Le député à l’ANC, Chokri Yaich a évoqué le risque de ne pas obtenir la majorité des deux tiers des députés pour approbation finale de la Constitution. Dans une déclaration à Africanmanager, il a déclaré que la Constitution tunisienne serait en danger et le risque de non approbation en première lecture pourrait devenir une réalité notamment après la pétition signée par 120 députés (Nahdha- Wafa – Indépendants) contre la criminalisation du takfir. Les signataires ont rejeté en bloc la nouvelle formulation par la commission élargie des chefs de groupes parlementaires de l’article 6 de la constitution.
Chokri Yaich a ajouté que le réexamen possible de l’article 73 relatif aux binationaux candidats à la présidence de la République et le report de vote sur l’article 6 sont des indices qui plaident en faveur de cette hypothèse, espérant, cependant, que la question sera résolue dans la plénière de cet après-midi.
Il y a lieu de noter, en effet, que la validation de la constitution se fait par l’approbation des 2/3 des membres de l’Assemblée des élus du peuple, et ce dans une première lecture ; si l’approbation échoue, on passe dans l’espace d’un mois à une seconde lecture couronnée par un second vote également aux 2/3 des élus. En cas de non approbation, le texte fondamental sera soumis au référendum, et il est adopté dans ce cas à la majorité absolue.








