Les pouvoirs publics étaient-ils habités par le souci d’épargner au pays une affaire aussi toxique que celle de la décharge d’Agareb ? A première vue, la gestion qui en a été faite a péché par de longs épisodes de procrastination, des menées dilatoires et de très peu d’imagination. Le taureau n’a pas été pris par les cornes en temps opportun, ce qui a été à l’origine d’un enchaînement mal maîtrisé d’évènements qui ont finalement débouché sur ce qui est arrivé, lundi soir, suite à l’annonce par le ministère de l’Environnement, de la reprise de l’activité de la décharge d’El Kenna, au motif qu’il s’agit d’une décharge publique, ayant pour rôle la limitation des dangers environnementaux, sanitaires et économiques.
Il a été assuré que « la décision de la réouverture de la décharge a été prise concomitamment avec d’autres mesures, dont le lancement immédiat de travaux de réaménagement, en attendant la mise à niveau du site. Techniquement, il s’agit , d’extraire les gaz et de traiter les déchets en intensifiant les opérations d’élimination des odeurs, ainsi que d’assurer un traitement contre les insectes, le nettoyage et la levée des déchets accumulés dans les quartiers et dans des points anarchiques dans le gouvernorat, en associant toutes les parties concernées. Les opérations de contrôle de la qualité d’air et de la pollution issue des entreprises industrielles, seront aussi, renforcées « .
Les mesures d’accompagnement concernent encore la gouvernance et la structuration du système de gestion des déchets, en incitant les industriels dans la région d’Agareb à adhérer à la responsabilité sociétale et à améliorer le cadre de vie dans la région.
Le ministère a également souligné, la participation de la société civile dans l’exécution de la stratégie de gestion des déchets.
« Décisions urgentes »
Ce serait là l’arsenal de « décisions urgentes » que le président de la République avait ordonné de prendre en conférant avec la cheffe du gouvernement, Najla Bouden et le ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine sur la situation environnementale dans le pays et en particulier dans la région de Sfax.
Comme officiellement précisé, l’objectif était de permettre lever les déchets accumulés dans le gouvernorat de Sfax, depuis la fermeture de la décharge d’El kenna, le 27 septembre 2021.
Manque de pot, l’affaire, comme cela pouvait être prévu, a pris une autre tournure, avec des heurts avec les riverains et des forces de sécurité qui, face à des préliminaires d’émeute, ont utilisé dugaz lacrymogène. Résultat, un mort en la personne d’un jeune homme dont le ministère de l’Intérieur a démenti qu’il soit décédé agrès s’être blessé lors des événements survenus, lundi soir, dans la région de Agareb.
Le ministère a expliqué dans un communiqué, que l’individu en question « est décédé suite à un malaise survenu à son domicile situé à 6 kilomètres du lieu des manifestations. Il a été conduit à l’hôpital de la région par l’un de ses proches où il est mort « .
Le lendemain, des manifestants ont mis le feu, mardi, au poste de la Garde nationale de Agareb, suite au décès du jeune dénommé Abderrazek El Achab, 30 ans, selon des indications fournies sur son identité.
Le FTDES dénonce
Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a condamné, mardi, « le recours à la force pour rouvrir la décharge d’El Kenna à Agareb et l’usage excessif du gaz lacrymogène par les forces sécuritaires, ayant causé la mort d’un jeune originaire d’Agareb ».
Le FTDES a appelé dans un communiqué, la présidence de la République à rompre avec les anciennes politiques de traitement des revendications sociales et à respecter ses engagements maintes fois exprimés, de trouver de véritables solutions aux problèmes socio-économiques et environnementaux.
Le forum a également, exhorté le ministère de l’environnement à respecter les décisions de justice et à trouver des solutions urgentes aux ordures qui s’amoncellent dans le gouvernorat de Sfax via un dialogue régional participatif.
Et de rappeler son appel du 5 janvier 2021, à éclairer l’opinion publique sur la stratégie à adopter pour le traitement du dossier des déchets de Sfax et du Grand Tunis face à l’approche des délais légaux de fermeture des décharges d’Agareb et de Borj Chakir, mentionnant qu’aucune suite officielle n’a été donnée à son appel.
Le FTDES a ainsi, plaidé pour l’instauration d’une politique d’urgence environnementale pour la gestion des déchets ménagers et industriels dans le respect des droits des citoyens à un environnement sain. Laquelle politique devrait s’articuler autour de la réduction de la production des déchets, la fermeture des décharges non contrôlées et l’instauration de politiques de tri, de recyclage et de valorisation des déchets.









il est temps que les pouvoirs publiques encouragent l’installation des industries de traitements des dechets dans un partenariat public privé et de faciliter les investissements nécessaires et que les autorités municipales d’investir dans conteneurs en nombre suffisant par type de dechets et de faire une campagne de sensibilisation des citoyens de réduire leurs dechets et de les jeter dans les conteneurs en faisant le triage au préalable aussi il faut interdire la production des sachets de plastique et d’obliger les citoyens d’utiliser dans leurs achats des fruits et légumes et autres comme au bon vieux temps des couffins fabriqués par les feuilles de palmiers et autres et une manière d’encourager l’artisanat plutôt que de gaspiller des devises qu’on n’a pas dans l’importation de l’étranger des granulés de plastique pour fabriquer des sachets des bouteilles de boisson autrefois des bouteilles en verre .
La Tunisie étant état et administrations et les tunisiens
N’ont aucun respect du pays et de la nature.
Ils jettent les ordures partout;sans se soucier des
Conséquences néfastes sur toute la population.
L’état utilise le peu de matériel disponibe laxiste et
Au pif ;on fait comme quoi ça roule dans le vide.
Les déchets et les citoyens se partagent l’espace et vivent
En symbiose sans gènes ni efforts.