AccueilAfriqueCoup d'Etat au Soudan, le premier ministre arrêté par « des forces...

Coup d’Etat au Soudan, le premier ministre arrêté par « des forces armées »

Des « forces armées » détiennent le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, arrêté après avoir refusé de soutenir un « coup d’Etat », a annoncé, lundi 25 octobre, le ministère de l’information dans un communiqué.  Hamdok a été « emmené vers un lieu non identifié », ajoute le ministère. Un peu plus tôt, celui-ci a annoncé, également dans un communiqué, que la plupart des ministres et les membres civils du conseil de souveraineté, qui chapeaute la transition au Soudan, avaient été arrêtés.

Par ailleurs, des soldats ont pris d’assaut le siège de la radio-télévision d’Etat à Omdourman – ville jumelle de la capitale, Khartoum, dont elle est seulement séparée par un pont sur le Nil –, a encore affirmé le ministère, qui ajoute que « des employés sont retenus ». Le général Abdel Fattah Al-Burhane, à la tête de la transition soudanaise, doit prendre la parole dans les prochaines heures.

Le réseau Internet du pays a été coupé, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). Des manifestants se rassemblaient dans les rues de Khartoum pour protester contre les arrestations et conspuer le général Abdel Fattah Al-Bourhane, qui chapeaute le conseil de souveraineté, désormais amputé de sa part civile.

Beaucoup de manifestants convergeaient vers le principal axe du centre-ville. « Nous n’accepterons pas de régime militaire et nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour la transition démocratique », a juré l’un d’eux, nommé Haitham Mohamed, à un journaliste de l’AFP. « Nous ne quitterons pas les rues avant le retour du gouvernement civil et la reprise de la transition », a affirmé de son côté Sawsan Bachir.

Les Etats-Unis se sont dits « profondément inquiets », prévenant que « tout changement du gouvernement de transition mettait en danger l’aide américaine ». La Ligue arabe a elle aussi fait part de sa « profonde préoccupation » et appelé « toutes les parties à respecter » l’accord de partage du pouvoir de transition établi en 2019 entre les militaires et une coalition de partis civils, après trente ans de dictature d’Omar Al-Bachir.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -