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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouen Abassi, a pris la parole ce lundi 14 mai 2018, sur Express FM. Il a déclaré, d’emblée, que la dégradation des indicateurs économiques n’a pas pour seule source la monnaie nationale. Il a ajouté que la politique monétaire doit aller de concert avec la politique budgétaire. Une manière de dégager sa responsabilité et d’anticiper d’éventuelles accusations de la même nature que celles qu’avaient encaissées son prédécesseur, Chedli Ayari.

Pour Abassi, la difficulté majeure en Tunisie réside plus dans l’accès aux crédits que le taux d’intérêt. «Il y a un véritable intérêt pour les microcrédits et le leasing malgré leurs taux d’intérêts élevés. Il faut reconnaitre qu’en Tunisie il y a un problème d’inclusion financière et bancaire. Cela est du à un manque de confiance. Ce manque de confiance peut être résolu grâce aux nouvelles technologies, et en l’occurrence la technologie blockchain peut être la réponse».

Par ailleurs le patron de la BCT a affirmé que l’inflation est remorquée par la montée des prix des produits frais, qui est plus conséquente que celle des produits agricoles. Il a également déclaré que le plus gros problème est le manque de productivité : «D’ailleurs, on constate que l’exportation ne s’est pas envolée en dépit du repli du taux de change. Il est d’usage qu’un taux de change compétitif propulse davantage l’exportation, or ce n’est pas le cas. Cela est du au déficit de production, à l’absence d’une bonne offre exportable ainsi qu’aux obstacles pour l’accès au marché. Il y a un problème au niveau de toute la chaîne de valeur, et pas uniquement une défaillance dans la politique monétaire».

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Enda Tamweel annonce dans un communiqué avoir réalisé avec succès une augmentation de capital réservée de 72 millions de dinars tunisiens. Ce nouvel apport d’argent frais permettre à Enda Tamweel de mobiliser davantage de financement par endettement, afin de servir un plus grand nombre de micro-entrepreneurs en Tunisie, de répondre à leurs besoins croissants en microcrédits et de contribuer à l’inclusion financière des populations exclues du système financier traditionnel. Le montant a été intégralement souscrit par six investisseurs internationaux qui sont BIO (Belgique), PROPARCO (France), le Fonds SANAD pour MSME (Luxembourg), SIDI (France), TRIODOS Investment Management (Pays-Bas) et WWB Capital Partners (États-Unis).

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Ce jour, la Banque européenne d’investissement (BEI) – la banque de l’UE – et le Fonds monétaire international (FMI) ont signé une lettre d’entente portant sur la mise en commun de leur savoir-faire et de leur expérience en vue de promouvoir le développement économique durable, la stabilité financière et la croissance inclusive en Afrique. La BEI contribuera à hauteur de 3 millions d’EUR aux institutions économiques du FMI, à savoir les Centres régionaux africains d’assistance technique (Afritac) et le Fonds pour la stabilité du secteur financier (FSSF), et lancera, en coopération avec le FMI, une nouvelle formation en ligne sur l’intermédiation et l’inclusion financières. Outre sa contribution financière, la BEI fournira des orientations aux Afritac et au FSSF en siégeant au sein de leurs organes directeurs.

Lors de la signature de la lettre en marge des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, les deux institutions étaient représentées par Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et Werner Hoyer, président de la BEI.

« Notre accord montre de manière concrète comment les institutions financières internationales et les banques de développement multilatérales peuvent collaborer – et le font – pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable et maximiser l’impact de notre savoir-faire et de notre expérience. Il est extrêmement important de créer des synergies et de veiller à ce que l’aide au développement que nous apportons soit aussi efficace que possible. Ce partenariat nous permettra de donner des moyens d’agir à des acteurs clés du développement en Afrique, à savoir les micro, petites et moyennes entreprises, les jeunes hommes et femmes entrepreneurs, ainsi que les intermédiaires financiers à même de soutenir leur inclusion financière et de les aider à exploiter leur potentiel », a déclaré Werner Hoyer, président de la BEI.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, s’est exprimée en ces termes : « L’existence d’institutions économiques et financières solides est essentielle au développement. Notre partenariat avec la BEI soutiendra les efforts continus que le FMI déploie pour renforcer les institutions en Afrique au moyen de programmes d’assistance technique et de formation, en mettant particulièrement l’accent sur la stabilité du secteur financier et son caractère inclusif. Il permettra également de rapprocher la communauté internationale de la réalisation de ses engagements au titre de l’initiative « Compact with Africa » du G20. »

Dans le cadre de ce partenariat, la BEI et le FMI conçoivent une formation en ligne qui visera à donner aux agents d’État les outils qui leur permettront d’obtenir des résultats en matière d’inclusion et de stabilité financières. Elle s’adressera en premier lieu aux autorités réglementaires du secteur public et aux acteurs de terrain du secteur privé en Afrique subsaharienne. Les participants pourront aussi être de jeunes professionnels, des membres du personnel d’institutions financières et de banques locales, des représentants de ministères des finances, d’organismes de réglementation et de banques centrales.

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Francois Mukuna, Vice-Ministre aux Finances, a procédé au lancement officiel du Programme ACTIF « Action, Changement et Transformation par l’Inclusion financière en RDC », en présence du Directeur Pays du PNUD, Dominic Sam, de la cheffe de Coopération a.i de l’Ambassade de la Suède, Madame Susan Allden et d’autres parties prenantes du secteur de la finance inclusive. Le Programme conjoint ACTIF vise à améliorer le bien-être des ménages pauvres et des micros entrepreneurs, en augmentant le pourcentage d’adultes, y compris les femmes et les jeunes, qui vont avoir accès aux produits et services financiers formels offerts par une variété de prestataires.

Financé par la Suède, le PNUD et UNCDF à hauteur de 5,8 millions des dollars américains pour une période de 3 ans et demi, d’ici 2021, ce nouveau programme voudrait atteindre 300.000 bénéficiaires à faibles revenus, parmi lesquels 55%  seront des femmes et 8% de jeunes. En synergie avec les initiatives des autres partenaires du développement, Le Programme ACTIF a pour objectif de réduire l’exclusion financière contribuant ainsi à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), et des objectifs nationaux d’atténuation de la pauvreté.

Cette initiative va recourir aux nouvelles technologies pour accroître l’accès à l’épargne, au crédit, aux transferts, à l’envoi de fonds et à la micro-assurance pour contribuer à une meilleure inclusion financière en RDC. Ce projet va également contribuer aux efforts du Gouvernement dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale de l’inclusion financière formulée dans le cadre du processus « Making Access Possible » – MAP RDC.

Selon le Directeur Pays du PNUD, Dominic Sam, « L’inclusion financière constitue un élément propice à la réalisation de certains objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  La RDC qui est engagée dans l’atteinte de ces Objectifs, sait tirer profit du fait que les modèles d’inclusion financière peuvent soutenir la croissance économique globale et la rendre plus équitable ».

Le projet prévoit principalement le renforcement des prestataires de services financiers partenaires et de leurs Associations professionnelles pour développer des méthodologies innovantes adaptées aux besoins spécifiques des femmes, des hommes et des jeunes. Les ménages d’agriculteurs et les micro-entrepreneurs sont particulièrement ciblés, tout en prenant en compte l’Environnement et les défis liés aux changements climatiques. Au niveau macro, le cadre de politiques, réglementaire et institutionnel de la microfinance sera renforcé pour contribuer à la mise en œuvre de la Feuille de route nationale de l’inclusion financière sous le pilotage du Ministère des Finances.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’annoncer le lancement du site web de l’observatoire de l’inclusion financière. En application de la loi n°2016-35 du 25 avril 2016, portant statuts de la Banque Centrale de Tunisie, les prérogatives de l’Observatoire des Services Bancaires, créé depuis 2006, ont été élargies à l’inclusion financière. Cette structure est, désormais, dénommée “Observatoire de l’Inclusion financière”.

Selon l’article 94 de cette loi, l’intervention de l’Observatoire de l’Inclusion Financière “OIF”, couvre toutes les données relatives à l’accès et à l’utilisation des services financiers ainsi que celles ayant trait à leur qualité et son effet dans l’amélioration des conditions d’accès auxdits services.

C’est dans cette optique qu’un site web a été créé en remplacement de celui de l’Observatoire des Services Bancaires. Ce site permet aux consommateurs des services financiers et aux intervenants dans le domaine de l’inclusion financière d’accéder aux :

– Informations et aux renseignements sur les services et produits financiers et leurs coûts
– Indicateurs qualitatifs et quantitatifs permettant de mesurer le coût des services financiers et leur degré de satisfaction de la clientèle et d’inclusion financière – Études et aux rapports sur les services financiers et leur qualité
– Données et aux informations relatives à l’accès aux services financiers et à l’inclusion financière.

Pour consulter le site de l’Observatoire, qui est en cours de finalisation, se référer à l’adresse suivante : http://oif.bct.gov.tn

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Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi et l’organisation “Mercy Corps” ont signé ce jeudi 4 aout 2016 un protocole d’accord.

A cette occasion, une conférence de presse a eu lieu aujourd’hui en présence du ministre, Zied Laadhari, et du directeur de “Mercy Corps”, Renaud Deberegh.
Zied Laadhari a tenu à préciser que ce protocole d’accord vise à renforcer les opportunités, l’employabilité et l’esprit d’entreprise, tout en améliorant l’inclusion financière pour les jeunes n’ayant actuellement pas accès aux institutions financières.
Parmi les autres objectifs, le ministre a mis l’accent sur l’amélioration de la gouvernance locale en renforçant le dialogue et la contribution à un environnement plus inclusif pour les groupes vulnérables afin de réduire la marginalisation et l’exclusion.
De son côté, Renaud Debergh a déclaré que “Mercy Corps” s’engage à apporter son assistance technique aux agences de tutelle dans le cadre des programmes réalisés conjointement.
De même, elle contribue à l’accompagnement des demandeurs d’emploi adhérant aux divers programmes d’amélioration de l’employabilité tout en oeuvrant à promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat.
S’étalant sur une durée de 4 ans ( 2016-2020), ce protocole d’accord sera le cadre officiel pour la continuité du projet “Tounes Tekhdem”, objet d’une convention signée en 2014 et pour la mise en oeuvre de quatre nouveaux projets touchant les gouvernorats de Jendouba, Gafsa, Kasserine, Sidi Bouzod et le Grand Tunis.
Ces projets vont bénéficier de l’appui financier de plusieurs partenaires dont notamment l’Union Européenne, la coopération britannique, British Council avec un montant global de 10,5 millions de dinars.

C’est important étant donné qu’environ 5920 jeunes vont bénéficier de ces projets réalisés.

Il est à rappeler que le projet “Tounes Tekhdem” a pour but d’augmenter l’inclusion financière des jeunes, en améliorant l’accès et la qualité des instruments financiers.
Depuis sa mise sa place, ce projet a permis la création de 10 clubs Entreprendre dans 10 centres de formation professionnelle touchant plus de 250 membres et adhérents. De plus, 125 entrepreneurs ont bénéficié de soutien lors du lancement de leurs projets et 5000 jeunes sont formés en éducation financière.

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« En dépit des efforts déployés , l’inclusion financière ne dit absolument rien en Tunisie », a déclaré le ministre des Finances Slim Chaker lors d’un colloque ce lundi 16 mai 2016 à Tunis sur le théme : « Vers une nouvelle stratégie de l’inclusion financière en Tunisie ». « Il reste beaucoup à faire dans ce secteur », a ajouté le ministre avant d’indiquer qu’actuellement, les 2/3 des Tunisiens ne peuvent pas bénéficier des services bancaires et d’assurances car ils ne disposent pas des revenus nécessaires ou ne connaissent pas ces services. Bien plus, 64% de la population tunisienne âgée de 15 ans et plus n’ont  pas accès aux services financiers. Au total, le taux d’inclusion financière en Tunisie avancé par le ministre est de l’ordre de 34%.

Slim Chaker a à ce propos appelé les associations actives dans ce domaine à s’unir pour plus de visibilité et d’impact. Les associations de micro-finance font, selon lui, de l’effort mais elles n’avancent pas très rapidement : « Il faut qu’elles puissent refonctionner le plus rapidement possible », a-t-il dit.

Il faut aussi, selon le ministre, que les associations professionnelles de micro-finance jouent un rôle plus important dans l’inclusion financière. Le ministère des Finances doit en faire autant dans  l’insertion du leadership.

Le ministre des Finances a appelé ainsi à faire communiquer et faire savoir l’inclusion financière auprès du public, soulignant que ce processus n’est pas une action isolée mais s’insère dans une politique globale et intégrale visant à moderniser le système financier tunisien dont plusieurs projets ont été déjà approuvés à l’instar du projet de loi bancaire ou encore la loi portant sur une banque des régions qui est en cours de préparation. « Nous travaillons sur le développement du système de l’assurance à  mettre en place toutes les lois et les réglementations permettant au système financier de se développer », a-t-il dit.

Slim Chaker a, dans le même cadre, indiqué que 35% des demandes des particuliers en financement n’ont pas été satisfaites ou mal servies. Pour ce qui est des PME et PMI, la demande non satisfaite est de l’ordre de 50%.

C’est ainsi qu’il a annoncé qu’un plan d’action de l’inclusion financière sera prêt à la fin de l’année 2016, soulignant que d’ici demain mardi 17 mai 2016, le ministère fixera au moins les objectifs et les grands axes de la stratégie 2016/2020 sur l’inclusion financière.  Les grands axes de cette stratégie sont la mise en place d’un cadre réglementaire et d’une centrale de risques et la création de l’observatoire de l’inclusion financière. Bien encore, 5% seulement des personnes qui travaillent dans le secteur de l’agriculture et de la pêche bénéficient du financement.

Selon le ministre, linclusion financière permettra à l’économie sociale et solidaire de mieux fonctionner et de procurer de l’emploi aux personnes marginalisées en leur permettant un accès plus facile au financement.

L’inclusion financière permettra aussi à l’État d’obtenir les meilleurs résultats et de faire mieux qu’actuellement, a assuré le ministre avant d’ajouter : « L’inclusion financière est très importante ; pourtant personne n’en parle », a-t-il ajouté.

De son côté,  Katia Raguzzoni, consultante indépendante de la coopération italienne a réclamé la mise en place d’un cadre réglementaire encouragent l’évolution du secteur.

Elle a également appelé à contribuer via la micro-fiance au développement des régions et segments prioritaires, promouvoir et accompagner une croissance responsable du secteur et faciliter la mise en place de l’association professionnelle des associations de micro-finance.

Par ailleurs, selon une étude de la Banque Mondiale et de CAWTAR (centre des femmes arabes pour la formation et la recherche) réalisée en 2015, le taux d’inclusion financière en Tunisie ne dépasse pas 36% de la population adulte.

En dépit des 12 millions de comptes bancaires et postaux recensés dans le pays, la demande de services de micro- finance est estimée entre 2,5 et 3,5 millions de particuliers et leurs activités génératrices de revenus, soit 30 à 40% des adultes et entre 245 mille et 425 mille micro et très petites entreprises qui auraient besoin d’une gamme de services financiers spécifiques.

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Lors d’un colloque ce lundi 16 mai 2016 à Tunis sous le thème « Vers une nouvelle stratégie de l’inclusion financière en Tunisie », le ministre des Finances, Slim Chaker a annoncé qu’un plan d’action de l’inclusion financière sera prêt,  à la fin de l’année 2016, soulignant que d’ici demain mardi 17 mai 2016, le ministère fixera au moins les objectifs et les grands axes de la stratégie 2016/2020 sur l’inclusion financière.

L’inclusion financière, selon le ministre, à l’économie sociale et solidaire de mieux fonctionner et de procurer de l’emploi aux personnes marginalisées en leur permettant un accès plus facile au financement.

L’inclusion financière permettra aussi à l’Etat d’obtenir les meilleurs résultats et de faire mieux qu’actuellement, a assuré le ministre avant d’ajouter : « L’inclusion financière est très importante ;  pourtant personne n’en parle », a-t-il ajouté.

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