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Le Crédit agricole (banque française), le HSBC (établissement britannique) et JPMorgan Chase (américain) vont devoir casquer, et pas des broutilles, pour avoir fraudé. En effet la Commission européenne a fait savoir ce mercredi 7 décembre qu’elle a condamné ces grosses banques à une amende de 485 millions d’euros pour s’être mouillées dans une sombre affaire de collusion pour manipuler les taux d’intérêts en euro (euribor), dit un communiqué de la CE.

Dans le détail, JPMorgan a écopé d’une amende de 337 millions d’euros, le Crédit agricole 114 millions d’euros, HSBC s’en tire mieux, avec 33 millions d’euros.

« Les banques se sont entendues sur les éléments de fixation des taux d’intérêts en euro et ont échangé des informations sensibles enfreignant ainsi les règles de la concurrence de l’UE », indique le texte de l’exécutif européen.
Ces trois banques paient sans doute aussi le fait d’avoir bravé la CE en décembre 2013, en rejetant les résolutions de l’institution, pour les mêmes faits. Alors que les autres banques épinglées pour les mêmes pratiques – Barclays, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et Société générale – s’étaient pliées à la décision de la commission.

Pour rappel, la Société générale, Deutsche Bank et la Royal Bank of Scotland avaient été condamnées, en décembre 2013, à payer des amendes salées ; Barclays, qui avait collaboré avec la CE en déballant tout ce qu’elle savait sur cette entente, avait été absoute de ses « péchés »….

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Réuni mercredi 28 septembre 2016 à Tunis, le Conseil  d’administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque.

Lors de cette réunion, la BCT a également procédé à l’examen de l’ensemble des points  programmés dans son ordre du jour, notamment les développements récents de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers  ainsi que des principales évolutions de la situation économique  au plan national, outre le suivi des indicateurs d’évolution de l’activité du secteur bancaire, de la liquidité et des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes, indique un communiqué de la Banque.

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« La contribution du Tunibor (Tunis Interbank Offered Rate) au développement du marché monétaire tunisien est certaine. D’abord, le Tunibor va s’imposer comme un nouveau benchmark pour la rémunération des dépôts et des crédits, remettant ainsi en cause la main mise du taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) sur l’ensemble des opérations de crédits. L’introduction d’un taux interbancaire sur plusieurs échéances de court terme permet de relooker les opérations de pricing du risque sur chaque maturité ». C’est ce qui ressort d’une étude élaborée par l’expert en économie Moez Labidi et publiée par l’intermédiaire en bourse Mac Sa.

L’expert a dans le même cadre indiqué que le lancement du Tunibor et l’introduction de nouvelles références de taux courts allant du jour le jour à 12 mois, qui en résulte, favorisent l’émergence d’une courbe de taux et renforcent l’attractivité de la place de Tunis. L’arrivée du Tunibor pourrait également dynamiser le marché des dérivés et forcer la BCT à accélérer le lancement des produits de gestion de risque de taux d’intérêt (swap de  taux, Forward rate agreement, …). « C’est à la fois, une pièce manquante dans le puzzle du risk management des banques de la place, et une opportunité de taille pour les entreprises et les particuliers dans leurs stratégies de gestion du risque de taux », a-t-il assuré.

Le Tunibor pourrait toutefois, selon lui, s’écarter en fonction du niveau de la liquidité sur le marché. L’assèchement de la liquidité pousse le Tunibor à la hausse. Et la sur-liquidité de la place serait ressentie à travers sa baisse. « Une forte hausse du Tunibor, par rapport aux taux directeurs de la BCT, serait très favorable pour les banques. Celles-ci profiteront d’une liquidité à taux faible auprès de l’autorité monétaire pour la prêter à un taux élevé (Tunibor) aux particuliers et aux entreprises », a affirmé Labidi, estimant toutefois qu’une forte hausse traduit un assèchement de la liquidité sur le marché, qui pourrait résulter d’un manque de confiance entre banques. Phénomène observé sur le marché interbancaire américain, lors de la crise des « subprimes », lorsque les indicateurs de stress financiers ont flambé (c’est le cas du TED spread) suite à la forte hausse du Libor dollar. « Une telle situation pourrait paralyser l’offre globale de crédits et précipiter un scénario de credit crunch », a-t-il expliqué.

Selon Labidi, il y a toujours un risque de manipulation du Tunibor par des banques de la place. « Quand la croissance est de retour, certaines banques, à la recherche d’une marge plus juteuse, peuvent être amenées à majorer les taux proposés afin de pousser le taux interbancaire de la place (Tunibor) à la hausse. Ou, au contraire, « lorsqu’une banque se retrouve dans une situation de fragilité financière, elle risque d’encaisser une prime de risque plus élevée (majoration du Tunibor) quand elle s’adresse aux autres banques pour demander de la liquidité. Pour éviter un tel risque, elle serait tentée de cacher sa fragilité en annonçant, lors de la procédure du calcul du taux interbancaire, un Tunibor faible pour pouvoir profiter de la liquidité à bon marché », a-t-il dit.

Il a fait remarquer par ailleurs que si de telles manipulations se limiteront à une seule banque, l’impact sur le taux de référence est quasi nul, car, dans la procédure de détermination du Tunibor de référence, les propositions de taux les plus extrêmes (à la baisse ou à la hausse) seront impérativement écartées.
Par contre, si plusieurs banques s’entendent sur la volonté de manipuler les cotations, le risque devient plus sérieux. Car une telle entente pèserait sur le niveau du Tunibor, et du coup, sur tous les contrats et les produits financiers associés (dérivés et autres).

Labidi a, dans le même contexte, indiqué que certes un pas a été franchi pour échapper aux dictats du TMM, « la place de Tunis gagnera en attractivité grâce à ce type de réforme, « néanmoins, tant que la mauvaise performance de l’économie tunisienne continue de peser sur le système financier, via le climat des affaires, la prudence doit être de mise. Car des réformes « à la va-vite» peuvent très vite devenir contre productives surtout, lorsque le régulateur brille par son excès de conservatisme et son manque de détermination pour sanctionner les dérapages », a-t-il ajouté.

Rappelons à ce propos que le Tunibor est le taux que les banques retiennent pour se prêter entre elles « en blanc ». Autrement dit, c’est un taux de référence pour les échanges de liquidités entre banques sans garantie. Les échéances du Tunibor vont d’un jour, une semaine, un mois, …., à 12 mois.

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L’institution financière se veut rassurante face aux investisseurs, et évite ainsi d’abaisser son taux d’intérêt pour stimuler la croissance. Selon des informations rapportées par le site « africanews », le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, a annoncé que « le comité a évalué les risques pertinents et à la fin de la journée a conclu que l‘économie continue à faire face à des risques élevés sur les deux fronts : de prix et de production‘’ .

L‘économie du Nigeria est entrée en récession au deuxième trimestre de 2016, après deux trimestres consécutifs de repli du PIB marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

« Toutefois, étant donné son mandat principal et compte tenu des limites de ses instruments en ce qui concerne la production, le comité a voté pour conserver l’orientation restrictive de la politique, évoquée lors de sa dernière réunion quand il a augmenté le taux d’intérêt de référence de 12 à 14% », explique -t-il.

Le pays enregistre ainsi depuis 2015 la plus sévère baisse des investissements directs, de l’ordre de 2,1 milliards de dollars.

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La polémique autour du statut de la BCT, tel que présenté dans le nouveau projet de loi, toujours en discussion à l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple), fait encore débat. Une polémique, essentiellement nourrie par les frasques du chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes qui prenait à chaque fois à partie le Gouverneur de la BCT ou son représentant devant la commission financière.

Un clash qui pourrait soulever des questions sur les relations Nidaa/BCT et sur la relation l’avocat Fadhel Omrane/BCT. Mais un clash qui en dit long sur le vrai point focal de toute cette polémique, qui est l’indépendance de la BCT, un statut très mal accepté par une «ARP-Dieu sur terre». Et pourtant, ce projet de loi du statut de la BCT apporte bien de nouveautés et fait réaliser à la place financière tunisienne d’importantes avancées. Une avancée que certains n’hésitent pas à qualifier de vraie révolution. C’est ainsi que la BCT semble désormais prête à accepter la création de ce qui appelé, dans le jargon bancaire, le crédit de bureau.

Un bureau de crédit ou «Credit Bureau» en anglais, est défini sur Internet comme étant «une organisation qui acquiert et compile les antécédents de crédit des particuliers. Les établissements financiers utilisent ensuite les informations recueillies pour optimiser leur risque et leur octroi de crédit. L’organisme prêteur va ainsi pouvoir procéder à une meilleure évaluation des risques et ainsi allouer les crédits en adéquation avec la situation actuelle de l’emprunteur».

  • Au fait, c’est quoi le crédit de bureau et à quoi ça sert ?

Ce sont, en fait, ou plutôt ce seront des bureaux privés qui pourront faire l’analyse des risques. Des officines et agences privées qui auront le droit de tenir des bases de données, privées et en dehors des deux centrales des risques de la banque centrale de Tunisie, des différents clients, personnes physiques ou morales, qui postuleraient à des crédits et en feraient demandes auprès des banques de la place. Ces agences devraient ainsi aller un peu plus loin que les données de la centrale-risque de la BCT qui ne contient que les données fournies par les banques elles-mêmes à propos de leurs clients. Elles iraient ainsi s’enquérir de l’état de l’endettement du client auprès de tous les opérateurs (Steg, opérateurs téléphoniques et opérateurs économiques divers), se donnant les moyens de mieux estimer et de manière plus globale et complète, la bancabilité du client et d’en fournir une image réelle à la banque qui achètera ces informations.

  • Et les taux de crédit, actuellement plafonnés ?

Ceci devrait permettre, par exemple et pour ceux qui soutiennent ce projet, aux banques tunisiennes de mieux financer les PME et de mieux aborder le risque qu’elles pourraient présenter. La réticence des banques tunisiennes s’explique en fait par le plafonnement des taux d’intérêt par la BCT. Des taux qui peuvent ne pas convenablement couvrir les coûts réels des risques  que prendraient les banques pour tel ou tel projet. Mieux apprécié par l’intermédiaire des bureaux de crédit qui seront créés, ce risque deviendra mieux gérable pour les banques de la place.

A ce premier pas, qui devrait améliorer l’image de la place financière tunisienne à l’extérieur et même contribuer à améliorer le rating, souverain et de toute la place chez les principales agences de notation, devrait être suivi par un déplafonnement des taux d’intérêt de la part de la BCT. Ceci devrait permettre aux banques de faire payer aux PME le vrai risque, d’autant qu’il pourra être étudié et apprécié par des professionnels. Ces nouvelles agences de notation locale des risques, pourront être ouvertes sous le contrôle direct de la BCT.

  • Qui pourra ouvrir une agence crédit de bureau ?

Pour leur création, cette dernière devrait ajouter quelques nouveaux articles à ses statuts, qui expliqueront le crédit de bureau et la manière dont la BCT supervisera ces nouvelles agences privées, les droits et obligations de chaque partie. Ceci a déjà été fait dans le projet de loi portant statut de la BCT qui devrait passer jeudi prochain en plénière à l’ARP (Assemblée des Représentant du Peuple).

En plus de la supervision directe de la BCT et de celle de l’ANSI (Agence Nationale de Sécurité Informatique), la création de telles agences devrait obéir à un cahier des charges de la BCT, se constituer en SA et disposer d’un capital minimum de 3 MDT. Les banques peuvent être actionnaires ou s’associer pour en créer une. Ce capital minimum pourrait être ramené à 1 MDT si la SA a été l’œuvre d’un diplômé du supérieur disposant d’une solide expérience dans le domaine bancaire.

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