Le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a nommé vendredi plusieurs officiers de haut rang aux postes clés de son gouvernement et reconduit aux Finances un ancien ministre de son prédécesseur Robert Mugabe.
Mnangagwa a été investi à la tête de l’Etat d’Afrique australe vendredi dernier, après la démission de Robert Mugabe, 93 ans, sous la pression des militaires dont le rôle se voit aujourd’hui récompensé.
Il a nommé le général d’aviation (Air Marshal) Perrance Shiri au poste de ministre du Territoire et le général Sibusiso Moyo à celui de ministre des Affaires étrangères.
Patrick Chinamasa retrouve le portefeuille des Finances qu’il avait déjà détenu sous la présidence de Mugabe et où il n’avait pourtant guère brillé, aux yeux de nombreux observateurs. « La loyauté prime la compétence » dans ce cas, a commenté l’économiste Anthony Hawkins.
Il avait été nommé en octobre ministre de la Cybersécurité, un portefeuille nouvellement créé, et remplacé aux Finances par Ignatius Chombo, un proche de la première dame déchue Grace Mugabe, aujourd’hui poursuivi pour corruption.
L’éviction d’Emmerson Mnangagwa du poste de vice-président un mois plus tard, interprétée comme une manière de briser toute résistance à l’ascension politique de Grace Mugabe, a débouché sur la prise de pouvoir par les militaires le 15 novembre et le départ de Robert Mugabe le 21 novembre.
C’est le général Moyo qui avait annoncé à la télévision, aux premières heures du 15 novembre, l’intervention de l’armée.








