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Mezri Haddad

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Commentant la récente décision du département de l’Etat américain

Commentant la récente décision du département de l’Etat américain concernant la levée de l’alerte de voyage, l’ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO, Mezri Haddad, a affirmé qu’il s’agit une décision “ordinaire” qui ne signifie nullement une amélioration de la situation en Tunisie.

Sur cette question, il a fait remarquer que des opérations terroristes “très dangereuses” auront lieu en Tunisie dans les quelques prochains jours.

Intervenant sur Jawhra fm, il a par ailleurs noté que le gouvernement de Mehdi Jomâa durera plus d’un an, étant donné que les USA ne négocient pas avec un gouvernement si son programme ne couvre le moyen et le long terme.

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Mezri Haddad

Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l’UNESCO, a confirmé ce vendredi, sur les ondes de Jawhra Fm, la présence de plusieurs dirigeants des frères musulmans qui sont venus en Tunisie pour participer au Congrès international de leur organisation , dans le secret le plus total et loin des regards des médias.

Une confirmation vient au moment où le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, lui-même, a nié la tenue de ce congrès à Tunis , affirmant toutefois , que la Tunisie pourrait accorder l’asile politique aux leaders des frères musulmans s’ils le demandent.

Mezri Haddad a par ailleurs dénoncé les déclarations du leader d’Ennahdha qui s’est prononcé au nom de l’Etat tunisien et non pas en tant que président d’un parti politique. D’après lui, c’est un amalgame prouvant la réalité de ceux qui gouvernent l’Etat tunisien.

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« Le fonds Al Karama est un braquage de type mafieux et un vol en bande organisée de l’argent des contribuables qui ne profite pas seulement aux Frères musulmans et aux islamo-terroristes

« Le fonds Al Karama est un braquage de type mafieux et un vol en bande organisée de l’argent des contribuables qui ne profite pas seulement aux Frères musulmans et aux islamo-terroristes, mais également aux youssefistes ressuscités, aux gauchistes relookés et aux « droits-de-l’hommistes » maquillés, qui ont mené la Tunisie au désastre actuel », a affirmé l’ancien ambassadeur de Tunisie, Mezri Haddad, dans une déclaration accordée à Africanmanager.

Il a souligné, en outre, que « c’est le cas d’ailleurs de l’autre braquage dont avaient profité les usurpateurs qui se font appeler « élus » du peuple, qui ont coûté aux Tunisien la bagatelle de 115 millions de dinars, outre les 37 millions dépensées dans la mascarade électorale du 23 octobre 2011, pour pendre une constitution syncrétique et intrinsèquement théocratique »

Mezri Haddad a précisé que la classe moyenne s’appauvrit de jour en jour et que les pauvres n’ont plus rien à manger, les sangsues de la troïka ne connaissent aucune limite dans leur appétit boulimique : « Concupiscents, ces gens n’ont aucun honneur et pas le moindre sens patriotique », a-t-il dit.

Et d’ajouter que cette nouvelle Tunisie née de la « révolution bouazizienne » et d’un coup d’Etat atlantiste, récompense les renégats, les comploteurs et les terroristes, dont l’histoire est jalonnée, depuis les années 1980, de crimes et de haute trahison, et elle maintient en prison les patriotes qui ont consacré leur vie à l’édification d’un Etat moderne et à la défense de la souveraineté nationale. C’est exactement ce qui s’est passé en Irak après la « croisade anglo-israélo-américaine de 2003 ».

Kh.T

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L'ancien ambassadeur de la Tunisie à l'UNESCO

L’ancien ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO, Mezri Haddad a qualifié le député à l’ANC, Ibrahim Kassas de « clown ». Sur sa page Facebook, il a dit : « Ce Clown avec d’autres malfamés et incultes de son acabit, sont chargés de rédiger la Constitution tunisienne qui remplacera celle qui a été pensée et écrite par Bourguiba, Hédi Nouira, Jallouli Farès, Taïeb Mhiri, Lamine Chebbi, Abdallah Farhat, Mongi Slim, Azouz Rebaï…qui représentaient le peuple, contrairement aux actuels qui représentent la Horde », a-t-il ajouté.

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« Il ne faut en vouloir ni aux Etats-Unis

« Il ne faut en vouloir ni aux Etats-Unis, ni à la France, ni même au Qatar d’avoir détruit ce beau pays qu’était la Tunisie. Il ne faut en vouloir qu’à nos propres compatriotes qui ont hurlé avec les loups et qui ont été les artisans de leur propre déchéance et de leur propre décadence », c’est ce qu’a écrit Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO, sur sa page facebook

Il a affirmé que les Égyptiens, opposition, syndicalistes, médias et intellectuels, ont mobilisé 30 millions de manifestants pour permettre au général Al-Sissi de reconquérir la souveraineté de l’Egypte en renvoyant les Frères musulmans à leurs cellules et à leurs mosquées d’où ils n’auraient jamais dû surgir. Et d’ajouter qu’en Tunisie, un tel réveil patriotique n’est pas pour demain.

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Mezri Haddad  a annoncé sur sa page facebook  qu'il a décidé de se retirer définitivement

Mezri Haddad a annoncé sur sa page facebook qu’il a décidé de se retirer définitivement de la scène politique , et qu’il publiera une lettre d’adieu au peuple tunisien.

Il faut rappeler que Mezri Haddad , philosophe et ancien représentant de la Tunisie à l’UNESCO ,a étonné par sa lucidité , en dénonçant dès avant la révolution et l’avènement du printemps arabe une conspiration entre les services américains et la nébuleuse islamiste : Frères musulmans-Al-Qaida , avec le soutien logistique et financier du Qatar . L’opinion tunisienne et arabe , imperméable au début à ce genre d’analyse , commence maintenant à l’admettre.

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« J’impute la responsabilité de ce qui se passe en Tunisie au parti d'Ennahdha et à son leader Rached Ghannouchi à un point que vous ne pouvez vous imaginer ! Ce parti

« J’impute la responsabilité de ce qui se passe en Tunisie au parti d’Ennahdha et à son leader Rached Ghannouchi à un point que vous ne pouvez vous imaginer ! Ce parti, qui est une ramification des Frères musulmans et de l’international islamo-terroriste, a méthodiquement et stratégiquement contribué à la métastase du cancer terroriste », affirme Mezri Haddad, ex-ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO dans une interview accordée à Africanmanager. Et de préciser que le parti d’Ennahdha a encouragé la propagation du courant terroriste en Tunisie « par son laxisme volontaire à l’égard des milices chargées de protéger ce qu’il appelle la « révolution », alors qu’il s’agit d’un ramassis de mafieux et de hors la loi recyclés dans l’islamisme purificateur », a-t-il précisé.

Il a accusé, en outre, Ennahdha d’avoir encouragé la prolifération de ces groupes terroristes par son idéologie fondamentalement fasciste et totalitaire, ainsi que par « le discours bienveillant de son leader Rached Ghannouchi vis-à-vis de cette racaille qui lui rappelle sa jeunesse, par l’argent du Qatar qui a gangréné les laissés pour compte « , selon ses dires. « Par l’infiltration de la police, de la Justice et de l’armée ainsi que par les appels au djihad en Syrie… Ennahdha est une association de malfaiteurs, et les nahdchaouis , avec leur chef « modéré », ne sont pas les seuls responsables », a-t-il souligné.

Marzouki est le blanchisseur des terroristes !

Mezri Haddad, a imputé, également, la responsabilité au président de la République Moncef Marzouki : « Il est le blanchisseur des terroristes et le VIP de « l’islamisme modéré ». Il assume une responsabilité écrasante. Ces gens-là n’ont aucun sens patriotique. Ils ne quitteront pas le pouvoir avant de mettre la Tunisie à feu et à sang », a-t-il dit.

A ce même sujet, Mezri Haddad nous a déclaré que le combat contre le terrorisme est une lutte titanesque, soulignant qu’aucun pays n’a réussi à éradiquer ce cancer. « A plus forte raison la Tunisie, qui n’est pas habituée à ce fléau et qui n’a pas les moyens d’y faire face », a-t-il expliqué, précisant que sur les 25000 criminels graciés ou amnistiés par le président intérimaire, il y a au moins 4000 terroristes potentiels. Ajoutons à cela « les 3000 qui sont rentrés, dès janvier 2011, et les centaines enrôlés sous la bannière d’Al-Qaïda en Libye sous le commandement d’Abdelhakim Belhadj, ainsi que les centaines de djihadistes envoyés en Syrie et qui vont retourner à l’expéditeur, vous avez une idée sur l’avenir de la Tunisie. Le combat va être long et très cruel. »

« Le terrorisme passera aux zones urbaines »

S’agissant de l’avenir de la Tunisie à la lumière des sanglants que connaît le pays, il nous a indiqué : « Je ne l’imagine pas, je le conjecture depuis deux ans. Lorsque j’ai fait mon Appel en 7 points, le 13 juin 2012, on m’a pris pour un putschiste et le président intérimaire m’a poursuivi en justice avant de faire la même chose avec Tahar Ben Hassine. Je ne veux pas faire comme beaucoup d’autres : tranquilliser les Tunisiens en leur promettant que la dissolution de la constituante et du gouvernement fera disparaître le terrorisme comme par enchantement », a-t-il affirmé, soulignant que l’avenir immédiat n’est pas rose et le terrorisme islamiste frappera encore l’armée, les forces de police, les intellectuels, les journalistes et surtout les civils : « Des zones périphériques où il sera harcelé, le terrorisme passera aux zones urbaines où il sera beaucoup plus difficile à éradiquer ».

Ennahda est à l’origine du mal !

A notre question de savoir si la Tunisie va pouvoir sortir rapidement de cette crise, Mezni Haddad a précisé qu’au niveau de la crise politique, les acteurs finiront bien par trouver la parade, soulignant qu’Ennahda qui est à l’origine du mal, va pouvoir instaurer un nouvel équilibre instable avec cette opposition interchangeable. Si vous pensez à l’insécurité, nous n’avons pas encore atteint le paroxysme. La situation va encore s’aggraver. Si vous parlez de la crise économique, le mal est fait, et il va falloir attendre 10 ou 15 ans avant de réaliser un taux de croissance comparable à celui des années 2000.

Sur sa page « facebook », Mezni Haddad a affirmé qu’au nom du « Peuple veut », la Tunisie est un pays ruiné, économiquement, socialement et culturellement. « Les démagogues, les arrivistes, les traîtres et les mercenaires ont mis deux ans pour détruire ce que les patriotes et les bâtisseurs ont construit en un demi-siècle d’indépendance. Nous étions une Nation distinguée par sa civilisation et ses acquis, qui attiraient les Arabes en quête de modernité, les Africains à la recherche d’un modèle de développement, et les investisseurs rassurés par l’excellence de nos cadres, par la qualification de notre main d’œuvre et par notre stabilité. Nous ne somme plus qu’un échantillon anthropologique, un laboratoire, comme ils disent, qui attire les “civilisateurs”, les services de renseignement et les terroristes », a-t-il signalé.

Khadija Taboubi

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« J’impute la responsabilité de ce qui se passe en Tunisie au parti d'Ennahdha et à son leader Rached Ghannouchi à un point que vous ne pouvez vous imaginer ! Ce parti

« J’impute la responsabilité de ce qui se passe en Tunisie au parti d’Ennahdha et à son leader Rached Ghannouchi à un point que vous ne pouvez vous imaginer ! Ce parti, qui est une ramification des Frères musulmans et de l’international islamo-terroriste, a méthodiquement et stratégiquement contribué à la métastase du cancer terroriste », affirme Mezri Haddad, ex-ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO dans une interview accordée à Africanmanager. Et de préciser que le parti d’Ennahdha a encouragé la propagation du courant terroriste en Tunisie « par son laxisme volontaire à l’égard des milices chargées de protéger ce qu’il appelle la « révolution », alors qu’il s’agit d’un ramassis de mafieux et de hors la loi recyclés dans l’islamisme purificateur », a-t-il précisé.

Il a accusé, en outre, Ennahdha d’avoir encouragé la prolifération de ces groupes terroristes par son idéologie fondamentalement fasciste et totalitaire, ainsi que par « le discours bienveillant de son leader Rached Ghannouchi vis-à-vis de cette racaille qui lui rappelle sa jeunesse, par l’argent du Qatar qui a gangréné les laissés pour compte « , selon ses dires. « Par l’infiltration de la police, de la Justice et de l’armée ainsi que par les appels au djihad en Syrie… Ennahdha est une association de malfaiteurs, et les nahdchaouis , avec leur chef « modéré », ne sont pas les seuls responsables », a-t-il souligné.

Marzouki est le blanchisseur des terroristes !

Mezri Haddad, a imputé, également, la responsabilité au président de la République Moncef Marzouki : « Il est le blanchisseur des terroristes et le VIP de « l’islamisme modéré ». Il assume une responsabilité écrasante. Ces gens-là n’ont aucun sens patriotique. Ils ne quitteront pas le pouvoir avant de mettre la Tunisie à feu et à sang », a-t-il dit.

A ce même sujet, Mezri Haddad nous a déclaré que le combat contre le terrorisme est une lutte titanesque, soulignant qu’aucun pays n’a réussi à éradiquer ce cancer. « A plus forte raison la Tunisie, qui n’est pas habituée à ce fléau et qui n’a pas les moyens d’y faire face », a-t-il expliqué, précisant que sur les 25000 criminels graciés ou amnistiés par le président intérimaire, il y a au moins 4000 terroristes potentiels. Ajoutons à cela « les 3000 qui sont rentrés, dès janvier 2011, et les centaines enrôlés sous la bannière d’Al-Qaïda en Libye sous le commandement d’Abdelhakim Belhadj, ainsi que les centaines de djihadistes envoyés en Syrie et qui vont retourner à l’expéditeur, vous avez une idée sur l’avenir de la Tunisie. Le combat va être long et très cruel. »

« Le terrorisme passera aux zones urbaines »

S’agissant de l’avenir de la Tunisie à la lumière des sanglants que connaît le pays, il nous a indiqué : « Je ne l’imagine pas, je le conjecture depuis deux ans. Lorsque j’ai fait mon Appel en 7 points, le 13 juin 2012, on m’a pris pour un putschiste et le président intérimaire m’a poursuivi en justice avant de faire la même chose avec Tahar Ben Hassine. Je ne veux pas faire comme beaucoup d’autres : tranquilliser les Tunisiens en leur promettant que la dissolution de la constituante et du gouvernement fera disparaître le terrorisme comme par enchantement », a-t-il affirmé, soulignant que l’avenir immédiat n’est pas rose et le terrorisme islamiste frappera encore l’armée, les forces de police, les intellectuels, les journalistes et surtout les civils : « Des zones périphériques où il sera harcelé, le terrorisme passera aux zones urbaines où il sera beaucoup plus difficile à éradiquer ».

Ennahda est à l’origine du mal !

A notre question de savoir si la Tunisie va pouvoir sortir rapidement de cette crise, Mezni Haddad a précisé qu’au niveau de la crise politique, les acteurs finiront bien par trouver la parade, soulignant qu’Ennahda qui est à l’origine du mal, va pouvoir instaurer un nouvel équilibre instable avec cette opposition interchangeable. Si vous pensez à l’insécurité, nous n’avons pas encore atteint le paroxysme. La situation va encore s’aggraver. Si vous parlez de la crise économique, le mal est fait, et il va falloir attendre 10 ou 15 ans avant de réaliser un taux de croissance comparable à celui des années 2000.

Sur sa page « facebook », Mezni Haddad a affirmé qu’au nom du « Peuple veut », la Tunisie est un pays ruiné, économiquement, socialement et culturellement. « Les démagogues, les arrivistes, les traîtres et les mercenaires ont mis deux ans pour détruire ce que les patriotes et les bâtisseurs ont construit en un demi-siècle d’indépendance. Nous étions une Nation distinguée par sa civilisation et ses acquis, qui attiraient les Arabes en quête de modernité, les Africains à la recherche d’un modèle de développement, et les investisseurs rassurés par l’excellence de nos cadres, par la qualification de notre main d’œuvre et par notre stabilité. Nous ne somme plus qu’un échantillon anthropologique, un laboratoire, comme ils disent, qui attire les “civilisateurs”, les services de renseignement et les terroristes », a-t-il signalé.

Khadija Taboubi

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« Même si certains jouent l’amnésie

« Même si certains jouent l’amnésie, il ne faut pas oublier que l’arrivée de Ben Ali au pouvoir a été saluée par toute la classe politique du pays, y compris les islamistes, comme un acte salvateur », indique Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO dans une interview accordée à Africanmanager. « Même si cet unanimisme m’inquiétait à l’époque, je pense qu’il était justifié. De l’unanimisme à la servilité et au culte de la personnalité, il n’y avait qu’un pas », a-t-il ajouté.

En effet, selon lui, Ben Ali a hérité d’un pays en faillite économique et sur le point de basculer dans l’islamisme. Il a remarquablement bien relevé ces deux défis. La phase des désillusions démocratiques commence au début des années 2000, lorsque le régime a définitivement perdu ses alliés de gauche et de la société civile, qui ont rejoint les islamistes.

Il a ajouté que Ben Ali n’aurait jamais dû se présenter aux élections de 2004, encore moins vouloir se maintenir au-delà de 2009. Il a commis la même erreur que Bourguiba. Il aurait pu se retirer avec un bilan nettement honorable, y compris sur le plan économique. « Je persiste à croire, en effet, que les événements de janvier 2011 n’étaient pas une Révolution de la misère et de la pauvreté comme on l’a fait croire, mais une révolution de la prospérité et de la croissance mal réparties entres les différentes couches sociales et entre les différentes régions du pays.

Au demeurant, Mezri Haddad a indiqué que c’est la génération de Ben Ali (18 à 30 ans) qui a déclenchée la Révolution. Il a souligné, cependant, que la Tunisie n’était pas la cible prioritaire mais la mèche pour allumer la poudrière arabe. Ce qu’on présentait comme le régime le plus dictatorial dans le monde était en réalité le plus fragile parce que le plus libéral du monde arabe : par son taux de connexion sur le réseau internet, par son taux d’analphabétisme, le plus faible dans le monde arabo-musulman et africain, par sa croissance économique ». Selon lui, en 2010, sur une population de 10,3 millions, il y avait 2 millions de comptes facebook, dont les abonnés sont, pour la plupart, des jeunes de 18 à 30 ans. Selon une étude de l’IPEMED en juillet 2011, la Tunisie et l’Egypte font partie des pays sud-méditerranéens où le poids du secteur des TIC est parmi les plus avancés du monde arabe.

Mezri Hddad a également rappelé qu’en mai 2010, l’Etat tunisien a autorisé la puce 3G, qui permet notamment de se connecter sur Internet à partir d’un téléphone portable. Pour un régime « totalitaire », c’était plutôt curieux ! Dans l’exaltation et l’excitation d’une jeunesse tunisienne pas du tout politisée et résolument globalisée, des ONG américaines, soucieuses beaucoup plus des intérêts de leur pays que du respect des droits de l’homme dans le monde, ont joué un rôle déterminant. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute, puisque ces ONG agissent aujourd’hui à visage découvert et que des études sérieuses ont dévoilé leur rôle dans la préparation, depuis 2004, des révolutions.

Sur le rôle du Qatar, Haddad a indiqué qu’il s’agit d’un secret de polichinelle. Selon lui, Al-Jazeera s’est occupée de l’autre frange de la société qui n’était pas sur facebook et sur twitter. Des plus modestes aux plus aisés, il n’y a pas un seul foyer en Tunisie qui ne fût pas sous l’emprise de cette « chaîne islamo-sioniste ». Son pouvoir sur les Tunisiens n’était pas médiatique mais carrément hypnotique.

« J’avais en effet mis en garde contre cet anarchisme en marche, parce que j’en devinais les origines et prévoyais les conséquences. Je n’analysais pas ces événements comme un amateur en politique, encore moins comme un acteur sous l’emprise de cette hystérie collective. Je scrutais ces événements tragiques avec la rationalité d’un philosophe qui sait par quel caprice de l’histoire les nations peuvent s’autodétruire. Plutôt que la guerre civile, j’avais d’abord annoncé la victoire des islamistes, à l’inverse des analystes tunisiens et des « spécialistes » occidentaux, qui ne pouvaient pas croire qu’un peuple si civilisé, si éduqué, si sécularisé, si attaché aux acquis du bourguibisme, pouvait porter au pouvoir les ennemis de la liberté, de la modernité et du bourguibisme. Si une telle abjection a pu se produire, alors pourquoi pas une guerre civile ? », a-t-il indiqué

Il a ajouté que toutes les conditions sont réunies pour qu’un tel cataclysme se réalise : une société divisée par les égoïsmes individuels et corporatistes, une classe politique que seul le pouvoir intéresse, des centaines et des milliers de loubards et de criminels en liberté, une autorité publique qui n’est plus respectée, des extrémistes qui appellent au djihad en toute impunité, des armes cachées dans les quatre coins de la république, des terroristes prêts au martyre pour la gloire de l’islam dont ils sont les pires fossoyeurs, des Etats étrangers qui agissent en territoire conquis et dont les intérêts sont antagoniques.

Khadija Taboubi

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« Même si certains jouent l’amnésie

« Même si certains jouent l’amnésie, il ne faut pas oublier que l’arrivée de Ben Ali au pouvoir a été saluée par toute la classe politique du pays, y compris les islamistes, comme un acte salvateur », indique Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO dans une interview accordée à Africanmanager. « Même si cet unanimisme m’inquiétait à l’époque, je pense qu’il était justifié. De l’unanimisme à la servilité et au culte de la personnalité, il n’y avait qu’un pas », a-t-il ajouté.

En effet, selon lui, Ben Ali a hérité d’un pays en faillite économique et sur le point de basculer dans l’islamisme. Il a remarquablement bien relevé ces deux défis. La phase des désillusions démocratiques commence au début des années 2000, lorsque le régime a définitivement perdu ses alliés de gauche et de la société civile, qui ont rejoint les islamistes.

Il a ajouté que Ben Ali n’aurait jamais dû se présenter aux élections de 2004, encore moins vouloir se maintenir au-delà de 2009. Il a commis la même erreur que Bourguiba. Il aurait pu se retirer avec un bilan nettement honorable, y compris sur le plan économique. « Je persiste à croire, en effet, que les événements de janvier 2011 n’étaient pas une Révolution de la misère et de la pauvreté comme on l’a fait croire, mais une révolution de la prospérité et de la croissance mal réparties entres les différentes couches sociales et entre les différentes régions du pays.

Au demeurant, Mezri Haddad a indiqué que c’est la génération de Ben Ali (18 à 30 ans) qui a déclenchée la Révolution. Il a souligné, cependant, que la Tunisie n’était pas la cible prioritaire mais la mèche pour allumer la poudrière arabe. Ce qu’on présentait comme le régime le plus dictatorial dans le monde était en réalité le plus fragile parce que le plus libéral du monde arabe : par son taux de connexion sur le réseau internet, par son taux d’analphabétisme, le plus faible dans le monde arabo-musulman et africain, par sa croissance économique ». Selon lui, en 2010, sur une population de 10,3 millions, il y avait 2 millions de comptes facebook, dont les abonnés sont, pour la plupart, des jeunes de 18 à 30 ans. Selon une étude de l’IPEMED en juillet 2011, la Tunisie et l’Egypte font partie des pays sud-méditerranéens où le poids du secteur des TIC est parmi les plus avancés du monde arabe.

Mezri Hddad a également rappelé qu’en mai 2010, l’Etat tunisien a autorisé la puce 3G, qui permet notamment de se connecter sur Internet à partir d’un téléphone portable. Pour un régime « totalitaire », c’était plutôt curieux ! Dans l’exaltation et l’excitation d’une jeunesse tunisienne pas du tout politisée et résolument globalisée, des ONG américaines, soucieuses beaucoup plus des intérêts de leur pays que du respect des droits de l’homme dans le monde, ont joué un rôle déterminant. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute, puisque ces ONG agissent aujourd’hui à visage découvert et que des études sérieuses ont dévoilé leur rôle dans la préparation, depuis 2004, des révolutions.

Sur le rôle du Qatar, Haddad a indiqué qu’il s’agit d’un secret de polichinelle. Selon lui, Al-Jazeera s’est occupée de l’autre frange de la société qui n’était pas sur facebook et sur twitter. Des plus modestes aux plus aisés, il n’y a pas un seul foyer en Tunisie qui ne fût pas sous l’emprise de cette « chaîne islamo-sioniste ». Son pouvoir sur les Tunisiens n’était pas médiatique mais carrément hypnotique.

« J’avais en effet mis en garde contre cet anarchisme en marche, parce que j’en devinais les origines et prévoyais les conséquences. Je n’analysais pas ces événements comme un amateur en politique, encore moins comme un acteur sous l’emprise de cette hystérie collective. Je scrutais ces événements tragiques avec la rationalité d’un philosophe qui sait par quel caprice de l’histoire les nations peuvent s’autodétruire. Plutôt que la guerre civile, j’avais d’abord annoncé la victoire des islamistes, à l’inverse des analystes tunisiens et des « spécialistes » occidentaux, qui ne pouvaient pas croire qu’un peuple si civilisé, si éduqué, si sécularisé, si attaché aux acquis du bourguibisme, pouvait porter au pouvoir les ennemis de la liberté, de la modernité et du bourguibisme. Si une telle abjection a pu se produire, alors pourquoi pas une guerre civile ? », a-t-il indiqué

Il a ajouté que toutes les conditions sont réunies pour qu’un tel cataclysme se réalise : une société divisée par les égoïsmes individuels et corporatistes, une classe politique que seul le pouvoir intéresse, des centaines et des milliers de loubards et de criminels en liberté, une autorité publique qui n’est plus respectée, des extrémistes qui appellent au djihad en toute impunité, des armes cachées dans les quatre coins de la république, des terroristes prêts au martyre pour la gloire de l’islam dont ils sont les pires fossoyeurs, des Etats étrangers qui agissent en territoire conquis et dont les intérêts sont antagoniques.

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