La Chambre syndicale nationale des fournitures médicales, relevant de l’UTICA, a tiré la sonnette d’alarme mardi face à la grave crise financière que traverse le secteur, en raison de l’accumulation des créances des entreprises fournisseurs auprès du ministère de la Santé, et dans une moindre mesure de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Elle estime que la poursuite des retards de paiement menace la survie de plus de 600 entreprises et risque de perturber l’approvisionnement des hôpitaux en fournitures médicales ainsi que la maintenance des équipements.
Lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’UTICA à Tunis, le président de la Chambre, Lotfi Ben Yedder, a expliqué que les entreprises ne sont plus en mesure de constituer les stocks nécessaires pour répondre aux besoins des établissements de santé. Selon lui, la situation pourrait rapidement entraîner des pénuries de dispositifs médicaux et affecter le déroulement des interventions chirurgicales ainsi que la qualité des soins.
Il a précisé que certaines factures impayées remontent à 2020, tandis que des créances des années 2025 et 2026 n’ont toujours pas été réglées. Cette situation a asséché la trésorerie des entreprises, dont plusieurs ont déjà suspendu leurs activités commerciales pour tenter de récupérer leurs créances. La majorité des sociétés concernées étant des petites et moyennes entreprises, elles peinent désormais à payer leurs salariés et à honorer leurs engagements financiers.








