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Réunie en l’absence des membres d’Ennahdha qui étaient parti soutenir Ikbis

Réunie en l’absence des membres d’Ennahdha qui étaient parti soutenir Ikbis, la Commission de la réforme administrative de la Constituante a décidé de convoquer le ministre de la justice et le ministre par intérim des finances, pour parler des dossiers de corruption et surtout de la vente des biens confisquées chez les familles de l’ancien président tunisien.
Le site Assabah-news affirme que cette réunion intervient sur fonds d’appel de plusieurs Constituants à arrêter le processus de la vente de ces biens et entreprises, pour caractère illégal de ces ventes. Ces Constituants considèrent que c’est à la Constituante d’autoriser ces ventes par une loi et cela n’a pas eu encore lieu.

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L'Assemblée Nationale Constituante se réunira

L’Assemblée Nationale Constituante se réunira, mardi prochain, en séance plénière, à partir de 13H00.

Cette séance prévoit l’examen de la décision de nomination d’un nouveau gouverneur à la tête de la Banque centrale de Tunisie (BCT), à la suite de la révocation de Mustapha Kamel Nabli.

Les constituants devraient également examiner l’instance provisoire de gestion de l’ordre judiciaire.

Le président de la Constituante Mustapha Ben Jaafar avait levé, jeudi, la séance plénière dans un climat tendu et décidé après concertations avec les présidents des groupes parlementaires, son report au début de la semaine prochaine.

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quotidien tunisien de langue arabe Assarih rapporte

quotidien tunisien de langue arabe Assarih rapporte, en réponse à ce qu’a estimé Mustapha Ben Jaafar comme étant un maigre salaire, que le président de l’Assemblée Constituante avait signé le 5 mai dernier une décision portant la rémunération, mensuelle brut des députés, à 5962 DT. Elle se composerait, selon le quotidien, d’une prime spéciale de 2280 DT, d’une prime complémentaire de 1570 DT, d’une prime de logement de 1237 DT et d’une prime de transport de 875 DT.

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Le président de l’Association tunisienne de transparence financière

Le président de l’Association tunisienne de transparence financière, a rendu publics, ce lundi, des documents officiels contenant des révélations sur le budget de l’assemblée nationale constituante dont les crédits s’élèvent à 22.23 millions de dinars.

Le président de cette commission y fustige les déclarations du ministre des Finances, Hassine Dimassi reconnaissant l’intention du Gouvernement d’augmenter l’indemnité parlementaire qui passera du simple au double, alors que le nombre des membres du Gouvernement plafonne à 80.

Il s’est interrogé sur la partie qui porte la responsabilité de cette propension aux dépenses excessives et cette mauvaise gestion sur fond de difficultés économiques et d’un déficit qui dépasse les 7%.

Ainsi, il ressort de ces documents que le total des indemnités et primes atteint 13 millions de dinars par an, soit 4.99 mille dinars par député, sans compter le budget alloué au personnel de l’ANC, estimé à plus de 6 millions de dinars.

Le président de l’association a vivement critiqué, en outre, les dépenses allouées par l’assemblée, cette année, dont 100 mille dinars pour les voyages, et autant pour les cérémonies d’accueil, 200 mille dinars pour les frais de bouche et les séjours dans les hôtels, 360 mille dinars pour la maintenance, 150 mille dinars pour les carburants et 120 mille dinars pour l’électricité et le gaz.

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Les agents et les fonctionnaires de l’assemblée nationale constituantes ont empêché

Les agents et les fonctionnaires de l’assemblée nationale constituantes ont empêché, lundi, l’ouverture de la séance plénière de l’ANC consacrée au débat avec le gouvernement sur le secteur agricole, et ce dans le cadre d’un mouvement de protestation où ils ont porté le brassard rouge qu’ils garderont pour dix jours encore, rapporte  Assabah News.

Les grévistes  ont coupé le courant électrique alimentant les équipements de sonorisation, ce qui a obligé les constituants ainsi que les ministres de l’Agriculture et des Domaines de l’Etat et des affaires foncières à différer d’une heure et demie le démarrage des travaux.

Suite à une réunion entre les représentants des grévistes et la vice-présidente de l’ANC, Mahrzia Labidi, la séance a pu redémarrer avec la promesse d’une rencontre avec le bureau de l’assemblée aux fins de l’examen des revendications des grévistes.

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La séance plénière de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC)

La séance plénière de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), tenue, mardi au palais du Bardo, a été marquée par les divergences constatées pour ce qui est de la confirmation de l’avis du groupe du mouvement Ennahdha, qui a proposé de reporter l’examen des articles 38 et 39, et le refus de cette proposition.

Ces deux articles ont été au centre des discussions, de la séance du lundi matin, à l’issue de laquelle le mouvement Ennahdha a demandé de lever la séance pour examiner de ces articles. La discussion, à ce sujet, n’a pris fin, qu’après le passage au vote électronique. Selon les résultats du vote, la majorité des députés ont accepté le report de l’examen des deux articles. Les constituants ont approuvé ensuite, l’article 40 dans sa version initiale après le refus des députés des propositions présentées pour son amendement.

L’article 41 relatif à l’efficacité et la souplesse de l’action des services de la direction générale des impôts a provoqué une polémique juridique.

Selon le député Mohamed Kahbiche (Parti Démocrate Progressiste), il est impossible d’approuver cet article, qui a été refusé, auparavant, par les constituants lors de sa présentation dans le cadre de la loi des finances initiale. «L’article 109 du règlement intérieur de l’ANC ne permet de représenter un projet de loi ou une proposition de loi à l’ANC, qu’après un délai de six mois », a-t-il justifié.

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Les membres de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) ont approuvé

Les membres de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) ont approuvé, vendredi, au palais du Bardo, les articles 8, 9 et 10 de la loi des finances complémentaire pour l’année 2012, portant sur le soutien des entreprises économiques et touristiques ayant subi des dégâts lors du déclenchement des évènements qu’a connus la Tunisie en 2011.

La plupart des membres ont mis l’accent, lors de leurs discussions des articles 8 et 9 de la loi des finances, relatifs aux mesures conjoncturelles pour soutenir les entreprises économiques, leur crainte d’une application erronée de cet article par ces entreprises qui pourraient prendre la décision de fermer et d’orienter leurs activités vers d’autres zones.

Répondant aux craintes des membres des députés, le secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances, Slim Besbès, a souligné que ces deux articles offrent des garanties lors de l’octroi de ces avantages.

En effet le texte d’application va stipuler la création d’une commission sectorielle de consultation pour examiner les demandes de bénéfice de ces avantages, outre la fixation des services liés à l’industrie (services informatiques, audit financier et énergétique …).

Il a ajouté que l’entreprise bénéficiaire de cette mesure doit réintégrer ses ouvriers licenciés provisoirement et contribuer au système de la sécurité sociale pour ce qui est des salariés.

LE secrétaire d’Etat a exprimé des doutes quant au recours de ces entreprises au changement de leurs lieux d’activité, car cette opération dépend de l’application des articles du code d’incitation aux investissements, lequel stipule la possibilité du retrait des avantages octroyés auparavant.

Par ailleurs la loi de finances complémentaires comprend d’autres dispositions pour faire face à des cas similaires.

Ces avantages visent essentiellement à encourager les entreprises sinistrées et à y préserver les postes d’emplois a assuré le secrétaire d’Etat.

Il a précisé que cette mesure conjoncturelle et exceptionnelle est une prorogation de la loi promulguée en 2011, en vue de soutenir les entreprises sinistrées.Cette loi a bénéficié à 91 entreprises (63 entreprises industrielles, 18 touristiques, et 10 commerciales) employant 21 mille et 402 ouvriers.

Le principal point de divergence issu de la discussion de l’article 10 portant sur les mesures conjoncturelles pour le soutien des entreprises touristiques ayant subi des dégâts, lors des derniers évènements, s’est articulé autour du refus systématique de l’octroi de ces avantages à toutes les entreprises alors qu’il s’agit d’en exclure celles qui n’ont pas régularisé leur situation fiscale.

M.Besbès a précisé que l’objectif de cette mesure est d’apporter le soutien nécessaire à un secteur stratégique (plus d’un million de postes d’emploi) et lequel a souffert des derniers évènements, faisant remarquer que la loi des finances a consacré des articles aux entreprises frauduleuses qui n’ont pas régularisé leur situation fiscale.

Les constituants ont approuvé l’article 10, après l’ajout d’un paragraphe stipulant que cet article doit être appliqué aux entreprises qui présentent un certificat délivré par les services du fisc et prouvant le dépôt des déclarations fiscales à la publication de cette loi, en plus de la prolongation des délais d’acceptation des dossiers du 30 juin 2012 jusqu’au mois de juillet 2012.

TAP

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Intervenant

Intervenant, ce mercredi, sur les ondes de  la Radio privée Shems FM, la présidente de la Commission des droits et des libertés à la Constituante tunisienne, Farida Laabidi, s’est ouvertement prononcée contre l’abolition de la peine de mort en Tunisie, au nom des préceptes de l’Islam.

«Il y a actuellement deux avis, à la Constituante. L’un pour l’abolition au nom des principes des droits universels de l’homme, et l’autre contre l’abolition au nom de l’islam. Personnellement, je suis contre l’abolition de la peine de mort, au nom des préceptes de l’Islam », a ainsi dit  F. Laabidi qui parlait des travaux de sa commission à la Constituante.

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L'Assemblée Nationale Constituante (ANC) se réunira

L’Assemblée Nationale Constituante (ANC) se réunira, jeudi, pour examiner le projet de la loi de finances complémentaire de 2012. Les constituants écouteront la déclaration du chef du gouvernement avant de discuter, dans le cadre d’un débat général, le texte qui leur est soumis, et éventuellement l’adopter.

La présidente de la commission des finances, du développement et de la planification relevant de l’ANC, Lobna Jribi, a précisé, sur les ondes de Radio Express FM, que le projet de loi comporte quelques nouveautés.

Elle en a cité l’amnistie fiscale et son corollaire l’impulsion de l’investissement et la mobilisation de nouveaux moyens financiers, les conditions de cession des entreprises à confisquer, l’extension de l’exonération de la TVA dont bénéficient l’off shore aux services fournis par des entreprises locales, la répartition du budget sur les régions et les délégations du Grand Tunis sur la base de nouveaux critères objectifs de sous développement.

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4 millions de dinars

4 millions de dinars, tel est le coût total annuel de l’hébergement des membres de l’assemblée constituante, dans les hôtels, à l’occasion des séances plénières, révèle le quotidien Achourouk.

Ils sont 100 sur 217 qui viennent de différentes régions du pays et qui séjournent dans des hôtels (des établissements  4 étoiles), à Tunis. Selon des sources informées, le frais d’hébergement augmentent au prorata de la fréquence des séances plénières, rappelant que ces frais ne dépassaient pas 400 mille dinars, du temps de la chambre des députés, à raison de 25 séances plénières par an.

Les mêmes sources précisent que le nombre des  séances plénières de la constituante peut s’élever jusqu’à 25 par mois, ce qui explique la multiplication par dix des frais d’hébergement par rapport à l’ex-chambre des députés, alors que le nombre des constituants , membres des commissions, venant des régions autres que la capitale, est de 50.

Les constituants résidant ailleurs qu’à Tunis bénéficient, en outre, de la gratuité des transports publics, ainsi que sur les lignes intérieures de Tunisair , et sont titulaires de passeports diplomatiques, avec une indemnité parlementaire mensuelle de 2,5 mille dinars.

Quant aux membres de la constituante résidant à l’étranger, ils voyagent à leurs frais s’agissant des billets d’avion, et il est envisagé de leur accorder des réductions ou la prise en charge des frais de transport à l’occasion des séances plénières.

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L’assemblée nationale constituante tiendra

L’assemblée nationale constituante tiendra, vendredi, une séance plénière qu’elle consacrera à l’examen de la situation générale dans le pays  suite à la vague de grèves et de sit-in.

Ce jeudi, les constituants poursuivent la discussion du projet du règlement intérieur de l’assemblée dont ils ont approuvé, mercredi,  l’article 55 bis relatif aux difficultés liées à l’utilisation et la maîtrise de la langue arabe par les constituants expatriés, notamment les Tunisiens de la deuxième génération résidant en Europe. 

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L'Assemblée nationale constituante s'est réunie

L’Assemblée nationale constituante s’est réunie, mardi, au Bardo en séance plénière, pour examiner et adopter le projet de loi relatif au règlement intérieur de l’Assemblée.

La commission ad hoc chargée de l’élaboration du règlement intérieur de la Constituante avait remis le projet de loi organisant l’action de l’Assemblée à la mi-décembre au président de l’Assemblée après avoir réduit le texte du règlement intérieur à 160 articles au lieu de 340 dans une première mouture.

Le projet de loi instituera pour la première fois le système des groupes parlementaire, de même qu’il prévoit des commissions constitutives ad hoc chargées de l’élaboration de la Constitution et des commissions législatives pour l’élaboration des lois, ainsi que des commissions ad hoc chargées des dossiers tels que la lutte contre la corruption et les dépassements survenus lors de la révolution, outre les commissions d’investigation et de suivi.

Le projet de loi fixe également les méthodes de travail de l’Assemblée et le vote des Constituants.

Par ailleurs, une commission sera créée au sein de la Constituante pour l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2012. Ce projet sera discuté et adopté avant la fin de l’année courante.

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Après avoir épuisé l’examen et la discussion des dispositions relatives au pouvoir législatif, l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), a entamé, au cours de la séance de l’après-midi, l’examen du volet des articles du projet de loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics, relatifs au pouvoir exécutif.

Ainsi, les constituants ont discuté et adopté les articles 8 et 9 du projet, la première pose les conditions auxquelles le candidat au poste de président de la République doit satisfaire pour pouvoir accéder à la magistrature suprême du pays. La condition essentielle est qu’il doit être tunisien, musulman, et de nationalité tunisienne à l’exclusion d’une autre ; de même que ses parents doivent être de nationalité tunisienne, comme il doit être âgé de 35 ans au moins.

Quant à l’article 9 qui a été adopté par une majorité de 183 constituants, il dispose que l’ANC élit le président de la République  au suffrage direct, à la majorité absolue, parmi des candidats présentés, chacun, par 15 membres au moins, et ce immédiatement après l’approbation de la présente loi.

Ces deux articles ayant été adoptés, le président de l’ANC a donné lecture de l’avis à l’opinion publique détaillant les pièces que doit comporter le dossier de candidature, à savoir la demande de candidature, le document de candidature présentée par 15 membres de l’ANC au moins, une copie de la carte d’identité nationale, un extrait de naissance et une déclaration sur l’honneur.

Après quoi, les débats ont été ouverts pour la discussion de l’article 10 énumérant les prérogatives du président de la République.

Dans la matinée, l’ANC avait poursuivi,, en séance plénière, la discussion des articles du projet de loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics, par l’examen de  l’article 7 du projet de loi.

Cette disposition prévoit la possibilité, pour l’ANC, de déléguer à la majorité, la totalité ou une partie de sa prérogative législative au triumvirat composé du Président de l’Assemblée, du président de la République et du chef du gouvernement, et ce en cas d’avènement de conditions exceptionnelles qui entraveraient le fonctionnement des autorités publiques.

Nombre d’intervenants ont demandé de définir et  spécifier les « conditions exceptionnelles » qui autoriseraient la délégation en question, et d’en fixer la durée « pour ne pas ouvrir la voie à diverses interprétations ou se transformer en outil de restriction des libertés ».

Certains ont proposé que les « conditions exceptionnelles » soient « un danger imminent qui menace la sécurité du pays, son indépendance et son intégrité territoriale ».

D’autres élus se sont opposés au principe de délégation du pouvoir législatif de l’Assemblée à quelconque autorité, considérant que « l’ANC est l’unique autorité qui a la légitimité du peuple ».

S’agissant de la délégation des pouvoirs au triumvirat, la majorité des positions estime que cette proposition « n’est pas pratique » et est « juridiquement inacceptable ».

Les constituants ont affirmé « craindre que ces trois patries ne parviennent pas à un accord à temps ».

Les avis étaient partagés sur l’impératif d’accorder cette prérogative soit au président de l’Assemblée, au Président de la République ou au chef du gouvernement qui devra se concerter avec les deux autres parties; en prévoyant que l’ANC ait un droit de regard sur les décisions et procédures, et peut juger nécessaire de poursuivre ou suspendre les « conditions exceptionnelles ». 

La question du mode de vote pour l’approbation de la délégation a également été posée (majorité des deux tiers ou 50+1). D’autres élus ont carrément demandé l’annulation de cet article si les points « flous » ne sont pas clairement énoncés.

L’ANC a levé la séance à 12h30 et reprendra ses travaux à 14h00 en appelant la commission chargée de la rédaction du texte de loi à réécrire l’article 7 en prenant en compte les propositions qui lui sont parvenues.

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Pour le troisième jour consécutif, l’Assemblée Nationale Constituante poursuit l’examen , article par article, du  projet de loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics.

La plénière a repris, jeudi, à 10H40, ses travaux, sous la présidence de. Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée.

Les Constituants ont adopté, mercredi, le préambule du projet et les six premiers articles.

La séance a été levée, peu après midi, pour reprendre à 14H. 

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L’assemblée constituante a poursuivi, mercredi après-midi, ses travaux consacrés à la discussion du projet d’organisation provisoire des pouvoirs publics. A l’issue de longs débats qui rappellent ceux de mardi, l’accord s’est fait sur  le préambule du projet et ses trois premiers articles relatifs au caractère provisoire de l’organisation des pouvoirs(article 1er), aux missions de la Constituante où l’accent a été mis sur l’élaboration de la constitution, considérée comme la mission principale de l’assemblée en plus de l’exercice du pouvoir législatif et l’ élection du président de la Constituante, attribution ajoutée en séance plénière , l’élection du président de la République et le contrôle de l’action du gouvernement .

Quant à l’article 3, il a fait l’objet de maintes propositions. Toutefois, la formule initiale proposée par le projet élaboré par la commission a été retenue après avoir été approuvée par 185 voix.

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A comprendre, un tant soit peu, ce qui se passe dans les coulisses et à l’intérieur de la Constituante, le consensus autour de la proposition d’Ennahdha et le reste du triumvirat sur le partage du pouvoir, s’il a existé, commence à s’effriter. Il ne fait pourtant aucun doute, que cette proposition ne fait pas l’unanimité, au sein de la commission de préparation de ce projet de loi, et en tous cas dans la rue tunisienne qui y voit un retour déguisé à la dictature. Plus d’un juriste l’a démontré sur plus d’une chaîne TV.

La nouveauté, c’est les premiers signes de discorde, à propos de ce partage des pouvoir et plus précisément sur la substance de ces pouvoirs et les prérogatives données à chacun (Voir notre article), qui commencent déjà à se concrétiser.
Membre de la Troïka au pouvoir en Tunisie, le CPR (Congrès pour la République) de Moncef Marzouki vient de publier un communiqué au ton, mièvre presque plat où il proteste [le mot est presque trop fort pour le contenu] contre la proposition de loi sur la répartition des pouvoirs entre lui, Ettakattol et Ennahdha. Il y met en relief ses «efforts pour obtenir le siège de président de la République» et sa «participation consistante dans l’élaboration des orientations du gouvernement».

Sans oser protester contre le vide des prérogatives laissées au prochain chef de l’Etat (Moncef Marzouki) par rapport à l’hégémonie des pouvoirs du Chef du gouvernement (Hammadi Jbali), comme s’il avait peur d’être débarqué du siège de la présidence de la République avant de pouvoir s’y asseoir. Sans aucune protestation ou contestation et surtout sans remettre en question les pleins pouvoirs donnés à Hammadi Jbali, le communiqué du porte-parole du CPR, le parti de la Présidence, se limite à commenter que «le projet ne reflète pas notre vision, qu’il a vidé l’institution de la présidence de toute substance et de toutes réelles  prérogatives » et que ce projet est «en voie de révision dans une atmosphère de concorde». Une position qui ressemble à la rengaine de Serge Gainsbourg de «je t’aime, moi non plus » ou en dialecte tunisien arabe « لا نحبك لا نصبر عليك».

Cela, sans oublier les différentes interventions de Khmayes Ksila d’Ettakattol, qui disent clairement, mais pas en écrit puisque Ettakattol n’a sorti aucun communiqué à ce sujet, le désaccord de ce troisième pilier de la troïka sur la consistance des pouvoirs donnés à Hammadi Jbali qui s’apparentent beaucoup aux pouvoirs de Ben Ali qui ont engendré sa main mise politique, économique et sociale sur la Tunisie. De son côté, Ennahdha commence à mobiliser la rue contre  ceux qui remettraient en cause la légitimité du pouvoir que lui a donné l’électorat tunisien depuis le 23 octobre 2011. Un rassemblement de ses sympathisants, est à cet effet prévu samedi matin, devant les portes de la Constituante. Une manière de mobiliser le soutien de la rue à son projet de répartition des pouvoirs et à la domination qu’elle veut se donner sur tous les rouages de l’Etat tunisien.

Vue avec la sérénité d’un œil extérieur, ces divergences qui interviennent pourtant après la conclusion d’un accord écrit, entre Ennahdha, Ettakattol et le CPR, ne sont que perte de temps pour un pays au bord de la crise économique et dont les futurs dirigeants devraient avoir «d’autres chats à fouetter » que de remettre en cause un accord signé de leurs mains. C’est aussi un mauvais signe pour la stabilité politique que recherche tout investisseur, qu’il soit local ou international. C’est aussi loin de cadrer dans la déontologie des négociations qui devraient plutôt pousser la troïka à «laver le linge sale en famille» en présentant une façade d’unité au peuple qu’il se proposer de gouverner. C’est enfin une brèche dans une unité de façade que pourraient vouloir utiliser l’opposition au sein d’une Constituante appelée à s’entendre sur tout l’avenir d’un pays. Tout cela n’est pas bon pour le pays.

Une option est cependant à étudier. Pourquoi, en effet, ne pas se dire que tout cela n’est que du cinéma et de la simple contestation de façade, une protestation pour le principe, pour donner l’image de la diversité et de la divergence des opinions au sein de la Constituante et éloigner tout soupçon d’entente pour la prise du pouvoir ?

Ce qui est certain, c’est que les Tunisiens ne sont pas encore sortis de l’auberge et que la Tunisie ressemble de plus en plus à «une auberge espagnole». «On racontait, il y a longtemps, qu’en Espagne dans les auberges, on pouvait dormir, mais que souvent on ne pouvait pas manger. Si l’on voulait prendre un repas, il fallait amener soi-même sa nourriture. Cette auberge représente un endroit où chacun arrive avec ses provisions, ce qu’il aime, ce qu’il a prévu. On ne partage pas tous la même nourriture. Il n’y a pas un menu, mais chacun mange ce qu’il a pris avec lui » pouvait-on lire sur un site Internet.

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Pour son baptême du feu, l’assemblée constituante n’a pas trop démérité malgré de tumultueux préliminaires à l’intérieur du Palais du Bardo comme l’extérieur de ce temple de la production des lois sous toutes ses formes. Ceux et celles auxquels le peuple a confié l’immense tâche de le doter d’une constitution, de désigner un gouvernement et d’en contrôler le fonctionnement jusqu’aux prochaines élections, théoriquement dans un an, étaient visiblement très conscients d’être les dépositaires de la conscience nationale, sans cependant avoir la maîtrise de la chose  publique ni la technique parlementaire qui y sied.

D’autant moins que l’enceinte du palais prenait parfois les allures d’une foire d’empoigne que le président de la séance inaugurale, Tahar Hmila n’arrivait pas ou si peu à domestiquer. Doué d’un sens de l’humour qui pouvait, par moments, détendre l’atmosphère, il n’en faisait pas moins montre de quelques accès d’irritation qui révoltait un pan du conclave, singulièrement, les élus d’El Aridha, lesquels ne se faisaient nullement faute d’intervenir à tout bout de champ, s’arrêtant à des détails sans rapport avec  l’objet des débats.

Des arguties que l’on pouvait assimiler à quelque esprit de chicane, mais qui ont fini par  se diluer dans la solennité du moment et l’insigne importance de ce rendez-vous que la brève allocution du président de la République par intérim, Foued Mbazza a restituée dans sa dimension historique.

« Nous avançons vers une nouvel le étape », a-t-il sentencieusement affirmé en  présence du Premier ministre dans le gouvernement transitoire, Béji Caïd Essebsi, des membres du gouvernement de transition, ainsi que des représentants des partis politiques, des instances et organisations nationales et des médias nationaux et internationaux, ajoutant que la Tunisie a pu se préserver « grâce à une administration patriotique et neutre » et au dévouement des membres du gouvernement, de l’armée et des forces de sécurité ainsi que les différentes instances et commissions mises en place depuis la révolution.

Au reste, il n’a pas manqué d’avertir les  nouveaux élus que l’institution qui les abrite « bénéficie de la totale et entière légitimité populaire pour les fonder à conduire la transition démocratique escomptée et jeter les fondements d’un Etat nouveau conformément à la volonté du peuple et en signe de fidélité aux martyrs ».

Cet instant de grande solennité a été relayé par la mise en œuvre de la procédure d’élection du président de l’assemblée constituante. Trois candidats se sont porté candidats au perchoir : le pressenti Mustapha Ben Jaafar, président du parti Attakattol, Maya Jribi, présidente du PDP et Mohamed Brahem, ce dernier s’étant retiré de la course. Finalement, c’est Mustapha Ben Jaafar qui a été élu avec 145 voix sur 213 votants, (deux membres étaient  et autant de bulletins nuls), contre 58 suffrages pour Maya Jribi.

A la reprise des travaux dans l’après-midi, les membres de la Constituante ont été appelés à élire deux vice-présidents. Leur  choix s’est porté sur Maherzia  Labidi comme  première vice-présidente avec 142 voix et Larbi Abid en tant que second  vice-président avec 146 suffrages.

Les deux  autres membres de la troïka, Rached Ghannouchi , chef d’Ennahdha et Moncef Marzouki, président du parti CPR et futur président de la République, n’ont pas été en reste pour marquer de leur empreinte cette séance inaugurale. Le premier  a affirmé  que  «la prochaine étape commande de déployer d’importants efforts» soulignant que « la priorité est à la lutte contre le chômage et à la réhabilitation des familles des martyrs » Le second , pour sa part, tout en déclarant qu’il s’agit  du «plus beau jour» de sa vie et d’un «tournant dans l’histoire de la Tunisie», a enchaîné en affirmant avec force qu’il «ne changera pas et qu’il restera le fils du peuple et au service du peuple».

Pendant ce temps, des centaines de représentants de la société civile, des partis politiques et des familles des martyrs manifestaient  devant le Palais du Bardo pour  attirer l’attention des membres de la Constituante sur un ensemble de revendications qu’ils considèrent comme essentielles et incontournables.

Les protestataires ont appelé à la nécessité de garantir l’équité entre l’homme et la femme, de ne pas toucher aux acquis de la femme tunisienne et d’œuvrer à leur renforcement.

Ces contestataires, dont l’Association tunisienne des femmes démocrates, ont revendiqué la garantie de la liberté d’expression, de création, de manifestation, et l’élaboration d’une constitution démocratique instituant à un Etat civil.

En présence d’un nombre important de forces de police,  restées à distance, les manifestants ont brandi des banderoles avec des slogans divers dont « Pas de peur, pas de panique, le pouvoir revient au peuple », « Non à la théo-démocratie »  et  « Fidèles au sang des martyrs ». Certains slogans dénoncent l’intervention étrangère dans les affaires nationales.

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La séance inaugurale de l’Assemblée nationale constituante a été ouverte, mardi, au siège de la Chambre des Députés au Bardo.

L’ouverture des travaux de la séance inaugurale a été présidée par le président de la République par intérim, Foued Mebazaa, en présence du Premier ministre au sein du gouvernement transitoire, Béji Caïd Essebsi, et des membres du gouvernement transitoire, ainsi que des représentants des partis politiques, des instances et organisations nationales et des médias nationaux et internationaux.

C’est le doyen d’âge de l’Assemblée qui a présidé les travaux , durant lesquels le président de la République par intérim a prononcé une allocution d’adieu dans laquelle il a passé en revue les principales réformes et décisions prises pour maintenir à flot le pays grâce , a-t-il dit, à une administration nationaliste et neutre et  une armée et des forces de sécurité intérieure qui ont contribué au retour progressif à la normale.

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