AccueilLa UNESe loger coûte de plus en plus cher en Tunisie…

Se loger coûte de plus en plus cher en Tunisie…

L’année 2019 aura fait voler le marché de l’immobilier. Pour mieux comprendre le marché immobilier, l’Institut National des Statistiques (INS) a rendu publics, mardi 3 mars 2020, ses derniers chiffres sur ce secteur.

En effet, au quatrième trimestre de 2019, les prix de l’immobilier ont baissé de 2 points par rapport à la même période en 2019.

Au troisième trimestre de la même année, la baisse était de l’ordre de 3,6 points. Et pour cause, la régression enregistrée au niveau des prix des maisons a été de 14,1% et des terrains constructibles de 1,5%.

Quant aux prix des appartements, ils ont augmenté de 1,7% au quatrième trimestre de 2019, toujours selon l’INS.

Ce recul est imputable à celui des prix des logements de 14,1% et des terrains destinés à la construction à hauteur de 1,5%, alors que les prix des appartements ont signé une hausse de 1,7% , comparés au 3ème trimestre 2019.

En revanche, le volume des transactions immobilières a baissé de 12,3%, au cours du quatrième trimestre de 2019, par rapport à la même période de 2018.
Cette baisse est due à la régression du volume des transactions des logements de 16,3%, des terrains de 12,7% et des appartements de 9,1%.

Mauvaise nouvelle si comptiez devenir propriétaire. Les prix des logements ne cessent de doubler, depuis la révolution, alors que la demande ne cesse de baisser.
A savoir que cette bulle spéculative qui maintenait, artificiellement, un haut niveau des prix pourrait donc compliquer l’accès à la propriété de certains logements. Et malheureusement, la classe moyenne est condamnée à abandonner son rêve de devenir propriétaire.

Autrement dit, l’effondrement des prix qui a pour cause la crise économique et la baisse du pouvoir d’achat serait à l’origine de cette flambée. Dans les prochaines années, elle pourrait, ainsi, nourrir le risque d’éclatement d’une bulle immobilière aux lourdes conséquences.

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3 Commentaires

  1. Les problémes du marché immobilier en Tunisie sont « hérités » depuis l’ére de la colonisation et de l’indépendance du pays…les zones dites « anciennes » du Grand Tunis (Ben Arous: ex-Fochville et el Ouardia: ex-Dubosville) comportent encore des situations fonciers non réglées. Ces situations sont encore inscrites avec les nom des propriétaires Français, alors qu’ils sont actuellement occupées par des ménages Tunisiens pour 30 et 40 ans méme !! Et les héritiers Français ne sont jamais revenus pour accéder à leur patrimoine (et je pense méme qu’ils ne reviennet jamais)…Donc, l’Etat Tunisien doit régler ces situations avant de batir du nouveau immobilier, comme ça, ces Tunisiens qui occupent ces maisons peuvent se doter d’une dotation initiale en capital pour accéder au nouveau immobilier. La demande est en chute car les Tunisiens n’ont pas cette dotation pour s’offrir du logement, alors que des situations immobiliéres anciennes, dont les prix s’élévent à 800.000 Dt et plus sont sans propriétaires légales et sans papiers judiciaires (titres fonciers et autres)…J’invite l’INS et l’Etat Tunisien a recenser ces situation dans ces zones urbaines construites par les Français et de céder ces logements aux occupants Tunisiens (entre eux, il y a des logement qui sont bien entretenus par les occupants Tunisiens), comme ça, les Tunisiens vont avoir cette dotation pour s’offrir du nouveau logement au futur, et l’Etat Tunisien va gagner plus d’offre sur le marché: Une situation gagnant-gagnant

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