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Selon les derniers chiffres communiqués par l’INS

Selon les derniers chiffres communiqués par l’INS, au cours du troisième trimestre2013, le taux de chômage a enregistré une baisse .Il est de 15,7% (620,6 mille chômeurs) dont 13,1% d’hommes et 22,5% de femmes contre 17% (665 mille chômeurs), lors du3ème trimestre de 2012 .

La même source relève que le nombre des chômeurs diplômés du supérieur a atteint 248,4 mille, au cours du 3ème trimestre de 2013, contre 217 mille au cours de la même période de 2012.

Au niveau de la répartition du taux de chômage, le Sud Ouest arrive en premier avec un taux de chômage de 23,1%, suivi par le Sud Est (23%), le Centre Ouest (22,4%), le Nord Ouest (19,5%), le Grand Tunis (15,2%), le Centre Est (11,1%) et le Nord Est (9,7%).

Sur un autre volet, le nombre des travailleurs a atteint, au cours du 3ème trimestre de 2013, 3341,2 mille personnes contre 3242,9 au cours de la même période de l’année écoulée, relève la même source.

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Jallel Eddine Ben Rjeb

Jallel Eddine Ben Rjeb, directeur de l’Institut National de la Statistique (INS) a indiqué, au cours d’une conférence de presse organisée, ce mardi 20 août, que le taux de chômage estimé à 15.9% durant le deuxième trimestre de 2013, reste élevé malgré la baisse enregistrée par rapport au mois de mai 2011, soit 18.3%.

Il a mis l’accent sur la nécessité de conjuguer les efforts pour pouvoir réduire ce taux « alarmant », sachant que le nombre des chômeurs s’établit à 628,4 mille du total de la population active estimée à 3943,7 mille. Dans cette pondération, le nombre des chômeurs diplômés s’est élevé à 218,2 mille, ce qui correspond à un taux de chômage de 31.6%, au deuxième trimestre de 2013.

Par ailleurs, les créations d’emplois se sont élevées à 34,1 mille, au cours de deuxième trimestre de 2013, et ce par rapport au premier trimestre, étant noté que la moitié de ces créations a été faite dans le secteur du bâtiment. Les créations d’emplois chez les hommes ont atteint 16,4 mille contre 17,7 mille chez le sexe féminin. « Pour qu’on assure de nouvelles créations d’emplois, il est temps de fournir un travail supplémentaire pour relancer la machine économique et inciter les investisseurs à s’implanter dans les différentes régions du pays », a dit Jallel Eddine Ben Rjeb avant de préciser que « l’ensemble des acteurs doivent prendre en considération l’importance de ce défi à relever ».

S’agissant du commerce extérieur, Jallel Eddine Ben Rjeb a mis l’accent sur l’évolution enregistrée au niveau des exportations (6.4%) et des importations (5.2%), ce qui a contribué à améliorer de 0.8 point le taux de couverture. La croissance des exportations est expliquée essentiellement par l’évolution des exportations de plusieurs secteurs, notamment celui des produits agricoles et alimentaires à hauteur de 16.4% et les phosphates et dérivés (9.1%).

En termes de répartition géographique, une évolution des exportations de 5.8% a été constatée avec le premier partenaire de la Tunisie, l’UE. Cela est expliqué par l’amélioration des ventes sur les marchés de quelques partenaires à l’instar de l’Espagne (22.4%), les Pays-Bas (25.1%) et l’Italie (8.8%).

Quant aux importations, la croissance de 5.2% est imputée à l’évolution des celles de plusieurs secteurs comme les produits alimentaires (17.7%), l’énergie (5.8%) et les produits d’équipements (4.8%).

Jallel Eddine Ben Rjeb a rappelé que la Tunisie a réalisé un taux de croissance de 3%, au cours du premier semestre de 2013, par rapport à la même période de l’année écoulée. Dans ce contexte, une amélioration a été enregistrée dans de nombreux secteurs comme le tourisme, le secteur des mines (14,2%), le secteur du transport (3,9%) et le secteur financier (5,4%). Cependant, une régression a été remarquée dans d’autres secteurs, à savoir l’agriculture (-3%) et les industries non manufacturières (-1,4%).

4% de croissance en fin 2013, pourquoi pas ?

Sera-t-il facile de réaliser un taux de croissance de 4% ? A cette question, le premier responsable de l’INS a estimé que ceci reste tributaire de la fixation des échéances politiques prochaines, du retour au calme sur les plans social et sécuritaire et d’une reprise du rythme de production de plusieurs secteurs économiques stratégiques. « Aujourd’hui, il est temps de regagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers pour pouvoir booster la croissance. De même, le retour à la stabilité et la clarté de la vision s’avèrent nécessaires pour relever ce défi pour que plusieurs secteurs s’améliorent après la période de turbulences», a-t-il souligné.

Wiem Thebti

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Le chômage féminin se situe à 28.2% contre 15.4%pour les hommes

Le chômage féminin se situe à 28.2% contre 15.4%pour les hommes » a constaté, mardi, une étude élaborée par la Coopération technique Allemande (GIZ) sur « la règlementation et la participation des femmes au marché du travail en Tunisie ».

Les résultats de l’étude font ressortir que le taux d’activité féminin est de seulement 24,9% contre 70,1% pour les hommes.

D’après la responsable du programme-Tunisie d’intégration économique des femmes dans la région MENA, Monia Gastli El Béji, le problème ne réside pas dans la règlementation.

« La réglementation en vigueur en Tunisie est bien avancée par rapport aux législations d’autre pays et n’est pas très loin de celle en vigueur dans des pays de l’Europe, mais le problème réside dans l’application de ces lois », a-t-elle dit ..

L’étude a montré que « l’Etat n’a pas de politique très claire pour une vraie intégration des femmes en Tunisie », a ajouté Mme Gastli, recommandant des audits-genre au sein des entreprises pour évaluer les compétences et partant assurer « des salaires égaux pour des compétences égales

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La stratégie nationale pour l'emploi qui s'étale sur une période de quatre ans  vise à réduire le taux de chômage en Tunisie d'environ 10%. D’après le ministère de l'Emploi

La stratégie nationale pour l’emploi qui s’étale sur une période de quatre ans vise à réduire le taux de chômage en Tunisie d’environ 10%. D’après le ministère de l’Emploi, le taux de chômage en Tunisie, qui est de 17% actuellement, a atteint à un certain moment 18,9 % passant d’un peu moins de 600 000 chômeurs, en novembre 2010, à environ 750 000.

Jusqu’au mois de septembre2012, environ 60 900 emplois ont été créés et les concours annoncés par les différents ministères ont permis d’embaucher 31 500 personnes. Résultat : les 100 000 emplois seront atteints. Un bon chiffre surtout qu’entre 2000 et 2010, l’Etat n’a réussi ’à employer en moyenne que 60 000 personnes par an.

Depuis la Révolution jusqu’à novembre 2011, le nombre des sans emploi a atteint 750 mille contre 579 mille, en novembre 2010. Les femmes sont plus touchées que les hommes par le problème du chômage .A ce rythme-là, 67% des femmes se retrouveront au chômage en 2017.

S’agissant de la disparité entre les régions dans le domaine de l’emploi, le taux de chômage le plus élevé a été enregistré à Tataouine (51%). En général, les zones situées à l’Ouest sont les plus touchées par le chômage, alors qu’à Monastir, ce taux est de 6%. La faiblesse de l’investissement public destiné aux régions du Nord-ouest, du Centre-ouest et du sud du pays qui ne dépasse pas 19%, contre 81% alloué aux zones côtières, explique cette disparité.

Réduire le taux du chômage : Oui, mais comment ?

Le diagnostic de la situation de l’emploi et du marché du travail en Tunisie révèle que l’emploi englobe des problèmes d’ordre quantitatif et qualitatif. Non seulement le nombre des chômeurs demeure élevé, mais aussi les phénomènes du travail précaire et vulnérable, des discriminations et des violations des droits fondamentaux du travail continuent de persister.

C’est dans cette optique que la stratégie nationale de l’Emploi vise à absorber le maximum des chômeurs, au travers d’un travail de plus que 4 mois mené par le ministère de la Formation en collaboration avec des experts, des associations regroupant les jeunes chômeurs, des représentants de la société civile et des membres de l’Assemblée constituante.

Toutefois, pour mener à bien cette stratégie, il faut trouver les meilleures solutions, et ce à travers la mise en place d’une stratégie de développement basée sur l’investissement, l’éducation, la formation, la bonne gouvernance ainsi que le rôle de la société civile.

Cette stratégie vise également à atteindre quatre grands objectifs à savoir : la réduction progressive du taux de chômage global de 10% sur les quatre années, favoriser la création d’emploi qui respecte les intérêts des employeurs et des employés, répartir les emplois en fonction des besoins et des potentialités des régions et enfin réduire la disparité entre les catégories, jeunes, diplômés, et les femmes en mettant l’accent sur ceux qui sont menacés d’exclusion sociale.

Nadia Ben Tamansourt

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La stratégie nationale pour l'emploi qui s'étale sur une période de quatre ans  vise à réduire le taux de chômage en Tunisie d'environ 10%. D’après le ministère de l'Emploi

La stratégie nationale pour l’emploi qui s’étale sur une période de quatre ans vise à réduire le taux de chômage en Tunisie d’environ 10%. D’après le ministère de l’Emploi, le taux de chômage en Tunisie, qui est de 17% actuellement, a atteint à un certain moment 18,9 % passant d’un peu moins de 600 000 chômeurs, en novembre 2010, à environ 750 000.

Jusqu’au mois de septembre2012, environ 60 900 emplois ont été créés et les concours annoncés par les différents ministères ont permis d’embaucher 31 500 personnes. Résultat : les 100 000 emplois seront atteints. Un bon chiffre surtout qu’entre 2000 et 2010, l’Etat n’a réussi ’à employer en moyenne que 60 000 personnes par an.

Depuis la Révolution jusqu’à novembre 2011, le nombre des sans emploi a atteint 750 mille contre 579 mille, en novembre 2010. Les femmes sont plus touchées que les hommes par le problème du chômage .A ce rythme-là, 67% des femmes se retrouveront au chômage en 2017.

S’agissant de la disparité entre les régions dans le domaine de l’emploi, le taux de chômage le plus élevé a été enregistré à Tataouine (51%). En général, les zones situées à l’Ouest sont les plus touchées par le chômage, alors qu’à Monastir, ce taux est de 6%. La faiblesse de l’investissement public destiné aux régions du Nord-ouest, du Centre-ouest et du sud du pays qui ne dépasse pas 19%, contre 81% alloué aux zones côtières, explique cette disparité.

Réduire le taux du chômage : Oui, mais comment ?

Le diagnostic de la situation de l’emploi et du marché du travail en Tunisie révèle que l’emploi englobe des problèmes d’ordre quantitatif et qualitatif. Non seulement le nombre des chômeurs demeure élevé, mais aussi les phénomènes du travail précaire et vulnérable, des discriminations et des violations des droits fondamentaux du travail continuent de persister.

C’est dans cette optique que la stratégie nationale de l’Emploi vise à absorber le maximum des chômeurs, au travers d’un travail de plus que 4 mois mené par le ministère de la Formation en collaboration avec des experts, des associations regroupant les jeunes chômeurs, des représentants de la société civile et des membres de l’Assemblée constituante.

Toutefois, pour mener à bien cette stratégie, il faut trouver les meilleures solutions, et ce à travers la mise en place d’une stratégie de développement basée sur l’investissement, l’éducation, la formation, la bonne gouvernance ainsi que le rôle de la société civile.

Cette stratégie vise également à atteindre quatre grands objectifs à savoir : la réduction progressive du taux de chômage global de 10% sur les quatre années, favoriser la création d’emploi qui respecte les intérêts des employeurs et des employés, répartir les emplois en fonction des besoins et des potentialités des régions et enfin réduire la disparité entre les catégories, jeunes, diplômés, et les femmes en mettant l’accent sur ceux qui sont menacés d’exclusion sociale.

Nadia Ben Tamansourt

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Le ministère de l’Emploi annonce

Le ministère de l’Emploi annonce, dans son projet de budget pour l’exercice 2013, une allocation de 520 MDT pour la « Caisse Nationale de l’Emploi », dont 170 MDT seront consacrés pour un nouveau programme, dit d’encouragement à l’emploi qui remplacera le programme Amal. Les documents du ministère définissent l’héritier d’Amal comme étant un programme qui vise l’acquisition de compétences et l’encouragement des diplômés de l’enseignement supérieur dans une dynamique d’emploi. Tout cela, en leur offrant une prime de 200 DT par mois, en contrepartie d’opportunités de stages courts. Le nombre des bénéficiaires de cette nouvelle prime de chômage devrait atteindre les 80 mille, précise le ministère !

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L’emploi

L’emploi, l’une des revendications majeures de la révolution tunisienne continue d’etre le sujet de préoccupation majeur chez les différents acteurs économiques du pays surtout avec la recrudescence du nombre des chômeurs, estimé à 800 mille.

Une lourde responsabilité qui incombe aux responsables du gouvernement et plus particulièrement à la Troïka, qui essayent de multiplier les initiatives et actions pour créer 100. 000 postes d’emploi d’ici la fin de cette année. Nombreuses sont les méthodes et les procédures qui ont été mises en place pour venir en aide aux chômeurs qui fortement souffert de cette situation.

D’après les tout derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le nombre de postes d’emploi créés, durant les six premiers mois de 2012, s’élève à 61 000. Il est important de noter que 31 mille autres seront créés, dans les prochains mois, à travers les concours de recrutement dans la fonction publique et dans le secteur privé.

 

Cependant, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé à 17.6% au cours du deuxième trimestre 2012, contre 18.1%. Celui des diplômés du supérieur en chômage a chuté de 6,7% passant de 33,1%, au cours du premier trimestre 2012, à 26,1% à la fin du deuxième trimestre de la même année.

Hausse de 14,2% des recrutements et de 15,2% des offres d’emploi

Pour les offres d’emploi, une évolution de 15,2% a été observée sachant que le nombre des offres reçues par les bureaux de l’emploi et du travail indépendant ont atteint les 61 679 offres. Il est important de noter que le nombre des nouvelles offres déposées en faveur des diplômés de l’enseignement supérieur n’a pas dépassé les 7281 offres d’emploi.

Les industries manufacturières et non manufacturières, l’agriculture, la pêche, le tourisme, le commerce, le transport et les services ont enregistré prés de 52 234 offres d’emploi. Par contre, dans le secteur du textile et de l’habillement le nombre d’emplois n’a pas dépassé les 12314 emplois déposés durant la même période.

Par ailleurs, et en ce qui concerne les demandeurs inscrits auprès des bureaux d’emplois et du travail indépendant, ils sont estimés à 211 710, au mois de juillet 2012, soit une baisse de 25% par rapport à la même période de l’année 2011.

Quant au recrutement, une amélioration de 14,2% a été observée, soit 30 303 opérations de recrutement, dont 27 234 postes stables ont été enregistrées, et seulement 8102 opérations de recrutement au profit des diplômés du supérieur, soit une hausse de 46,7% par rapport à la même période de l’année 2011.

Nadia Ben Tamansourt

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L’emploi

L’emploi, l’une des revendications majeures de la révolution tunisienne continue d’etre le sujet de préoccupation majeur chez les différents acteurs économiques du pays surtout avec la recrudescence du nombre des chômeurs, estimé à 800 mille.

Une lourde responsabilité qui incombe aux responsables du gouvernement et plus particulièrement à la Troïka, qui essayent de multiplier les initiatives et actions pour créer 100. 000 postes d’emploi d’ici la fin de cette année. Nombreuses sont les méthodes et les procédures qui ont été mises en place pour venir en aide aux chômeurs qui fortement souffert de cette situation.

D’après les tout derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le nombre de postes d’emploi créés, durant les six premiers mois de 2012, s’élève à 61 000. Il est important de noter que 31 mille autres seront créés, dans les prochains mois, à travers les concours de recrutement dans la fonction publique et dans le secteur privé.

 

Cependant, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé à 17.6% au cours du deuxième trimestre 2012, contre 18.1%. Celui des diplômés du supérieur en chômage a chuté de 6,7% passant de 33,1%, au cours du premier trimestre 2012, à 26,1% à la fin du deuxième trimestre de la même année.

Hausse de 14,2% des recrutements et de 15,2% des offres d’emploi

Pour les offres d’emploi, une évolution de 15,2% a été observée sachant que le nombre des offres reçues par les bureaux de l’emploi et du travail indépendant ont atteint les 61 679 offres. Il est important de noter que le nombre des nouvelles offres déposées en faveur des diplômés de l’enseignement supérieur n’a pas dépassé les 7281 offres d’emploi.

Les industries manufacturières et non manufacturières, l’agriculture, la pêche, le tourisme, le commerce, le transport et les services ont enregistré prés de 52 234 offres d’emploi. Par contre, dans le secteur du textile et de l’habillement le nombre d’emplois n’a pas dépassé les 12314 emplois déposés durant la même période.

Par ailleurs, et en ce qui concerne les demandeurs inscrits auprès des bureaux d’emplois et du travail indépendant, ils sont estimés à 211 710, au mois de juillet 2012, soit une baisse de 25% par rapport à la même période de l’année 2011.

Quant au recrutement, une amélioration de 14,2% a été observée, soit 30 303 opérations de recrutement, dont 27 234 postes stables ont été enregistrées, et seulement 8102 opérations de recrutement au profit des diplômés du supérieur, soit une hausse de 46,7% par rapport à la même période de l’année 2011.

Nadia Ben Tamansourt

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Le taux de chômage en Tunisie s’est situé à 17

Le taux de chômage en Tunisie s’est situé à 17,6%, au terme du 2ème trimestre 2012, selon les résultats de l’enquête nationale sur la population et l’emploi menée par l’institut national de la statistique. Cela signifie que le nombre des chômeurs s’élève à 691.6 mille sur un total de population active de 3923.2 mille.

Au 1er trimestre de l’année en cours, ce taux était de 18.1, soit une baisse de 0.5 point par rapport au 4ème trimestre 2011, période durant laquelle le chômage avait régressé de 1.3 point.

Par sexe, l e taux de chômage est de 14.6 pour le sexe masculin et de 25.6 pour le sexe féminin, d’après l’INS.

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Il est 11 heures du matin. En entrant dans le bureau national de l’emploi des cadres et du travail indépendant (BNEC) situé à la rue du Koweït

Il est 11 heures du matin. En entrant dans le bureau national de l’emploi des cadres et du travail indépendant (BNEC) situé à la rue du Koweït, de jeunes diplômés encore au chômage sont là pour tenter leurs chances. Leur nombre ne cesse de croître et le bureau de l’emploi les accueille chaque jour, soit pour se renseigner sur les éventuelles offres d’emplois disponibles, soit pour prendre connaissance des réalités du marché.

Pour les jeunes diplômés, c’est sans doute, le passage obligé pour mieux s’intégrer au marché de l’emploi. Pour les nouveaux bacheliers, c’est la première destination vers laquelle ils s’orientent pour s’informer sur les opportunités dont dispose le marché.

Entre optimisme et pessimisme, ces demandeurs d’emplois gardent encore l’espoir de tenir le bon filon surtout avec la récente déclaration du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle faisant état de plus de 30 mille opérations de recrutement par les services chargés de l’emploi, depuis le début de 2012 et jusqu’au 25 juillet dernier, soit une hausse de 46,7 % par rapport à la même période en 2011.

Encore plus, 28 mille chômeurs ont été recrutés sans l’intervention du Fonds national pour l’emploi, outre la prise en charge par le ministère du financement des microprojets, des opérations d’accompagnement, d’encadrement et de financement.

Cette annonce a suscité maints espoirs. Anis, maîtrisard en physique a garde l’espoir d’être embauché prochainement malgré la conjoncture économique critique que vit la Tunisie.

« Nous sommes ici pour remettre nos dossiers puisque le ministère a annoncé l’ouverture de deux concours externes sur dossiers pour le recrutement de 1400 instituteurs principaux et de 1500 professeurs de l’enseignement secondaire, technique et artistique et des professeurs du cycle mixte pour les enseignants d’anglais et d’informatique », nous a déclaré Aymen, bac plus en 3 en informatique

En chômage depuis plus de trois ans, Sana affirme que les concours sur dossiers pourraient être une meilleure solution pour les chômeurs, notamment ceux de longue durée dans des spécialités à faible intégration dans le marché de l’emploi. Ayant une maîtrise en anglais, elle n’a pas eu la chance, durant cette période, que de faire de « petits boulots » qui ne correspondent pas à sa qualification. « Souvent, j’étais obligée de travailler dans des postes qui ne vont pas de pair avec ma formation. Je n’ai pas d’autre choix que d’accepter » a-t-elle concédé avant de préciser que le travail dans des postes subalternes s’effectuent sans contrat ni couverture sociale.

Néanmoins, derrière cet optimisme se cachent une réelle frustration et une grande amertume. Ainsi, malgré les initiatives prises et les déclarations prometteuses du gouvernement, la Tunisie n’a toujours pas maîtrisé le problème de chômage qui affiche au compteur 800 mille sans emplois dont 70% sont des jeunes.  » Les autorités doivent agir et trouver une solution radicale à nos problèmes», affirme Ahmed, technicien en informatique..  » Je consulte le bureau d’emploi régulièrement dans l’espoir d’être recruté. Mais, je pense que c’est mission impossible » a t-il ajouté.

Déception partagée par une jeune voilée, Leila 28 ans, qui n’a pas réussi à accéder au marché de travail malgré les demandes déposées et les entretiens effectués. Un objectif qui semble difficile à atteindre notamment dans cette conjoncture et avec le nombre croissant des demandeurs d’emplois. Dans ce cadre, Leila s’est interrogée sur le rôle des parties intervenantes pour remédier à cette situation.

Travail de longue haleine

En dépit des efforts consentis pour détendre le marché de l’emploi, il est clair que la problématique du chômage des diplômés est loin d’être résolue. Une lourde responsabilité qui incombe non seulement au gouvernement actuel mais aussi aux différentes composantes de la société pour relever ce défi.

La résolution de ce problème ne passe pas uniquement par le recrutement de ces jeunes diplômés, mais par la promotion de l’initiative privée et du partenariat, entre autres.

Wiem Thebti

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Des sources au ministère de l’Emploi affirment le paiement de l’allocation chômage au profit des sans emploi (ex-allocation Amal) est fin

Des sources au ministère de l’Emploi affirment le paiement de l’allocation chômage au profit des sans emploi (ex-allocation Amal) est fin prête et n’attend que la parution du texte réglementaire que doit prendre le gouvernement. Dès lors, les versements seront effectués sans aucun retard.

Les mêmes sources citées par Radio Bledi, ajoutent que l’allocation bénéficiera au noyau dur des chômeurs, à savoir les diplômés de l’enseignement supérieur dans les spécialités multidisciplinaires au nombre de 110 mille, lesquels doivent répondre à un certain nombre de conditions, notamment être âgés de plus de 28 ans, avoir obtenu leur diplômes depuis deux ans au moins et être inscrits régulièrement au bureau de l’emploi depuis 3 mois.

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Le ministre de l’Emploi annoncera

Le ministre de l’Emploi annoncera, cette  semaine, un nouveau programme pour l’emploi , comprenant, selon le journal Achourouk, l’institution d’une « allocation d’encouragement au travail », visant à inciter les demandeurs d’emploi parmi les diplômés du supérieur à s’inscrire de façon responsable et efficiente dans la dynamique de l’emploi, en tant que salarié ou promoteur de projet.
La proposition ministérielle précise que l’allocation bénéficiera uniquement au noyau dur des diplômés en chômage, âgés de 28 ans et plus, et titulaires, depuis deux ans,  de diplômes supérieurs dans les disciplines autres que la médecine, les  sciences vétérinaires, la chirurgie dentaire, la pharmacie, l’architecture et l’ingénierie ( à l’exception des spécialisations agronomiques).     

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L'envolée sans précédent du taux de chômage

L’envolée sans précédent du taux de chômage, loin d’être terminée, nécessiterait une mobilisation générale. Le chômage constitue l’un des problèmes épineux en Tunisie, dans la mesure où dans chaque région on compte de nombreux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Les derniers chiffres de l’Observatoire des Jeunes indiquent que le nombre des chômeurs a atteint 739 mille dont 529 mille sont des jeunes Tunisiens, soit 72%. Une grande responsabilité qui incombe aux trois gouvernements qui se sont succédé au pouvoir et plus particulièrement à l’actuel gouvernement qui a préparé un programme socio-économique adapté en premier lieu aux attentes des Tunisiens concernant l’emploi et qui serait tributaire de la promotion d’un développement régional équitable et renforcé par l’investissement local et étranger.

C’est dans ce contexte que sera organisé, du 2 au 7 juin 2012, le congrès national sur l’emploi.

L’objectif escompté est d’approfondir la réflexion sur les problématiques liées au secteur, à travers l’évaluation des programmes d’emploi et des mécanismes du travail indépendant. Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi avait appelé toutes les composantes de la société civile à participer

Pour mieux enrichir le débat avec des idées innovantes, le ministère a lancé, depuis le 1er mai 2012, un sondage sur les choix des thèmes du congrès national sur l’emploi en Tunisie. Plus de 404 personnes ont répondu à ce sondage. Les résultats préliminaires relèvent que l’adoption de mesures urgentes de lutte contre le chômage est un thème prioritaire chez 63,2% des répondants. 10, 6% des interviewés se sont prononcés pour un nouveau modèle de développement adéquat pour la relance de l’emploi.

D’autres (8,2% des voix) estiment qu’il est important de repenser le marché du travail, alors que 7,9% des votants se sont prononcés en faveur du renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé.

 

Force est de constater que l’enjeu ne peut donc être de simplement tenter de réduire le nombre de chômeurs à court terme, mais aussi de lutter contre le déclassement et la précarité qui guettent les jeunes en cette période de transition vers la vie active. Il faut pour cela engager une réflexion, et aussi et surtout une action de long terme sur le au rôle que doit notamment pouvoir jouer l’université pour garantir à chaque jeune l’accès à un diplôme, et qu’il dispose en plus des outils nécessaires à la réussite de son insertion professionnelle.

Nadia Ben Tamansourt

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L'envolée sans précédent du taux de chômage

L’envolée sans précédent du taux de chômage, loin d’être terminée, nécessiterait une mobilisation générale. Le chômage constitue l’un des problèmes épineux en Tunisie, dans la mesure où dans chaque région on compte de nombreux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Les derniers chiffres de l’Observatoire des Jeunes indiquent que le nombre des chômeurs a atteint 739 mille dont 529 mille sont des jeunes Tunisiens, soit 72%. Une grande responsabilité qui incombe aux trois gouvernements qui se sont succédé au pouvoir et plus particulièrement à l’actuel gouvernement qui a préparé un programme socio-économique adapté en premier lieu aux attentes des Tunisiens concernant l’emploi et qui serait tributaire de la promotion d’un développement régional équitable et renforcé par l’investissement local et étranger.

C’est dans ce contexte que sera organisé, du 2 au 7 juin 2012, le congrès national sur l’emploi.

L’objectif escompté est d’approfondir la réflexion sur les problématiques liées au secteur, à travers l’évaluation des programmes d’emploi et des mécanismes du travail indépendant. Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi avait appelé toutes les composantes de la société civile à participer

Pour mieux enrichir le débat avec des idées innovantes, le ministère a lancé, depuis le 1er mai 2012, un sondage sur les choix des thèmes du congrès national sur l’emploi en Tunisie. Plus de 404 personnes ont répondu à ce sondage. Les résultats préliminaires relèvent que l’adoption de mesures urgentes de lutte contre le chômage est un thème prioritaire chez 63,2% des répondants. 10, 6% des interviewés se sont prononcés pour un nouveau modèle de développement adéquat pour la relance de l’emploi.

D’autres (8,2% des voix) estiment qu’il est important de repenser le marché du travail, alors que 7,9% des votants se sont prononcés en faveur du renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé.

 

Force est de constater que l’enjeu ne peut donc être de simplement tenter de réduire le nombre de chômeurs à court terme, mais aussi de lutter contre le déclassement et la précarité qui guettent les jeunes en cette période de transition vers la vie active. Il faut pour cela engager une réflexion, et aussi et surtout une action de long terme sur le au rôle que doit notamment pouvoir jouer l’université pour garantir à chaque jeune l’accès à un diplôme, et qu’il dispose en plus des outils nécessaires à la réussite de son insertion professionnelle.

Nadia Ben Tamansourt

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Selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi

Selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi, publiés jeudi par l’Institut National de la Statistique, le taux de chômage en Tunisie s’est élevé à 18,9%, entre le 2ème et le 4ème trimestre 2011, période au cours de laquelle le nombre de chômeurs a augmenté pour se situer à 738,4 mille personnes. Il s’agit de 72,1% de jeunes chômeurs, dont l’âge ne dépasse pas 30 ans. Signalons dans ce contexte que, que le taux de chômage est plus important chez les femmes (28,2%) que chez les hommes (15,4%).

Du 3 octobre au 24 décembre 2011, le taux de chômage des diplômés du supérieur est de l’ordre de 30,5%. Il existe plus de 223,7 mille chômeurs parmi les diplômés, dont 78,5 mille de sexe masculin et 145,2 mille de sexe féminin.

Les taux de chômage les plus élevés sont enregistrés dans le Sud tunisien, soit 29,5% dans le Sud-ouest et 27,2% dans le Sud-est.

Le taux de chômage est de l’ordre de 26,9% dans le Centre-ouest, 22,3% dans le Nord-ouest, 17,2% dans le district de Tunis, 14,5% dans le Nord-est et 11,9% dans le Centre-est.

La population active est estimée à 3 909,1 mille personnes, dont 27,3% sont des femmes.

Le nombre des personnes actives a enregistré une augmentation de l’ordre de 64,5 mille entre le 2ème et le 4ème trimestre 2011.

Les demandes additionnelles d’emploi, dont notamment pour les diplômés du supérieur se sont élevées à 49,8 mille personnes (+ 77,2% des demandes totales) au cours de la même période.

D’autre part, le nombre des actifs a augmenté à 3 170,7 mille personnes au cours du 4 e trimestre de 2011 contre 3 139,8 mille personnes au cours 2ème trimestre (+ 30,9 mille postes d’emploi).

En effet, environ 24,5 mille postes d’emploi ont été crées dans l’agriculture et la pêche et 39 mille dans les services.

S’agissant des emplois dans les industries manufacturières et celles non manufacturières, elles ont progressé respectivement de 4,4 mille et de 15,8 mille postes.

Nadia Ben Tamansourt

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La Révolution tunisienne était partie avec au compteur 700 mille chômeurs. Un an et moins d’un mois après cette Révolution

La Révolution tunisienne était partie avec au compteur 700 mille chômeurs. Un an et moins d’un mois après cette Révolution, qui se transforme jour après jour en désobéissance civile généralisée, la nouvelle Tunisie en est à plus d’un million de chômeurs.

Principal incubateur de ce mouvement croissant du chômage, il y a eu entre autres causes, le départ de 172 entreprises étrangères qui étaient installées en Tunisie, avec  en prime  la perte de 9000 emplois. Un départ précipité par l’instabilité croissante qui caractérise de plus en plus le climat social tunisien. Un climat qui est marqué  et continue de l’être par  une recrudescence jamais vue des mouvements sociaux, entre grèves légales et illégales et sit-in.

Selon un dernier rapport sur la situation sociale en Tunisie, l’année 2011 aura connu 567 mouvements de grève ayant touché 140 mille 615 employés et 314 entreprises dont 227 privées et 37 publiques. Ce qui est effarant dans ces chiffres (Voir notre tableau), c’est le taux exponentiel de ces mouvements sociaux. 

Selon le même rapport officiel dont nous avons pu nous procurer copie, le nombre de grèves s’était multiplié, en Tunisie, entre les années 2010 et 2011, de 122 %. Les grèves légales, celles qui ont respecté toutes les procédures réglementaires, s’étaient accrues de 137 % et les grèves illégales s’étaient multipliées par 116 % en une seule année.

Ces grèves ont engendré la perte de plus de 309 mille emplois contre à peine 74 mille en 2010. Cela équivaut à la perte de plus de 3 millions de dinars en revenus de travail, et cela sur la base d’un salaire journalier brut de 10 dinars pour les smigards et tout en sachant que les smigards ne représentent que 15 à 20% du total de la masse laborieuse en Tunisie. Cela sans compter les pertes subies par les entreprises victimes de ces grèves.  

Ces grèves ont touché, à hauteur de 21 % le secteur du textile, habillement & chaussures (118 grèves contre 69 en 2010), à 16,6 % le secteur de l’emploi intérimaire et à 16 % celui des industries mécaniques (90 grèves en 2011 contre 44 une année auparavant). La région de Ben Arous, proche de la capitale Tunis, a été la plus touchée (106 grèves contre 25 en 2010) et la moins touchée en nombre de grève, c’est Gafsa (5 grèves contre 15) dont le poids économique, en phosphates, a pourtant très lourdement impacté les exportations et les entrées en devises en Tunisie.

La Tunisie de la Révolution [du Jasmin dites-vous ?] a aussi connu 16273 sit-in, tel qu’annoncé par le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jbali (certainement de source du ministère de l’Intérieur) qui comptabilisait tous les sit-in, les barrages routiers et les sit-in pour revendications sociales. Pour le ministère des Affaires sociales, le nombre de sit-in en lien direct avec le travail, n’a été que de 37 en 2011, contre 23 en 2010.

Que faire ?

C‘est là, ainsi, la machine créatrice de chômeurs et destructrice d’opportunités d’emplois en Tunisie. Elle tourne même à plein régime. Selon le premier responsable d’un des plus grands groupes tunisiens, ce qui reste du tissu économique a créé un millier de nouveaux chômeurs … par jour.

Cette nouvelle «entreprise» de création de chômeurs ne trouve, en plus, personne pour l’arrêter. Tous les syndicats ouvriers et les partis politiques évitent de prendre une position claire, nette et tranchée, à propos de ce sujet. Le gouvernement tunisien de Hamadi Jbali, agite à qui veut bien le croire, la menace d’application de la loi. Le porte-parole de son gouvernement dit pourtant qu’il préfère qu’on le traite, le gouvernement, de faible, que d’user de la force pour mettre fin aux grèves sauvages et aux sit-in. Le ministère de l’Intérieur n’a jamais annoncé être  intervenu pour empêcher une grève sauvage ou mettre fin à un sit-in, si l’on excepte les quelques uns où il y a eu recours au parquet de la justice. De son côté, le syndicat se borne  à dire qu’il ne soutient que les grèves légales et évite de condamner celles qui ne le sont pas. Quant aux sit-in, il évite carrément d’en parler ou d’intervenir pour en dénouer mêmes quelques uns. Ce genre de mouvements sociaux  n’est cependant même pas prévu par le code de travail. Ce n’est donc pas près de s’arrêter. Cela, surtout en l’absence de solutions urgentes pour des demandes, encore plus urgentes, d’emplois et de ressources matérielles pour continuer à supporter l’arrêt des investissements, publics et privés et l’absence de toute perspective politique pour les grands problèmes politiques que vit la Tunisie.

  Khaled Boumiza

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Selon le journal Al Chourouk

Selon le journal Al Chourouk, les données de l’institut national de la statistique montrent que, le taux de chômage varie selon plusieurs facteurs à savoir, le niveau scolaire, la région et le choix de la spécialité.

En ce qui concerne le niveau scolaire : le taux de chômage chez les maitrisards de l’enseignement supérieur a enregistré une augmentation de 24%.

Le taux de chômage dans les régions intérieurs se caractérise par une augmentation notable des nombre de chômeurs de l’ordre de 40%. En effet, le taux de chômage selon le choix des spécialités, est de l’ordre de 18.3%.

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Une ambiance tendue a marqué le déroulement de la conférence de presse tenue, mercredi, au siège de l’Institut National des Statistiques (INS) où un groupe d’agents contractuels a fait irruption la salle des réunions pour réclamer une titularisation immédiate et la régularisation de leur situation.

Habib Fourati, directeur central de l’ISI, a été obligé de donner une réponse claire aux demandes des agents qui avaient déjà observé un sit-in de deux mois en signe de protestation contre la précarité de leur situation . Il a affirmé, en présence des journalistes, que la décision de recrutement de ces 306 agents a été prise depuis quelques jours par le Premier ministère et que l’INS attend encore l’ordre pour l’appliquer.

En attendant, il s’est attaché à calmer le groupe de protestataire (environ 300 personnes) précisant que les salaires précédents vont être versés prochainement, avec effet rétroactif à compter du 17 mai dernier.

Après ce prélude tumultueux, le directeur central de l’INS a abordé la question du recensement de la population, qui est la première opération effectuée depuis le déclenchement de la révolution, exprimant sa satisfaction quant à l’évolution enregistrée au niveau des spécificités démographiques et éducationnelles des habitants entre mai 2010 et mai 2011.

En effet, la Tunisie a dépassé le cap de dix millions 651 milles personne à la mi-mai 2011, soit une progression de 120 mille sur la période mai 2010-mai 2011 sachant que le taux du croît démographique s’élevait à 1.14%.

Sur un autre plan, ce recensement a fait ressortir une certaine amélioration s’agissant du niveau d’éducation des habitants. Ceci est expliqué surtout par la régression du taux d’analphabétisme pour atteindre 18.6%, en mai 2011 contre 23.1%, en avril 2004.

Cette amélioration a été enregistrée aussi au niveau des habitants actifs en passant de 3769.2 milles en mai 2010 à 3844.6 milles en mai 2011.

Le seul point qui demeure négatif signalé dans ce recensement concerne la régression du nombre des travailleurs pour atteindre 3139.8 mille, en mai 2011 contre 3277.4 mille en mai 2010, due à la perte de 137.6 milles postes d’emplois durant la période allant de mai 2010 à mai 2011, dont 64.5 mille emplois dans le secteur de l’agriculture, 16 mille postes dans le secteur du tourisme et 57 mille dans le secteur de l’industrie et des services diverses.

Toutefois, le nombre des chômeurs a progressé pour atteindre 704.9 mille en mai 2011 contre 491.8 mille en mai 2010, soit une croissance de 213.1 mille. Le nombre de diplômés a évolué, dans le même temps. Il s’élevait à 217.8 mille en mai 2011 contre 157.3 mille en mai 2010.

Le taux de chômage est estimé à 18.3%, soit une hausse de 5.3%. Utile d’ajouter que ce taux est bien plus élevé, avoisinant les 27.4%, chez les filles, selon le directeur central de l’INS.

Sur le plan régional, le taux de chômage le plus élevé est enregistré au Centre- ouest (28.6%), suivi par le Sud-ouest (24.8%) alors qu’il n’a pas dépassé le 11% au Centre-est.

Wiem Thebti

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Le nombre de chômeurs a augmenté ces derniers mois pour atteindre maintenant le niveau alarmant, jamais atteint, de plus de 700.000 personnes. Soit un taux de chômage global de 20%, un taux qui atteint 30% chez les diplômés de l’enseignement supérieur.  Toutefois, si l’on se réfère aux dernières statistiques officielles disponibles, le nombre de chômeurs était d’environ 500.000 en 2010. La  population active, représente environ 4 millions d’individus, le taux de chômage moyen national était d’environ 13% en 2010.

Le taux de chômage est par ailleurs, nettement plus élevé dans les régions intérieures de l’Ouest que dans les régions côtières de l’Est du pays. Il atteignait déjà des niveaux alarmants dans les gouvernorats de Tozeur et Kasserine autour de 30%, de Gafsa 25% et de Jendouba et Siliana 20% en 2008.  Le taux de chômage est bien plus élevé chez les femmes que chez les hommes (19% contre 11%) en 2010. L’écart se creuse encore davantage entre les jeunes et les adultes. Alors que le taux de chômage pour les adultes de plus de 25 ans est de 10%, il triple pour atteindre les  30% pour les jeunes de moins de 25 ans en 2010.

*Population en Chômage : Evolution de la population en chômage par sexe  (15 ans et plus).
     

 200520062007200820092010
Hommes298,8289,4    291,4    436,4    303,7   300,3
Femmes133,6   145,0    145,0    155,2    186,6   191,5
Totale432,4436,4    436,4    448,4    490,3    491,8

En milliers *Source: Enquête Nationale sur l’Emploi (2005, 2006, 2007,2008, 2009, 2010), INS

Les défis à relever

Pour faire face à la situation alarmante et à la demande de plus en plus pressante que connait le marché de l’emploi tunisien, la stratégie adoptée par le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle,  s’articule selon Fekher Zaaïbi  représentant de l’Observatoire National de l’Emploi autour de 4 axes majeurs : Accompagner activement les demandeurs d’emploi et développer leur employabilité, stimuler la création de nouveaux emplois, développer l’entreprenariat et de la micro-entreprise, soutenir les entreprises pour pérenniser les postes d’emplois existants.

Le gouvernement provisoire a mis en place un projet à court terme focalisé sur quatre axes notamment l’emploi, le développement régional, la dynamisation de l’économie et l’octroi d’aides sociales.  L’objectif étant de promouvoir l’économie nationale et d’améliorer les conditions socio-économiques dans les régions intérieures les plus défavorisées.

En ce qui concerne les mesures de recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur, le gouvernement provisoire avait annoncé que le nombre total des recrutements dans la fonction publique au titre de l’année 2011 sera de 21880 recrutements. Environ 4000 postes ont déjà été annoncés dans les ministères de l’Education et de la Défense.

Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi précise  que les recrutements dans le secteur public pour  cette année et pour la première fois, sont ouverts uniquement aux chômeurs inscrits au réseau des bureaux de l’emploi et du travail indépendant. Les recrutements sont  organisés selon des dispositions exceptionnelles qui consistent, pour la première fois également, en l’adoption du principe de concours sur dossiers avec la possibilité de passer des épreuves orales ou appliquées si cela est nécessaire.

Rappelons  que le classement des candidats a été fait  selon cinq critères dont notamment l’année du diplôme, l’âge du candidat, la situation familiale, la mention obtenue dans le diplôme scientifique et les stages de formation non inclus dans le programme d’études.

Soutien à l’autofinancement

Pour  réduire le taux du chômage, près de 30 projets pilotes sont étudiés actuellement en  partenariat public-privé. Les recrutements qui y seront faits, tiendront compte de la spécialité, de la durée du chômage et de la situation sociale. Des emplois peuvent être créés dans les associations et les organisations nationales et ce, à travers la définition des besoins et l’incitation des ces structures au recrutement. Parallèlement, l’exécution des conventions d’emploi à l’étranger conclues entre la Tunisie et les pays d’accueil sera accélérée.
En effet, le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi a  impulsé  la création d’entreprises et l’accompagnement des promoteurs pour la création de microprojets et assurer leur pérennité pourraient se faire en développant les interventions dans les domaines de la formation, la mise à niveau, l’accompagnement et le suivi dans toutes les étapes de concrétisation du projet.
Des mécanismes d’assistance seront mis à la disposition des promoteurs, depuis l’idée en passant par la formation complémentaire technique ou en gestion et l’accompagnement durant les deux premières années du lancement effectif du projet.

Le ministère a également  identifié des solutions urgentes pour soutenir les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui ne disposent pas d’un autofinancement pour lancer leurs projets dans certaines régions. Les différents intervenants dans la promotion des entreprises vont travailler en coordination en vue d’augmenter le rythme de création d’entreprises dans les régions.

Les jeunes vont bénéficier d’une réadaptation dans des métiers prometteurs comme, à titre d’exemple, le syndicat immobilier professionnel. Mieux, les jeunes continuent de bénéficier de l’accompagnement une fois l’accord de principe de financement obtenu. L’accompagnement est destiné également aux étudiants qui effectuent leur plan d’affaires dans le cadre du projet de fin d’études.
D’une manière générale, l’emploi est un enjeu immédiat qui appelle des réponses rapides pour recycler et améliorer l’employabilité des diplômés en difficultés, rectifier le tir pour les formations inadaptées ou de qualité médiocre et mobiliser tous les acteurs afin de répondre à un enjeu social pour le pays.

Nadia Ben Tamansourt

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