti Al Moubadara, Kamel Morjane a déclaré le samedi 20 janvier 2018 à Nabeul que la Tunisie traverse une situation difficile. “Je n’aimerais pas être à la place du chef du gouvernement“, a-t-il lancé, soulignant que son parti s’attache aux objectifs du Document de Carthage et défend l’idée d’unité nationale et de consensus dont le pays a “fortement besoin“.
Présidant cet après-midi la commémoration du 66e anniversaire de la révolution du 18 janvier 1952, Morjane a estimé que la Tunisie a plus que jamais besoin d’une évaluation objective de la situation, en particulier de la part des parties qui veulent aider le pays et interagir positivement avec ce qui se passe.
Al Moubadara, a-t-il insisté, continue de soutenir le gouvernement et appelle toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national et à privilégier le travail consensuel. Le parti n’appuie pas non plus l’idée de changer le gouvernement tous les six mois ou tous les deux ans, d’autant, a-t-il dit, que la Tunisie n’a pas besoin de vivre des crises politiques successives.

Concernant le fait de confier à des membres du gouvernement la coordination des activités de leur parti lors des élections municipales, Kamel Morjane a estimé qu’une telle décision “est quelque peu difficile dans la mesure où le processus démocratique en Tunisie n’en est qu’à ses débuts“.
Si le chef du gouvernement est d’accord et juge que cela n’a pas de conséquences sur son gouvernement, c’est son droit. Mais il doit en assumer la responsabilité“, a ajouté Morjane.
Rappelons que Nidaa Tounes avait annoncé le 8 janvier 2018 la création d’un Conseil national en charge du suivi des élections municipales et de l’accompagnement des listes électorales du parti et la désignation de 29 délégués au sein des différentes coordinations régionales du parti pour assurer le suivi des élections municipales. Ce Conseil est composé, entre autres, de ministres et de secrétaires d’Etat en exercice, des conseillers à la présidence de la République ainsi que des députés à l’ARP. L’affaire a fait grand bruit et continue d’en faire, jusqu’à ce que l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les élections), en s’appuyant sur la législation en la matière, sorte du bois pour clamer haut et fort le bon droit de Nidaa Tounes à procéder de la sorte. Pas sûr que sa voix, même drapée avec la loi, aide à dépassionner le débat, surtout pour un organisme dont l’élection du président a été incroyablement compliquée, entre calculs, tambouille politicienne et psychodrames à l’ARP, jusqu’à jeter l’opprobre sur sa neutralité…

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 Le Conseil des ministres réuni jeudi soir au palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement Youssef Chahed a examiné plusieurs projets de loi et décrets gouvernementaux.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, relayé par la TAP, le Conseil des ministres a passé en revue la situation économique et sociale du pays.

 Le Conseil a adopté trois projets de loi portant approbation d’un :

-Contrat de financement conclu entre la Tunisie et la Banque Africaine d’Investissement à titre de contribution au financement du projet du Réseau ferroviaire II;

-Accord de crédit conclu entre la Tunisie et l’Institut allemand de crédit pour la reconstruction (KfW) à titre de contribution au financement du Réseau ferroviaire II;

-Contrat de garantie conclu entre la Tunisie et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) relatif à une ligne de crédit octroyée à la Banque de l’habitat pour le financement des projets des micro-entreprises, des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises environnement.

Le Conseil des ministres a également adopté six décrets gouvernementaux portant :
-Nomination de deux membres au conseil de la Bourse de Tunis,

-Nomination des membres du Comité de contrôle du Fonds de garantie des dépôts bancaires,
-Nomination des délégations spéciales dans les gouvernorats de Siliana, Monastir, Gafsa et la Manouba,
-Création du Conseil supérieur de l’exportation et fixation de ses attributions, sa composition et ses modalités de gestion,

-Fixation du champ et des conditions d’intervention de la direction des moyennes entreprises relevant de la direction générale des impôts,

-Fixant la composition, les attributions et le fonctionnement du conseil national de l’aéronautique civile.

Selon le communiqué, le Conseil des ministres a également passé en revue l’avancement dans l’exécution des décisions annoncées en faveur de Médenine. Il a été décidé d’inscrire à l’ordre du jour des réunions des Conseils des ministres, l’examen et le suivi de la mise en œuvre des décisions et des programmes de développement annoncés en faveur de plusieurs régions du pays.

Le Conseil des ministres a examiné en outre la stratégie d’action du ministère du Transport et les projets en matière d’infrastructure.

 Le Conseil a pris connaissance des rapports des commissions ministérielles économique et sociale sur le dossier de l’emploi et les mécanismes permettant de trouver des solutions en particulier pour les diplômés du supérieur.

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Dans une brève information, l’agence officielle tunisienne d’information, Tap annonce que le parti politique «Al-Joumhouri quitte le gouvernement d’unité nationale et accepte la démission de Iyed Dahmani du parti». On rappelle que le ministre chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement et rédacteur des discours du chef du gouvernement Youssef Chahed, avait démissionné la semaine dernière, pour des raisons qui restent inconnues, du parti dont il était secrétaire général.

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A un peu plus de deux mois de la date fatidique, du 15 octobre, pour le dépôt à l’ARP des premiers Draft, le gouvernement tunisien ne semblait toujours pas avoir entamé l’élaboration de la loi de finance complémentaire (LFC) pour l’exercice 2017. Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui devrait se réunir en comité clos pour débattre du dernier rapport du FMI et préparer la prochaine Revue d’octobre 2017, n’aurait toujours pas terminé l’élaboration du budget pour l’exercice 2018 dont il ne connaîtrait pas encore les sources de financement. De même, le GUN ne semble pas encore plancher sur la LF (loi de Finances) 2018. Demain, au siège de la Centrale patronale, il devrait discuter avec l’Utica des grandes orientations de cette LF.

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Du 9 au 15 février, les experts en communication du gouvernement du Royaume-Uni ont organisé deux programmes de formation, au profit de 30 fonctionnaires de 8 ministères du gouvernement tunisien, «pour renforcer le rôle et l’importance de la communication gouvernementale, partager les outils de communication stratégique, les meilleures pratiques et aider les communicateurs du Gouvernement tunisien à développer leur expertise dans les communications de crise.

«Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet bilatéral en cours, visant à soutenir le travail de communication stratégique de la Tunisie et a été réalisé en partenariat avec le Service des communications du gouvernement du Royaume-Uni et l’Ambassade britannique à Tunis. Depuis 2011, le gouvernement britannique a fourni des programmes de développement pour soutenir la transition démocratique de la Tunisie », selon un communiqué publié sur le site de l’ambassade UK.
«Je suis ravie de voir la poursuite réussie de ce programme bilatéral important avec le Gouvernement tunisien. Une communication efficace est importante pour tous les gouvernements. La capacité de planifier et de gérer les campagnes de communication, de réagir efficacement en cas de crise et de s’adresser au public en fonction de leurs besoins est essentielle pour les communicateurs gouvernementaux. Grâce à ce partenariat continu entre nos gouvernements et à un renforcement des communications gouvernementales, nous pouvons soutenir la transition démocratique de la Tunisie » a déclaré l’ambassadrice anglaise Louise De Sousa.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré ce mardi 31 janvier que la précarité de la situation du pays, notamment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, n’a pas permis d’améliorer les indices de développement et le lancement de réformes structurelles visant la promotion de l’économie nationale.

Il a ajouté lors de la conférence nationale sur les réformes de la sécurité sociale que ce genre d’obstacle n’a pas empêché le GUN de fournir plus d’efforts afin de sortir de l’ornière. Il a affirmé que son gouvernement a commencé à concrétiser une batterie de mesures prioritaires dont notamment la lutte contre la pauvreté et la réforme du régime social.

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Le secrétaire d’Etat chargé des Domaines de l’Etat et des affaires foncières Mabrouk Korchid a affirmé que sur les 64 mille hectares de terres agricoles , l’Etat a récupéré 11 mille hectares .

Il a ajouté que  ces biens immobiliers ont été exploités illégalement par des citoyens et ce depuis l’entrée en fonction du gouvernement d’union nationale, rapporte le quotidien Assabah, ce samedi 31 décembre 2016.

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Selon le baromètre du mois de décembre d’Emrhod Consulting, réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et rapportés, ce jeudi, par le quotidien Assabeh, seules 32.7% des personnes sondées se sont déclarées satisfaites des actions du chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, contre 41.9% en octobre dernier, 43,7% en septembre 2016, 45.9% en juillet 2015, 49.4% en mai 2015 et 51.4% en février 2015.

Cette baisse s’explique, selon la même source, par la montée des tensions au sein du parti Nidaa Tounes.

S’agissant du rendement du gouvernement d’union nationale, seules 8.5% des personnes interrogées ont affirmé que le rendement du GUN est au-delà de leurs attentes.

44.1% le trouvent en deça et 20.9% ont estimé que le rendement correspond à leurs attentes. 26.5 % ne se prononcent pas sur ce sujet.

Répondant à une question sur l’évaluation du travail de Youssef Chahed, le chef du gouvernement, 28.6% se sont déclarés très satisfaits ou satisfaits en décembre 2016, contre 35.1% en octobre dernier. 52.1% se disent insatisfaits de son rendement en ce mois de décembre et 19.2% ne se sont pas prononcés sur cette question.

Toujours selon la même source, la baisse du taux de satisfaction s’explique notamment par les diverses reculades du gouvernement face aux syndicats et aux organisations représentant des métiers dans le cadre de la loi de finances 2017. Le gouvernement est également sanctionné, à tort ou à raison, à cause de l’agitation provoqué par le débat sur le retour des terroristes tunisiens des zones de conflit.

La décote de l’exécutif est également imputable à un certain « flottement » sécuritaire, illustré par l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari à Sfax et le fait qu’un journaliste israélien ait pu, au nez et à la barbe des autorités, réaliser un reportage en Tunisie.

En ce qui concerne l’indice de l’espoir économique, 23% seulement des Tunisiens sondés en décembre 2016 ont jugé que la situation économique du pays est sur la voie de l’amélioration contre 34% en octobre dernier, 31.1% en septembre et 33.60% en juillet 2015.

65% des personnes interrogées en décembre ont considéré que la situation économique du pays se dégrade contre 50.1% en octobre 2016, 44.20% en septembre et 46% en juillet de l’an dernier.

61.2% des personnes interrogées ce mois de décembre se sont déclarées optimistes pour les prochains jours contre 65.8% en octobre dernier, 67.4% en septembre et 75.6% en juillet 2015.

Cette baisse du taux d’optimisme s’explique par la dégradation de la situation économique et la multiplication des risques sécuritaires.

31.6% des Tunisiens se disent pessimistes pour les prochains jours contre 26.20% en octobre 2016, 27.2% en septembre et 20.2% en juillet 2015.

A signaler que l’enquête a été réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et a concerné 1280 personnes, par téléphone, dans les 24 gouvernorats du pays.

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« Le chef du gouvernement actuel, Youssef Chahed, est appelé à appuyer financièrement et logistiquement les instances chargées de la lutte contre la corruption pour qu’elles puissent accomplir leurs missions ». C’est ce qu’a déclaré le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib.

Cet appui devrait selon lui, toucher l’INLUCC, la Cour des Comptes, le tribunal administratif ainsi que le pôle judiciaire et financier. Il réclame plus de moyens pour les magistrats concernés par ces affaires ; le Pôle judiciaire manque, en effet, d’outils, notamment d’ordre législatif.

Il a qualifié, par ailleurs, les textes législatifs et d’application d’inadéquats dans la mesure où ils protègent les corrompus en leur permettant de profiter des deniers publics.

« C’est important », a encore indiqué Tabib dans une déclaration à la presse à l’occasion de la signature d’une convention de partenariat et d’échange d’expérience avec son homologue libyen, rappelant que le nouveau gouvernement a fait de la lutte contre la corruption sa priorité et s’est engagé aussi à mobiliser tous les moyens pour éradiquer la corruption, phénomène qui a atteint un stade «épidémique en Tunisie»,

« Le Gouvernement d’Union Nationale est appelé à traduire sa volonté par des mesures audacieuses en ce qui concerne le suivi des corrompus, également au niveau administratif et ministériel », a dit Tabib.

Pour le président de l’INLUCC, tout est possible, surtout que le chef du gouvernement a les prérogatives nécessaires non seulement pour la réalisation de cet objectif, mais aussi pour la reconstruction des institutions de l’Etat en se basant sur la bonne gouvernance et la transparence.

L’INLUCC : peut et doit mieux faire

La signature de la convention avec l’instance libyenne de lutte contre la corruption était aussi l’occasion pour Chawki Tabib d’évaluer le rendement de son instance, cinq ans après sa création.

Ce rendement est jugé insuffisant, surtout que l’INLUCC n’a pas pu jouer son rôle et accomplir ses missions conformément à la loi à cause de plusieurs facteurs, à commencer par le manque de moyens financiers et logistiques, a-t-il déploré.

Or, une pareille situation ne peut que perturber le processus de la bonne gouvernance, selon Tabib, qui a ajouté qu’on allait tout droit vers un Etat mafieux.

Et pourtant, le président de l’INLUCC s’est montré déterminer à aller jusqu’au bout de sa mission. Chiffre à l’appui, l’instance a transmis plus de 100 dossiers à la justice en plus d’autres dossiers émanant de la Commission des investigations et de la Direction de répression fiscale, soit un total de près de 1200 dossiers à instruire par le Pôle judiciaire. Ces dossiers concernent essentiellement les transactions publiques et coûtent près de deux milliards de dinars par an aux caisses publiques. Ces initiatives ne peuvent que déranger sérieusement les barons de la corruption, dont les hommes aujourd’hui évoluent dans les hauts rangs de l’administration publique, d’après lui.

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Le candidat aux élections présidentielles

L’ancien ministre de la Santé, Mondher Zenaidi a déclaré ce jeudi 3 novembre 2016, dans une interview accordée au journal Achourouk que le gouvernement de Youssef Chahed n’arrive pas encore à gagner la confiance du peuple tunisien.

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement d’union nationale (GUN) a été mis en place après de longs mois qui pesaient, sans aucun doute, très lourds sur tous les Tunisiens.

Zenaidi a, en outre, affirmé qu’il est difficile d’évaluer le travail du gouvernement notamment après cette période de travail, jugée très courte.

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Réuni le 16 octobre en session ordinaire, le Conseil de la Choura d’Ennahdha, pourtant parti au pouvoir avec plusieurs ministres au GUN de Youssef Chahed, vient de «faire un enfant dans le dos» du même GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Traitant de la situation économique et sociale, la Choura tient, dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 octobre 2016, le même langage du «partage du fardeau de l’étape » et évoque «la nécessité d’ un dialogue profond entre le GUN, les partenaires sociaux et les partis politiques ». Cette position d’un des plus importants partis du GUN qui prend le contre-pied de la position du gouvernement Chahed qui vient d’adopter en conseil des ministre le même texte polémique de la LF 2017, le conseil de la Choura confirme lorsqu’il évoque la loi des finances 2017, en appelant à ce que  «les choix du GUN en lien clair avec le document de Carthage », ce qui revient à reprendre la même position de l’UGTT, la centrale syndicale qui est le plus grand opposant au texte actuel de la LF 2017. Cette position d’Ennahdha ressemble à s’y méprendre à un «enfant dans le dos » ou à un «coup de poignard dans le dos » de Chahed.

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La Compagnie de phosphate de Gafsa a repris ses activités d'extraction

Dans un entretien téléphonique avec Africanmanager ce mercredi 31 août 2016, le dirigeant au Front Populaire Ammar Amroussia a appelé le gouvernement de Youssef Chahed à consacrer une partie des revenus de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) aux habitants de Gafsa.

« C’est un droit pour la région et non pas un don. Nous possédons une richesse énorme et la production de phosphate reste toujours le pilier central de l’activité économique du gouvernorat en question. Il faut également lancer une batterie de mesures urgentes pour le bassin minier », a-t-il affirmé.

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L’augmentation des salaires et la multiplication des primes ne pourraient avoir que des impacts désastreux. C’est

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a affirmé dans une déclaration ce jeudi 25 août 2016 à Africanmanager que le gouvernement de Youssef Chahed est un gouvernement hétéroclite qui risque d’enfoncer encore plus le pays dans ses errements dramatiques.

Dimassi a, dans le même cadre, indiqué que le gouvernement est appelé aujourd’hui à concrétiser d’urgence un certain nombre de réformes de sauvetage touchant notamment le rythme de croissance de l’économie, les finances publiques, le système de sécurité sociale, l’appareil bancaire et les principales entreprises publiques.

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Taoufik Baccar, ancien gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), vient de publier un statut «dans le cadre du centre de prospective et d’études sur le développement ». Il y souhaite surtout «plein succès au nouveau gouvernement indépendamment de la composition finale qu’il prendra », et ajoute ceci : «le centre de prospective et d’études sur le développement (CEPED) que je dirige se tiendra prêt pour soutenir les stratégies et les programmes que ce gouvernement entreprendra quand il jugera qu’ils sont dans l’intérêt du pays ».

Pour l’ancien gouverneur de la BCT, «la démarche de gouvernement d’Unité Nationale aurait nécessité dans les circonstances que vit le pays et les sérieux risques qu’il encourt qu’un programme de sauvetage soit dans une première phase conçu par des personnalités nationales indépendantes et que la mobilisation des partis politiques autour de ce programme soit recherchée dans un second temps ». Et Taoufik Baccar d’assurer que «le programme élaboré a pris l’allure d’orientations générales sur lesquelles on ne peut qu’être d’accord ». Il estime qu’il «faut maintenant essayer de décliner ces orientations en programmes d’actions clairs et chercher le consensus autour de ces programmes car le gouvernement est composé de personnes loin de partager les mêmes convictions et les mêmes démarches et en toute honnêteté ». Et Baccar de donner un exemple des plus éloquents pour illustrer ses propos en indiquant : «je vois mal les personnes proches de l’UGTT accepter les mesures douloureuses désormais nécessaires pour sauver ce pays ».

Evoquant la structure du gouvernement, dont il dit qu’elle «est loin de refléter les priorités futures», il dit : «personnellement j’aurais vu la création d’un ministère chargé des réformes économiques et financières, d’un ministère de la Solidarité nationale pour accompagner ces réformes qui ne manqueront pas d’avoir un impact social qu’il faut savoir gérer ; la mise en place auprès du ministre des Finances d’un secrétariat d’Etat à la fiscalité, à la douane et à la lutte contre l’économie informelle aurait également été opportune. J’aurais également vu la création d’un véhicule (ministère ou agence) tourné vers les réflexions et les stratégies de long terme pour ouvrir de nouvelles perspectives et préparer l’avenir de ce pays sur le long terme en dehors des contingences de la gestion quotidienne des autres départements».

Quant aux priorités du gouvernement Chahed, l’ancien gouverneur de la BCT cite à notre demande «l’assainissement du climat des affaires et la réunion des conditions d’un retour au travail et à l’initiative, l’adoption des lois sur la réconciliation économique, le code des investissements. Mais aussi la «résolution définitive de la question du bassin minier quitte à utiliser la force parce qu’il y va de l’avenir du pays et du retour de la croissance, l’engagement d’une véritable stratégie pour la lutte contre l’économie parallèle, l’engagement des réformes fondamentales de la fiscalité, de l’administration et la compensation » et enfin «l’assainissement des finances publiques et la réduction du poids de la dette».

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C'est un Taoufik Baccar très remonté qui a pris sa plume ce mardi 20 février 2018... ou plutôt son clavier. Sur sa page Facebook,...

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