Après le Maroc, le mois dernier, l’ancien président français Nicolas Sarkozy et président du parti « Les Républicains » effectuera dès lundi une visite en Tunisie après les fêtes de l’Aïd. Nicolas Sarkozy y sera du 19 au 21 juillet prochain. Selon des sources diplomatiques tunisiennes, l’ex-chef de l’Etat français rencontrera le président tunisien Béji Caid Essebsi, le chef du gouvernement Habib Essid ainsi que le président de l’Assemblée nationale et des chefs de partis tunisiens.
Nicolas Sarkozy se rendra également à Sousse, théâtre d’un attentat meurtrier ayant ciblé des touristes sur une plage d’hôtel à El Kantaoui, fin juin, faisant 38 victimes dont 30 Britanniques. Le président du parti «Les Républicains» fera ce voyage en compagnie d’un de ses fidèles, le député maire de Nice, Christian Estrosi, et d’Eric Ciotti, autre député LR des Alpes-Maritimes, Rachida Dati, Christophe-André Frassa, Christian Jacob, Alain Joyandet, Pierre Lelliuche et Renaud Muselier..
Ils se rendent en Tunisie pour délivrer un « message de soutien » après les attentats qui ont frappé le pays -21 personnes sont mortes en mars lors de l’attaque du musée du Bardo, à Tunis, 39 à Sousse, le 26 juin. Ce dimanche, Eric Ciotti, député (LR) et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, a déclaré dimanche matin sur France Inter que « ce message, l’ancien chef de l’Etat et la délégation qui l’accompagne doivent le transmettre en rencontrant « les autorités tunisiennes, le Président, le Premier ministre, les principaux ministres et les responsables du parti majoritaire ».
Trois questions vont être au centre de ces rencontres: « la question des flux migratoires, le terrorisme, les relations économiques ». Pour le terrorisme, le pays, qui « occupe une place stratégique », doit « être soutenu », dit encore Eric Ciotti. Il s’agit « pays ami, je dirais, un pays frère de la France, menacé par la montée de l’intégrisme religieux, cible de l’Etat Islamique ».
L’ex président Sarkozy aura à cette occasion un déjeuner en présence de plusieurs membres du gouvernement tunisien dont Najem Gharsalli, ministre de l’Intérieur,Slim Chaker, ministre des Finances, Néji Jalloul, ministre de l’Éducation, et Said Aïdi, ministre de la Santé. En fin d’après-midi, il tiendra une réunion publique conjointe des partis Les Républicains et Nidaa Tounès.
En prélude à cette visite, un fidèle, pur jus sarkozyste, Christian Estrosi, député-maire de Nice s’est rendu à Sousse (jumelée avec Nice) et à Tunis.
Après un entretien avec le Maire de la Ville de Sousse, en hommage aux victimes de l’attentat du 26 juin 2015, la délégation niçoise a témoigné son soutien lors d’un moment de recueillement suivi d’un dépôt de gerbe sur la plage de l’hôtel Riu Marhaba. Auparavant, à Tunis, il s’est entretenu avec des responsables tunisiens pour évoquer les questions relatives à l’Euro-méditerranée et « la nécessité de développer une coopération économique forte et un projet culturel entre nos territoires afin de soutenir le développement des pays de l’Afrique du Nord qui constituent pour nos entreprises d’importants marchés potentiels ».
Sarkozy en partie responsable de la situation en Tunisie !
A l’occasion de la visite de Sarkozy, maints analystes et observateurs n’ont pas manqué de faire un rapprochement entre la guerre qui a été décidée et lancée par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, contre la Libye, pour déloger le maître de pays , Mouammar Kadhafi , et l’après-guerre et ses effets dévastateurs sur les pays voisins, notamment la Tunisie
Ils estiment qu’il aurait été indispensable, vital même, d’avoir une réflexion et, mieux encore, un projet pour reconstruire l’Etat libyen, de Tripoli à Benghazi, en appuyant les forces politiques les plus crédibles, en ne se contentant pas d’ânonner « démocratie », sans jamais songer aux fractures tribales et au péril islamiste. Résultats ? Kadhafi détruit, la Libye détruite et un nouveau territoire à la disposition des islamistes de toutes obédiences. Nicolas Sarkozy pourrait au moins analyser et commenter ses propres responsabilités. Elles sont lourdes.
Quoiqu’il en soit de ses causes officielles ou officieuses, réelles ou supposées, étayées ou fantasmées, le résultat de cette guerre « pour la démocratie et les droits de l’homme », est catastrophique, soulignent-ils, citant le fait que les alliés islamistes du Qatar et de la Turquie ont pris le contrôle d’une partie des approvisionnements gaziers et pétroliers de l’Europe. S’y ajoute le fait que Daesh a lancé une entreprise de coagulation des milices islamistes. Celles qui lui ont fait allégeance contrôlent une partie de la Cyrénaïque et à l’ouest, elles sont sur la frontière tunisienne. Partout, elles font régner la terreur.
De même, l’Egypte est directement menacée ainsi que la Tunisie et l’Algérie. Au sud, le Tchad et le Niger sont en première ligne alors qu’avec Boko Haram un second front islamiste s’est ouvert sur leurs frontières.









Tiens Alliot-Marie la promotrice des » capacités de la gendarmerie française pour la maîtrise des soulèvements » en soutien à Ben Ali n’est pas du voyage, pauvre Tunisie on va rester sans défense face à l’adversité.
J’ai besoin de voix !! SVP aidez moi ! Casse toi pauv’con !
Bonjour
Vous avez tout à fait raison casse toi »pauv’con », il a commencé un peu tôt sa campagne, pendant les dernières élections se sont les maghrébins qui ont fait la différence . Je l’ai aperçu tout à l’heure avec 2M à la Kasba, franchement, il ne ressemble à rien…. La pauvre France !!!!!!!!!