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A fin octobre 2018, les exportations d’huile d’olive ont atteint près de 215 mille tonnes, générant des recettes de plus de 2,14 milliards de dinars, a indiqué le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taïeb.
Intervenant, mardi, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son département, il a précisé que la production d’huile d’olive a atteint, au cours de la saison 2017/2018, environ 325 mille tonnes, contre 100 mille tonnes, au cours de la saison écoulée.

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Le secteur des dattes est une des fiertés de la Tunisie à l’exportation – elles sont si rares en ce moment -, avec des performances et records en cascade ces dernières années. Mais voilà, c’était trop beau pour être vrai dans la durée, et le grain de sable finit toujours par enrayer la machine, surtout si les bonnes nouvelles dépendent de choses aussi aléatoires que la pluie et le beau temps. On ne le dira jamais assez : Il n’y a que les produits à haute valeur ajoutée qui soient un socle suffisamment solide pour asseoir une prospérité qui dure. Les pays asiatiques, dont l’économie était comparable à celle de la Tunisie il y a à peine quelques décennies, en ont apporté l’éclatante démonstration. L’ex-gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, en parlait déjà en 2014, mais on ne voit rien venir depuis. Le pays du jasmin a trop longtemps surfé sur ses quelques secteurs qui lui rapportent de la devise, sans qu’elle ait à se creuser trop les méninges (dattes, fruits et légumes, textile, huile d’olive…). Si les dirigeants tunisiens n’ont pas jusqu’ici eu la lucidité d’essayer autre chose, comme le font toutes les nations avancées de cette planète qui inondent nos marchés de leurs produits qui nous coûtent cher en devise, le contexte international va le leur imposer. Pour le secteur des dattes, le couperet va s’abattre à l’horizon 2025, cette date coïncidant avec le mois de Ramadan en hiver (date de démarrage des exportations), en dépit des prévisions tablant sur une montée record de la production à 350 mille tonnes, d’après les professionnels.

Le miracle algérien

Ce défi est l’une des problématiques que le secteur connaît, ont indiqué plusieurs producteurs et exportateurs, en marge d’une table ronde organisée jeudi 1er novembre 2018 au siège de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) sur “les difficultés du secteur de la production des dattes et les perspectives de son évolution“.
Le directeur général du Groupement Inter-professionnel des fruits (GIF) Mohamed Ali Jendoubi a souligné que “la Tunisie perdra son avantage préférentiel sur le marché” de l’exportation à l’horizon de 2025″, en raison de la forte concurrence de son voisin l’Algérie qui produit les mêmes variétés de dattes avec la même qualité. En effet, l’Algérie dispose de dépôts conditionnés pour le stockage et peut continuer à exporter mais l’arrivée du mois de Ramadan en hiver ouvre la voie à la concurrence car il ne sera pas tenu compte de l’avantage préférentiel qu’offrent les dépôts conditionnés dont la Tunisie dispose.
Jendoubi a, ainsi, souligné la nécessité de mettre en application la stratégie de développement de la filière des dattes et de renforcer les mécanismes d’export pour faire face à une concurrence accrue de la part des pays voisins, dont l’Algérie.

Les ambitions marocaines

Le plan marocain visant à atteindre l’autosuffisance en dattes à l’horizon 2025 constitue également un défi supplémentaire face à la filière tunisienne des dattes, étant donné que le Maroc est, actuellement, le premier importateur de dattes tunisiennes.
Jendoubi a également évoqué d’autres problèmes dont les difficultés de transport des dattes, les maladies du palmier (dessèchement apical des palmes…), la pénurie de moustiquaires de protection des régimes de dattes, la faiblesse du taux d’intégration des agriculteurs dans les coopératives, la montée des coûts…
Les participants à cette rencontre ont aussi épinglé le problème lié à la non-régularisation de la situation de milliers d’hectares de terres dédiées à la production des dattes.
Selon les données du GIF, ces terres “anarchiques” se situent essentiellement dans le gouvernorat de Kébili et s’étendent sur une superficie de près de 26 mille hectares. Elles contribuent à raison de 70% dans la production mais ne bénéficient pas des avantages accordés par l’Etat, notamment en matière d’irrigation.

Voilà : la Tunisie n’aura que ses yeux pour pleurer… à moins qu’elle tente autre chose, résolument, dès maintenant, comme exactement elle l’a fait pour trouver d’autres marchés, en Afrique, quand l’Algérie a cessé de lui acheter massivement son ciment. Là en l’occurrence il s’agit de se jeter corps et âme, immédiatement, dans la promotion des secteurs à haute valeur ajoutée, pour d’abord ne plus dépendre des importations, très gourmandes en devise, ensuite pour exporter vers un continent, le nôtre, l’Afrique, où tout est à faire dans ce domaine, et enfin pour assurer une émergence et un développement pérenne. Et le potentiel est là, sous nos yeux ! Les autres l’ont fait, il n’y a pas de raison objective qu’on soit toujours à la traine au 21ème siècle !

L.S.

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Les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la pêche sur la production d’huile d’olive pour la saison 2017-2018 se présentent comme suit:
-Production finale d’olives:1,6 million de tonnes d’olives, soit l’équivalent de 325 mille tonnes d’huile contre 500 mille tonnes d’olives, soit l’équivalent de 100 mille tonnes d’huile, la saison dernière, enregistrant une augmentation de 325 %.
-Augmentation des exportations de l’huile d’olive:156%, en valeur et 147% en volume. Le marché européen qui absorbe 70% des exportations tunisiennes a reçu de janvier 2018 au 7 octobre 2018 une quantité de près de 44 mille tonnes autorisée à l’exportation dans le cadre d’un quota (56,7 mille tonnes) fixé avec l’Union Européenne (UE).

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Dans une déclaration, faite par Samir Bettaïeb à l’hebdomadaire tunisien de langue arabe «Assabah Al Ousbouii », le ministre de l’agriculture a estimé que les exportations tunisiennes d’huile d’olives dépasseront cette année les 200 mille tonnes et devraient rapporter l’équivalent en devises de 2 Milliards DT, dépassant ainsi les rentrées d’argent du secteur touristique. Le ministre tunisien de l’agriculture a, par la même occasion, annoncé que l’Union Européenne aurait décidé de relever le quota tunisien de vente sur le marché européen de 30 à 35 mille tonnes supplémentaires et qui s’ajouteront à l’actuel quota de 53 mille tonnes d’huile d’olive. Selon la même source, les exportations tunisiennes en dattes, auraient rapporté quelque 800 MDT

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Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques a fait le point sur la production d’huile d’olive, une des grosses satisfactions à l’export. Il a confirmé, à travers un communiqué émis ce mercredi 29 août 2018, qu’il table sur 200 mille tonnes d’huile d’olive à l’export cette année, pour des recettes de l’ordre de 2 milliards de dinars.

On a également appris que le pays est assis sur des réserves de 87.6 mille tonnes d’huile d’olive. Les conditions climatiques dans les régions productrices expliquent cette embellie.

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Certains députés devraient, à notre sens, se taire lorsqu’ils parlent. Ils devraient, pour ne pas qu’on le leur rappelle, lire les documents officiels que la BCT livre à l’ARP comme elle en envoie copies au chef de l’Etat et au chef du gouvernement.

Un de ces députés n’a pas trouvé mieux, pour meubler sa page sur les réseaux sociaux qu’ils savent utiliser à toutes les sauces, que d’apostropher le gouverneur de la BCT, lui demandant «d’exposer publiquement les raisons de la baisse des réserves en devises (…) alors que les entrées touristiques et les exportation, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes, ont sensiblement progressé».

  • Extrait du rapport annuel de la BCT que le député n’a manifestement pas lu !

Petit rappel donc, pour commencer, des raisons de la dépréciation du dinar, qui aurait peut-être touché le pouvoir d’achat du député. Il y a ainsi, selon ce qu’avait déjà écrit Marwen El Abassi dans le dernier rapport de la BCT qui était devenu public depuis le 19 juillet dernier, à partir de la page 5, le «dérapage des déficits budgétaire et de paiement courant (6,1% et 10,2% du PIB respectivement en 2017), doublé d’une recrudescence des tensions inflationnistes (7,7% à fin mai 2018 contre 6,4% en 2017 et 4,2% en 2016) ». Ces dérapages «ont des effets répressifs qui pénalisent la situation monétaire et financière du pays ainsi que sa capacité à mobiliser les ressources de financement nécessaires, aussi bien sur le marché local qu’au niveau des marchés extérieurs ». Et la BCT de rappeler, à ceux qui voudraient bien lire les documents auxquels ils ont accès, avant d’aller alimenter leurs pages officielles, que «ces déséquilibres, qui s’entretiennent mutuellement et qui prennent plus d’ampleur, d’année en année, continuent à affecter l’activité économique, dont le recul de la productivité globale des facteurs persiste, impactant davantage les ressources propres du budget de l’Etat. Pour sa part, le secteur extérieur continue à se dégrader en raison du manque d’offre exportable et d’un rythme effréné des importations. La baisse des réserves en devises, l’accroissement de l’endettement extérieur (63,5% du Revenu national disponible brut en 2017), notamment public, en plus de la dépréciation accrue du dinar constituent, sont des conséquences inévitables de cette évolution».

Et certainement pour se prémunir contre des questions, comme celles de l’honorable député qui ne révise pas ses leçons, le Gouverneur de la BCT avait déjà répondu, depuis qu’il avait rencontré le chef de l’Etat, que «la Banque Centrale a été amenée à suivre une politique monétaire et de change prudente face à des épisodes de stress récurrents induits par l’exigence de concilier des objectifs antagonistes. Ceux-ci exigent à la fois un monitoring adéquat des agrégats monétaires et des marchés, le maintien des réserves en devises à un niveau permettant la pérennité des transactions sur ces marchés, et la garantie d’un bon dénouement des engagements de notre pays au titre des opérations commerciales et financières avec l’Extérieur. La politique monétaire a également été constamment sollicitée pour couvrir le besoin de liquidité des banques, besoins émanant aussi bien des opérateurs économiques que du Trésor Public, et intervenir activement sur le marché des changes pour financer les importations stratégiques, notamment l’énergie».

Marwen El Abassi avait aussi rappelé au député, qui le connaissait d’ailleurs très bien, que «les secteurs exportateurs, en particulier ceux liés à l’industrie extractive, n’ont pas, à cet égard, apporté la contribution souhaitée à la reconstitution des réserves de change ». Mais aussi que «la dépréciation du taux de change du dinar en relation avec l’accroissement continu du déficit commercial (…).Pour préserver le stock des avoirs en devises, l’intervention sur le marché des changes s’est, en outre, faite dans le respect des forces du marché, et ce, en veillant à son approvisionnement convenable, sans affecter, outre mesure, l’évolution du taux de change du dinar».

S’il avait ainsi lu le rapport, le député aurait su que la situation du DT est strictement liée à celle de l’économie tunisienne qui est structurellement défaillante, que pour relever le cours du DT il faudrait soit avoir des devises pour faire des opérations de rachat comme les cotées lorsqu’elles interviennent à la BVMT pour acheter leurs propres actions, soit aussi, et c’est plus facile, remettre le pays au travail et aller dire aux fonctionnaires de la société «Phosphate Gafsa» d’arrêter de priver leur Etat des devises que leur rapportait l’exportation du phosphate. Cela est, normalement, un boulot de député.

  • Voici ce que représentent, réellement, les recettes du tourisme dans les réserves !

Au 31 juillet 2018, la Tunisie avait accueilli 4.362.576 touristes étrangers. Un chiffre d’arrivées aux frontières en hausse de 22,7 % par rapport à la même période de 2017. Le nombre de visiteurs européens, 1.311.436 selon le ministère du Tourisme qui puise ses chiffres auprès de la direction des frontières du MI (ministère de l’Intérieur), était en hausse de 54,9 %. Les arrivées des Français haussaient ainsi de 41,4 %, celle des Allemands de 63,9 % et celles des Russes grimpaient même de 83,8 % par rapport aux réalisations de l’année dernière. Sur la frontière Ouest, ils étaient 1.073.448 Algériens, en hausse de 14,6 %, à choisir la destination tunisienne pour leurs vacances estivales. La Tunisie avait aussi reçu 16.620 touristes chinois, un chiffre en hausse de 51,6 % malgré son petit nombre.

Nuitées globales par région Nombre de nuitées Ecart 18/17 en %
Djerba-Zarzis 3.147.763 +73,9
Sousse 2.217.975 +47,6
Nabeul Hammamet 1.791.573 +41,3
Yasmine Hammamet 1.169.984 +17,3
Monastir Skanes 1.283.254 +49,5
Tunis-Côtes de Carthage 884,148 +3,7

Tout ce beau monde a laissé une recette de 1,747.9 Milliards DT. Cette recette était au 31 juillet 2018 en hausse de 41,1 % par rapport à celle de pareille période en 2017. Traduite en devises, la recette touristique ne dépassait pas jusque-là les 578 M€, ce qui ne faisait qu’une amélioration de 7,8 % en monnaie européenne et une recette de 698,5 M$, ce qui ne faisait qu’une hausse de 16,9 % en Dollar américain. Tout cela donne une idée, plus claire, sur la contribution du secteur touristique dans les réserves tunisiennes en devises étrangères.

Sur la base d’un simple calcul, à partir des chiffres de la BCT sur les réserves en devises au 7 août 2018 qui étaient de 10,883 Milliards DT, une journée d’importation coûterait quelque 155,479 MDT pour les réserves tunisiennes en devises. Ainsi calculées, les 1,747 Milliards DT de recettes touristiques avérées et engrangées par la BCT ne vaudraient pas plus de 11,24 jours d’importation pour le pays. C’est dire le peu d’importance des recettes touristiques, qui font jaser et baver quelques députés, dans toutes les réserves tunisiennes en devises. Il est tout aussi bon de rappeler au député que les recettes du tourisme ont été fortement affectées par les attentats terroristes des années de braise, 2012-2015, et le laisser deviner qui était aux gouvernements et aux postes de ministère de l’Intérieur. (Ndlr pour Noureddine Bhiri : Pour plus de détails et éviter une interruption du congé parlementaire à ses amis députés pour entendre Marwen Abassi relire son propre rapport, lire la page 73 et suivantes du rapport de la BCT pour l’année 2017).

  • Les questions que devrait poser Noureddine Bhiri

Le député devrait aussi savoir que tout l’argent du tourisme ne rentre pas dans les caisses de la BCT sous forme de devises, car l’Etat ne permet pas aux hôteliers de libeller leurs contrats d’allotement en devises. En tant que député, il aurait dû poser cette question au gouvernement.

Denrée rare, la devise sert aussi à importer le blé pour nourrir les Tunisiens et ses prix internationaux se sont envolés. Elle sert aussi à importer l’essence pour la voiture du député qui devrait se demander où est le pétrole acheté et payé en devises, puisqu’à la grève des contrebandiers de l’essence, le Sud dont il est issu s’est dernièrement retrouvé à sec.

Jadis gros fournisseur de devises, le secteur des phosphates n’en fournit presque plus. Noureddine Bhiri aurait ainsi dû poser la question à l’UGTT pour connaitre les raisons des grèves qu’elle appuie et qui terrassent tout le budget de l’Etat. Il pourrait aussi engager une enquête parlementaire sur les circuits, hors agriculteurs, qui stockent l’huile d’olive et limitent ainsi les quantités exportées, ou encore sur les entreprises qui assèchent les réserves pour importer des produits de consommation et stockent celles que la loi leur permet de garder chez eux sous forme de comptes spéciaux en devises. Il aurait dû, aussi, demander des comptes au ministère du Commerce : Pourquoi il tarde à limiter encore plus la liste des produits libres à l’importation, pour limiter la sortie des devises dont il se soucie ? Cette liste avait déjà été révisée à la baisse après une première hausse du nombre des produits interdits à l’importation. Il aurait pu aussi demander à l’ARP dont il est membre pourquoi tarde-t-elle à adopter le projet de loi organique N°49-2015 et relatif à la réconciliation financière et qui aurait pu considérablement booster les réserves en devises de la BCT. Une version améliorée de ce projet de loi avait été adoptée en commission depuis juillet 2017. Depuis il dort à l’ARP. Le même Noureddine Bhiri qui a pondu le statut fb est pourtant membre de cette même commission de la législation générale.

On ne parlera pas de la dette extérieure, en grande partie contractée entre 2011 et 2014, au temps de la Troïka.

Tout cela, aurait pu lui éviter le populisme de son dernier Statut. Mais ne dit-on pas aussi qu’on a les députés qu’on mérite !

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Un nouveau projet de coopération technique de la FAO au profit de la Tunisie est officiellement lancé lors de cet atelier inauguré par  Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche en présence des différents acteurs de la filière, les ministères concernés, les structures professionnelles, des universitaires et experts ainsi que la société civile. Avec un budget 300,000 USD, ce projet contribuera à l’Objectif de Développement Durable 2 qui vise à assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable, spécifiquement l’augmentation de la production et la nutrition par la qualité de l’huile d’olive.

A travers ce projet, la FAO va accompagner le gouvernement tunisien à développer une « prospective et stratégie oléicole » à l’horizon de 2030, selon une approche filière qui inclut le continuum de la production jusqu’au marché et tous les maillons de la chaine de valeur, y compris les produits dérivés. Des axes de synergies possibles entre les différents acteurs de la filière seront étudiés et développés. Un plan d’extension et de rajeunissement de l’oliverie qui tient compte des potentialités agroécologiques des zones et de leur capacité d’adaptation aux changements climatiques sera mis en œuvre. Un schéma d’investissement pour 2020-2025 du secteur sera élaboré. Enfin, un centre de formation, administré par l’Office National de l’Huile (ONH) sera créé afin d’améliorer la qualité de l’huile d’olive, et renforcer les capacités nationales par la formation et la vulgarisation dans le secteur oléicole

Dans son allocution, Michael Hage, Représentant de la FAO en Tunisie et Coordinateur du Bureau pour l’Afrique du Nord, a signalé que ce projet vient renforcer la coopération avec la Tunisie dans la filière oléicole compte tenu de son importance stratégique pour le pays. Il a, à cette occasion, rappelé l’étude d’analyse de la filière élaborée par la FAO et la BERD en 2015 qui met en évidence les efforts nécessaires pour permettre à la Tunisie de mieux répondre à la demande des marchés et à améliorer l’approvisionnement en huile d’olive pour la durabilité à long terme du secteur. Le présent projet aidera à la mise en œuvre des recommandations de cette étude, notamment en terme d’adoption d’une approche de développement volontariste, participative et basée sur l’action, accordant aux produits de l’olivier la priorité et l’importance qu’ils méritent dans la nouvelle vision stratégique et les futurs plans de développement, ainsi que la mise en œuvre de nouveaux mécanismes et outils d’intervention permettant de faire face aux enjeux actuels et futurs de la filière.

En Tunisie, la filière oléicole contribue à la réalisation des objectifs nationaux de croissance économique, de sécurité alimentaire, de création d’emploi, d’accroissement des recettes d’exportation et de préservation et de valorisation des ressources naturelles. Elle se caractérise par la grande diversité des structures de production, de transformation, de distribution et de consommation qui la composent. Dans son allocution Mr Samir Taieb, a affirmé que « des changements profonds et fondamentaux sont à opérer au niveau des stratégies de développement du secteur ainsi que des méthodologies afin d’adopter une politique plus cohérente et en phase avec les exigences des acteurs et intervenants, la diversité de leurs unités de production, leurs méthodes de travail, leurs résultats, les caractéristiques des régions et leurs avantages, afin d’harmoniser les objectifs et les mécanismes qui sont au cœur du secteur agricole lui-même et des politiques adoptées dans d’autres secteurs pertinents pour la filière ».

Le gouvernement Tunisien déploie actuellement d’importants efforts pour restructurer et moderniser le secteur, augmenter la superficie consacrée à la culture des oliviers et améliorer la qualité de l’huile d’olive. La Tunisie occupe le deuxième rang mondial en termes de superficies plantées en olivier après l’Espagne avec près de 16% de la superficie oléicole mondiale. Elle est le quatrième producteur mondial après l’Espagne, l’Italie et la Grèce et le troisième exportateur mondial après l’Espagne et l’Italie.

Communiqué

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La Suisse et l’Allemagne constituent pour la Tunisie deux marchés porteurs pour développer l’exportation d’huile d’olive, notamment les variétés douce et fruitée mûre“, a affirmé le Directeur pays du programme “Swiss Import Promotion Programme” (SIPPO) en Tunisie, Mohamed Jouneidi Abderrazak.
Il a ajouté, lors d’un workshop, sur l’accès de l’huile d’olive tunisienne aux marchés suisse et allemand : difficultés et opportunités, organisé, mardi 26 juin 2018, au Centre de promotion des exportations (CEPEX), que les exportations tunisiennes vers ces deux marchés sont encore faibles en dépit de la forte consommation de l’huile d’olive dans ces deux pays.

Et de rappeler qu’en 2017, la Tunisie a exporté vers le marché suisse entre 250 à 300 tonnes d’huiles d’olive alors que le volume des importations suisses de ce produit s’élève à 15 mille tonnes.

Pour le marché allemand, la Tunisie y a exporté, en 2017, seulement 100 tonnes de l’huile d’olive alors que le volume des importations allemands en ce produit a atteint 62 mille tonnes.

Le responsable a encore souligné que le programme SIPPO a choisi 11 pays en transition dont la Tunisie pour faciliter leurs importations vers les marchés suisse, européens et internationaux.
Pour la Tunisie trois secteurs économiques sont concernés par les actions du programme SIPPO : les produits de la pêche, les aliments transformés et les ingrédients naturels.

Ce programme assurera, ainsi, l’accès des entreprises tunisiennes prêtes à l’export aux nouveaux marchés par le biais du renforcement des compétences des institutions d’appui (CEPEX , CCIT, APIA..) en matière d’exportation. Concrètement, il s’agit de relier les entreprises tunisiennes exportatrices aux importateurs en Suisse, en Europe et dans d’autres marchés-ciblés importants.

Pour Samir Azzi, président directeur général par intérim du CEPEX, les producteurs et exportateurs de l’huile d’olive tunisienne sont appelés à accroitre le volume des exportations sur les marchés suisse et allemand, surtout l’huile d’olive conditionnée.
Il est à noter que la commission européenne a offert une occasion supplémentaire aux exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe. En septembre, la commission a proposé un quota supplémentaire exonéré de droits de 35 mille d’huile vers l’UE.
Par ailleurs, l’expert en développement des exportations et accès aux marchés SIPPO, Udo Bürk, a appelé les institutions d’appui à aider les producteurs de l’huile d’olive à identifier des partenaires en Europe et à éviter de cibler des marchés de masse lesquels sont tenus par les italiens et les espagnols.
La Tunisie dispose déjà d’un avantage par rapport aux autres pays (Portugal, Turquie, Maroc…), à savoir une huile d’olive douce, de très bonne qualité et très connue par les consommateurs des pays importateurs“, a-t-il dit.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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L’huile d’olive fait de plus en plus d’émules auprès des gourmets apprécient ce breuvage de bonne qualité autant qu’un verre de vin cher. Et tout comme les œnologues dégustent des millésimes provenant de différentes parties du monde, les amateurs de la bonne chère recherchent l’huile d’olive extra vierge venue de régions moins connues des oléiculteurs, selon Euronews english.

Sur ce registre, l’Italie et l’Espagne sont les premiers pays qui viennent à l’esprit. Mais les olives sont cultivées dans le bassin méditerranéen depuis des millénaires et aujourd’hui l’huile d’olive est produite dans plus de 40 pays à travers le monde.

“L’histoire de l’huile d’olive est notre propre histoire”

L’un des pays producteurs d’olives qui reçoit de plus en plus d’attention pour son huile de haute qualité est la Tunisie. Ce pays d’Afrique du Nord proche de Malte et de la Sicile produit de l’huile d’olive depuis le VIIIe siècle avant JC. Un tiers du pays est couvert d’oliviers et l’huile d’olive est un ingrédient essentiel de sa gastronomie.

“En Tunisie, l’huile d’olive est bien plus que de la nourriture”, explique Dr Sonda Laroussi, experte en huile d’olive basée à Sfax, une ville côtière du centre de la Tunisie. “C’est notre culture et notre savoir-faire, et une partie de notre vie quotidienne. L’histoire de l’huile d’olive est notre propre histoire. “

“Il existe deux principales variétés d’olives en Tunisie”, explique-t-elle. “Chetoui vient du nord et a un goût très herbacé avec des notes d’artichaut. C’est une huile de qualité avec du caractère. Chemlali est plus fruitée et a des notes d’amandes vertes. Elle s’accommode de tout et n’est pas trop dominante dans les plats. “

Du vrac à la bouteille

La Tunisie est le troisième exportateur mondial d’huile d’olive. Pendant des décennies, l’huile d’olive tunisienne a été expédiée en vrac vers d’autres pays producteurs d’huile d’olive comme l’Italie et l’Espagne où elle était mélangée avec des huiles locales et commercialisée sous des marques italiennes ou espagnoles. Aujourd’hui, la Tunisie continue d’être un grand exportateur de sa propre huile d’olive, dont la majorité quitte encore le pays en conteneurs de vrac. Cependant, l’or liquide de la Tunisie est également de plus en plus exporté en bouteilles sous des marques tunisiennes.

Toucher de nouveaux consommateurs

«Les huiles d’olive tunisiennes que je vends sont les mieux vendues avec de grosses marges à des clients très différents, qu’il s’agisse d’épiceries haut de gamme, de grands magasins ou d’épiceries fines», explique Yacine Amor d’ Artisan Oil Company , distributeur britannique d’huiles haut de gamme espagnoles, italiennes et tunisiennes à plus de 50 magasins d’épicerie fine.

“J’organise trois à quatre dégustations par semaine dans des boutiques haut de gamme à Londres comme Harrods, Bayley et Sage, et les retours sont constants et cohérents. Les huiles d’olive tunisiennes sont populaires auprès des clients parce que tout d’abord, elles plaisent à leurs palais. Ils apprécient la variété Chemlali car elle leur rappelle certaines des huiles toscanes les plus intenses qu’ils connaissent déjà. Mais ils sont également ouverts à l’huile de Chetoui poivrée plus forte, bien que le marché la concernant soit plus petit. “

“Les clients sont également très positivement surpris par le prix”, ajoute-t-il. «Les huiles d’olive tunisiennes sont très compétitives par rapport aux petits producteurs italiens par exemple, car les coûts de production sont plus bas en Tunisie.» Un autre facteur qui plaide en faveur de l’huile d’olive tunisienne est le fait que de nombreuses marques sont produites organiquement, donc un produit bio. En raison du climat chaud, les parasites sont très rares et les pesticides ne sont pas nécessaires.

Quatre-vingt-quinze pour cent des oliveraies de Tunisie sont biologiques et les exportations de l’huile d’olive biologique sont passées de 2100 tonnes en 2004 à 13.500 en 2015. La Tunisie produit trois fois plus d’huile d’olive biologique que l’Espagne, premier producteur mondial d’huile d’olive.

Les chefs conquis et inspirés

Certains des meilleurs chefs d’Europe choisissent d’essayer l’huile d’olive tunisienne dans leurs créations culinaires. Lors des Journées Olio Nuovo , un événement incontournable consacré à l’huile d’olive qui a lieu chaque hiver à Paris, les chefs parisiens ont été initiés à plusieurs huiles d’olive tunisiennes de qualité à travers des dégustations à l’aveugle.

Le chef étoilé Akrame Benallal du restaurant Akrame a choisi l’huile Chetoui du Domaine de Segermès tandis que d’autres grands chefs ont sélectionné d’autres huiles d’olive tunisiennes de haute qualité à l’aveugle comme Fendri , une huile de la variété Chemlali du centre de la Tunisie, et Les Moulins Mahjoub , une autre huile de Chetoui du nord de la Tunisie. Toutes ces huiles d’olive extra vierges sont produites de manière biologique dans des exploitations familiales utilisant des méthodes de production traditionnelles.

Emmanuelle Dechelette, dégustatrice professionnelle d’huile d’olive et fondatrice des Journées Olio Nuovo a déclaré que les huiles d’olive tunisiennes inspirent les chefs: «Avant, les chefs se tournaient vers une huile neutre qui va avec tout», souligne-t-elle. “Mais ils recherchent maintenant des huiles avec plus de caractère et même en utilisant une huile d’olive comme point de départ. Les huiles tunisiennes ont du caractère et peuvent même inspirer un plat. Les chefs en France commencent à les connaître et apprécient les huiles Chetoui car elles sont intenses et vertes tout en dégustant les huiles Chemlali pour leurs nuances fruitées. “

Reconnaissance universelle

La haute qualité de l’huile d’olive tunisienne a également été récompensée par des prix prestigieux. Rien qu’en 2018, les producteurs d’huile d’olive tunisiens ont remporté plus de 70 prix, dont deux douzaines d’or lors de compétitions internationales d’huile d’olive à Los Angeles, Athènes, Italie, Londres, New York et au Japon.

Mais la meilleure façon de juger une huile d’olive exceptionnelle est le palais des amateurs d’huile d’olive et des grands chefs. L’huile d’olive tunisienne touche de plus en plus de nouveaux consommateurs et dame le pion aux huiles italiennes et espagnoles dans les épiceries fines et dans les cuisines des grands chefs européens.

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La croissance est là, en ce début d’année 2018 et, disons-le clairement sans le défendre face aux voix de l’UGTT qui se font de plus en plus pressantes pour le dégager, au début de la 2ème année de son mandat de chef de gouvernement. Plus important, pour lui certainement : cette baisse, quoique de seulement 1,9 %, du taux de chômage et manifestement la création de 4.800 nouveaux postes d’emploi, dans les secteurs de l’industrie manufacturière et des services marchands, nous assure-t-on de source officielle à La Kasbah.

Il est pourtant important de rechercher les niches de cette croissance, pour comprendre si elle est le fait du travail du gouvernement, ou si elle reste aussi aléatoire que les changements climatiques. En termes de création de la valeur ajoutée (VA), celle des industries manufacturières a enregistré une croissance positive, au cours du premier trimestre de 2018 de +4,2% par rapport à la même période de 2017 et de 9,2 % par rapport au 4ème trimestre de l’année passée. C’est ce qu’affirme l’INS.

  • L’agriculture met de l’huile dans les rouages

Cette augmentation est principalement due au développement significatif du secteur des industries agricoles et alimentaires (+7,16%) en raison de l’augmentation significative de la production d’huile d’olive (+3,5%), ainsi que du secteur des industries du textile, vêtements et chaussures (+2,0%), en raison d’une hausse de la demande internationale, dans une perspective économique qui s’améliore dans la zone Euro. Ce seront là essentiellement les deux secteurs qui ont porté la croissance et qui sauveront quelque peu l’économie tunisienne.

La croissance, on ne la cherchera pas du côté des industries chimiques. La VA y a diminué de 9,23%, en raison notamment de la baisse de la production d’extraits de phosphates. Baisse aussi côté industrie des matériaux de construction, de la céramique et des cristaux (-3,5%), suite à une baisse de demande interne sur ces matériaux, comme par exemple le ciment dont les ventes sur le marché intérieur ont diminué d’environ 6%.

  • Baisse continue, en pétrole et phosphate.

La valeur ajoutée du secteur des industries non-manufacturières a baissé de 3,5% au cours du premier trimestre de 2018, en comparaison avec la même période de l’année 2017. Cela, en raison de la baisse qui continue, avec -2,4 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Cette baisse est due à la régression de la production quotidienne, en pétrole brut, qui n’est plus qu’à 40 mille barils/jour contre 45.000 Barils/jour durant la même période de l’exercice 2017 et des 70 mille barils/jour de la même période de l’année 2010.

Le secteur des phosphates a aussi une baisse de 37,9 %, un recul d’autant plus important qu’il intervient après une reprise de 21,3 % au cours du premier trimestre 2017. Toujours dans le secteur des industries non-manufacturières, le 1er TER 2018, a aussi enregistré une baisse de 4,7 % dans le bâtiment.

  • Croissance positive et continue dans l’hôtellerie, le transport et les finances

Le secteur des services marchands, qui représente par ailleurs environ 45% de l’économie nationale, a été témoin d’une hausse de 3,3% de sa Valeur Ajoutée (VA), à la fin du premier trimestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente, 2017. L’INS qui l’annonce explique cela par une hausse de la VA dans tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration qui a progressé de 2,9%, le secteur des services financiers qui a évolué de 4,6% et le secteur des services de transport dont la VA a augmenté de 0,3%, au cours du 1er TER 2018.

En face, le secteur des services non-marchand (services rendus par l’administration) a connu une modeste augmentation de valeur ajoutée de 2,0% par rapport au premier trimestre de 2017.

  • Chahed pourrait s’en réjouir. Mais pourrait-il s’en prévaloir ?

La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a augmenté de 9,11% au cours du premier trimestre de l’année 2018. L’explication se trouve dans la croissance remarquable enregistrée principalement dans la production d’olives, qui a quadruplé par rapport à la saison précédente, selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche.

Ainsi, c’est encore une fois l’agriculture qui sauve la croissance en Tunisie et qui permet une certaine continuité dans la création des richesses pour la Tunisie. L’industrie manufacturière, secteur entre les mains des privés, mais sous pression sociale, se redresse certes, mais toujours pas assez pour impacter la croissance du PIB. Le tout pâtit encore des mouvements sociaux qui traversent le secteur non-manufacturier (pétrole et phosphate), dont le poids et l’impact sont beaucoup plus importants dans l’économie tunisienne. Des secteurs où les autorités tunisiennes pèchent toujours par trop de laxisme dans les décisions à prendre pour assurer une bonne reprise de ces secteurs au rendement financier important pour le budget du pays.

Cette nouvelle hausse du PIB et cette amélioration de la croissance économique interviennent certes pendant le mandat du gouvernement de Youssef Chahed, qui pourrait s’en réjouir. Il n’en reste pas moins vrai qu’elles ne sont pas de son ressort direct et il ne peut donc pas s’en prévaloir. Par analogie, c’est comme un bénéfice, conjoncturel, dans le bilan d’une banque où l’exploitation devrait être le vrai moteur de la croissance.

Sans vouloir minimiser l’effort fait par le gouvernement, le même raisonnement pourrait être tenu, à moins que la baisse de 1,9 % du taux du chômage avec celui des diplômés du supérieur et les 4.800 emplois créées au cours des 3 premiers mois 2018 ne le soit pas dans la fonction publique. Or, les services de communication du chef du gouvernement affirment le contraire. Selon ces sources, les créations d’emplois ont concerné le secteur des industries manufacturières et celui des services marchands.

Communiqué INS

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La valeur des exportations d’huile d’olive a augmenté de 180%, depuis le début de la saison d’exportation du 1er novembre 2017 jusqu’au 30 avril 2018, enregistrant une évolution de 12% du prix moyen à l’export, par rapport à la même période de l’année écoulée, indique le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, jeudi 10 mai 2018, dans un communiqué.

Les quantités exportées ont atteint une valeur de 1 356 millions dinars (MD), contre 484 MD, en 2017.
Les quantités d’huile d’olive conditionnée exportées se sont établies à 8 967 tonnes contre 7 601 tonnes durant la même période de la saison écoulée, soit une hausse de 20% en quantité et de 37% en valeur.
La France et le Canada occupent la première place des pays importateurs de l’huile d’olive conditionnée tunisienne avec 26% chacun, suivis par les Etats-Unis (10%), l’Arabie Saoudite (8%), les Emirats arabes unis/ le Brésil (7%), la Nouvelle-Zélande (4%), la Suisse / Oman/ le Japon (2%), le Danemark / le Koweit (1%)…

Les quantités d’huile d’olive en vrac exportées ont atteint 125 436 tonnes contre 46 100 tonnes durant la même période de la saison écoulée, soit une augmentation de 172% en quantité et de 210% en valeur.
L’Espagne et l’Italie sont les pays qui en importent le plus avec 34% pour chacune, suivies par les Etats-Unis (18%), le Portugal (4%), la France/ le Maroc (3%), les Seychelles (1%)…

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Le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche fournira exceptionnellement, à l’occasion du mois de Ramadan des quantités limitées d’huile d’olive extra vierge à 8,800 dinars le litre.
Le département de l’agriculture a précisé dans un communiqué, publié vendredi, que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’incitation à la consommation familiale de l’huile d’olive.

Les opérations de vente débuteront à partir du 7 mai 2018 et se poursuivront jusqu’au 7 juin 2018 dans certains points de vente, à savoir :

-Tunis:Point de vente du producteur au consommateur de l’Office National de l’Huile (ONH), rue Alain Savary
-Tunis:Centre régional de l’ONH, rue du 13 août Cité Ezzouhour.
-Sfax:Centre régional de l’ONH, avenue d’Algérie, Sfax.
-Sousse:Centre régional de l’ONH, sis à l’avenue Habib Bourguiba, place 2 mars
– Kairouan:Centre régional de l’ONH, sis à rue Baten
-Zarzis: Centre régional de l’ONH, sis à la route de Médenine Kilomètre 1

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a entamé mardi 24 avril 2018 une visite de travail (23-27 avril) dans les pays du Benelux (Belgique-Pays Bas-Luxembourg).

A son arrivée à Bruxelles, il a été reçu par la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini.

Selon Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, la rencontre a porté sur les grandes réformes entreprises par la Tunisie, les élections municipales en cours, le classement, par l’UE, de la Tunisie sur la liste des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, la lutte antiterroriste et l’émigration irrégulière.

Les deux parties ont, également, discuté de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi ( ALECA) en prévision du prochain round de négociations entre la Tunisie et l’UE et de discuter du plan d’urgence permettant l’importation en franchise de droits de 35 mille tonnes supplémentaires d’huile d’olive vierge tunisienne dans l’UE, sur les deux prochaines années.

Le chef du gouvernement est accompagné du ministre de la Relation avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et des Droits de l’homme Mehdi Ben Gharbia, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Sabri Bachtobji ainsi des conseillers chargés de l’investissement et des affaires diplomatiques.

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La production nationale d’olives atteindrait 400 mille tonnes et permettra d’extraire 280 mille tonnes d’huile d’olive, au cours de la saison 2017-2018 de production et de transformation des olives qui touche à sa fin, selon des prévisions actualisées de l’Office national de l’huile (ONH).
Les données que l’Office a publiées sur son site internet indiquent que près de 110 mille tonnes d’huile ont été exportées vers les marchés européens, jusqu’à fin mars 2018.
D’après la même source, les quantités exportées en vrac ont procuré 1128 millions de dinars. Elles ont été orientées vers le marché européen (71%) dont 35 759 tonnes sur le marché espagnol et 34 676 tonnes sur celui de l’Italie, en dépit du positionnement international de ces derniers en matière de production d’huile d’olive et leur vive concurrence au marché tunisien.
Concernant l’huile d’olive conditionnée, 7422 tonnes d’huile d’olive conditionnée (97,7 millions de dinars) ont été exportées vers la France dont la part a représenté environ 26%, le Canada (28%) et les pays du Golfe (15%), a indiqué l’ONH.

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Le ministre de l’Agriculture, Samir Taïeb, avait provoqué un tollé avec ses déclarations fracassantes sur la place de l’huile d’olive dans les traditions culinaires du Tunisien, des propos qu’il avait essayé de corriger. Il vient de remettre ça avec la consommation du poulet au mois de Ramadan.
Taïeb y est allé de sa science en affirmant mercredi 11 avril 2018 que les prix pratiqués sur le poulet ne poseront aucun problème au mois de Ramadan puisque le «mois saint n’est pas celui du poulet». «Durant le mois de Ramadan, le Tunisien est beaucoup plus porté sur les viandes rouges et le poisson que le poulet», a-t-il ajouté, sur Mosaïque Fm. Le ministre a, tout de même, indiqué que son département devra faire ce qu’il faut pour rogner le prix du poulet.

«Pour le reste des produits, ils sont disponibles. Il n’y aura pas de difficulté à ce niveau d’autant plus que le Ramadan va coïncider avec l’entre deux saisons, une période idéale», a conclu Taïeb.

Le ministre adore s’aventurer sur des terrains glissants et aborder des sujets que manifestement il ne maitrise pas, ce que d’ailleurs avait souligné un responsable de l’UTAP, n’hésitant pas à appeler, à mots couverts, à son départ. Cette dernière sortie de Taïeb, assurément, ne plaidera pas en sa faveur…

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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Des marques d’huile d’olive chétoui et chemleli ont remporté 4 médailles (une en or, une en argent et deux en bronze) au concours international d’Athènes, en Grèce, “ATHIOOC 2018”, dans sa troisième édition (26-28 mars 2018) et ce, en dépit d’une campagne menée par certains sites d’information français sur l’huile d’olive tunisienne et à laquelle le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a officiellement répliqué.

Le concours international d’Athènes d’huile d’olive a été marquée par la présence de près de 359 participants de Tunisie, l’Espagne, de la Turquie, de la Grèce, de l’Italie, du Portugal et d’autres pays.
La Tunisie compte exporter 200 mille tonnes d’huile d’olive au cours de la saison 2017-2018, sachant que le gouvernement et le secteur privé ont oeuvré, au cours des dernières années pour améliorer davantage la qualité de l’huile d’olive tunisienne et promouvoir la vente de l’huile d’olive conditionnée.

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Personne ne le conteste : l’Union européenne (UE) est, et de loin, le 1er partenaire de la Tunisie. Pour le volume des investissements, mais aussi pour les aides et dons de toute nature, sans parler de l’assistance technique dans moult domaines qu’on ne pourrait pas citer ici. La place de l’UE s’est encore confirmée lors de la rencontre “Tunisia 2020“, même si l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) déplore que rien n’ait été fait depuis cette méga rencontre pour corser le Budget de l’Etat. Mais l’UE n’est pas la seule en cause dans cette affaire, les autres bailleurs aussi. Les relations avec le 1er partenaire traversent par moments des zones de turbulence, la dernière en date est le classement de la Tunisie dans la liste noire des “”États susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme“. Bon, il faut dire que la Tunisie a effectivement des choses à se reprocher, a admis le porte-parole du gouvernement. A cette affaire, laquelle n’est pas encore tranchée, viennent s’ajouter ces bruits autour de notre huile d’olive, malmenée en France pour une histoire de pesticides et autres joyeusetés, qui retiennent l’attention. Une attaque à laquelle le ministère de l’Agriculture a répliqué avec la précision et les arguments qu’il fallait. Toutefois il y a une autre affaire, encore plus grave pour l’économie du pays, puisqu’il s’agit d’engagements sur des quotas de vente supplémentaires que l’UE n’a pas tenus…

D’abord le cadre : Dans l’optique d’appuyer l’économie tunisienne suite à l’attaque de Sousse du 26 Juin 2015, l’UE a ouvert davantage son marché à l’huile d’olive tunisienne, en l’exonérant des droits de douane. Mais ce dispositif est limité dans le temps, deux ans exactement, de 2016 au 31 décembre 2017. Reste maintenant à évaluer l’impact de cette mesure dont la Tunisie attendait tant. Chafik Ben Rouine, responsable des statistiques et des études quantitatives à l’OTE, s’en est chargé. Pour commencer, il revient sur le dispositif qui encadre les échanges entre la Tunisie et l’UE, s’agissant de l’huile d’olive. “L’exonération en cours s’inscrit dans le cadre plus récent de l’accord euro- méditerranéen signé en 1998 et notamment de l’article 3 du protocole n°1. (…). Les exportateurs tunisiens ne peuvent utiliser ces certificats que pour le mois octroyé avec une possibilité de report seulement sur le mois suivant en cas de non utilisation des certificats octroyés dans les limites ci-dessus“, indique l’auteur.


Maintenant on en vient à la fleur qui a été faite à la Tunisie, de 2016 à 2017. “Le 19 Avril 2016, le Parlement européen a adopté le règlement 2016/580 octroyant un quota supplémentaire dédouané de 35000 tonnes annuels d’huile d’olive vierge (…). Il est à noter également qu’au même moment avait lieu le premier round de négociation pour un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) entre l’UE et la Tunisie un quota potentiel de 70000 tonnes d’huile d’olive dédouanées“. Mais il y a une condition, qui sonne comme le début des ennuis pour la Tunisie : “afin de «maintenir la stabilité du marché de l’huile d’olive dans l’Union», ces quotas supplémentaires ne peuvent être utilisés qu’après que la partie tunisienne épuise le volume de quota exonéré par le règlement 1918/2006, c’est-à-dire après épuisement du quota de 56700 tonnes”. Et ce n’est pas fini : “afin de rassurer les appréhensions des oléiculteurs européens, le règlement 2016/580 introduit la nécessité d’un rapport à mi-parcours afin d’évaluer l’impact de ce quota supplémentaire avec possibilité de suspendre ou corriger ce dernier si «le marché de l’huile d’olive de l’Union est affecté».

Comme le montre la figure 2, suite à la suppression des quotas mensuels, l’Union Européenne a octroyé la totalité du quota annuel de 56700 tonnes dès le mois de Janvier 2016. Ce quota étant épuisé, cela a ouvert la porte à l’utilisation du quota supplémentaire de 35000 tonnes après son adoption par le Parlement européen en Avril 2016. Nous observons que juste après son adoption, l’UE a octroyé environ 9000 tonnes de licences de dédouanement en Mai 2016, puis des sommes assez négligeables par la suite. Sur les 35000 tonnes potentielles, l’UE n’a octroyé que 10349 tonnes sur l’année 2016. Sur l’année 2017, les licences octroyées par l’UE dans le cadre du règlement 1918/2006 n’ont pas été toutes octroyées en Janvier comme en 2016 mais ont plutôt été étalées sur toute l’année de telle sorte qu’à la fin de l’année 2017 seulement 55994 sur 56700 tonnes ont été octroyées à la Tunisie. De cette façon, l’Union Européenne n’a pas permis à la Tunisie de profiter du quota supplémentaire de 35000 tonnes pour l’année 2017“.


Ainsi, en ce qui concerne le soutien temporaire dans le cadre du règlement 2016/580, il faut noter que le nombre de licences accordées par l’Union Européenne ne correspond pas à la quantité d’huile d’olive de Tunisie exportée effectivement exonérée de douanes. En effet, et étant donné que l’amendement de Novembre 2015 ne permet plus de suivre mois par mois la quantité d’huile d’olive exonérée, nous devons reprendre les éléments chiffrés du rapport de suivi pour l’année 2016 effectué par la Commission Européenne en décembre 2016. En effet, selon ce rapport seules 2557 tonnes ont effectivement été utilisées pour l’exonération de l’exportation de l’huile d’olive en 2016 dans le cadre du règlement d’exécution 2016/605. Comme le montre le tableau 1, seulement 7,3% du quota promis de 35000 tonnes a effectivement été utilisé en 2016 et 0% en 2017. En cumulé sur la période de soutien de deux ans (2016 et 2017), la Tunisie n’a finalement pu profiter que de 2557 tonnes de licences de dédouanement sur les 70000 promises soit 3,7% du soutien économique promis“.

Ce que l’auteur conclut de tout cela : “il apparaît que le soutien exceptionnel sur deux années que l’Union Européenne avait promis à la Tunisie dans le secteur de l’huile d’olive n’a pas été à la hauteur des promesses avec un taux de réalisation de 3,7% sur les deux ans par rapport aux quotas promis. En parallèle, la dérégulation des contingents mensuels a rendu plus opaque et moins prévisible l’utilisation effective des licences pour que la partie tunisienne puisse exporter sans droit de douanes sur le marché européen“.

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L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+35,2%) durant le premier trimestre de l’année 2018 dans les chiffres du commerce extérieur tunisien pour le 1er trimestre de l’année en cours concerne la majorité des secteurs .En effet, le secteur de l’énergie a observé un accroissement remarquable de 138,5%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (516,9 MD contre 173,1 MD), le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires avec un taux de 89,4% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (776,9 MD contre 233,6) et les dattes (263,8 MD contre 197,4 MD), le secteur des industries mécaniques et électriques de 26,6%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 26,9%. En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 26,5%, suite à la diminution de nos exportations en DAP (39,8 MD contre 134,6 MD).

L’augmentation des importations de 21,3% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,4%, les matières premières et demi produits de 28,4%, les biens d’équipement de 17,0% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 9,3% . En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,7%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,0%.

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