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L’agence internationale de notation de crédit Capital Intelligence Ratings, a annoncé mercredi           avoir dégradé la note de solidité financière de la Banque Nationale Agricole (BNA) de ‘B’ à ‘B-‘. Elle a expliqué sa dégradation de la note par le niveau accru des prêts non performants (NPLs), l’année dernière, et la baisse de la couverture et de la rentabilité y associée.

La note reste limitée par une très faible qualité des actifs du portefeuille prêts, la faible couverture des pertes sur prêts, et de faibles niveaux de liquidité et de capital, ce dernier étant exacerbé par l’insuffisance des provisions.

CI Ratings a également abaissé la note à long terme en devises étrangères de la BNA de ‘B’ à ‘B-‘ pour les mêmes raisons que celles de la note de solidité financière. Cependant, la note à court terme en devises étrangères est maintenue à ‘B’. Les notes en devises étrangères sont limitées par la faiblesse du profil financier de la Banque, mais elles sont soutenues par l’actionnariat majoritaire du gouvernement. Les perspectives pour toutes les notes sont révisées de « négatives » à « stables ». CI prévoit qu’une image plus claire émergera bientôt concernant la restructuration et la marche à suivre par la Banque. La note de soutien est maintenue à ‘3’. L’agence estime qu’il existe une forte probabilité que la BNA serait soutenue en cas de besoin, car elle appartient à l’État et détient une part importante du marché.

Les NPLs ont augmenté en 2015

La BNA est la deuxième plus grande banque en Tunisie et assure d’importants services bancaires sur le marché intérieur avec environ quatorze pour cent des actifs du marché. Le profil financier de la Banque est très faible, ce qui reflète une très mauvaise qualité d’actifs du portefeuille prêts et l’insuffisante couverture des pertes sur prêts y associée, en plus de la très faible liquidité et de capital. Les créances douteuses ont augmenté de nouveau en 2015, et à un rythme plus rapide, ce qui reflète une croissance plus faible de l’économie, en particulier dans le secteur du tourisme, suite aux attentats terroristes. Le niveau global élevé des créances improductives reflète l’économie naissante et le loyer de l’argent géré par le gouvernement par le passé. Il reste des défis importants que l’économie tunisienne doit relever, et cela va continuer à exercer une pression sur la qualité des actifs du portefeuille prêts de la Banque. La faible qualité des actifs a entraîné une faible rentabilité en raison du coût de portage des créances improductives et la charge élevée continue du provisionnement, qui absorbe une grande partie du résultat d’exploitation. Ce dernier reste faible, ayant continué de se détériorer en 2015.

 La liquidité de la BNA est serrée due au fait que les prêts constituent un pourcentage élevé de l’actif total, et la base de l’actif liquide est faible. En outre, le marché des dépôts de la clientèle en Tunisie a été faible au cours des dernières années, avec les banques comptant sur la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour des liquidités supplémentaires. Le capital a besoin d’être augmenté, mais cela est quelque peu tributaire de l’orientation stratégique de la BNA à l’ avenir. Il est question que la BNA pourrait ne pas avoir besoin de capitaux supplémentaires en raison des garanties explicites de l’Etat pour les prêts aux entreprises lui appartenant et les ventes d’actifs prévues. Toutefois, CI considère sa position de capital comme étant faible.

Les origines de la Banque remontent à 1959, date de la fondation de l’une des deux banques spécialisées dans le financement agricole dont la fusion en 1990 a donné naissance à la BNA. La République de Tunisie et institutions par-publiques possèdent 66% de la Banque, le gouvernement en conserve le contrôle total de la gestion. À la fin de 2015, les actifs totaux de la BNA se sont élevés à 8.8 milliards de dinars tunisiens, soit 4.3 milliards de dollars US.

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L’agence de notation Standard & Poors a révisé mercredi de stable à négative la perspective de l’Arab Tunisian Bank (ATB) dont elle a dans le même temps affirmé à  « B + / B ‘ les notes de contrepartie crédit  long et court terme.

« La révision de la perspective de l’ATB reflète notre observation que la Tunisie fait face à de significatifs  défis économiques à court et à moyen terme, en raison de la faible croissance, des rigidités institutionnelles découlant de la faiblesse du système bancaire, du marché du travail tendu, et d’un faible code d’investissement.

«À notre avis, l’actuel gouvernement de coalition en Tunisie peine à créer les conditions nécessaires pour accélérer la croissance économique, améliorer le niveau de vie, et réduire le chômage. Les tensions sociales restent importantes, et les divisions politiques internes continuent d’entraver la mise en œuvre des réformes structurelles. En outre, la menace terroriste demeure relativement élevée. Les recettes touristiques se sont effondrées depuis les attentats terroristes meurtriers de l’année dernière, ce qui a pesé lourd sur l’économie. Les pressions, notamment externes, ont augmenté de façon importante, et nous pensons que les risques politiques et macroéconomiques ont augmenté », explique S&P.

Et d’ajouter: “Nous évaluons le profil de crédit intrinsèque(SACP) à ‘b +’. Nous considérons l’ATB comme une filiale stratégique de l’Arab Bank PLC (BB- / Negative / B). Nous n’incluons pas un relèvement de la note à long terme concernant le soutien de la maison-mère en raison de  notre évaluation de la solvabilité souveraine.

« La perspective négative de l’ATB reflète principalement notre opinion  qu’elle fait face à des risques accrus liés à son environnement d’exploitation en Tunisie.

« Nous abaisserions  notre notation relative à l’ATB si l’instabilité politique, les menaces extérieures, ou  la volatilité économique élevée  continuaient d’augmenter », prévient.

«Nous relèverions la  perspectives de l’ATB à stable si nous observions une amélioration de la solvabilité de la Tunisie », assure Standard & Poors.

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L’enquête de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) suite aux soupçons de falsification des notes à un concours de recrutement a finalement révélé qu’il y a bel et bien eu fraude. La CPG a décidé de stopper net toute la procédure. On ne sait rien pour le moment des suites qui seront données à cette affaire…

Pour rappel, des ingénieurs avaient récemment passé les épreuves pour décrocher des postes à la CPG, un examen organisé à l’ENIT. Mais après la publication des notes, des candidats ont nourri des soupçons de manipulation. Ce qui leur a mis la puce à l’oreille, c’est que certains candidats, qui étaient loin d’être brillants, avaient eu de très bonnes notes. Ces ingénieurs avaient râlé et alerté plusieurs instances dont l’Instance nationale de lutte contre la corruption. Cette dernière s’était saisie du dossier et avait envoyé dans ce sens des missives à la CPG, laquelle avait diligenté une enquête.

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L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme  de  Tunisie Factoring national (TF) à 'BBB (tun)' et  celle  de l'Union de Factoring (UF)  à 'BB (tun) '. La perspective des deux notes est stable

Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme attribuée à la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales (CPSCL) à « AA-(tun) » ainsi que la note nationale à court terme à « F1+(tun) ». La perspective est stable.

La confirmation de la note avec perspective stable reflète des facteurs de notation globalement inchangés depuis la dernière revue de l’agence, principalement en ce qui concerne les liens entre la CPSCL et l’Etat tunisien (BB-/BB/négative/B). Ces derniers reposent sur un statut juridique solide, un contrôle étroit de la part de l’Etat et une importance stratégique élevée. La confirmation des notes prend également en compte le fait que les facteurs de notation resteront stables sur le moyen terme, selon Fitch.

L’encours de prêt s’est stabilisé en 2015 (-1%), l’Etat ayant alors accordé un volume plus important de dotations d’investissement aux communes tunisiennes, distribuées par la CPSCL, afin d’encourager les investissements prioritaires dans les infrastructures urbaines et reconstituer leur capacité d’autofinancement. Le recours aux prêts de la CPSCL s’en est trouvé légèrement diminué. Cependant, avec la mise en place du plan d’investissement 2015-2019 (« Programme de développement urbain et de gouvernance locale »), l’activité de prêt de la CPSCL devrait croître à moyen terme, notamment à partir de 2017-2018.

Les marges de manœuvre de la CPSCL en matière d’octroi de crédits et de distribution de subventions ont été légèrement accrues en 2014 par décret (30/09/14). Les taux d’intérêts et les échéances des prêts demeurent fixés par décret, mais sur proposition de la CPSCL, en s’appuyant notamment sur des considérations de risque de crédit et en prenant compte ses propres conditions de refinancement. Le décret de 2014 autorise également la CPSCL à proposer des prêts bonifiés. Ce léger gain d’autonomie représente une nouvelle approche pour la CPSCL qui a adapté son organisation en conséquence avec la mise en place d’une division risque de crédit dédiée.

La forte proportion d’encours douteux de la CPSCL reflète la faible capacité de remboursement des collectivités locales et un manque de rigueur historique en matière de service de la dette, souligne Fitch . De plus, les perturbations sociales et économiques qui se sont produites depuis janvier 2011 ont pesé sur le niveau d’impayés de la CSPCL. Le ratio de couverture de l’encours douteux est faible mais en voie d’amélioration (les provisions pour dépréciation et impayés représentaient 15,2% de l’encours total à fin 2015, contre 13,2% en 2009). Les provisions couvrent uniquement les impayés pour les créances de moins de 2 ans. Au-delà de cette ancienneté, la couverture porte sur 25% de l’encours. Cependant, Fitch estime que les ratios de qualité des actifs de la CPSCL devraient être considérés au regard de l’appui financier constant que l’Etat tunisien fournit aux collectivités locales.

En dehors de ses capitaux propres importants (41% de l’actif total, bien au-dessus des 10% exigés des banques par la réglementation tunisienne), la CPSCL s’appuie sur des financements bilatéraux de long terme, garantis par l’Etat tunisien, principalement fournis par l’Agence française de développement (AA/Stable/F1+) et la Banque européenne d’investissement (AAA/Stable/F1+). Les excédents de trésorerie, placés auprès de banques locales (263 millions de dinars tunisiens à fin 2015), constituent une réserve importante en cas de risque de liquidité. A fin 2015, le ratio de liquidité était confortable (145%, contre 100% exigés pour les banques tunisiennes).

Enfin , Fitch souligne que les notes de la CPSCL sont liées à celles de l’Etat. Un affaiblissement de l’importance stratégique de la CPSCL pour l’Etat tunisien ou tout changement défavorable en matière de gouvernance, conduisant à une dilution du contrôle de l’Etat, pourrait entraîner une dégradation des notes.

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Des parents d’élèves et des composantes de la société civile à Jendouba ont manifesté, aujourd’hui, mardi 28 juin 2016, devant les locaux de la délégation régionale de l’Éducation pour protester contre les mauvaises notes de leurs enfants dans les concours nationaux, rapporte Shems Fm.

Les protestataires ont demandé aux responsables d’ouvrir une enquête afin de connaître les raisons de ces mauvais résultats. L’un des protestataires a annoncé à la même source, avoir présenté une pétition au ministre de l’Éducation, Néji Jalloul.

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Le ministère de l’Éducation a annoncé la publication des notes du contrôle continu et du bac sport sur le site www.edunet.tn, et ce durant la période du 2 au 6 juin 2016.

Dans un communiqué rendu public ce lundi, le ministère a expliqué que ces notes concernent la moyenne annuelle, la note de la présence et du comportement en plus de la note finale obtenue au bac sport.

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