La police kényane est sur la piste d’un vaste réseau de fraudeurs, animé par de hauts responsables du gouvernement travaillant au ministère de la Santé, a rapporté BBC Afrique hier vendredi 28 octobre. 50 millions de dollars auraient été engloutis…
Le pire dans cette affaire c’est que l’argent qui a été détourné devait être affecté au programme de gratuité des soins dans les maternités.
La ministre de la Santé s’est engagée à être intraitable dans ce dossier et a promis des sanctions à la fin de l’audit. Les hauts fonctionnaires mouillés dans cette affaire devront rendre des comptes…
L’enquête a été confiée à la Direction kenyane des enquêtes criminelles, à la Commission pour l’Ethique et la lutte anti-corruption et au Bureau National d’Audit de l’Etat.
Le rapport élaboré par le Business Daily fourmille de détails sur cette affaire scabreuse, comme par exemple le fait que ce sont des sociétés privées qui ont fait disparaitre les 50 millions de dollars par un système ingénieux de fausses factures de services et commandes de produits lesquels, évidemment, n’ont jamais été livrés…
Si ce scandale fait autant de bruit, c’est parce qu’elle fait suite à une kyrielle d’autres affaires de ce type, toutes au sein de l’administration publique.
Il y a quinze jours, le président Uhuru Kenyatta est monté au créneau pour dénoncer ce fléau, qui a pris des proportions alarmantes. Il pointait justement du doigt les systèmes mis en place par les principales structures publiques de surveillance et de lutte contre la corruption pour démolir les initiatives du gouvernement dans ce sens .








