Le gouvernement américain a de nouveau appelé ses ressortissants à la vigilance et à ne pas voyager en Tunisie, au motif que le risque d’attaques terroristes reste encore imminent essentiellement dans de nombreuses régions tunisiennes. Ce nouvel appel à la vigilance intervient suite à la prolongation de l’état d’urgence par le président de la République tunisienne de 60 jours et qui prendra donc fin le 2 octobre 2015.
En réaction à cette alerte, l’expert et analyste sécuritaire, Ali Zarmedini, a affirmé dans une déclaration accordée à Africanmanager que cet avertissement démontre que les Etats-Unis surveillent de près tout ce qui ce passe dans notre pays, précisant à ce propos que l’alerte demeure un indice sur la gravité de la situation sécuritaire en Tunisie.
Il a ajouté qu’il est possible que les groupes terroristes changent leurs stratégies et procéderont à l’enlèvement d’étrangers résidant en Tunisie, avant d’ajouter qu’ils perpétreront des opérations de dynamitage d’endroits sensibles dans diverses régions de la Tunisie.
Sur un autre volet, l’expert a rappelé que la Tunisie est entrée dans une guerre contre le terrorisme depuis un bon moment et que les Tunisiens sont appelés à collaborer davantage afin d’éradiquer le terrorisme. Et d’ajouter que la situation en Tunisie est très dangereuse affirmant à ce propos que la doctrine des terroristes est focalisée sur la prolifération sur tout le territoire.
Des opérations terroristes visant le MI et l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie
Selon des informations citées par une source sécuritaire et rapportées, jeudi 3 septembre 2015, par le quotidien Al Sarih, des terroristes tunisiens récemment arrêtés ont avoué lors des investigations que la Phalange « Okba Ibn Nafaa », affiliée à Al Qaida au Maghreb Islamique avait planifié plusieurs opérations terroristes visant des sites « fragiles » en Tunisie comme le Synagogue de la Ghriba, le ministère de l’Intérieur et l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie.
Pour rappel, suite à l’attentat de Sousse du 26 juin 2015 qui a fait 39 morts et 39, de nombreux pays étrangers comme La Grande-Bretagne, le Danemark ou encore la Finlande ont appelé leurs ressortissants à ne pas voyager en Tunisie.








