« Ce que le le président de la République, Kais Said, a fait est intervenu dans le sillage d’une crise politique, sociale et sanitaire profonde et complexe qui lui a valu le soutien du peuple », a déclaré, dimanche le dirigeant démissionnaire d’Ennahdha, Samir Dilou, sur Mosaïque fm.
Ila cependant reconnu que le pays a vécu une situation d’instabilité au cours des dix dernières années, qui suscité un état de colère publique, estimant que le soutien populaire apporté aux mesures prises par Kais Saied est une forme d’aversion vis-à-vis du passé et non une bonne disposition à l’endroit de l’avenir.
Dilou a souligné que le chef de l’Etat a passé deux ans dans l’opposition, mais a échoué dans le premier vrai test qu’il a subi en violant la Constitution et en consacrant le primat du Décret présidentiel 117 sur la Loi fondamentale. « Kais Saied n’a pas l’étoffe d’un dictateur, mais il est en train de le devenir, d’autant qu’il est populiste », a-t-il dit, ajoutant que Saied bénéficie de la présomption de probité, mais sa rectitude sera jugée à l’aune de l’exercice du pouvoir, insistant sur l’obligation qui incombe au président de la République de mettre en place une feuille de route claire pour l’avenir.








