En Tunisie la crise sanitaire du coronavirus se manifeste et se caractérise au fil des jours par l’arrêt momentané de toutes les activités, hormis celles liées aux besoins essentiels de la population. Ces activités ont été suspendues en attendant de trouver un remède ou un vaccin à cette pandémie qui gagne du terrain dans le monde entier. De ce fait, cette situation met alors de milliers de travailleurs tunisiens au chômage technique et fragilise essentiellement les petits commerçants, les travailleurs journaliers (métiers de la vente, du nettoyage, du transport, de la production, les transporteurs, les éboueurs…) qui se retrouvent sans carnet de commandes ni trésorerie.
Il y a quelques jours, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) a exprimé sa profonde inquiétude tout en évoquant la possibilité d’un grand malaise social sans précédent pour les travailleurs, essentiellement ceux qui exercent dans le secteur informel et qui sont les plus touchés par le confinement général décrété depuis des semaines par l’Etat tunisien qui œuvre et lutte coûte que coûte contre la propagation du coronavirus dans les gouvernorats du pays.
Le FTDES a affirmé que tous les travailleurs dans le secteur informel se sont conformés aux décisions prises notamment après l’annonce officielle d’une série de mesures sociales. Et malgré les promesses annoncées par le gouvernement d’ Elyes Fakhfakh qui sont relatives à l’octroi des aides financières à cette catégorie de personnes, on assiste à de restreintes patites protestations sociales , des rassemblements devant les bureaux de postes ou autres. Les familles démunies n’avaient de cesse de faire la queue pour obtenir les aides sociales et alimentaires.
Mesures exceptionnelles pour les professions libérales
Une circulaire relative à des mesures sociales exceptionnelles en faveur des personnes exerçant des professions libérales pour les protéger des répercussions du confinement général sera mise en place. Cette mesure a été approuvée lors d’un conseil des ministres tenu lundi 13 avril 2020. Aussi bien plusieurs autres décisions ont été approuvées et ce dans le cadre du soutien de petits métiers qui font face à la crise du coronavirus.
Alors que la pandémie de COVID-19 continue sa progression exponentielle, le gouvernement réaffirme toujours sa solidarité et son soutien financier pour les entreprises du secteur privé, aux petites professions… Cependant et selon certains économistes tunisiens, les réserves de change pourraient s’épuiser à très court terme. L’Etat n’a d’autre choix que d’élargir l’assiette fiscale, de recourir à l’endettement public et de négocier des prêts.
A vrai dire, ce n’est ni l’année 2020 ni le coronavirus qui est sont en procès, mais les années de clientélisme, népotisme et corruption qui ont pris de l’ampleur depuis des années, est-il rappelé.








