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Initiative

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Lors de son allocution à la cérémonie de passation de pourvoir qui a eu lieu ce lundi 29 août 2016, à Dar Dhiafa à Carthage, l’ancien chef du gouvernement Habib Essid, s’est adressé au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, en disant : « Après avoir opté pour une initiative nationale celle portant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, j’espère que la prochaine fois on n’optera pas pour une fatwa pour changer le gouvernement», a-t-il dit.

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Sept ministres appartenant au Mouvement Nidaa Tounes ont exprimé leur soutien total à l’initiative du président de la République relative à la formation d’un gouvernement d’unité nationale et ont dénoncé “les tentatives visant à perturber cette initiative”.
Ils ont souligné, dans un communiqué, leur appui à la position officielle du parti, considérant que le gouvernement d’union nationale constitue la meilleure solution pour faire sortir le pays de la crise socio-économique et politique actuelle.
Les sept ministres sont: Salma Elloumi Rekik (tourisme), Khemais Jhinaoui (affaires étrangères), Yousef Chahed (Affaires locales), Néji Jalloul (éducation), Said Aydi (santé), Anis Ghedira (transport) et Slim Chaker (finances).
Il convient de rappeler que 4 dirigeants du comité politique du mouvement Nidaa Tounes, à savoir Boujemaa Remili, Khemais Ksila, Faouzi Maaouia et Ridha Belhaj, avaient appelé à maintenir le gouvernement d’Essid et à introduire des modifications sur sa composition.

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Une marche protestataire a eu lieu

Les dates continuent de se bousculer s’agissant de la formation du gouvernement d’union nationale proposé par le président  de la République, Béji Caïd Essebsi. Donnée au départ pour la fin Ramadhan, cette échéance a été ramenée au 27 juin courant, alors même que les spéculations vont bon train sur l’issue des consultations dont le point d’orgue devrait être demain mercredi 22 juin, date à laquelle aura lieu la 3ème réunion du dialogue sur le prochain cabinet et au cours de laquelle seront connues les premières réactions des différents intervenants au document qui leur avait soumis l’auteur de l’initiative, vendredi dernier.

Ce round s’ouvre à l’enseigne de deux éléments nouveaux qui auront un effet certain, peut-être décisif, sur la suite des événements. D’abord, l’entrée en scène des deux partis, le Front populaire de Hamma Hammami, et le Parti Républicain d’Ahmed Néjib Chabbi, qui n’étaient pas jusque-là avares de réserves vis-à-vis de la proposition du chef de l’Etat, mais qui semblent avoir mis de l’eau dans leur vin, pour rejoindre les rangs de la Coalition et des indépendants. Ensuite, la relative évolution de la position du chef du gouvernement en exercice, Habib Essid, qui affirmait invariablement qu’il ne démissionnerait qui si l’Assemblée des représentants du peuple lui retirait sa confiance. Désormais, plus précisément, depuis le week-end denier, il fait  montre de plus de souplesse, signifiant à ses interlocuteurs de la Coalition, qu’il pense devoir rendre le tablier dès que l’initiative présidentielle serait arrivée à maturité.

Habib Essid aurait-il enfin entendu raison ?  Sans doute, d’autant que, passé le premier épisode où il s’est vu si déconsidéré par un président de la République qui ne tarissait pas d’éloges à son endroit très peu de temps plus tôt, avec, en sus, le camouflet qu’il  lui avait infligé en le tenant dans l’ignorance de son initiative dont il n’a eu vent que quelques minutes avant son annonce, le chef du gouvernement, tout digne serviteur de l’Etat qu’il est, et ayant une haute opinion de sa fonction, a, visiblement,  pris sur lui d’épargner au pays une autre crise, cette fois-ci constitutionnelle, qui, si elle venait à éclater, auraient des conséquences véritablement incalculables.

Un diagnostic désespérant !

Ce que le président de la République a constaté et tenu à y associer tout l’establishment politique et social du pays ne souffre aucune équivoque. La crise est si profonde et grave qu’elle doit être traitée autrement et sans plus attendre. Elle est d’essence politique autant qu’économique et sociale. Le gouvernement, issu des élections, et déjà en place depuis bientôt un an et demi, a lamentablement échoué à redresser la situation  ni à faire  l’esquisse d’un espoir que les lendemains ne seraient pas aussi sombres que le présent. Non que l’équipe ministérielle ait failli à faire l’effort  et obtenir les résultats dont elle était comptable, mais parce que les diverses conjonctures ne s’y prêtaient guère et que l’Etat n’était pas assez outillé pour mener à bien et même passablement ses missions.

C’est que, d’abord, le fait terroriste est passé par là, engloutissant d’énormes fonds qui auraient dû servir à des projets économiques et sociaux, à atténuer l’acuité du chômage, à financer le développement dans les régions de l’intérieur. Pis encore, rien ne peut permettre d’affirmer que la menace terroriste a vocation à cesser d’exister, ce qui dicte bien des stratégies  et des efforts dans une région où les groupes terroristes font florès, déambulent comme bon leur semble, recrutent  à tour de bras. Ce défi, BCE l’a fortement souligné dans son document aux acteurs politiques, l’élevant au rang de priorité pour le gouvernement d’union nationale, tout comme l’urgence d’un Etat fort qui ait tous les attributs qui le fondent à appliquer la loi, à faire régner et respecter la sécurité et à sévir contre  les manifestations et expressions de désordre et de chaos.

C’est un pré-requis de taille pour l’œuvre de développement où les attentes des Tunisiens vont bien au-delà des prévisions du Plan quinquennal, ce qui est compréhensible, convient le chef de l’Etat  dans son document de référence , tout en soulignant la nécessité d’attirer davantage d’investissements étrangers et mettre fin à la prolifération du commerce parallèle. Ceci en plus de la corruption qui nécessite une croisade nationale, une guerre, affirme BCE pour venir à bout de  ce fléau qui coûte à la Tunisie entre deux et trois points de croissance, soit entre 30 et 45 mille emplois.

On ne sait pas encore si les vis-à- vis politiques du chef de l’Etat entendent de cette oreille les priorités  soumises  à leur réflexion. Mais ils partagent  le constat que la situation gagnerait en gravité si elle restait en l’état. Pour autant, l’initiative présidentielle qui semble avoir manqué son effet « électrochoc », pourra-t-elle tenir la route après que les deux organisations prépondérantes, l’UGTT et l’UTICA  lui ont en quelque sorte fait faux bond ?

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi a fixé le 27 juin 2016 comme date limite pour l’annonce du nom du prochain gouvernement d’unité nationale, rapporte Mosaïque Fm.

Une rencontre aura lieu durant la journée d’aujourd’hui, lundi 20 juin 2016 pour discuter une nouvelle fois de cette initiative avec les partis concernées. Les noms des partis qui vont participer au prochain gouvernement seront annoncés dans la journée du mercredi 22 ou du jeudi 23 juin.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a présidé jeudi au palais de Carthage une rencontre groupant le secrétaire général de l’UGTT, la présidente de l’UTICA, et les représentants de la Coalition au pouvoir, et ce dans le cadre des concertations sur son initiative relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale ayant pour mission de mettre en œuvre les priorités convenues par les partis politiques et les organisations nationales majeures.

Un communiqué de la présidence de la République précise qu’il s’est agi d’un débat ouvert et franc  marqué par un consensus sur la pertinence du diagnostic politique, économique et social posé par le chef de l’Etat. Les participants ont exprimé leur soutien à cette initiative, de même qu’il a été convenu de tenir une deuxième rencontre au début de la semaine prochaine aux fins de la présentation des conceptions des uns et des autres concernant les priorités et les programmes proposés.

Le communiqué indique, d’autre part, que le président de la République rencontrera nombre de partis et de personnalités politiques, dans le même cadre, au cours des prochains jours.

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Le mouvement Ennahdha s’est félicité de l’initiative du président Caid Essebsi relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale, y voyant un prolongement du choix de consensus national et une initiative en ligne avec la démarche participative avec les différentes parties politiques et sociales.

Dans un communiqué rendu public ce samedi, le mouvement rappelle qu’il a toujours appelé à un gouvernement d’union nationale avec la participation des principaux acteurs politiques et sociaux de la scène nationale.

Il a appelé également à un dialogue sur l’initiative présidentielle pour en finaliser les détails et contribuer à la préservation de la stabilité politique et sociale, mettre fin à l’attentisme et permettre de s’attaquer aux défis d’ordre sécuritaire, économique et social auxquels fait face le pays.

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Hamma Hammami, porte-parole du Front Populaire, a estimé vendredi que la proposition du président de la République de former un gouvernement d’union nationale associant au quartet au pouvoir des organisations et des partis “pourrait élargir la base du pouvoir mais ne fera qu’exacerber la crise”.

S’exprimant devant la presse au terme de la réunion vendredi soir du conseil central du FP pour examiner la proposition du président de la république, Hamma Hammami a souligné que “les choix et les programmes sont les fondements pour sortir de la crise actuelle en Tunisie alors que la forme et les outils du gouvernement sont une autre affaire”.

Il a précisé à ce propos que “la Tunisie ne peut sortir de sa crise qu’à la faveur de nouveaux choix et programmes nationaux, démocratiques et sociaux”.

Hamma Hammami a rappelé que le FP dispose d’une “initiative de salut et de développement qui constitue une nouvelle vision profonde pour faire face à la crise actuelle et bâtir une union nationale, non un gouvernement d’union nationale”.

Le porte-parole du Front Populaire a ajouté que “s’attacher aux mêmes choix avec tout autre gouvernement produira les mêmes résultats et approfondira la crise”, affirmant que l’initiative de son parti “représente une nouvelle base de discussion”.

Le chef de file du parti de gauche a imputé « l’échec » à  la coalition au pouvoir composé de Nida Tounes, Ennahdha, l’UPL et Afek Tounes, indiquant que “le président de la république a reconnu dans son interview de jeudi soir que le pays connaît une crise et à demi-mot l’échec”.

“Le Front Populaire estime que les causes de la crise tiennent au mode de gouvernement fondé sur les calculs partisans qui ont conduit à des luttes au sein de la coalition et des partis au pouvoir eux-mêmes portant ainsi atteint aux intérêts du pays”, a-t-il ajouté.

Hammam Hammami a souligné que “le Front Populaire n’accepte pas de rendre tout le monde responsable de l’échec car celui qui a échoué est la coalition au pouvoir et doit de ce fait assumer sa responsabilité”.

Le président Beji Caïd Essebsi s’est déclaré dans une interview accordée jeudi soir à la télévision nationale favorable à la constitution d’un gouvernement d’union nationale auquel seront associées l’UGTT, l’UTICA aux côtés du quartet au pouvoir, des représentants de partis de l’opposition et d’indépendants.

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L’instance politique de Nidaâ Tounes a affirmé son “adhésion totale” à l’initiative du président de la République Béji Caïd Essebsi de constituer un gouvernement d’union nationale composée du quartet, des partis nationaux et démocratiques, de l’UGTT et de l’organisation du patronat ainsi que de personnalités nationales.

Dans une déclaration rendue publique au terme de sa réunion tenue vendredi soir, l’instance politique a appelé “toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national supérieur et à œuvrer à trouver un terrain d’entente mettant en place les priorités communes et les programmes d’action attendues par le peuple tunisien”.

Elle s’est déclarée “prête à ouvrir un dialogue immédiat et global avec toutes les forces nationales concernées par cette initiative afin de la finaliser au service des intérêts supérieurs du pays”.

L’instance politique de Nidaâ Tounes, réunie pour examiner les développements politiques et la situation générale dans le pays à la lumière de l’initiative présidentielle, affirme que “toute autre position contraire à cette déclaration n’engage pas le parti”.

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Le ministre chargé des relations avec l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et porte-parole du gouvernement Khaled Chawket a dit comprendre l’initiative du président Caïd Essebsi à propos de l’option de former un gouvernement d’union nationale. “Nous réagissons positivement à cette initiative et nous en discuterons dans le cadre d’un dialogue national”, a-t-il ajouté vendredi dans une déclaration à la presse en marge de sa participation à une conférence à Tunis sur le projet du code des collectivités locales.
Sur une éventuelle démission du chef du gouvernement Habib Essid, Khaled Chawket a affirmé que le gouvernement continuera à accomplir sa mission jusqu’à ce que la décision de former un gouvernement d’union nationale soit prise conformément aux dispositions de la Constitution.
“Le chef du gouvernement n’encouragera pas la politique du vide et je ne crois pas que c’est ce que voulait le président de la République en présentant son initiative”, a-t-il soutenu.
Réagissant à l’intervention du président Caïd Essebsi jeudi sur la chaîne publique Wataniya 1 à propos de “l’option de former un gouvernement d’union nationale”, Habib Essid a déclaré ce matin “Je ne compte pas démissionner, je continuerai à accomplir ma mission”, précisant qu’il était “prêt à quitter son poste si l’intérêt du pays l’exige”.
Le président Caïd Essebsi a évoqué hier sur Wataniya 1 “l’option de former un gouvernement d’union nationale”, qui constitue, a-t-il dit, une proposition réaliste, surtout qu’elle est soutenue par plusieurs parties politiques et sociales qu’il avait rencontrées.
Ce gouvernement devra inclure “forcement” l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la coalition au pouvoir et “peut-être” des indépendants et des représentants des partis de l’opposition, a indiqué Caïd Essebsi.
Ce gouvernement, a-t-il précisé, doit avoir “un contenu social” compte tenu de l’étape que traverse actuellement le pays, ajoutant que ce gouvernement doit également être formé sur la base d’un consensus national élargi eu égard aux priorités de la Tunisie : la lutte contre le terrorisme et la corruption, l’instauration de la démocratie, la création d’emplois et des conditions d’une vie décente, l’incitation à l’investissement dans les zones défavorisées, l’encouragement de la jeunesse et l’application de la loi.

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Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a rejeté mardi la contre-offre israélienne à l’initiative française pour relancer le processus de paix, jugeant que son homologue israélien Benjamin Netanyahu cherchait à “gagner du temps”.

“Le temps presse. Netanyahu essaie de gagner du temps” avec son offre de négociations directes avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Paris, “mais cette fois-ci il n’échappera pas à la communauté internationale”, a-t-il  affirmé, lors d’une conférence de presse à Ramallah en Cisjordanie occupée aux côtés du Premier ministre français Manuel Valls.

Benjamin Netanyahu a rejeté lundi le projet français de conférence internationale pour relancer l’effort de paix moribond avec les Palestiniens, proposant à Paris d’accueillir plutôt des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens, “le seul moyen de progresser vers la paix”, selon lui.

Valls a de nouveau défendu mardi un format plus élargi, revenant sur la réunion ministérielle du 3 juin à laquelle participeraient les représentants de nombreux Etats et organisations internationales mais sans la présence des Palestiniens et des Israéliens, pour jeter les bases d’une conférence internationale sur la paix.

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Qu’est-ce qui empêcherait les Tunisiens de se réconcilier plus de cinq ans après une révolution qui, loin de remettre les pendules à l’heure, n’a fait qu’exacerber les aversions des uns à l’endroit des autres, et partant, reconstruire la société autant que le pays sur des bases convenues ? Pourtant les initiatives n’ont pas manqué que ce soit sur le plan institutionnel ou celui politique. La commission Vérité et Dignité existe bel et bien, certes en s’attelant à sa tâche avec des fortunes diverses, le président de la République a lancé son initiative de réconciliation économique qui ne trouve cependant pas grâce aux yeux de tout le monde mais qui revient sur les pupitres des députés de l’Assemblée des représentants du peuple, et enfin, le mouvement Ennahdha vient de se fendre de son initiative de « réconciliation nationale globale ».

C’est bien la preuve que la réconciliation nationale n’a pas été mise au rebut, tout le monde étant d’accord qu’elle est d’une nécessité absolue pour remettre les Tunisiens sur le chemin vertueux de la cohésion à l’enseigne d’une vérité qui  doit être dite et d’une justice qui doit être faite. Une architecture forcément faite de scènes de repentir, de reconnaissance de fautes, de pardon et d’excuses, mais aussi de réparation due aux victimes.

Il va sans dire qu’il devrait pas s’agir de représailles juridiques, mais d’une forme de reddition des comptes ayant vocation à construire une réconciliation dans laquelle se reconnaîtraient les opprimés sous le régime déchu, les auteurs des exactions et surtout l’ensemble de la communauté nationale.

Il ne devrait pas s’agir non plus d’une instance de jugement mais d’un lieu de promotion de la repentance et de la contrition  en échange d’un aveu sincère, public et complet des crimes politiques commis non seulement durant les 23 ans du régime de Ben Ali mais aussi ceux perpétrés depuis l’Indépendance de la Tunisie, avec au final une offre d’amnistie à la faveur de laquelle il sera possible d’accoucher d’une société libérée de son passé.

Bien entendu, c’est sur le registre consensuel que tout ce travail devra être fait. Le mouvement Ennahdha semble s’engager dans cette voie. Son conseil de la Choura, réuni ce weekend, a d’ailleurs, tenu à préciser que son initiative sera conduite «  en partenariat avec la présidence de la République, les partis politiques, les organisations sociales et la société civile ».

Au demeurant, le Conseil de la Choura a appelé le groupe  parlementaire du mouvement à interagir avec le reste des blocs et en particulier avec l’initiative du président de la République relative à la réconciliation économique et financière après sa modification. Surtout, il estime que le  processus de la justice transitionnelle et de l’amnistie générale ne s’opposent pas au processus de la réconciliation globale, appelant les différentes parties politiques à tourner la page du passé et à se concentrer sur les problèmes actuels du pays.

Manifestement, le parti islamiste ne veut pas brûler la politesse à Béji Caïd Essebsi et enterrer son initiative de réconciliation économique. Ses ténors se répandent en assurances en affirmant, comme l’a fait Rafik Abdessalem, que « les deux initiatives sont en parfaite harmonie. Elles visent à jeter les fondements d’une réconciliation globale ».

Pour autant, peut-on soupçonner les deux « cheikhs », Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi, d’avoir partie liée sur ce registre encore, devenant ainsi les deux « parangons de la réconciliation » après avoir été à Paris ceux du Dialogue national qui a ouvert la voie vers les élections législatives et présidentielles, la promulgation de la Constitution, et la formation d’un gouvernement « stable » ? Davantage qu’une conjecture, c’est une quasi certitude. D’autant que l’un et l’autre ont visiblement acquis la conviction que la « non réconciliation nationale »  à force de s’éterniser, est devenue un obstacle majeur qu’il importe de démanteler, pour déblayer la voie vers une configuration politique, économique et sociale à même de congédier une situation qui ne faisait qu’envenimer les crises adjacentes.

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