Le groupe Abraaj a clôturé son deuxième fonds axé sur l’Afrique du Nord, mais l’écart financier entre les investissements de départ et le niveau de 10 millions $ et plus fixé est toujours large. Le Fonds II d’Abraaj pour l’Afrique du Nord (ANAF II) a clôturé à 375 millions de dollars $, et la taille moyenne de l’investissement se situe entre 10 à 30.000.000 $ dans les « moyennes entreprises bien gérées » en Algérie, au Maroc, en Egypte et en Tunisie, rapporte Wamda , la plateforme de l’entreprenariat dans la région MENA .
Ce dernier fonds de placement privé souligne ce que les investisseurs poids lourds du secteur recherchent dans la région, mais aussi le manque de financement disponible pour les entreprises qui cherchent entre 1-10 millions de dollars à travers la région MENA.
Les financements des entreprises en phase d’amorçage et de démarrage dont le montant est de moins de 1 million $, bien qu’encore peu nombreux eu égard à la forte montée des demandes de financement au cours des cinq à dix dernières années, constituent la part dominante. Ce n’est qu’au cours des dernières années que les fonds de capital-risque ont commencé à envisager sérieusement de migrer vers l’espace d’investissement série B.
La société de capital risque Leap Ventures basée à Beyrouth va clore le second tour de son fonds de 85 millions $ prévu à la fin de l’année, et fournira un financement de série B pour les startups à la recherche d’investissements d’environ 5 millions $.
La poignée de bailleurs de fonds en phase de croissance comprend Sawari Ventures d’Egypte, qui ciblera des investissements de 2-3 millions de dollars, mais qui est toujours en négociations pour clôturer son fonds de 50 millions $, le fonds STC Ventures de Saudi Telecom Company STC Ventures (50 millions $) et le fonds Wamda Capital (75 millions de dollars).
Cependant, le fonds de placement privé ANAF II a identifié les secteurs dont les investisseurs attendent une croissance future et les types de sociétés plus petites startups qui doivent marcher dans leurs pas.
Le fonds ANAF II va chercher des participations minoritaires et majoritaires dans des sociétés qui ont affiché «une croissance robuste et la capacité de devenir des leaders régionaux dans leur domaine ».
En outre, il se concentrera sur les secteurs susceptibles de bénéficier de l’expansion des classes moyennes. Ceux-ci pourraient inclure l’éducation, les biens de consommation et les services, la santé, les services aux entreprises, les équipements et la logistique, a précisé Abraaj dans un communiqué publié hier.
Le fonds a déjà effectué six investissements: trois investissements de la holding hospitalière d’Afrique du Nord dans le Centre médical du Caire (Egypte), l’Hôpital Cléopâtre (Egypte) et la Clinique La Soukra (Tunisie); le groupe de l’enseignement privé « Futures » (Egypte); la société ASSAD (Tunisie); le centre de traitement du cancer et le centre d’oncologie Al Kindy (Maroc).
Un témoignage de confiance
Le PDG d’Abraaj, Arif Naqvi, a déclaré que le fonds, dans la foulée de son premier fonds de 133 millions $ en 2008, était un témoignage de confiance envers les possibilités qui sont celles des économies et des entreprises de l’Afrique du Nord.
« L’Afrique du Nord affiche le niveau de revenu le plus élevé sur le continent avec une classe moyenne qui devrait doubler sa consommation totale entre 2014 et 2024, conduisant à la création de nouvelles opportunités d’investissement dans divers secteurs, » a-t-il dit dans un communiqué.
Le fonds ANAF II fait partie d’une plus vaste stratégie d’Abraaj pour l’Afrique. Le 1,37 milliard $ levé cette année est la plus large réserve de capitaux privés jamais ciblée en Afrique. Il rejoint ainsi un certain nombre de groupes de financement privé offshore, notamment Carlyle, KKR et Helios Investment Partners, qui parient sur les classes moyennes en croissance en Afrique.








