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Sur les 45 provinces que compte le Burkinabé, 22 ont enregistré un déficit céréalier durant la précédente campagne agricole, ce qui engendrera une situation d’insécurité alimentaire pour plus d’un million de personnes dans le pays, selon “La Tribune Afrique“.
Pour la campagne agricole 2017-2018, la production céréalière totale au Burkina Faso a été estimée à près de 4,1 millions de tonnes, soit une baisse de 11% par rapport à la campagne de l’année dernière, et de 11,6% comparée à la moyenne des cinq dernières années.
Environ 5 800 000 tonnes de céréales sont attendues de la campagne agricole 2018/2019, soit une baisse de plus de 11%, par rapport à l’année précédente, d’après la même source.

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Le jeudi 07 mars 2018, le secrétaire d’État des Etats-Unis, Rex Tillerson, actuellement en tournée en Afrique, a annoncé une aide humanitaire de près de 533 millions de dollars pour les populations de l’Éthiopie, de la Somalie, du Soudan du Sud et du Nigeria, ainsi que des pays de la région du lac Tchad, où des millions de personnes sont en danger de mort, confrontées à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition des suites d’un conflit en cours ou d’une sécheresse prolongée. Bien que l’aide humanitaire soit assurément vitale, cette aide ne résoudra pas ces crises, dont la plupart sont en grande partie causées par l’homme.

Avec ce nouveau financement du département d’État et de l’Agence américaine pour le développement international, les États-Unis fournissent une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence, y compris des dizaines de milliers de tonnes de denrées alimentaires, pour venir en aide aux populations vulnérables. En outre, le financement soutient des programmes d’accès à l’eau potable, des soins de santé d’urgence et des programmes d’hygiène pour traiter et prévenir la propagation des maladies ; il œuvre aussi à la réunification des familles séparées par les conflits. Cette assistance comprend également des fournitures médicales vitales, des installations sanitaires améliorées et des abris d’urgence, et accorde la priorité aux programmes qui visent à protéger les groupes les plus vulnérables.

Parmi les nouveaux fonds annoncés, près de 184 millions de dollars sont destinés aux populations affectées du Soudan du Sud, plus de 110 millions de dollars aux populations affectées d’Éthiopie, plus de 110 millions de dollars aux populations affectées de Somalie et plus de 128 millions de dollars aux populations affectées du Nigeria et des pays de la région du lac Tchad.

Dans la région du lac Tchad et au Soudan du Sud, des années de conflit ont conduit à une insécurité alimentaire aiguë. En Somalie, la violence en cours a exacerbé les conséquences humanitaires d’une sécheresse grave et prolongée. En Éthiopie, la persistance de la sécheresse a aggravé une situation déjà catastrophique en matière de sécurité alimentaire. Un afflux rapide d’aide de la part des États-Unis et d’autres donateurs contribue à améliorer les conditions humanitaires dans tous ces pays. Mais à termes, il appartient aux dirigeants de ces pays, en particulier au Soudan du Sud, de mettre fin aux violences et de placer le bien-être de leurs citoyens au premier plan de leurs actions. Des millions de personnes continueront d’être menacées aussi longtemps que les parties à ces conflits continueront de s’engager dans la violence. Les États-Unis appellent toutes les parties à permettre aux travailleurs humanitaires d’avoir un accès sûr et sans entraves qui leur permette de venir en aide aux communautés dans le besoin.

Les États-Unis sont le plus grand donateur d’aide humanitaire pour ces crises en Afrique, ayant alloué depuis le début de l’exercice fiscal 2017 près de 3 milliards de dollars. Nous saluons les contributions humanitaires de tous les donateurs et encourageons l’apport de contributions supplémentaires pour répondre à des besoins croissants.

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“Insécurité alimentaire et renforcement de la résistance au changement climatique” sont les thèmes au cœur de la visite de Jose Graziano Da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Madagascar, rapporte « BBC »

D’après le programme alimentaire mondial (PAM), 665 mille personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire sévère, en raison de la sécheresse dans le sud de Madagascar. Près de la moitié ne bénéficient pas d’assistance.

Selon la même source, les districts les plus touchés sont Amboasary, Ambovombe, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy et Betioky.

Dans ces régions, certains habitants se nourrissent de fruits du cactus, faute de récoltes suffisantes.

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Il est nécessaire d’agir rapidement pour apporter un soutien agricole et pour renforcer les moyens d’existence de 385 000 personnes dans le nord-est du Nigéria, où l’insécurité alimentaire est un phénomène généralisé, a indiqué aujourd’hui la FAO.
La reprise des activités agricoles dans ces zones est primordiale pour que les populations soient en mesure de produire suffisamment pour se nourrir. Cela inclue notamment les déplacés internes dus aux conflits ainsi que les communautés qui les accueillent.

Ces populations ont besoin d’une aide urgente pour rétablir leurs moyens d’existence, qui dépendent principalement de la production agricole, de la pêche artisanale, de l’aquaculture et de la production animale. Ces trois à quatre dernières années, cela n’était pas possible à cause des conflits » a déclaré M. Bukar Tijani, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Plus de 3 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans les Etats de Borno, de Yobe et d’Adamawa.

La FAO a mis en place un plan d’intervention à grande échelle pour faire face à la crise en cours et a besoin de toute urgence de 10 millions de dollars pour fournir des semences, des engrais et de l’équipement d’irrigation à l’approche de la saison sèche. Parallèlement, la FAO prépare également une intervention pour la principale campagne agricole qui requiert beaucoup plus de ressources.

« Cette année, l’aide humanitaire a pu de nouveau accéder à certains territoires auparavant entre les mains de Boko Haram, il s’agit donc d’une occasion unique de lutter contre les niveaux alarmants d’insécurité alimentaire qui sévissent dans le nord-est du Nigeria » a déclaré Tim Vaessen, Coordinateur des opérations d’urgence de la FAO au Nigéria.

« Avec les financements reçus jusqu’à présent, la FAO a réussi à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 123 000 personnes en leur permettant de cultiver pendant la saison des pluies. Si cette aide est bel et bien essentielle, elle n’atteint qu’une infime partie des populations qui sont dans le besoin et la FAO cherche maintenant des financements afin de soutenir la production de cultures irriguées, la reconstitution des cheptels et les mesures visant à améliorer la santé des animaux en luttant notamment contre les maladies et en fournissant des aliments complémentaires dans les zones fraichement libérées » a-t-il ajouté.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements

Les communautés rurales sous pression en accueillant les populations déplacées

Les combats dans le nord-est du Nigeria ont réduit à néant trois campagnes de semis consécutives. De plus, les afflux massifs de populations ayant échappé aux attaques répétées de Boko Haram ont mis une pression extrême sur les communautés d’accueil, déjà pauvres et vulnérables. Leurs moyens d’existences agricoles et pastorales se sont davantage fragilisés, aggravant la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, déjà caractérisée par une certaine précarité.

Ne pas relancer l’économie rurale risquerait de leur porter grandement préjudice avec un manque d’opportunités professionnelles et surtout le risque de radicalisation de la jeunesse puis d’enrôlement dans des groupes armés, conduisant ainsi à des troubles civils, a averti la FAO. A l’inverse, relancer la production agricole dans les zones fraichement accessibles encouragera les populations de déplacés à rentrer chez eux tout en contribuant à améliorer leur santé et leur nutrition.

Le travail de la FAO

Dans le nord-est du Nigéria, la FAO a fourni des kits agricoles aux communautés d’accueil, aux populations vulnérables et aux déplacés internes qui bénéficient d’un accès à la terre. Les kits incluent des variétés améliorées de millet, sorgho et niébés, une légumineuse hautement nutritive et adaptée localement, et des engrais permettant aux bénéficiaires de cultiver pendant la saison des pluies. La récolte devrait commencer d’ici la fin du mois de septembre et leur permettre de satisfaire leurs besoins alimentaires pendant au moins 10 mois.

La FAO travaille actuellement sur des formules horticoles pour près de 85 000 personnes supplémentaires, à l’approche de la saison des pluies.

« Cultiver leur nourriture, saine et nutritive, contribue à réduire le besoin d’une aide alimentaire extérieure à l’avenir. Les familles qui ont accès à la terre et sont en mesure de cultiver peuvent ensuite récolter pendant six à huit semaines » a précisé M. Vaessen.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements. Jusqu’à présent, la FAO a seulement reçu 4,9 millions de dollars, dont 20 pour cent proviennent du Fonds spécial pour les activités d’urgence et de relèvement (SFERA) de la FAO.

Le programme de la FAO dans le nord-est du Nigéria est également financé par le Japon, la Belgique, la Commission européenne (ECHO) et le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF).

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Les pertes et gaspillages alimentaires sont estimés à 1,3 milliard de tonnes, soit presque un tiers des produits destinés à la consommation humaine dans le monde, dans tous les continents. Absurde! dans un monde où plus de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim. Sans surprise, dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), les pertes de nourriture sont estimées à 250 kilogrammes par personne par an, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). C’est l’équivalent de 50 milliards de dollars US pour l’ensemble des pays de cette région, exposée déjà à de sérieux problèmes liés au changement climatique et à la gestion des ressources naturelles (raréfaction des ressources en eau, baisse des rendements des terres agricoles…).Rien que pour les céréales, denrées de base pour les peuples de la région, entre 14 et 19% des productions céréalières sont gaspillées et perdues, d’après le coordinateur du Bureau régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, DR. Thiombiano Lamourdia.
Des paniers percés !
Par filière, les peuples de la région MENA gaspillent 16% de leurs productions de légumes, 45% de fruits, 13% de viandes, 28% de poissons et 18% de lait.
“Les pertes et gaspillages alimentaires se trouvent à tous les étages des chaînes de production agricole”, selon la directrice des Etudes et de Planification au ministère tunisien de l’Agriculture, Nadwa Kemir. “Le phénomène s’est même aggravé au niveau de certains maillons de cette chaîne”, a ajouté la responsable.
Pourtant, une baisse de ces pertes, couplée à une maîtrise et une meilleure gestion des chaînes de production pourraient aider les pays de l’Afrique du Nord, dont la Tunisie par exemple, à réduire les importations de deux denrées basiques, les céréales et le lait, pense-t-elle. La Tunisie appelée, jadis, “grenier de Rome” pour la fertilité de ses terres et l’abondance de sa production céréalières, importe, aujourd’hui, en devises, plus que 50% de ses besoins en blé, dont 80% de blé dur et 20% de blé tendre.
Encore, est-t-il normal qu’un pays regorgeant de 10 millions hectares de terres arables, soit 65% de sa superficie globale, se trouve, aujourd’hui, dans l’incertitude d’assurer la sécurité alimentaire à long terme, pour son peuple?  ?a ne doit pas être, uniquement, à cause de la mauvaise gestion des ressources naturelles, mais aussi en raison des comportements de consommation et de la persistance des pratiques non durables.

900 000 pains jétés à la poubelle chaque jour
Peu soucieux, paraît-il, de cette notion de durabilité, de la sécurité alimentaire et de ce qui pourrait apporter l’avenir, les Tunisiens jettent chaque jour à la poubelle, environ 900 000 pains, selon le président de la Chambre nationale des boulangeries, Mohamed Bouanen. Ces pertes de pain, aliment que nous mangeons, en Tunisie, comme si nous n’avons que cela pour nourriture, sont enregistrées surtout au mois de Ramadan. Un mois saint, sensé être celui de l’abstinence et de l’austérité. D’après Bouanen, ça prouve encore que “Cette question de sécurité alimentaire dépend aussi de nous et de nos comportements”.
Un projet pilote contre les pertes en Tunisie et en Egypte
La FAO a plaidé, de son côté, pour la valorisation des produits agricoles et pour le développement des chaînes de production dans le sens d’une réduction des pertes et d’une baisse du gaspillage des ressources naturelles et de la nourriture.
A cet effet, l’organisation onusienne a lancé en janvier 2016, des projets en Tunisie ayant pour objectif de détecter les maillons des chaînes au niveau desquels (maillons), sont enregistrées les plus grandes pertes alimentaires dans les filières des céréales et du lait. En Egypte, les filières ciblées par ce projet pilote sont celles des tomates et des vignes. Le coût du projet, qui s’étale sur 3 ans (2016-2018) est estimé à 2,3 millions de dollars (Tunisie et Egypte). Il est cofinancé par l’Italie.
Jeunes et agriculture: Le divorce qui menace la sécurité alimentaire
Le monde va voir de moins en moins d’agriculteurs et de paysans pour nourrir les populations de la planète. A l’origine de ce constat, la tendance des jeunes à déserter les milieux ruraux et à abandonner les activités agricoles devenues peu rentables pour eux.S’ils continuent de partir à la recherche d’autres emplois dans les milieux urbains, leur retour à la terre sera difficile. Il exigera des efforts colossaux de la part des gouvernements et des Etats, notamment, ceux exposés à la menace de l’insécurité alimentaire, pour trouver la main d’œuvre agricole, celle qui nourrit le monde.
Leur réticence à se lancer dans des projets agricoles est, dans certain sens, encouragé par l’absence de soutien et de contrôle efficace des circuits de distribution des produits agricoles.
Ceci fait que la plupart des agriculteurs se trouvent, en Tunisie, à titre d’exemple, déficitaires et endettés envers les banques (leurs dettes s’élèvent à plus de 200 millions de dinars), alors que les intermédiaires et les commerçants amassent les fortunes, estiment des membres du syndicat des agriculteurs en Tunisie.
En fait, ça relève de l’injustice, quand ceux qui nourrissent le monde sont essentiellement eux qui souffrent de la faim et de la malnutrition. Il est temps, donc, que les gouvernements réagissent, à travers des politiques prospectives qui anticipent le pire, aident à rationaliser l’exploitation des richesses naturelles et aussi garantir une répartition équitable des revenus de l’agriculture.

TAP

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