Tunisie : Que se passe-t-il dans les relations avec l’Union Européenne ?

Tunisie : Que se passe-t-il dans les relations avec l’Union Européenne ?

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L’affaire dite du Gafi (Groupe d’Action Financière), qui est  un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, créé lors du G7 à Paris en 1989, divise l’Union Européenne, quant au classement de la Tunisie en tant que pays à risque, alors que le Gafi lui-même ne classait la Tunisie qu’en,  tant que pays sous surveillance, au vue des réformes que la Tunisie fait dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Hier, 6 février 2018, une députée française a interpellé la Commissaire européenne, lui rappelant que ce n’est pas de cette manière qu’elle aidera la Tunisie, un partenaire hautement stratégique de l’Union Européenne, et lui demandant d’amendant sa position.

Pervenche Berès, est une femme politique française, membre du Parti socialiste. Elle a présidé la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen de 2004 à 2009 et la Commission de l’emploi et des affaires sociales de 2009 à 2014.

Elle est aussi, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen de juin 2014 à janvier 2017, elle est porte-parole de l’Alliance des socialistes et démocrates pour la commission économique et monétaire depuis juin 2016. Voici ce qu’elle a dit dans son intervention :

«Madame la Présidente, Madame la Commissaire, sur cette affaire, je crois que vous devez vous engager pleinement avec le Parlement européen. Or, on le voit bien, vous nous abordez du bout des doigts, si j’ose dire. Vous avez réaffirmé la priorité qu’était la lutte contre le blanchiment de l’argent. Vous savez à quel point ce Parlement est résolument engagé dans cette bataille, mais vous savez aussi que le soutien que vous affirmez vouloir apporter à la Tunisie est pour nous une préoccupation essentielle, compte tenu de l’enjeu stratégique de la relation que l’Union européenne développera avec ce pays ». Et la député européenne d’ajouter que « de ce point de vue, la déclaration que vous avez faite ou que vous avez fait faire par l’un des membres de vos services, lors de la réunion des commissions ECON et LIBE, ne nous satisfait pas. Nous souhaiterions que vous puissiez revendiquer clairement le recours à votre propre grille d’analyse avant le vote de demain, comme vous vous y étiez engagée devant ces mêmes commissions. Vous l’aviez fait le 29 juin dernier, dans un mémorandum, en indiquant que vous utiliseriez votre propre grille d’analyse, indépendamment de celle du GAFI. Nous souhaitons également que vous vous engagiez à ne pas mélanger toutes les réformes que vous attendez de la Tunisie et que votre décision ne porte que sur la possibilité de sortir ou non ce pays de cette liste. Nous souhaitons que vous vous engagiez à amender la déclaration avant le vote de demain [Ndlr : Ce mercredi 7 février 2018].

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