Les Gambiens élisent samedi leur président, un vote crucial pour une jeune démocratie qui cherche à surmonter son passé dictatorial et les effets du Covid-19 sur une économie fragile.
Les électeurs choisissent leur prochain chef de l’Etat en déposant une bille en guise de bulletin dans un des bidons aux couleurs de chaque candidat, procédé instauré de longue date en raison d’un illettrisme répandu.
Le sortant Adama Barrow et cinq autres candidats, tous des hommes, se disputent un peu moins d’un million de voix, et la charge de diriger pendant cinq ans le plus petit pays d’Afrique continentale, qui est aussi l’un des plus pauvres au monde.
Il n’y a qu’un tour. Les premiers résultats pourraient être connus dès dimanche.
Il y a cinq ans, Adama Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd’hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Yahya Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d’atrocités commises par l’Etat et ses agents: assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture…
Jammeh refusait de reconnaître sa défaite. Il a finalement été forcé à s’exiler en Guinée équatoriale sous la pression d’une intervention militaire ouest-africaine.
La présidentielle de 2021 est la première sans lui depuis 1996.








