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La démocratie tunisienne compromise. Les Etats-Unis ne doivent pas rester les bras croisés, réclame le Washington Post

 Le Washington Post est revenu cette semaine à la charge pour se faire l’écho d’une analyse publiée par l’éditorialiste Bobby Ghosh sur Bloomberg de la même veine que celui dont il s’était fendu quelques jours plus tôt sur ses propres colonnes à propos des dernières décisions du président de la République tunisiennes Kais Saied.

Il rappelle dès l’abord les propos l’ex président américain Barack Obama dans la foulée de l’avènement  du Printemps arabe » affirmant que les États-Unis avaient « un énorme intérêt à voir la Tunisie réussir ». Son vice-président à l’époque, Joe Biden, les  reprendra quatre ans plus tard, lors de la visite de Feu le président Béji Caïd Essebsi à Washington. Selon le compte rendu officiel de la réunion, Joe Biden « a souligné l’importance que les États-Unis accordent à la réussite de la démocratie en Tunisie ».

La mort de la démocratie tunisienne en début de semaine, en revanche, a attiré peu d’attention internationale, et encore moins de deuil, affirme l’éditorialiste. « Lorsque son nouvel autocrate, Kais Saied, a administré les derniers rites en mettant fin à l’indépendance de son système judiciaire – il avait déjà anéanti le pouvoir législatif et s’était arrogé un pouvoir exécutif incontrôlé – aucun requiem n’a été prononcé à la Maison Blanche », note-t-il.

Au lieu de cela, il a incombé au porte-parole du département d’État de réaffirmer que les États-Unis étaient « profondément préoccupés » par la décision de Saied de dissoudre le Conseil judiciaire suprême, le principal organe de surveillance juridique du pays.

L’administration Biden semble avoir décidé que les États-Unis n’ont pas, après tout, un « énorme intérêt » dans le succès de la Tunisie. Elle estime peut-être qu’il n’y a pas de risque de nouvelle réaction en chaîne, cette fois de despotisme rampant, puisque les révolutions démocratiques inspirées par l’exemple tunisien ne se sont jamais enracinées. La seule nation arabe invitée au sommet de Biden pour la démocratie en décembre était l’Irak, représenté par un premier ministre qui n’a même pas voulu se présenter aux élections générales du pays.

« Retour de l’hypocrisie américaine » !

Mais en ne défendant pas la démocratie en Tunisie, Biden signale ce que Shadi Hamid, chercheur à la Brookings Institution, a appelé un « retour de l’hypocrisie américaine », dans lequel les sermons présidentiels sur la démocratie s’accompagnent d’accommodements avec les autocrates. Il n’est pas trop tard pour changer cette perception. Biden devrait avoir suffisamment de poids auprès de Saied pour forcer le président tunisien à revenir sur ses décisions autoritaires et à redonner le pouvoir aux institutions démocratiques, plaide. Bobby Ghosh.

Et de poursuivre : « Bien que les États-Unis ne soient pas un partenaire commercial majeur de la Tunisie, ils sont une source d’aide importante. Depuis la révolution de 2011, les États-Unis ont engagé plus de 1,4 milliard de dollars d’aide. En 2019, l’Agence américaine pour le développement international a été autorisée à fournir à la Tunisie jusqu’à 335 millions de dollars pour l’aider dans sa consolidation démocratique et pour créer des emplois dans le secteur privé. L’armée tunisienne, qui s’est rangée derrière Saied, bénéficie d’un accord de coopération de 10 ans avec les États-Unis. La Tunisie est désignée comme un allié majeur non membre de l’OTAN des États-Unis, ce qui lui donne droit à une considération spéciale en matière de coopération sécuritaire et de commerce de défense ».

L’arsenal de ripostes Biden !

La suspension de l’aide américaine et la suppression des avantages représentent des menaces sérieuses, reconnaît l’éditorialiste qui ajoute que  Biden a également la possibilité d’exercer le veto américain contre  la demande d’aide de la Tunisie auprès du Fonds monétaire international. Saied a désespérément besoin de l’aide du FMI pour maintenir la solvabilité de la Tunisie, et seules ses promesses de rebond économique ont empêché ses compatriotes de réitérer les manifestations massives de 2011.

Biden dispose également de l’arme des sanctions et ce n’est que cette semaine qu’il a montré qu’il était prêt à la brandir pour faire avancer la cause de la démocratie, ajoute-t-il, rappelant que  le département d’État a annoncé mercredi qu’il imposerait des sanctions ciblées contre les personnes qui entravent la transition vers la démocratie, longtemps retardée, de la Somalie et perturbent ses élections parlementaires. Cette menace devrait également peser sur la tête de Saied, dit-il.

« La démocratie n’arrive pas par accident », a entonné  Biden lors de son sommet en décembre. « Nous devons la défendre, nous battre pour elle, la renforcer, la renouveler ». Les Tunisiens, qui ont gagné leurs libertés à la dure, ont maintenant besoin que le président américain reconnaisse que son pays, lui aussi, a un intérêt dans les leurs, conclut l’article.

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1 COMMENTAIRE

  1. la démocratie va en paire avec le developpement du pays et le bien être de sa population mais la démocratie conçue et appliquée par les islamistes et leurs différents alliés depuis 10 ans ont rendu le pays mal gouverné , sous developpé et frappé par la plus grave crise de son histoire et sa population appauvrie , meurtrie par le chomage , manquant de tout et favorisant la corruption, la contrebande, le marché informel, la spéculation ,le banditisme et l’accès au pays des migrants clandestins et réguliers qui travaillent dans le pays au noir pour financer leur émigration clandestine par voie maritime vers les cotes italiennes pendant que les jeunes et les adultes tunisiens remplissent les cafés à la longueur de la journée ou manifestent pour réclamer du travail dans la fonction publique ou sociétés publiques . Je me demande pourquoi les américains ne suspendent pas leur aide financière de plus de 3 milliards de dollars par an à l’Égypte de Sissi et suspendent à la petite Tunisie une petite aide de un million de dollars ? la seule réponse que j’ai trouvée c’est qu’ aucune partie politique égyptienne y compris les frères musulmans destituées par le général Sissi n’ont rien demandé aux autorités américaines et ils n’ont pas financé des lobbyistes américains pour influencer les élus américains de prendre des sanctions contre leur pays et leur peuple contrairement aux politiciens tunisiens qui financent des lobbyistes américains pour que le gouvernement fédéral arrête son aide financière à leur pays et rendant la situation de leurs citoyens encore plus précaire pour obliger le président de la république de revenir sur ses décisions mais en réalité c’est le peuple et le pays qui vont souffrir davantage le président de la république élu démocratiquement termine son mandant et si les citoyens ne sont pas contents de sa gestion ils ne lui renouvelleront pas leur confiance lors de la prochaine élection présidentielle c’est simple c’est comme ça la démocratie leur ancien président Trump n’a pas été élu pour un second mandant il a été sanctionné par les électeurs américains pour ses déboires et sa mauvaise pendant son premier mandat .

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