AccueilLa UNELes premiers détails de la loi de finances 2018 dévoilés

Les premiers détails de la loi de finances 2018 dévoilés

Les nouvelles orientations et les grandes lignes de la loi de finances 2018 qui fait actuellement l’objet de plusieurs réflexions et concertations ont été débattues ce mardi à l’Utica. C’était lors d’une table ronde organisée avec la participation de plusieurs chefs d’entreprise et experts en la matière. Le conseiller auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbel a souligné la nécessité de mettre en place une loi de finances 2018 qui soit ni encombrante ni encombrée. « Une loi de finances qui marquera un ralentissement de l’augmentation soutenue du budget constatée durant les dernières années et qui a varié, selon lui, entre 8 et 12%. On fera en sorte que l’augmentation du budget soit bien maîtrisée et en rapport avec l’inflation qui varie entre 5 et 6% », a assuré Derbal avant d’annoncer que que la TVA connaîtra très probablement une hausse dans le cadre de la loi de finances 2018.

Sur cette même question, Derbal a expliqué que l’augmentation de la TVA dépend de l’équilibre du budget qui devrait se situer aux alentours de 34 milliards de dinars, selon ses dires.

Il a par ailleurs précisé que le gouvernement est en train de plancher sur les grandes lignes et les nouvelles orientations de cette loi, soulignant la nécessité de travailler sur des hypothèses prudentes afin d’éviter une loi de finances complémentaire ou encore le dérapage des finances publiques.  » Nous voulons une loi de finances qui soit ni encombrée ni encombrante”, a-t-il dit.

Fayçal Derbel a en outre indiqué que cette loi de finances doit traduire la volonté du gouvernement de faire de 2018 une année de décollage et durant laquelle on peut retrouver l’embellie économique. « Pour y arriver, nous avons besoin d’une inflation et d’un déficit budgétaire biens maîtrisés, une croissance sur une trajectoire ascendante et des ressources propres de plus en plus consolidées grâce non pas à une imposition supplémentaire mais plutôt à une meilleure rationalisation des impôts et à un meilleur rendement à travers le recouvrement », a-t-il expliqué.

Le conseiller auprès du chef du gouvernement a dans le même contexte indiqué que la loi de finances 2018 devrait être basée sur des hypothèses réalistes, objectives, et surtout prudentes et ce, pour éviter les dérapages lors de l’exécution du budget et le recours à une loi de finances complémentaire. « Nous avons besoin d’une volonté inébranlable du gouvernement, très convaincu de la précarité de la situation, d’inverser la courbe jusque là descendante et de changer la donne pour trouver l’embellie économique », a-t-il ajouté.

Quant à lui, Hichem Elloumi, le vice-président de l’Utica, a indiqué que la nouvelle loi de finances 2018 doit créer de la croissance, préserver de l’emploi et stimuler l’investissement. Une loi de finances doit également aider les PME et les entreprises en difficultés et préserver leur compétitivité, a-t-il  insisté .

Il a par ailleurs indiqué que malgré l’existence de signes positifs et une amélioration au niveau non seulement des exportations, mais aussi des IDE et de la restauration de la confiance, comme l’a  confirmé le FMI, plusieurs défaillances sont à déplorer comme la hausse de l’inflation et l’augmentation, à deux reprises, du taux directeur général de la Banque centrale de Tunisie (BCT), « une décision très négative et n’encourage ni l’investissement et ni le financement des entreprises », a-t-il dit. S’y ajoutent le déficit commercial, la crise des finances publiques , la chute du dinar et le gap  entre les dépenses et les recettes qui s’élève, selon lui, à pràs de 2 milliards de dinars.

Hichem Elloumi a à ce propos proposé d’opérer des ajustements dans le code des avantages fiscaux, faisant remarquer l’existence de certaines incohérences  et contradictions entre certains articles de loi.

Il a par ailleurs souligné l’importance du rôle du secteur privé dans l’économie du pays. La nouvelle loi de finances doit créer de la croissance, de l’emploi et encourager l’investissement contrairement à celle de l’année 2017.  » Il y a un potentiel énorme de collecte de recettes fiscales dans le marché informel (…) nous soutenons les efforts du chef du gouvernement dans sa lutte contre la corruption et le fléau du marché parallèle », a-t-il dit.

Elloumi a par ailleurs annoncé qu’une étude complète sur la révision des droits de douane est en voie d’élaboration par l’Utica en collaboration avec le ministère du Commerce. « L’objectif est de réduire l’impact du marché parallèle « , a indiqué le vice-président de l’Utica, appelant ainsi à réactiver le fonds de soutien aux PME.

Outre ce fonds de 500 MDT,  Hichem Elloumi a souligné l’urgence de trancher le dossier de la restructuration des entreprises publiques et la privatisation de certains secteurs.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -