Le projet de chemin de fer trans-maghrébin, une initiative ambitieuse visant à créer un réseau ferroviaire unifié en Afrique du Nord, approche d’une phase critique, c’est ce que rapporte le portail d’actualités sur le transport ferroviaire Railway Supply.
L’objectif principal de ce projet est de renforcer l’interaction économique et sociale entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, ce qui nécessite la modernisation des corridors ferroviaires existants de Casablanca à Tunis.
Des progrès significatifs ont déjà été réalisés dans la conduite des études de faisabilité et des études techniques, ce qui rend les objectifs de développement du projet tout à fait satisfaisants.
Le projet avance nonobstant les défis régionaux
Des mises à jour récentes indiquent que, bien que les principaux résultats aient déjà été atteints et répondent aux exigences énoncées, des études sur l’optimisation de l’utilisation des fonds restants sont toujours en cours.
Les désaccords politiques entre le Maroc et l’Algérie restent un obstacle majeur, affectant la validation officielle du projet par tous les pays participants.
En réponse, l’équipe du projet a choisi une stratégie d’accords bilatéraux pour maintenir les progrès.
Une fois la construction achevée, le chemin de fer Trans-maghrébin promet une augmentation significative du PIB pour tous les pays participants, ainsi qu’un renforcement des liens régionaux.
Ce projet pourrait constituer une avancée significative pour le secteur ferroviaire africain, particulièrement importante dans le contexte d’une mondialisation économique croissante.
La modernisation du réseau ferroviaire existant couvre des sections clés : la reconstruction de la ligne Fès-Oujda au Maroc, la restauration de la section frontalière entre le Maroc et l’Algérie (Oujda – Akid Abbas), et la construction d’une nouvelle liaison ferroviaire entre l’Algérie et la Tunisie d’Annaba à Jendouba.
En outre, le tronçon Jendouba – Jedaida en Tunisie sera modernisé.
L’amélioration de l’infrastructure devrait permettre de réduire le temps de trajet entre Casablanca et Tunis de 48 à moins de 25 heures, ce qui augmentera considérablement l’attrait du transport ferroviaire pour les passagers et les expéditeurs de marchandises.
Le projet comprend également des améliorations technologiques importantes.
L’électrification du réseau au moyen d’un système de 2×25 kV et l’introduction du système de signalisation et de contrôle ERTMS de niveau 2 amélioreront les performances opérationnelles et la sécurité.
Ces mesures visent à améliorer l’efficacité et la qualité globale des services ferroviaires dans la région.
Avec un budget estimé à 4 milliards d’USD, le projet est actuellement en phase d’étude de faisabilité et est déjà considéré comme un catalyseur pour l’amélioration de la connectivité régionale et de l’intégration économique en Afrique du Nord.
Il jette également les bases d’une éventuelle expansion du réseau vers la Libye et la Mauritanie.
La mise en œuvre du chemin de fer Trans-maghrébin est un élément crucial d’une stratégie à long terme pour le développement des communications ferroviaires en Afrique.
À l’avenir, le projet pourrait servir d’exemple de coopération réussie sur le continent, démontrant comment la modernisation des infrastructures contribue à la croissance et au développement économiques globaux.
Le scénario le plus rentable
Il est à rappeler que le secrétariat de l’Union du Maghreb arabe (UMA) avait été saisi pour supervision d’une étude de faisabilité d’une valeur de 1,7 milliard de dollars, financée par la Banque africaine de développement (BAD), afin de réorganiser le transport ferroviaire dans la région du Maghreb.
En décembre 2014, les trois pays du Maghreb ont signé un accord de coopération dans le domaine du développement du transport ferroviaire prévoyant la connexion de leurs réseaux ferroviaires et l’unification des mesures et techniques utilisées dans la construction des infrastructures ferroviaires, conformément aux normes internationales de l’Union internationale des chemins de fer.
Le rapport de l’étude une fois approuvé par le conseil Ministériel du transport maghrébin, permettra une intégration économique et sociales régionales entre les pays membres, et contribuera après limplémentation du projet à laugmentation du PIB des pays.
Les activités préparatoires du projet, telles qu’approuvées, consistaient en l’élaboration d’une étude de faisabilité socio-économique, d’une étude de trafic et de recettes, d’une étude technique (Avant-projet détaillé), d’une étude environnementale, d’une étude financière et d’une étude institutionnelle pour la facilitation du transport et du transit transfrontalier.
Le scénario le plus rentable pour la réalisation du projet de modernisation du chemin de fer trans-maghrébin est formulé comme suit : « Longueur totale de 275,5 km d’Annaba à Jedeida, avec la construction d’une nouvelle infrastructure d’Annaba-El Tarf-Jendouba sur environ 130 km et appui sur l’infrastructure existante de Jendouba -Beja -Jedeida sur 145,5 km.








